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De la recherche animale avec l’argent du Téléthon ?

11 nov 2016 - Le Téléthon permet, chaque année, de recueillir des dons pour aider des malades mais aussi pour la recherche biomédicale. Cette recherche utilise-t-elle les meilleures méthodes disponibles ? Nous avons interrogé la présidente de l’AFM-Téléthon.

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De la recherche animale avec l’argent du Téléthon ?

11 nov 2016 - Le Téléthon permet, chaque année, de recueillir des dons pour aider des malades mais aussi pour la recherche biomédicale. Cette recherche utilise-t-elle les meilleures méthodes disponibles ? Nous avons interrogé la présidente de l’AFM-Téléthon.

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Cette lettre envoyée à la présidente de l'AFM Téléthon est un peu provocante, à mon avis. Les chercheurs impliqués dans ce type de recherche sont animés, vraiment, je peux vous l'assurer, par la volonté féroce de guérir des enfants qui ne peuvent plus marcher dès leur plus jeune âge, et qui meurent prématurément. Ils veulent, depuis leur laboratoires, aider et donner espoir aux familles qui attendent depuis des années un traitement efficace. Il est donc nécessaire d'avoir de bons modèles animaux de la myopathie de Duchenne, afin de trouver les traitements les plus adéquats (et la thérapie génique explose en ce moment). Il existe des modèles animaux chien, rat, souris, etc. et tous les protocoles utilisés sont validés par des comités d'éthique. Aucune souffrance n'est infligée aux animaux, bien au contraire, ils sont hébergés dans de bonnes conditions, par rapport à certains animaux domestiques.

Malheureusement pour certains, il y aura toujours besoin de ce type de recherche, car, bien que l'on tende de plus en plus à travailler avec de moins en moins d'animaux ( règle des 3R), on ne pourra jamais se passer d'un organisme et de sa physiologie entière afin de trouver les meilleurs traitements pour l'homme.

Publié le

Depuis deux ans (?) il y a des règles européennes très strictes sur la recherche avec les animaux. Les chercheurs doivent désormais demander des autorisations qui ne sont pas faciles à obtenir. La souffrance animale est vraiment prise en considération.

Mais pour le moment, on ne peut pas se passer de modèles animaux (et le pourra-t-on ?) pour les recherches médicales.

Melvin

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En parlant de la cause animale, j'écoutais la radio l'autre jour et notamment "Le grand direct des médias" (enfin je crois) dont l'invité était l'humoriste Vincent Dedienne.

Moi vous me connaissez, pour me choquer faut y aller. Ben c'est triste à dire mais ce jour là, ils ont réussi; en fin d'entretien, l'animateur (Thomas Joubert, si ma mémoire est bonne), dans un grand éclat de rire, pose la question à VD : " Et au fait, c'est vrai que vous avez tué un pigeon lorsque vous avez participé à Fort Boyard ???" . L'impétrant se marre comme une baleine et confesse "Ben ouais, y en a partout là-bas, à un moment donné je me suis fait un pigeon, dead direct !"

Et tout le monde se gondole dans le studio.

Bande de cons.

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Mais bien sûr... on connaît la chanson.

Rendre les animaux paraplégiques, c'est œuvrer pour leur bien-être, c'est bien connu.

Que d'arguments fallacieux... Les animaux ne sont rien "rendus" du tout, ils naissent ainsi, premier point. Deuxième point, ils ne sont pas paraplégiques, je t'invite à revoir la définition en paraplégie et myopathie dans le dictionnaire.

Espérons qu'ils n'auront pas besoin de tuer des gens, pour ça. Avec de telles justifications même les nazis ont dû œuvrer pour le bien-être des populations ?

Et hop un point Godwin pour toi :)

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Publié le (modifié)

À propos d'arguments fallacieux...

Donnons également de l'audience à l'autre son de cloche, à certains qui ont enquêté, au lieu de se faire bêtement l'apôtre d'un système.

Eh bien si, il semble bien que des chiens ne soient pas nés ainsi, mais que la maladie leur ait été inoculée par manipulation génétique.

Très peu d'informations filtrent sur le traitement réservé aux chiens myopathes. Évidemment, le Téléthon repose sur l'impact émotionnel. Il est donc impensable de dire la vérité. "Vous comprenez, on ne peut pas montrer ça aux gens" (propos d'un animalier d'une école vétérinaire très connue). L'AFM Téléthon occulte donc cette réalité, une partie des dons servant à financer l'expérimentation animale.

Des chiens vivant avec une sonde, ne pouvant plus s'alimenter. Difficultés respiratoires et motrices très lourdes. Des chiots ressemblant déjà à des robots, ne pouvant faire quelques pas qu'au prix d'un essoufflement accablant. Souffrent-ils ? "J'aimerais pas être à leur place".

Pire, ces chiens font partie du protocole histoire naturelle, ils sont simplement observés sans être soignés, en tant que témoins malades, parce qu'il y a autant de types de myopathies que d'individus. Or, l'évolution de cette maladie, sans traitement, est bien connue. C'est cette souffrance créée et non soulagée, entre autres, qui est dénoncée par les associations de protection animale.

Dans cette école, on ne les soigne pas, on reçoit des animaux génétiquement modifiés pour naître myopathes, afin de tester sur eux différents protocoles.

Ces chiens proviennent d'un élevage de l'Yonne, qui a déjà fait parler beaucoup de lui.

Alors quand je parlais des nazis, ce n'était pas innocent. Des médecins - ou prétendus tels - ont procédé à des expérimentations humaines, de véritables tortures. Certains ont avancé qu'ils ont fait avancer la médecine. La médecine doit elle avancer à n'importe quel prix ? Même en "vendant son âme" ?

Alors qui avance des arguments fallacieux ? "ils naissent ainsi". Bien sûr, après les avoir manipulés génétiquement. Comme d'habitude on joue sur les mots ou on omet, c'est plus pratique.

Ah bon, ils ne sont pas paraplégiques ? La paraplégie est la paralysie plus ou moins complète des membres inférieurs. Le chiot transformé en robot, qui peut à peine se déplacer, au prix de souffrances énormes, ce n'est pas de la paraplégie ? Ah oui, peut être pas à 100% et ceci et cela... Mais la souffrance est bien réelle, elle.

Modifié par Edler
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le

OK Elder, mais la science a forcément besoin de cobayes animaux pour mettre au point ses techniques, et a aussi besoin de sacrifier des animaux... alors on fait quoi ? On abandonne alors les recherches médicales et les essais thérapeutiques ?

Si ton fils ou ta fille naissait avec ce genre de maladies génétiques dégénératives et mortelles, tu serais bien content que la médecine puisse lui proposer un traitement efficace.

Melvin

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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