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Le problème que je vois, et qui ne semble pourtant gêner personne:

On peut faire ce tour facilement, avec juste une carte normale et un jeu blanc...

et un complice.

ben oui, si on veux à tout pris avoir une solution, la plus simple, la plus évidente, c'est que le spectateur qui pense la carte est un complice.

et comment on enlève cette possibilité de la tête des autres spectateurs?

Car si c'est pour faire le tour à une seule personne, pas de problème.

Mais dés qu'il y en a plusieurs, on ne va en convaincre qu'une, les autres seront suspicieux...

Le tour sera bien quand on pourra éliminer cette idée de complice possible.

Il faut pour cela changer un peu le mode opératoire...

Bon, il demande aussi un gros, gros travail de présentation...

la version I Hate Card Tricks présenté dans la vidéo plus haut, est insoutenable d'ennui, et ne pourra fasciner que les magiciens...

Donc, pour un effet laborieux comme celui ci, il y a du travail pour le rendre plaisant...

Ensuite, on peut effectivement se poser la question:

Mettre tout ce bazar en place, avec le bandeau, les comptages de cartes etc, juste pour faire un twist d'effet à la fin, du style:

"je vous ai fait croire que c'était un tour mathématique, mais en fait non"

ben, cela me semble disproportionné.

Mais je n'ai pas essayé, donc je ne peux pas dire si c'est plus ou moins fort que de demander à quelqu'un de penser à une carte, et que direct, tout le paquet est blanc, sauf la carte.

Car le cinéma avec le bandeau et les manipulations des cartes avec la procédure décrite est clairement une fausse piste, avouons le:

Qui d'entre vous à pensé qu'il y avait du mystère dans toute la première partie?

la mécanique est tellement évidente dans sa procédure que je ne vois pas l'intérêt...

Sauf comme fausse piste.

Est-ce-que cela vaut le coup?

C'est une vraie question à ceux qui font le tour, je n'ai pas la réponse:

Moi aussi, en ce moment, j'essaie parfois des twists sur la nature de l'effet, pour voire... des fois, c'est mieux que l'effet réel tout seul.

Ou pas.

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

la version I Hate Card Tricks présenté dans la vidéo plus haut, est insoutenable d'ennui, et ne pourra fasciner que les magiciens...

Donc, pour un effet laborieux comme celui ci, il y a du travail pour le rendre plaisant...

Ensuite, on peut effectivement se poser la question:

Mettre tout ce bazar en place, avec le bandeau, les comptages de cartes etc, juste pour faire un twist d'effet à la fin, du style:

"je vous ai fait croire que c'était un tour mathématique, mais en fait non"

ben, cela me semble disproportionné.

...

Car le cinéma avec le bandeau et les manipulations des cartes avec la procédure décrite est clairement une fausse piste, avouons le:

Qui d'entre vous à pensé qu'il y avait du mystère dans toute la première partie?

la mécanique est tellement évidente dans sa procédure que je ne vois pas l'intérêt...

Sauf comme fausse piste.

Est-ce-que cela vaut le coup?

A mon avis ce serait mieux si le spectateur tenait les cartes et si le jeu se transformait en bloc de plexiglas...

Publié le

Hihihi :

Je vois que dub est vraiment sceptique sur le twist d’effet…

Je rappelle que cela consiste à lancer le spectateur sur l’impression qu’on va faire quelque chose, et qu’on fait au final autre chose.

L’intérêt réside en général surtout dans le fait que la première piste n’est pas si top que ça, et le vrai effet très fort.

C’est le cas ici.

Mais le scepticisme de Dub se comprend, car dans ce cas, la fausse piste est vraiment lourde et « encombrante » au niveau scénario.

Le malaise sur ce tour est peut-être dans ce point, ou l’on va trop en faire pour l’effet factice, et du coup affaiblir l’ensemble du tour.

La proportion est délicate à gérer…

Si l’on n’en fait pas assez, il n’y aura pas assez de contraste entre l’effet piège et l’effet final.

Si on en fait trop, ben, c’est lourd…

Je n’ai rien contre le lourd, la plupart de mes effets ne se déplacent qu’en gros sabots…

Je devrais peut être les faire se déplacer en sabots de plexi transparent, qui sait…

Gilbus

PS :

J’ai acheté, comme tout le monde, ce bloc de plastique transparent.

C’est cool.

Jamais rien fait avec, mais un jour, oui, un jour…

Peut-être…

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

;)

Ce n'est pas que je sois sceptique, c'est que je ne vois pas en quoi l'effet en plus, dans ce cas là, sert le propos du magicien.

Je comprends par contre qu'il serve son envie.

Il a donc tout à fait sa place et rempli parfaitement son rôle dans l’émission d'énigmes de P&T.

Publié le

J'aime beaucoup de tour, également.

Franchement, si à chaque fois on pense que le spectateur choisi peut être vu comme un complice, où va t-on. À la limite, presque plus aucun tour ne peut être effectué.

La façon de s'en sortir est bien simple : lancer quelque chose (une boulette de papier par exemple ou une balle) dans le public, qui la relance au hasard jusqu'à une limite de temps, par exemple. Celui qui est le plus proche en dernier est choisi (s'il est d'accord, rien e plus emm... que d'être choisi par un magicien :) ).

Evidemment, on peut penser que... que la sonnerie par exemple est truquée, que les complices sont entrainés à relancer la balle au micron près, que... etc... etc...

Pourquoi compliquer les choses avec une paranoïa de magicien ? Je suis parfois dans le public pour des spectacles, je ne vois que des gens qui sont attentifs au tour, pas à son explication et qui apprécient. Moi même, d'ailleurs, je profite du spectacle sans chercher à savoir comment le magicien fait. Sinon le rêve n'est plus possible. Et je ne manque pas de tours.

Je suis à l'opposé de certains, qui disent que le magicien cherche à tromper. Non, il cherche avant tout à divertir, par un spectacle propice au rêve. Le fameux "impossible possible". Au cinéma tout est truqué, pourtant on passe souvent de bons moments devant un film, sans se dire que le héros perdu au beau milieu du désert par 45° à l'ombre (d'ailleurs il n'y en a même pas) a tout une équipe en train de le suivre et de le filmer. Place au rêve, le seul qui en bave est le héros virtuel. L'acteur, lui, aura sa bière cinq minutes après.

Quand Bilis passe au PGCDM, à ce moment on pourrait aussi penser que les invités sont ses complices. Est-ce que les téléspectateurs le pensent ?

Bien sûr, dans la masse il y en en aura toujours des sceptiques. Et alors ? Tant pis pour eux. Quand ils vont voir des matchs de foot, de tennis, de boxe, de courses etc..., pense t-ils que tout est arrangé d'avance ? Et pourtant, le public est toujours aussi nombreux.

Out of Sight est une idée géniale, mise au point par Card-Shark avec son savoir faire. À la limite, je m'interrogerais plutôt sur la nécessité de mettre un bandeau. On peut parfaitement le faire sans, mais avec des lunettes, est-ce moins évident de le mettre ? Pour certaines personnes il serait impossible d'ôter les lunettes. Par contre, si c'est possible, c'est encore plus fort. Le bandeau ajoute quand même quelque chose de plus magique. Mais là aussi, certains vont rétorquer que c'est connu, etc...

Alors, fait-on des tours pour des spectateurs ou pour des magiciens ?

On dit souvent que les spectateurs connaissent tout, que YouTube dévoile tout. Mais pourtant ils sont toujours sous le charme. Sauf quelques uns, encore une fois tant pis pour eux, d'autant plus que leurs connaissances ne sont pas forcées de les croire. Quant à croire que l'on nous ment, autant penser que tout le monde ment.

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Citation
Quand on veut on peut.
Publié le (modifié)

Dans la revue Arcane numéro 149 de janvier 2013 est décrit l’excellente version de John LOVICK Le rêve du lecteur de pensées et à la fin de l’article un historique dit ceci :

« Le tour repose sur un truc commercialisé par Bob Hummer intitulé Mind Reader's Dream (Le rêve du lecteur de pensées) paru en 1952. Après différentes manœuvres effectuées par le spectateur le magicien devait consulter un petit carnet pour retrouver la carte pensée ! En 1968, Al Thatcher publia dans la revue The Linking Ring une version qui rendait le carnet inutile. L’idée du jeu blanc semble appartenir à Mitch Dyszel (mais sans preuve formelle). La routine de John LOVICK, parue sous le titre Dream of Mindreading dans la revue Magic, Vol. 12, no 4 de décembre 2003, est une simplification de celle de Thachter avec en plus le final de Dyszel. Peter Duffie, Ray Grismer, Bob Wagner et quelques autres se sont penchés sur ce thème. »

NB: Parmi les quelques autres, Edward Marlo a été oublié. Et pourtant c’est lui qui dans The Cardician publié en 1953 a trouvé l’astuce des deux cartes clefs sous le titre The Cardician's Dream. Quant à Joshua Jay il n’avait pas encore sorti sa version Out of Sight.

NB : Ne pas confondre Out of Sight de Joshua Jay avec Out of Mind de Dai Vernon décrit dans le livre Dai Vernon's More Inner Secrets of Card Magic écrit par Lewis Ganson et publié en 1960.

Modifié par GP21
Publié le

Ce n'est pas nouveau en magie : beaucoup se penchent sur un problème similaire, chacun apportant sa pierre à l'édifice commun. Et il y a des solutions plus abouties ou mieux réussies que d'autres.

Or, Out of Sight bénéficie de la vision de Card-Shark qui a apporté ce qu'il faut d'innovation pour le rendre spectaculaire et encore plus incompréhensible au profane.

Mais j'irais même plus loin : personnellement, simple amateur qui ne recherche rien (ni gloire, ni argent) à part la beauté de la magie, la plupart du temps je modifie ou recrée différemment les tours que j'achète. Pas pour dire qu'ils sont nuls, loin de moi cette idée, mais parce que j'apporte ma propre conception des choses. À charge pour les autres de dire si c'est mieux ou moins bien, mais au moins je ne me contente pas de répéter en perroquet ce que font les autres.

Parfois aussi je ne trouve rien de mieux et c'est le cas pour Out of Sight. Mais peut-être que dans quelques jours une autre façon de voir ce tour me sautera aux yeux. Qui sait ?

Mais je continuerai à encenser ceux qui sont à l'origine de ces merveilleux tours, propres à faire rêver non seulement le spectateur mais aussi le magicien.

Citation
Quand on veut on peut.
Publié le
Dans la revue Arcane numéro 149 de janvier 2013 est décrit l’excellente version de John LOVICK Le rêve du lecteur de pensées et à la fin de l’article un historique dit ceci :

« Le tour repose sur un truc commercialisé par Bob Hummer intitulé Mind Reader's Dream (Le rêve du lecteur de pensées) paru en 1952. Après différentes manœuvres effectuées par le spectateur le magicien devait consulter un petit carnet pour retrouver la carte pensée ! En 1968, Al Thatcher publia dans la revue The Linking Ring une version qui rendait le carnet inutile. L’idée du jeu blanc semble appartenir à Mitch Dyszel (mais sans preuve formelle). La routine de John LOVICK, parue sous le titre Dream of Mindreading dans la revue Magic, Vol. 12, no 4 de décembre 2003, est une simplification de celle de Thachter avec en plus le final de Dyszel. Peter Duffie, Ray Grismer, Bob Wagner et quelques autres se sont penchés sur ce thème. »

NB: Parmi les quelques autres, Edward Marlo a été oublié. Et pourtant c’est lui qui dans The Cardician publié en 1953 a trouvé l’astuce des deux cartes clefs sous le titre The Cardician's Dream. Quant à Joshua Jay il n’avait pas encore sorti sa version Out of Sight.

NB : Ne pas confondre Out of Sight de Joshua Jay avec Out of Mind de Dai Vernon décrit dans le livre Dai Vernon's More Inner Secrets of Card Magic écrit par Lewis Ganson et publié en 1960.

Je complète tes sources Pierre par une autre source

Bertram on Sleight of Hand de Ross Bertram

Conrad C. Bush - Think of a Card - Blank Deck Method Page 233

Qui utilise une méthode permettant sur un jeu blanc blanc de retrouver aussi une carte pensée, on la personne fait une suite d'action ou la magicien peut ne pas être dans la pièce.

Je préfère personnellement cette méthode à celle de Lovick.

Par contre je n'ai pas de date pour savoir si Bush a été inspiré ou pas par Bob Hummer.

Ce tour m'a passionné, j'ai mis deux ans pour faire ma version enlevant pas mal de contrainte sur le comptage :)

Merci Pierre pour la référence de Bob Hummer, je ne l'a connaissais pas :)

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    • Tu veux dire comme les lasagnes Colgate? 😂 (image véridique) Sans rire, C'était une super idée et le thème d'Alice fait partie du conscient collectif mondial.
    • Enfant, j’avais été fasciné par un cadran solaire ornant la façade d’une vieille maison. Sous celui-ci était gravée une locution latine : « Vulnerant omnes, ultima necat. » « Toutes les heures blessent, la dernière tue. » J’avais été profondément marqué par cette évocation du temps qui passe et par la force de sa symbolique. Le cadran solaire suggérait l’alternance du jour et de la nuit ; la citation rappelait, quant à elle, que chaque heure nous rapproche inexorablement de la dernière. Je me suis longtemps dit que cette image pourrait devenir le point de départ d’une routine. C’est ainsi qu’est née La Prophétie des Trois Âges, une Capsule Narrative dont l’univers visuel s’inspire de la Renaissance, de l’astrologie et des anciens arts divinatoires. Dans un premier temps, le témoin choisit librement des cartes représentant la Lune et le Soleil, puis les répartit entre les trois âges de son existence : le Passé, le Présent et l’Avenir. Pourtant, lorsque les cartes des Âges sont retournées, on découvre qu’elles indiquaient à l’avance le nombre exact de lunes et de soleils composant chacun des trois ensembles. Dans un deuxième temps, les trois cartes, Passé, Présent et Avenir, sont utilisées pour une expérience autour du libre arbitre. Le témoin effectue plusieurs choix en toute liberté. Cependant, une prophétie inscrite depuis le commencement sur l’étui révèle que chacune de ses décisions avait déjà été annoncée. Enfin, la Capsule peut s’achever par un troisième effet : parmi les trois Âges, le témoin en choisit secrètement un. Sans qu’aucune question ne lui soit posée, l’Évocateur parvient à découvrir celui auquel il pense. Pour donner corps à cet univers, un ancien étui à lunettes a été transformé et décoré comme un artefact venu d’un autre temps. Les cartes, spécialement créées pour cette Capsule, mêlent l’esthétique de la Renaissance aux symboles de l’astrologie et de la voyance. Pour encore plus d'immersion un vrai cadran solaire style pierre va être intégré sur l'étui et une tablette dans le même style pour la prophétie (projet en cours). Démonstration en apéro magique à venir.  Le temps ne s’écoule peut-être pas comme nous l’imaginons. Le Passé demeure gravé, le Présent nous appartient encore… mais l’Avenir, lui, repose dans l’ombre. Trois âges, trois choix, une seule prophétie. Et dans l’étui, depuis le commencement, attend déjà ce qui n’a pas encore eu lieu. Depuis toujours, les hommes regardent le ciel pour tenter de comprendre le Temps. Ils ont suivi la course du Soleil, observé les phases de la Lune et donné des noms aux constellations. Mais certains pensaient que notre existence pouvait se résumer à trois âges : Le Passé, Le Présente, et l’Avenir. Ce qui a été. Ce qui est. Et ce qui n’existe pas encore.  Ils associaient également le passage du Temps à deux astres. Le Soleil appartenait aux heures de lumière : les joies, les réussites, les instants où le chemin semble parfaitement clair. La Lune régnait sur les heures d’ombre : les doutes, les silences… mais aussi le repos et les rêves. Une existence ne serait finalement qu’une succession de Soleils et de Lunes...
    • Oooh !! Il est fun ce pliage ! N'empêche, 10 ans plus tard (yeah, 10 ans bordel...), c'est... le truc qui a le moins "marché" parmi mes sorties... Et pourtant je l'utilise toujours (j'ai toujours 2/3 "flyers" pliés dans mon portefeuille) ! C'était clairement un "échec commercial" comme on dit... MAIS ca reste un truc dont je suis ultra fier, et ca m'a permis d'entrer en contact avec Robert Neale ❤️ 
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