Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Après un an de carrière sur VM, après avoir lancé des débats fabuleux comme « le mentalisme est-il une discipline ambigüe » et après avoir vendu mon Corinda hier :D , voici une nouvelle réflexion sur le mentalisme qui ne manquera pas, je pense, de faire écho à ce que beaucoup d’entre vous (qu’ils soient illusionnistes-mentalistes ou mentalistes-puristes) ont déjà ressenti.

Je ressens en moi, je dois vous l’avouer, un amour profond pour le mentalisme et également… une défiance profonde pour le mentalisme.

Défiance pour tout ce que cette discipline peut contenir d’esbroufe et rassembler de malhonnêteté (malhonnêteté intellectuelle, hein… juste intellectuelle ! ;) ).

Amour pour tout ce que ces illusions mentales, ces biais divers nous disent de l’esprit humain.

Les lecteurs attentifs de mes différentes interventions ici ou de mon livre "Télépathie Réelle" comprendront surement ce que je veux dire…

Alors, j’entends déjà certains commentaires… "Cool, Patrick, te voila, enfin, sur le DROIT chemin, celui des rationalistes."

Sauf que….

Je pense à peu près la même chose des rationalistes que des athées. Et ce que je pense des athées tient à ceci : Les athées ont raison, ils ont compris que Dieu n’existe pas mais ils se sont arrêtés là. Ils n’ont jamais transcendé ce concept… Quel dommage. Ils étaient si prêts du but !

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Ok !

ça c'était pour l'intervention sympathique et très constructive des mecs qui "bossent réellement et qui passent pas leur vie sur les forums à lancer des vieux débats qui tournent en rond".

... Qui, maintenant, pour fermer le ban ? Williamagic ???

Publié le (modifié)

Bonjour Patrick,

Cette tentative à le mérite d'exister.

Ne pas s'arrêter de penser trop top... mais...

Je ne suis pas mentaliste, j'aime les effets de magie mentale mais même si ce n'est pas le propos, j'aimerai avoir ton avis sur quelques questions, a savoir :

Ne penses-tu pas que cette discipline est devenue trop à la mode, au point d'en faire des médiocres ?

Quelle attitude doit avoir un mentaliste, doit-il vraiment faire croire aux spectateurs, qu'il n'utilise pas des choses de l'illusionisme ?

Pourquoi la plupart des mentalistes sont ennuyants (sans humour ni entertainment ?) ne penses-tu pas qu'un mentaliste peut divertir son public ?

Comme tu sais, j'ai adoré ton livre "Télépathie Réelle" même si je suis magicien; cela reste une bonne approche avant la révélation d'une prédiction, mais comme tu sais, en tant que magicien je ne peut m'arrêter sur cette révélation, je dois absolument montrer le dessin que le spectateur à penser au préalable...

Ne penses-tu pas que le spectateur reste sur sa fin quand le mentaliste s'autorise une approximation ou une erreur ?

Voilà mon cher Patrick, ma petite intervention était juste une petite parenthèse qui j'espère ne donnera pas une mauvaise direction à ton post initial, comme tu sais, je reste un défenseur aveugle des passionnés comme toi et peut importe la discipline.

amitiés

Carl Valentin

Modifié par Carl Valentin
  • J'aime 1
Publié le

Ne penses-tu pas que cette discipline est devenue trop à la mode, au point d'en faire des médiocres ?

--> Oui !

Quelle attitude doit avoir un mentaliste, doit-il vraiment faire croire aux spectateurs, qu'il n'utilise pas des choses de l'illusionisme ?

---> Il n’y a pas d’attitude à avoir ou à ne pas avoir, de règle ou de morale générale à fixer. Chacun se fixe son éthique en fonction de ce qu’il est, du message qu’il veut faire passer et du but qu'il recherche (amuser, intriguer, questionner...). J’ai déjà dit que l’éthique est un choix personnel et qu’une éthique collective ça s’appelle la morale. Ensuite, chacun assume les conséquences de ses choix et de ses actes. J’ai, par ailleurs, déjà beaucoup épilogué sur l’éthique en mentalisme dans d’autres messages.

Pourquoi la plupart des mentalistes sont ennuyants (sans humour ni entertainment ?) ne penses-tu pas qu'un mentaliste peut divertir son public ?

---> Je ne partage pas le point de vue selon lequel la plupart des mentalistes seraient ennuyants. Il y a des bons et des mauvais mentalistes et il y a, aussi, un public branché sur ce style de spectacle et un public rétif à ce style de spectacle.

Ne penses-tu pas que le spectateur reste sur sa fin quand le mentaliste s'autorise une approximation ou une erreur ?

---> Non ! Je pense que cette manière de faire est plus troublante que de faire du 100 %.

Il y a de très nombreuses références en mentalisme sur l’utilité du concept qui consiste à être flou et approximatif dans ses prédictions et divinations pour les rendre encore plus troublantes, crédibles et faire fonctionner l’imaginaire du spectateur. Je n’y reviendrais pas.

Voilà mon cher Patrick, ma petite intervention était juste une petite parenthèse qui j'espère ne donnera pas une mauvaise direction à ton post initial

---> Là aussi ce n’est pas qu’il y ait une bonne ou une mauvaise direction à prendre mais ma remarque, mon ressenti initial (mélange d’amour et de défiance à l’égard du mentalisme) se situait, effectivement, à un autre niveau que ces considérations plus "techniques".

Publié le

Ne penses-tu pas que le spectateur reste sur sa fin quand le mentaliste s'autorise une approximation ou une erreur ?

---> Non ! Je pense que cette manière de faire est plus troublante que de faire du 100 %.

Il y a de très nombreuses références en mentalisme sur l’utilité du concept qui consiste à être flou et approximatif dans ses prédictions et divinations pour les rendre encore plus troublantes, crédibles et faire fonctionner l’imaginaire du spectateur. Je n’y reviendrais pas.

On ne peut qu'être d'accord avec cela!

  • J'aime 1
Publié le

Ne penses-tu pas que le spectateur reste sur sa fin quand le mentaliste s'autorise une approximation ou une erreur ?

---> Non ! Je pense que cette manière de faire est plus troublante que de faire du 100 %.

Il y a de très nombreuses références en mentalisme sur l’utilité du concept qui consiste à être flou et approximatif dans ses prédictions et divinations pour les rendre encore plus troublantes, crédibles et faire fonctionner l’imaginaire du spectateur. Je n’y reviendrais pas.

On ne peut qu'être d'accord avec cela!

Il semble que ça fasse quand même débat... mais bon... encore une fois ce n'est pas le sujet de ma réflexion initiale.

Publié le

En réponse à Carl (oui je sais c'est P.F qui est interrogé) voici quelques réponses personnelles.

Le mentalisme est la mode, C'est un fait. Moi cela ne me dérange pas. En fait beaucoup de magiciens étaient heureux quand d'autres disciplines de l'art magique l'était à la mode. Il en est ainsi pour Le close-up, fin des années 70 début des années 80 (en France), la magie de rue dans les années 90. L’intérêt d'une discipline à la mode est justement d’attirer une partie du public vers notre art qui a de multiples facettes.

Cela n'est dérangeant que pour ceux qui voient se rétrécir un champs d'activité qu'il faut à présent partager. Comme toutes disciplines à la mode, elle engendre une légion d'opportunistes avec ou sans talents qui seront éliminé par "la sélection naturelle". (Je me plaît à le croire)

Pour ce qui est de l'attitude qu'il faut avoir en mentalisme, elle est d abord fonction des convictions de chacun. En ce qui me concerne, je ne parle jamais de pouvoir(s) mais de facultés, aptitudes, prédispositions, techniques, qui sont censées éviter de cautionner une certaine forme de charlatanisme sans pour autant enlever la part de rêve. Toute la difficulté est là. Ce point fait polémique entre certains opérateurs qui divergent sur le sujet.

De par son processus même, le mentalisme semble ennuyant (il faut expliquer afin d'être bien compris, mettre en place un protocole, résumer ce qui s'est passé afin d'être clair...etc. Car enfin, il s'agit pour la plupart des cas d'une performance intellectuelle...) Toutefois, et je ne parle ici que de moi, ma personnalité me pousse à travailler toujours avec humour quitte, pour certain, à perdre en crédibilité. C'est justement parce que je trouvais le mentalisme ch.ant que je m’efforce de ne pas l'être.

Enfin, je fait parti de ceux qui pense que la perfection n'étant pas de ce monde, une erreur, une approximation, renforce l'idée qu'une véritable performance intellectuelle vient d’avoir lieu. Le contexte dans lequel l'erreur est commise a aussi son importance.

Je ne doute pas que Patrick réponde à tes questions, mais j'avais envie de te donner mon avis sur ces sujets . Puissent ils t'être utiles.

Allias

Si tu n'as qu'une parole, ne la donne à personne !

Site web: www.allias-magie.fr/

Publié le

Ne penses-tu pas que le spectateur reste sur sa fin quand le mentaliste s'autorise une approximation ou une erreur ?

Je pense que cela peut s'apparenté à la chute (volontaire....) de l'acrobate ou du jongleur afin de renforcer l'instant d’après la difficulté du mouvement.

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8519
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Augustin JAUFFRET
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.3k
    • Total des messages
      684.2k

×
×
  • Créer...