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On peut rappeler ce "paradoxe" étonnant (cette contradiction, cette bizarrerie si vous préférez) qui est que les croyants mainstream ;) , je veux dire ceux qui croient en une vie après la mort dans une sorte de paradis (un peu naïf ? ;) ) soient si malheureux à la mort d'un proche alors que cela devrait être une véritable fête, un bonheur indescriptible.

Ben oui... ça pourrait être comme ça : :)

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Publié le (modifié)

On peut rappeler ce "paradoxe" étonnant (cette contradiction, cette bizarrerie si vous préférez) qui est que les croyants mainstream ;) , je veux dire ceux qui croient en une vie après la mort dans une sorte de paradis (un peu naïf ? ;) ) soient si malheureux à la mort d'un proche alors que cela devrait être une véritable fête, un bonheur indescriptible. Les "croyants", en ces circonstances, réagissent comme s'ils étaient véritablement athées et que la disparition du proche était totale (un anéantissement). Pourquoi leur foi ne les aide-t-elle pas à être incommensurablement heureux de savoir leurs proches entre les mains du Dieu auquel ils croient tant :confused: ? D'autant plus que, très vite, ils sont censés les rejoindre "Là-haut". Tanhouarn, Boum pouvez-vous me donner quelques pistes à ce sujet (autres que "Les croyants pleurent uniquement la disparition terrestre de leurs proches, ils sont tristes de ne pas profiter encore de leur incarnation en tant qu'être vivant, de partager ensemble quelques heures, quelques jours, quelques années bien "charnelles"...) ?

Je pense que tu soulèves ici un véritable problème que je constate moi-même régulièrement, à mon grand regret.

En effet, les proches "pleurent la disparition..." comme tu le dis... et c'est le discours habituel. D'ailleurs, c'est un fait : on voudrait tous partager encore des moments avec ces proches. Mais quand on creuse un plus, on s'aperçoit que nombre de croyants (je parle ici de chrétiens) réagissent en véritables athées, pour reprendre tes termes. J'irai même plus loin car je connais certains athées qui, s'ils sont tristes et partagent la peine des proches, considèrent que la vie du défunt ayant bien été remplie, c'est ainsi que va la vie.

Je pense que nombre de croyants considèrent la mort comme une fin, et non comme une phase de la vie. Ils ont des doutes sur la vie après la mort. Que les obsèques sont un dernier hommage. Alors bien évidemment la séparation est douloureuse et il serait totalement inhumain de nier cette douleur sous prétexte qu'on est sensé se revoir après. Cependant, quand quelqu'un déménage loin, ça nous fait quelque chose de perdre la proximité. Il est donc logique d'être triste de la mort de quelqu'un. On a fait de la mort une faucheuse qui nous embarque à jamais dans les profondeurs sombres de la terre. Mais avant (même dans les religions antéchrétiennes) on parlait de passage (rappelez vous du Styx, par exemple). Nos sociétés (surtout occidentales) ont effacé cela, faisant de la mort un point final à la vie. De plus, la mort de l'autre nous confronte à notre propre image, nous rappelant que nous aussi nous mourrons un jour.

Ainsi, pour répondre à ta question, Christian :

- il est normal d'être triste. C'est humain.

- il n'est pas normal d'être croyant et d'être dans la douleur totale sans une once d'espérance. Les obsèques devraient donc refléter l'espérance vers l'au-delà et non la tristesse d'ici-bas. Je ne sais si vous avez entendu parler de deux jeunes qui se sont tués en montagne à Noël, victimes d'une avalanche. Deux frères jumeaux. Et bien là, leurs obsèques ont été un moment d'espérance malgré la douleur.

Modifié par tanhouarn

« La préservation de la vérité objective et de la capacité de chaque individu à former des jugements objectivement vrais est la condition première et absolument nécessaire d’une vie libre » (James Conant, in Orwell ou le pouvoir de la vérité, p. VIII).

Publié le

Ce qui est pleuré lors d'un deuil c'est plusieurs choses... dont certaines qu'on peut considérer comme un peu "égoïstes" :

- la relation que nous avions avec le défunt ou la défunte

- le fait que lorsque nous perdons un être cher c'est aussi une partie de nous mêmes que nous perdons (particulièrement vrai avec les parents)

Et ce deuil est à faire que l'on croit ou non en l'existence d'une vie après la mort.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Et si en plus, on ajoute dans le débat les gens qui se disent croilliants et se comportent comme s'ils ne croivaient pas, et qu'on ajoute aussi ceux qui se disent non-croillants mais qui se comportent comme s'ils y croivaient, on ne s'en sort plus :)

Publié le

mdr

Ceux qui pensent (politiciens, économistes, sociologues, scientifiques, philosophes, polytechniciens…) se trompent pas mal aussi.

Pensée ou Croyance ce ne sont jamais, dans les deux cas, que des élaborations mentales dont l’adéquation avec la réalité est toujours sujette à discussion et à caution.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • J’ai acheté le livre Mémoire(s) de @Benoit CAMPANA en 2023. Après l’avoir lu, j’avais trouvé que c’était très compliqué à mettre en place pour deviner près de 1 000 célébrités en 15 jours. Quand j’ai vu la sortie de cette conférence, je me suis laissé tenter par l’idée de ressortir le bouquin de mes étagères. Voir Benoit expliquer pas à pas, en vidéo, les méthodes décrites dans son livre, ça a été une véritable révélation. Je me suis fixé beaucoup plus de temps pour apprendre les dates de naissance des célébrités, mais aujourd’hui, tout est dans la tête. Pas de gimmick. Rien à voir, tout est dans la tête ! C’est fabuleux... Du pur mentalisme.
    • Une nouvelle capsule : « La Marque », une routine de book test un peu spéciale avec un livre classique. Je voulais conjuguer le mentalisme et la magie traditionnelle dans une ambiance romanesque. L'idée directrice était de créer un effet de book test plus magique que mentaliste. Le passionné d'histoire et le pratiquant d'escrime de spectacle que je suis ne pouvait choisir un autre thème que le célèbre roman d'Alexandre Dumas : Les Trois Mousquetaires ! J'ai toujours été fasciné par la relation entre Athos, le comte de La Fère, et la belle Milady. C'est elle qui a donné l'ambiance de la routine. Ici, le spectateur commence par choisir un marque-page « personnage du roman » parmi plusieurs, puis l’insère dans une édition ancienne de l'ouvrage. Il regarde la page qu'il a marquée. Le magicien lui demande quel personnage y est mis en valeur, et il répond : la comtesse de Winter. Il retourne alors le marque-page et, à son grand étonnement, c'est le portrait de Milady... Tout en racontant l'histoire de Milady, le magicien approche le dos du portrait de la flamme d'une bougie : au dos apparaît alors la marque d'infamie, la fleur de lys. Le coin est déchiré et remis au spectateur. Ce dernier déchire ensuite le portrait et le place dans une boîte ancienne. Le portrait est alors reconstitué, sauf le coin avec la fleur de lys, qui correspond pourtant parfaitement à la déchirure d'origine... Côté matériel : recherche d'une édition ancienne en petit format (un livre normal et tout à fait examinable) du roman, recherche d'une boîte en bois « particulière » qui fasse d'époque avec sa customisation, puis création et vieillissement des portraits. « Il est des femmes que l’on condamne au fer rouge… et d’autres que l’on porte à jamais dans le cœur. Sous les ombres et le silence du château de la Fère sommeille encore un souvenir qu’aucun temps n’a pu détruire : celui d’Athos et de Milady de Winter. Entre amour, trahison et damnation, un portrait sera déchiré, une marque oubliée réapparaîtra des flammes… et ce que l’on croyait effacé reviendra pourtant du passé. Car certaines blessures ne guérissent jamais. Et l’on n’efface pas impunément ce que l’on a aimé. »
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