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• "La religion devient donc dictature pour ceux qui ne croient pas. Où est la morale dans la dictature ?"

--> Là encore, je ne comprends pas ton extrapolation. Tu sembles accuser la religion de dictature envers ceux qui n'y croient pas sous prétexte qu'un dessinateur ne ferait pas de caricature (ici je pense cela fait référence aux caricatures qui prétendent représenter le prophète de l'islam).

Or, là ou il me semble percevoir une incohérence, si je reste dans ce qui semble être ta logique ; c'est lorsque l'on viendrait à inverser les rôles :

Un dessinateur doit pouvoir faire une caricature afin de ne pas se soumettre à l'autre,

Mais pourquoi l'autre devrait subir cette caricature ?

Cela revient au lecteur à se soumettre au dessinateur

C'est , in fine, absurde comme raisonnement.

Salut BOUMS,

Je vais répondre à la partie de ton commentaire ci-dessus.

Ce que melvin t'explique, c'est que pour un non-croyant, la notion de blasphème n'a pas de sens, c'est une notion qui n'existe pas.

Donc en effet, à partir du moment où la religion amène des non-croyants à s'interdire certaines choses (comme caricaturer des icônes sacrés) qui n'ont pourtant pas de sens pour eux, ça commence à ressembler à de la dictature.

Le blasphème n'existe pas pour un non-croyant.

D'ailleurs, il ne faudrait pas dire "non-croyant", car l'athéisme ou le fait d'être agnostique SONT aussi des croyances. Elles sont simplement différentes.

Il y a une erreur dans ton raisonnement quand tu veux inverser les rôles.

Pour la première partie, je partage la vision de melvin : une religion qui amène ou oblige à ne pas caricaturer, ça s'apparente à de la dictature, puisqu'on oblige des gens à éviter le blasphème, alors que ça n'a aucun sens pour eux et que ça ne représente rien pour eux, dans la mesure où ils sont non-croyants.

Dans la seconde partie de l’argumentation :

Alors, tout d'abord, un caricaturiste ne va pas faire une caricature exprès pour ne pas se soumettre, il va simplement utiliser sa liberté d'expression, son but premier n'est à mon avis pas d'engager une "guerre" contre la religion. Les caricaturistes se sont moqués de personnages politiques, et de tout un tas de choses en fait. La religion est loin d'être le seul thème moqué par les dessinateurs en général (mai sil en fait partie, et heureusement).

Toujours dans la seconde partie, tu veux inverser les rôles, comme tu le dis :

Si je comprends bien, ce que tu dis, c'est qu'un dessinateur n'a pas à imposer la caricature à un croyant, parce que s'il le fait, il impose à ce croyant de subir cette caricature.

L'énorme différence, c'est que le croyant n'a pas à "subir" cette caricature.

Comment fait-on pour ne pas subir une caricature ? Très facilement : on n'achète pas le journal en question :)

C'est ce que font les catholiques depuis très longtemps (et encore, je sais qu'il y a beaucoup de catholiques qui rient quand même à des dessins de Charlie qui se moquent de cette religion).

Entre imposer à certains de ne pas dessiner sous peine de les trucider, et imposer de poser ses yeux partout sauf sur une couverture de journal, tu reconnaîtras qu'on n'est PAS DU TOUT dans le même ordre de "dictature".

C'est la même chose avec la télévision : celui qui trouve une émission ou une parodie offensante à la télé, il lui suffit de regarder une autre chaîne, personne n'oblige personne à regarder un programme en particulier. La différence est énorme avec du terrorisme idéologique qui peut même devenir de terrorisme tout court, comme on l'a vu.

Je vais avec un dernier exemple, pour te faire comprendre comment je vois les choses.

Tout d'abord, les religions, ce sont des CROYANCES.

Je pense qu'on est d’accord là dessus. Personne n'est jamais revenu de la mort pour nous confirmer, qu'en effet, il y a 1000 vierges qui nous attendent sur des canapés avec des petits fours et du champagne, où alors des petits anges ou n'importe quoi d'autre qui puisse faire rêver.

Pour moi, le fait que 3 grandes religions monothéistes aient pu fédérer autant d'adeptes ne leur donnent pas plus de légitimité que n'importe quelle croyance. Ce n'est pas, pour chacune d'elles, un livre "sacré", qui fait une quelconque différence avec d'autres croyances.

D'accord, je veux bien comprendre que Mahomet est une figure sacrée et très importante pour les musulmans, comme peut l'être Jésus pour les Chrétiens. Mais ça ne justifie aucune violence.

Maintenant, imaginons un autre exemple :

Il existe des tribus dans le monde qui s'attachent à d'autres valeurs.

On peut imaginer des pygmées ou des indigènes, qui vouent une religion pour la nature. Imagine que pour eux, les arbres sont sacrés, et sont sacrés de la même manière que Mahomet est sacré pour les musulmans. Alors se moquer des arbres ou faire une caricature d'un arbre serait aussi insultant pour eux qu'une caricature de Mahomet pour un musulman... Donc il faudrait, en appliquant la logique des gens "anti-caricature", que plus personne dans le monde ne fasse la moindre blague sur les arbres ?

Si on me dit "ce n'est pas pareil", je réponds "si c'est pareil, on ne décide pas à la place des autres ce qui est le plus sacré pour lui".

Et si on poursuit ce raisonnement jusqu'au bout (imaginons un peuple pour qui les fruits et légumes seraient une religion, et donc ce qu'il y a de plus sacré dans leur vie), alors on ne pourrait plus faire de blagues sur les asperges et les poireaux ?

Évidemment, ça n'a aucun sens.

Et donc, il faut pouvoir rire de tout, ou de rien (tout en étant respectueux des lois).

Si on interdit des choses pour ne pas "insulter" ou être insultant envers certains, alors il faudra tout interdire, parce que ce qui est insultant pour l'un ne le sera pas pour un autre, et vice versa.

Publié le (modifié)

• "La religion devient donc dictature pour ceux qui ne croient pas. Où est la morale dans la dictature ?"

--> Là encore, je ne comprends pas ton extrapolation. Tu sembles accuser la religion de dictature envers ceux qui n'y croient pas sous prétexte qu'un dessinateur ne ferait pas de caricature (ici je pense cela fait référence aux caricatures qui prétendent représenter le prophète de l'islam).

Or, là ou il me semble percevoir une incohérence, si je reste dans ce qui semble être ta logique ; c'est lorsque l'on viendrait à inverser les rôles :

Un dessinateur doit pouvoir faire une caricature afin de ne pas se soumettre à l'autre,

Mais pourquoi l'autre devrait subir cette caricature ?

Cela revient au lecteur à se soumettre au dessinateur

C'est , in fine, absurde comme raisonnement.

Salut BOUMS,

Je vais répondre à la partie de ton commentaire ci-dessus.

Ce que melvin t'explique, c'est que pour un non-croyant, la notion de blasphème n'a pas de sens, c'est une notion qui n'existe pas.

Donc en effet, à partir du moment où la religion amène des non-croyants à s'interdire certaines choses (comme caricaturer des icônes sacrés) qui n'ont pourtant pas de sens pour eux, ça commence à ressembler à de la dictature.

Le blasphème n'existe pas pour un non-croyant.

D'ailleurs, il ne faudrait pas dire "non-croyant", car l'athéisme ou le fait d'être agnostique SONT aussi des croyances. Elles sont simplement différentes.

Il y a une erreur dans ton raisonnement quand tu veux inverser les rôles.

Pour la première partie, je partage la vision de melvin : une religion qui amène ou oblige à ne pas caricaturer, ça s'apparente à de la dictature, puisqu'on oblige des gens à éviter le blasphème, alors que ça n'a aucun sens pour eux et que ça ne représente rien pour eux, dans la mesure où ils sont non-croyants.

Dans la seconde partie de l’argumentation :

Alors, tout d'abord, un caricaturiste ne va pas faire une caricature exprès pour ne pas se soumettre, il va simplement utiliser sa liberté d'expression, son but premier n'est à mon avis pas d'engager une "guerre" contre la religion. Les caricaturistes se sont moqués de personnages politiques, et de tout un tas de choses en fait. La religion est loin d'être le seul thème moqué par les dessinateurs en général (mai sil en fait partie, et heureusement).

Toujours dans la seconde partie, tu veux inverser les rôles, comme tu le dis :

Si je comprends bien, ce que tu dis, c'est qu'un dessinateur n'a pas à imposer la caricature à un croyant, parce que s'il le fait, il impose à ce croyant de subir cette caricature.

L'énorme différence, c'est que le croyant n'a pas à "subir" cette caricature.

Comment fait-on pour ne pas subir une caricature ? Très facilement : on n'achète pas le journal en question :)

C'est ce que font les catholiques depuis très longtemps (et encore, je sais qu'il y a beaucoup de catholiques qui rient quand même à des dessins de Charlie qui se moquent de cette religion).

Entre imposer à certains de ne pas dessiner sous peine de les trucider, et imposer de poser ses yeux partout sauf sur une couverture de journal, tu reconnaîtras qu'on n'est PAS DU TOUT dans le même ordre de "dictature".

C'est la même chose avec la télévision : celui qui trouve une émission ou une parodie offensante à la télé, il lui suffit de regarder une autre chaîne, personne n'oblige personne à regarder un programme en particulier. La différence est énorme avec du terrorisme idéologique qui peut même devenir de terrorisme tout court, comme on l'a vu.

Je vais avec un dernier exemple, pour te faire comprendre comment je vois les choses.

Tout d'abord, les religions, ce sont des CROYANCES.

Je pense qu'on est d’accord là dessus. Personne n'est jamais revenu de la mort pour nous confirmer, qu'en effet, il y a 1000 vierges qui nous attendent sur des canapés avec des petits fours et du champagne, où alors des petits anges ou n'importe quoi d'autre qui puisse faire rêver.

Pour moi, le fait que 3 grandes religions monothéistes aient pu fédérer autant d'adeptes ne leur donnent pas plus de légitimité que n'importe quelle croyance. Ce n'est pas, pour chacune d'elles, un livre "sacré", qui fait une quelconque différence avec d'autres croyances.

D'accord, je veux bien comprendre que Mahomet est une figure sacrée et très importante pour les musulmans, comme peut l'être Jésus pour les Chrétiens. Mais ça ne justifie aucune violence.

Maintenant, imaginons un autre exemple :

Il existe des tribus dans le monde qui s'attachent à d'autres valeurs.

On peut imaginer des pygmées ou des indigènes, qui vouent une religion pour la nature. Imagine que pour eux, les arbres sont sacrés, et sont sacrés de la même manière que Mahomet est sacré pour les musulmans. Alors se moquer des arbres ou faire une caricature d'un arbre serait aussi insultant pour eux qu'une caricature de Mahomet pour un musulman... Donc il faudrait, en appliquant la logique des gens "anti-caricature", que plus personne dans le monde ne fasse la moindre blague sur les arbres ?

Si on me dit "ce n'est pas pareil", je réponds "si c'est pareil, on ne décide pas à la place des autres ce qui est le plus sacré pour lui".

Et si on poursuit ce raisonnement jusqu'au bout (imaginons un peuple pour qui les fruits et légumes seraient une religion, et donc ce qu'il y a de plus sacré dans leur vie), alors on ne pourrait plus faire de blagues sur les asperges et les poireaux ?

Évidemment, ça n'a aucun sens.

Et donc, il faut pouvoir rire de tout, ou de rien (tout en étant respectueux des lois).

Si on interdit des choses pour ne pas "insulter" ou être insultant envers certains, alors il faudra tout interdire, parce que ce qui est insultant pour l'un ne le sera pas pour un autre, et vice versa.

- Et si, au lieu d'avoir non croyants qui pensent que les croyants leur "imposent" leur croyances, et qui se sentent agressés par les croyances des autres

- Et si, au lieu d'avoir des non-croyants qui "imposent" leur droit au blasphème

- Et si, au lieu d'avoir des croyants qui se sentent agressés par le laïcisme des autres

on avait tout simplement des gens qui essaient de mieux comprendre l'autre et de les respecter (sans pour autant être d'accord sur tout), d'avoir une vision plus altruiste qu'individualiste. On ne serait plus sur "j'ai droit au blasphème" ou "je suis outragé par la caricature" mais dans le "je peux comprendre ta vision, et pour essayer d'avancer ensemble, tentons de nous connaître..."

M'enfin, je dis ça...

Modifié par tanhouarn

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le
Je me demande si la délégation française va déclarer qu'elle est Charlie lors de son voyage en Arabie saoudite...

[img:right]http://www.amnesty.fr/sites/default/files/imagecache/Vignette_page/195054_raif_badawi_0.jpg[/img]Bien vu !

En tous cas, ils pourraient dire "Je suis Raif" : Raif Badawi a été condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet en Arabie saoudite pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression en créant un site internet dédié au débat public.

D'ailleurs, il ne faudrait pas dire "non-croyant", car l'athéisme ou le fait d'être agnostique SONT aussi des croyances. Elles sont simplement différentes.

Heu, ça, c'est impossible.

Dire qu'un non-croyant a une croyance, c'est un peu comme dire qu'un non-voyant peut voir, ou qu'un non-comprenant peu comprendre. Ca n'existe pas malheureusement. mdr

Et si on poursuit ce raisonnement jusqu'au bout (imaginons un peuple pour qui les fruits et légumes seraient une religion, et donc ce qu'il y a de plus sacré dans leur vie), alors on ne pourrait plus faire de blagues sur les asperges et les poireaux ?

En tous cas, faut pas en faire sur les chou-fleurs, s'il vous plait.

moyenne.jpg

Je suis un adepte d'Edouard Nenez (et les princes de Bretagne) qui préconise de prier le chou-fleur.

Le premier qui fait une blague ou un dessin inconvenant sur les chou-fleurs aura affaire à moi.

Publié le (modifié)

Boums (en italique)

• "oui cette représentation peut-être faite sinon le dessinateur se soumet à la pensée de l'autre qu'il ne partage pas. "

--> Dans une certaine mesure, tu rejoints ce que je dis. Je suis ravi de voir qu'il y a une convergence d'idée. Du moins, sur une partie de mon propos, notamment l'aspect légal.

Par contre, je n'ai malheureusement pas compris l'extrapolation que tu as faites quand tu expliques que "sinon le dessinateur se soumet à la pensée de l'autre qu'il ne partage pas."

Pourquoi vouloir réduire le principe de respect et de distanciation dans une œuvre artistique à une soumission à la pensée de l'autre ?

Est-ce se soumettre que d'accepter de reculer sur une caricature pour mieux avancer dans l'analyse ?

Il ne s'agit point de soumission, mais bien d'acceptation de l'autre. Après évidemment, chacun est libre (dans le respect du cadre de la loi) t'interpeller une personne, sur ses croyances ou autres, comme il l'entend. Mais la sagesse intelligente risque d'être alors délaissée au profit de la paresse intellectuelle.

Boums, je suis d'accord avec ton précédent message :

liberté d'expression + liberté d'exprimer son exaspération, son indignation doivent cohabiter.

Après, toi tu parles de la conscience de chacun à être "méchant " ou non dans cette liberté d'expression.

Faut-il alors réprimer la méchanceté ?

Moi je pense qu'évidemment que non pour une raison pratique déjà. Je pense qu'on empêchera jamais certains d'être méchant.

"La religion devient donc dictature pour ceux qui ne croient pas. Où est la morale dans la dictature ?"

Un dessinateur doit pouvoir faire une caricature afin de ne pas se soumettre à l'autre,

Mais pourquoi l'autre devrait subir cette caricature ?

Cela revient au lecteur à se soumettre au dessinateur

Maness a fait une magnifique réponse sur ce point.

• "De toute façon il est évident que plus les religions voudront dicter quoique ce soit dans la liberté d'expression, plus il y aura d'actes anti-religieux dans notre pays"

--> Je suis au regret de te dire que je ne suis absolument pas d'accord avec cela. Je m'en explique.

En France, puisque c'est le contexte qui nous intéresse, l'histoire récente prouve qu'il'y a pas besoin que les religions dictent quoique ce soit pour avoir à subir des actes anti-religieux : nos concitoyens juifs et tsiganes des années 30-40 ont failli tous disparaître simplement car ils constituaient le parfait bouc-émissaire à la crise de l'époque (comme les musulmans, les roms ... en ce moment !).

N'empêche que les actes anti-musulmans prolifèrent ces derniers temps. c'est bien en rapport avec cette affaire.

De même, en France, les lobbying les plus puissants ne sont pas religieux mais plutôt financiers, pharmaceutiques, agroalimentaires, militaires ... Pourtant, on est encore et toujours, des "cons-somme-amateurs". Aucun acte anti-pharmaceutique (malgré les ravages chimiques que provoquent ces groupes), aucun acte anti-agroalimentaire (malgré les conséquences désastreuses générées par ces industries), aucun acte anti-financier (malgré les innombrables injustices alimentées par ces secteurs) ne sont signalés ...

Qui veut nous forcer à consommer, à penser, à nous habiller ... bref, nous conditionner à être et avoir telles et telles manières ? Les religions ? Absolument pas.

Ce n'est pas parce qu'il y a d'autre canaux qui nous influencent (comme les industries que tu cites), que la religion ne serait pas prête à le faire.

• "Empêcher les caricatures n'est donc pas un acte qui apaisera quoique ce soit, bien au contraire. Quand ont voit déjà le nombre d'actes islamophobes en ce moment.."

Dans cet ordre des choses, les musulmans ont parfaitement le droit d'exprimer (bien évidemment dans le cadre de la loi) leur désapprobation des caricatures.

J'irais plus loin encore que toi dans ton propos quand tu affirmes que : "Empêcher les caricatures n'est donc pas un acte qui apaisera quoique ce soit, bien au contraire."

Si les empêcher n'apaise pas les tensions, vouloir absolument en publier est tout aussi contre productif.Les actes islamophobes, tout comme les autres actes discriminatoires sont + le fait, à mon sens, d'une rupture et d'un échec des politiques sociales, des politiques d'intégration et d'unité qui se cristallise par un refus et un rejet de l'autre".

Entièrement d'accord avec toi.

• "Quand aux actes de violence dans les autres pays : des enfants tués pour avoir regardé un match de foot, des H tués car homo, point de caricatures comme prétexte dans ces tueries.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/...match-foot.html"

--> Je n'ai pas réussi à ouvrir le lien.

autre lien : http://www.linternaute.com/actualite/monde/daech-13-enfants-assassines-2-homosexuels-jetes-d-un-batiment-0115.shtml

• "N'oublions pas la statégie de Daesh et autres : foutre la merde dans nos pays en utilisant les croyances.

Le "prétexte" religieux est trop souvent mis en avant à mon goût. Le fameux "arbre qui cache la forêt" quoi.

Entièrement d'accord avec toi.

--> DAESH ... Malheureusement je ne peux me permettre de m'avancer sur cette entité.

Mise à part ce qu'en disent nos médias (connu pour leur objectivité lol), je ne sais pas vraiment qui sont-ils ? Que font-ils ?pourquoi ? Comment ?

Moi non plus je ne les connais pas plus que cela mais au vu de leurs actes (des milliers d'innocents civils morts), j'assimile leur action à des crimes contre l'humanité.

Modifié par Melvin

Melvin

Publié le (modifié)

D'ailleurs, il ne faudrait pas dire "non-croyant", car l'athéisme ou le fait d'être agnostique SONT aussi des croyances. Elles sont simplement différentes.

Heu, ça, c'est impossible.

Dire qu'un non-croyant a une croyance, c'est un peu comme dire qu'un non-voyant peut voir, ou qu'un non-comprenant peu comprendre. Ca n'existe pas malheureusement. mdr

Je ne vois pas pourquoi c'est impossible !

Croire par exemple qu'il n'y a rien après la mort, c'est croire !! C'est croire à quelque chose, tout comme croire en un dieu.

Un non-croyant croit qu'il n'y a pas de dieu, c'est donc quand même une croyance, certes différente, mais c'est en une !

Il y a longtemps maintenant, en mathématiques, le nombre "zéro" n'existait pas, ou plutôt n'avait pas été conceptualisé. A cette époque, ce n'est pas parce qu'il n'avait pas été théorisé qu'il n'existait pas.

En faisant une sorte d'analogie, on peut tout à fait comparer le "zéro" en mathématiques, au fait de croire qu'il n'y a "rien" après la mort, le "zéro" signifiant souvent le "rien" en mathématiques. Et quand on voit comment le "zéro" a ensuite révolutionné les sciences, je pense qu'il faudrait accorder un peu plus d’importance à cette croyance, qui en est réellement une, et qui est aussi estimable que celle consistant à imaginer un dieu lambda.

Il faut arrêter de vouloir mettre les gens ou les pensées dans des cases.

Donc si j'ai bien compris, d'après toi, les seuls "autorisés" ou "habilités" à être croyants sont ceux qui croient en un dieu quelconque ?

On n'a donc pas la même définition du mot "croyance", et pour le coup je préfère la mienne :)

Les indigènes qui croient en la nature (les forêts, les océans, et tout un tas de composantes de la Terre ou de l'Univers), tu les places où alors ? Dans les croyants, ou dans les non-croyants ? Leur croyance ne se base pas sur un icône sacré, sur un nom, mais sur une globalité.

Le mot "croyance", s'il est appliqué aux seules religions monothéistes (qui pour certains ne sont que des sortes de "sectes qui ont réussi" :) ), ou aux religions très implantées dans le monde, le mot est dans ce cas très mal utilisé : il instaure une ségrégation, une dichotomie entre ceux qui "croient" en quelque chose de "standard", et les "autres".

Pour moi, le mot croyance s'applique en effet à tous.

Tout comme un penseur connu a écrit "je pense donc je suis", on pourrait dire "je pense donc je crois". C'est exactement comme ça que je vois les choses.

Modifié par Maness
Publié le
Je ne vois pas pourquoi c'est impossible !

Croire par exemple qu'il n'y a rien après la mort, c'est croire !! C'est croire à quelque chose, tout comme croire en un dieu.

Houla il va falloir recommencer à expliquer, là :cry:mdr

Tu connais quelqu'un qui "croit" qu'il n'y a rien après la mort ?

Non, soit quelqu'un croit qu'il y a une vie après la mort, soit il ne croit pas.

On ne peut "croire" que quelque chose comme ça n'existe pas. On sait qu'il n'est pas, ou on pense qu'il n'est pas, jusqu'à preuve du contraire. C'est à celui qui avance quelque chose d'irrationnel ou de nouveau de le prouver.

Par exemple, on sait que les vaches ne volent pas. On ne "croit" pas que les vaches ne volent pas.

Un non-croyant croit qu'il n'y a pas de dieu, c'est donc quand même une croyance, certes différente, mais c'est en une !

Tu te places à la place des non-croyants, là...

Un non-croyant ne croit pas, c'est assez simple.

Pour ma part je ne conjugue même pas, sauf erreur ou omission, le verbe croire à la 1ère personne du singulier ;)

Il y a longtemps maintenant, en mathématiques, le nombre "zéro" n'existait pas, ou plutôt n'avait pas été conceptualisé. A cette époque, ce n'est pas parce qu'il n'avait pas été théorisé qu'il n'existait pas.

En faisant une sorte d'analogie, on peut tout à fait comparer le "zéro" en mathématiques, au fait de croire qu'il n'y a "rien" après la mort, le "zéro" signifiant souvent le "rien" en mathématiques. Et quand on voit comment le "zéro" a ensuite révolutionné les sciences, je pense qu'il faudrait accorder un peu plus d’importance à cette croyance, qui en est réellement une, et qui est aussi estimable que celle consistant à imaginer un dieu lambda.

Il faut arrêter de vouloir mettre les gens ou les pensées dans des cases.

Ton argumentation ne me parait pas très claire. Tu veux dire qu'en sciences aussi, il y a des croyances ?

Au contraire, en science on démontre ou pas. On expérimente. On n'avance pas sans preuves.

Donc si j'ai bien compris, d'après toi, les seuls "autorisés" ou "habilités" à être croyants sont ceux qui croient en un dieu quelconque ?

La croyance est l'affaire de chacun. Il y a des religions sans dieux. A chacun de voir. Je dis juste qu'un non-croyant est non croyant. S'il ne l'est pas il peut s'appeler autrement, agnostique par exemple.

On n'a donc pas la même définition du mot "croyance", et pour le coup je préfère la mienne :)

Une bonne définition, dans le dico, est :

"Adhésion de l'esprit qui, sans être entièrement rationnelle, exclut le doute et comporte une part de conviction personnelle, de persuasion intime"

et par extension "Assentiment que donne l'esprit, sans réflexion personnelle et sans examen approfondi".

Les indigènes qui croient en la nature (les forêts, les océans, et tout un tas de composantes de la Terre ou de l'Univers), tu les places où alors ? Dans les croyants, ou dans les non-croyants ? Leur croyance ne se base pas sur un icône sacré, sur un nom, mais sur une globalité.

Ce sont des animistes. S'ils vont jusqu'à penser que la nature est dotée d'une âme ou menée par une entité spirituelle, alors on peut dire qu'ils sont croyants.

Le mot "croyance", s'il est appliqué aux seules religions monothéistes (qui pour certains ne sont que des sortes de "sectes qui ont réussi" :) ), ou aux religions très implantées dans le monde, le mot est dans ce cas très mal utilisé : il instaure une ségrégation, une dichotomie entre ceux qui "croient" en quelque chose de "standard", et les "autres".

Pour moi, le mot croyance s'applique en effet à tous.

A tous ceux qui croient...

Tout comme un penseur connu a écrit "je pense donc je suis", on pourrait dire "je pense donc je crois". C'est exactement comme ça que je vois les choses.

Penser et croire sont deux choses différentes.

Lorsque je dis que je n'utilise pas le verbe croire à la 1ère personne du singulier, j'utilise par contre, éventuellement, le verbe penser.

Publié le (modifié)
(...) Il y a longtemps maintenant, en mathématiques, le nombre "zéro" n'existait pas, ou plutôt n'avait pas été conceptualisé. (...)

Effectivement... les banques, elles, l'ont parfaitement conceptualisé !

15012501444113328912903880.jpg

image prise à Saint-Etienne

(...) Le zéro, que tu cites, n'est pas égal à -1.

Après quelques agios SI !

JaB

~~~~~~~~~~

Le monde n'est pas ce que vous croyez, voyez, sentez, touchez, entendez .. !

1/Si temps R. (temps du réel) = V. (temps du virtuel) =/ R. (temps du réel),

2/ Alors temps RV. ?(temps de la réalité virtuelle) = V.=R.

3/ Et temps RA. (temps de la réalité augmentée) = [(RV. * RV.)*w.] / T.

#

L'illusion est parfaite !

Réveillez-vous,.. éveillez votre entourage...

RêveSolutions.. !

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

Si l’utopie traduisait l’impossible, la vie, l'humain n'existeraient pas.

Modifié par JacK Barlett

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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