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Sujet très intéressant

Cette magie tant plus vers la "théatralisation", la motivation que sur le tour en lui même.

Je pense qu'actuellement nous devons motiver nos effets magiques, écrire un spectacle comme une pièce de théâtre avec des effets magiques.

Carl Valentin

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Puis-je apporter ma petite contribution à ce sujet ?

J'ai toujours pensé que l'effet magique était ressenti à travers la réaction du magicien. Suivant sa réaction émotionnelle et sa mise en valeur, l'effet était plus ou moins ressenti par le spectateur.

Il y a quelques années, TOPAS avait remis au goût du jour la théorie des 3 relations à l'effet avec 3 catégories de magiciens. Les tueurs, les victimes, les témoins.

Avec la Magie Nouvelle, je pense qu'il faut maintenant ajouter une quatrième catégorie. Les neutres.

Les effets magiques n'étant pas marqués, il y a absence de relation à l'effet par le magicien, voire même absence complète de magicien.

L'effet magique existe en lui-même, sans qu'il soit nécessaire de le mettre en valeur par un faire-valoir (magicien ou autre personnage), ou de réagir par rapport à l'effet.

Il n'y a pas de "Tadaaa..." les bras écartés, le menton haut, pour demander des applauses. Le public applaudit un effet, une émotion.

Pour moi, la magie nouvelle, c'est ça, une magie sans magicien, où les effets existent par eux même, sans autre artifice.

Et il faut reconnaître que c'est une démarche tout à fait nouvelle dans notre monde de spectacle de music-hall.

De même, il n'y a aucun accessoire magique appartenant au répertoire de la magie moderne. Pas de matériel de grande illusion, pas de boîte à paillettes, pas de costume de spectacle. On est dans un univers de réalité. Ce qui est encore plus déroutant et plus fort pour les effets magiques qui peuvent y être associés.

Le nouveau cirque a été créé dans cette démarche (pas de marquage des effets, univers se rapprochant du monde réel).

Alors pour moi, appeler cette forme de spectacle magique "magie nouvelle" est tout à fait logique, et sans aucune volonté d'être supérieure à d'autres formes, juste différente, amenant un nouvel espace de création pour l'art magique.

La Magie est Emotion.

Jean-Philippe Loupi

Publié le
Claudemage :

"quand on regarde un spectacle de magie sans se poser de question et que l'on a vu un spectacle magique au sens fort du mot on peut qualifier cette magie de nouvelle"

Tu penses vraiment que les spectateurs ne se posent jamais la question de "comment ça marche"?

Penses-tu qu'un habillage aussi habile soit-il va suspendre cette éternelle question de l'esprit des gens ?

Moi je ne pense pas.

De plus je pense même que cette question est saine.

Il est tout à fait normal après avoir été émerveillé, étonné par une impossibilité, de se poser une question. La question du "comment ça marche" est même inhérente au fait de comprendre l'impossibilité. Ne pas se la poser, c'est même ne pas comprendre qu'un truc d'improbable vient d'avoir lieu.

Je ne comprends toujours pas les magiciens qui pensent qu'ils ont fait une bonne magie que si leurs spectateurs ne se sont pas posées de questions sur le fonctionnement.

Moi-même dans les récents films à gros budget, quand je suis impressionné par des cascades en chaines ou des situations démentes, je me demande comment les réalisateurs sont parvenus à construire ces scènes incroyables.

Il n'y a donc pas que la magie qui amène à se poser des questions. Cette question sera la même en regardant un tableau "comment le peintre à fait ?".

Est-ce que pour autant cette question du comment ça marche, enlève quoique ce soit au ressenti du spectateur ? Bien sûr que non.

Le ressenti du spectateur ne peut-être diminué que s'il a vu ou senti une partie du truc.

Et encore, je me rappelle très bien des films fantastiques des années 60 anims images par images, ou bien qu'on puisse voir un fil ou une coupure dans l'image, la poésie et l'imaginaire était encore bien plus présent que lorqu'on ne voit plus le truc (ceci dit en magie, voir le truc, et il n'y a plus d'effet).

Claudemage : "En effet les spectateurs connaissent tous la forme des numéros de magies , grande illusions, scène, stand-up, close-up etc...."

Je ne suis pas certains que le grand public classe les magie comme nous le faisons.

Claudemage : "mais dans le cas de la magie nouvelle cette mise en forme que l'on pourrait qualifier de traditionnelle n'existe plus, il s'agit avant tout d'un SPECTACLE MAGIQUE"

Si la magie nouvelle, c'est un spectacle de magie élaboré... on tourne en rond.

Non je t'assure tous les magiciens venus en groupe voir le spectacle ont été unanimes, on regarde d'abord le spectacle avant de voir le trucage.

Évidement on s'est fait une réunion jeudi pour parler des trucages, mais l'impression globale de tout le monde c'est cette ambiance magique dans un spectacle qui ne tourne pas sur le magicien.

Puis-je apporter ma petite contribution à ce sujet ?

J'ai toujours pensé que l'effet magique était ressenti à travers la réaction du magicien. Suivant sa réaction émotionnelle et sa mise en valeur, l'effet était plus ou moins ressenti par le spectateur.

Il y a quelques années, TOPAS avait remis au goût du jour la théorie des 3 relations à l'effet avec 3 catégories de magiciens. Les tueurs, les victimes, les témoins.

Avec la Magie Nouvelle, je pense qu'il faut maintenant ajouter une quatrième catégorie. Les neutres.

Les effets magiques n'étant pas marqués, il y a absence de relation à l'effet par le magicien, voire même absence complète de magicien.

L'effet magique existe en lui-même, sans qu'il soit nécessaire de le mettre en valeur par un faire-valoir (magicien ou autre personnage), ou de réagir par rapport à l'effet.

Il n'y a pas de "Tadaaa..." les bras écartés, le menton haut, pour demander des applauses. Le public applaudit un effet, une émotion.

Pour moi, la magie nouvelle, c'est ça, une magie sans magicien, où les effets existent par eux même, sans autre artifice.

Et il faut reconnaître que c'est une démarche tout à fait nouvelle dans notre monde de spectacle de music-hall.

De même, il n'y a aucun accessoire magique appartenant au répertoire de la magie moderne. Pas de matériel de grande illusion, pas de boîte à paillettes, pas de costume de spectacle. On est dans un univers de réalité. Ce qui est encore plus déroutant et plus fort pour les effets magiques qui peuvent y être associés.

Le nouveau cirque a été créé dans cette démarche (pas de marquage des effets, univers se rapprochant du monde réel).

Alors pour moi, appeler cette forme de spectacle magique "magie nouvelle" est tout à fait logique, et sans aucune volonté d'être supérieure à d'autres formes, juste différente, amenant un nouvel espace de création pour l'art magique.

Oui Jean Philippe c'est exactement cela.

Publié le

Càd que Magie Fantastique ou Bizarre, on comprend assez facilement le concept : ce sera une magie entourée d'un halo de mystère ;

Magie de rue, je comprends aussi le concept, des effets magiques adaptés en condition de rue ;

Cartomagie, magie avec des cartes...

Donc la catégorisation de la magie se fait selon :

- les ustensiles utilisés (cordomagie...),

- les conditions de représentation (magie de salon...),

- les thèmes abordés (magie comique...).

Avec le terme de magie nouvelle, on pourrait croire que ce serait la magie qui engloberait uniquement de nouveaux effets jamais vus jusqu'à maintenant, ce qui n'est pas le cas.

Le terme "nouvelle" ne donne donc aucun indice pour décrire le concept.

De plus ces nouveaux effets, une fois apparus deviendraient de anciens effets de la magie nouvelle.

De plus, n'oublions pas que le temps va passer et que dans 50 ans, la magie nouvelle sera de la vieille magie.

Si je comprends bien, le concept de la magie nouvelle que certains essaient d'expliquer, ce sont des effets magiques sans magicien, càd une sorte de "magie inattendue".

Càd qu'on aurait affaire à un monde magique où les gens qui y pénètrent et qui donc se baladent dans ce monde, sont soumis à des effets inattendus, qui, quand ils sont regardés par un spectateur, apparaissent comme magiques.

La magie nouvelle développerait donc des mondes magiques.

Si c'est cela, alors pour moi, le terme "nouvelle" est mal choisi.

On serait sur une magie des mondes magiques, où les forces de l'environnement du nouveau monde créent les effets magiques, qui eux ne sont pas forcément nouveaux.

Publié le (modifié)

En résumé, le magicien devient invisible et est remplacé par un "effet d'illusion"...qui se révèle dans un autre domaine artistique différent de la" bonne vieille séance de prestidigitation".

Bon OK , mais ceci n'est pas nouveau et il y a déjà fort longtemps que l'on utilise des "effets spéciaux" dans des domaines tels que la danse, le théâtre, l'acrobatie, la jongle...etc...

L'appellation "magie nouvelle" est simplement un terme d'accroche publicitaire utilisé par une nouvelle génération pour attirer le "chaland" . Il n'y a rien de nouveau sous le soleil et la roue qui tourne repasse toujours par le même point.

On peut à la limite dire que la magie est maintenant mieux mise en scène que précédemment...mais une lévitation restera toujours une lévitation...etc...

Il est intéressant de voir cependant que notre art se fait absorber de plus en plus par d'autres catégories d'artistes, ce qui démontre bien qu'il y a encore de l'avenir devant nous pour les créatifs...

Modifié par tabary

http://www.francistabary.fr/

Créer est divin, copier est humain .

Publié le (modifié)

J. E. Robert-Houdin avait inventé le terme "Nouvelle Magie Blanche" et dans sa définition du magicien, celui-ci était un acteur qui jouait le rôle d'un magicien.

Avec la disparition du magicien dans cette "Magie Nouvelle", l'auteur a-t-il fait une référence, un hommage à R-H en intervertissant les termes de Nouvelle et Magie comme si "Nouvelle Magie" et "Magie Nouvelle" était aux antipodes ?

Vous voyez, avec un peu d'ingéniosité, on peut tout justifier !

Modifié par Melvin
Publié le

Hello Gérard,

En magie "bizarre" ( que je n'aime pas ce mot...), c'est vrai qu'un objet peut être magique intrinsèquement, mais il reste la présence obligatoire d'un narrateur et/ou d'un exécutant (acteur) pour que l'effet existe.

J'ai reçu ma première claque sur cette notion d'effet magique autonome lors de ma première vision de "Vibrations" à Chaillot. Une balle tombait du plafond vers le sol (jusque là tout va bien), mais au lieu d'accélérer, elle ralentissait, jusqu'à s'arrêter avant de toucher le sol. Noir.

J'ai adoré le principe, l'idée, la nouveauté.

Comment avais-je pu ressentir cette émotion magique sans aucun acteur présent sur scène.

(N'est-ce pas là la définition de l'Art ? )

Toute ma conception de la "relation à l'effet" venait d'exploser... et j'en étais très heureux.

Comme je l'ai déjà écrit de nombreuses fois, "Vibrations" et maintenant "Rêveurs définitifs" sont les spectacles les plus magiques que j'ai jamais vus.

La Magie est Emotion.

Jean-Philippe Loupi

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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