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Il y a 1 heure, Christian GIRARD a dit :

Ça marche aussi. 

C'est un peu court (mais j'apprécie la démarche)

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L'important, c'est que ça valide !

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Le 16/09/2022 à 11:32, Christian GIRARD a dit :

Néanmoins son avis m'intéresse car pour le coup ça doit impliquer de sacrées remises en question que d'avoir fait confiance en un maître spirituel qui semble avoir une seconde face très sombre...

Bonjour Christian,
Je n’ai pas grand chose à rajouter sur cette affaire qui est déjà ancienne. Les premières rumeurs sur Sogyal Rinpoché (aujourd’hui décédé) datent de plusieurs décennies, je peux juste dire les points suivants :

  • - J’ai toujours fait la différence dans mon esprit entre l’enseignement et l’enseignant (quel que soit l’enseignant)
  • - J’ai eu des enseignants mais je n’ai jamais été "disciple" de quiconque.
  • - Contrairement à certaines conceptions très idéalistes, un enseignant spirituel reste un homme et, comme ton homme, il a ses zones d’ombre.
  • - Un homme ne se résume jamais à ses actes, même délictueux ou criminels.
  • - Pour toutes les personnes qui s’intéressent aux enseignements spirituels : gardez toujours votre esprit critique et votre libre arbitre. N’abordez pas les enseignements spirituels dans un état de dépendance ou de trop grande vulnérabilité. On s’engage parfois dans une voie spirituelle pour combler certains manques affectifs et, dans ce cas, il est, peut être, parfois plus judicieux d’entreprendre une psychothérapie avant de s’engager dans une démarche spirituelle.
  • - Soutien et compassion total pour les victimes.

 

C'est dans le numéro de Cerveau et Psycho de ce mois-ci.

Encore un plaidoyer pour le réalisme indirect et une validation de la très ancienne dichotomie philosophique nette entre "apparence" et "réalité".

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C'est assez rigolo de formuler les choses ainsi quand on y réfléchit bien... "Comment notre cerveau simule le monde". Le "monde" relégué au statut de simulation (donc d'illusion) et le cerveau devenant LA réalité de référence, une sorte de réalité ultime ! Nous sommes tout à fois dans une vision neuroscientifique et "neuro-essentialiste".

Sauf que, comme cela a déjà été souligné maintes fois ici, le cerveau est aussi un objet du monde et un objet de perception. Et, au fond, il n'y a pas beaucoup de raisons de penser que les "entrées sensorielles" que nous identifions comme un cerveau soient moins une simulation que ne l'est le monde !

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il y a 30 minutes, Patrick FROMENT a dit :

C'est assez rigolo de formuler les choses ainsi quand on y réfléchit bien... "Comment notre cerveau simule le monde". Le "monde" relégué au statut de simulation (donc d'illusion) et le cerveau devenant LA réalité de référence, une sorte de réalité ultime ! Nous sommes tout à fois dans une vision neuroscientifique et "neuro-essentialiste".

Sauf que, comme cela a déjà été souligné maintes fois ici, le cerveau est aussi un objet du monde et un objet de perception. Et, au fond, il n'y a pas beaucoup de raisons de penser que les "entrées sensorielles" que nous identifions comme un cerveau soient moins une simulation que ne l'est le monde !

Le Larousse nous donne deux définitions pour "simuler" :

  1. Imiter un état, un sentiment, les feindre, le plus souvent en vue de tromper
  2. (Littéraire) Offrir l'apparence de quelque chose, lui ressembler

Comme notre cerveau ne cherche sans doute pas à nous tromper, c'est bien dans sa définition "littéraire"  que Cerveau et psycho utilise ce verbe, ce qui n'est pas étonnant. Mais même avec cette définition, je trouve que le mot associé au fonctionnement du cerveau est un peu racoleur. Ce qui ne m'étonne pas non plus 😉 .

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il y a 8 minutes, Patrick FROMENT a dit :

"Quelle sera l'issue,

entre le Scylla de la négation du monde,

et le Charybde de son affirmation ?"


 

Carl Gustav Jung

Ça ne m'étonne pas de jung, quel déconneur...

Comme s'il ne savais pas que les deux sont faux... 

Gilbus

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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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Le 26/02/2015 à 13:08, Patrick FROMENT a dit :

Fabrice Midal – Comment la philosophie peut nous sauver – 22 méditations décisives

Ton ami Fabrice Midal dit ceci sur la méditation 😆 :

« Les gens qui ont du mal à méditer, je le dis toujours, eh bien tant mieux pour eux. Ça prouve qu'ils sont sains, il y a quelque chose en eux qui dit : "Eh bien j'ai pas envie de faire ce truc, j'ai pas envie de faire le vide dans ma tête, j'ai pas envie de devenir complètement niais. [...]" »

Source (à 13'50), histoire de contextualiser, évidemment 😉 :

 

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  • 4 weeks plus tard...
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Le numéro de La Recherche actuellement en kiosque explore une nouvelle fois une question au carrefour de la science et de la philosophie :

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Un des articles m'a particulièrement intéressé :

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Cette question des multiples nuances de réalisme a été largement illustrée ici par les nombreux réalistes qui ont bien voulu participer au débat depuis plus de 10 ans. 🙂

Ces derniers mois, je suis, moi même, intervenu sur ce thème à plusieurs reprises.

Il n'y a pas de définition universellement partagée du concept de "réalisme" et tout le monde se réclame du "réalisme" (c'est un peu la même chose avec le concept de "rationalité" d'ailleurs).

Le 04/02/2022 à 17:36, Patrick FROMENT a dit :

... Après quel type d'athée êtes-vous ? (cf nos discussions sur le fil l'existence de Dieu), quel type de réaliste êtes-vous ? :

réalisme générique, réalisme des universaux, réalisme physique, réalisme sémantique, réalisme du sens commun, réalisme scientifique, réalisme métaphysique, réalisme métaphysique robuste, réalisme métaphysique faible, réalisme indirect (ou représentatif), réalisme naïf…

(la liste est loin d'être exhaustive ! 😃)

 

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  • 4 weeks plus tard...
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Sommes nous un sujet (un moi) qui observe et expérimente un objet (un monde) ? … Ou bien alors cette séparation entre sujet et objet, moi et monde est-elle une manière commode de décrire et de nous raconter à nous même notre expérience ? En observant notre expérience au plus près, ne pouvons nous pas voir aussi que le moi et le monde co-existent et émergent dans une même expérience ? Subjectif et Objectif sont étroitement liés.

 

Citation :

Notre regard est toujours en quête de savoir où il est pour comprendre ce qu'il est. Son activité, consciente ou non, consiste à modeler ainsi notre moi et notre monde. Si je sais ce qu'est le monde, je sais qui je suis.
La conscience immédiate que j'ai de moi-même ne suffit pas elle doit prendre une forme. Il me faut être ceci ou cela, dans un monde stable. À cette fin, il y a des « étiquettes » disponibles, ce qu'on appelle « concepts » et que je peux m'attribuer. Je m'identifie peut-être comme étant une Malienne, un libraire, un dépressif, une trentenaire ou une alpiniste. Je peux, bien sûr, combiner ces identités et elles peuvent varier dans le temps. Peu importe que ces définitions puissent changer totalement ou en partie, il faut qu'il y ait une ou plusieurs qui me permettent de me désigner - sans quoi c'est l'angoisse du néant. Pour cela, il faut un monde où il existe le Mali, les librairies, la dépression, etc. Le regard qui se projette au dehors le fait ainsi à partir d'une certaine intériorité (un moi). Par ailleurs, cette intériorité est situé dans un temps, un espace et une culture (une langue, un monde). Le regard constitue d'une part un monde, de l'autre un moi et relie ces deux termes.
Il n'est pas question ici du monde qui serait la somme de tout ce qui existe : le monde est une pure abstraction et à ce titre ne nous intéresse pas. Un monde consiste en un certain ordre construit par un regard en quête de confirmation du moi. Moi et monde dépendent ainsi étroitement l'un de l’autre.

Damien Brohon - Au travers du visible, Un parcours du regard

Au-travers-du-visible.jpg

 

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Le tout dernier numéro de Cerveau & Psycho disponible en kiosque offre une vision plutôt positive des biais cognitifs :

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Des arguments, donc, en faveur de la thèse, abordée ici plusieurs fois, selon laquelle notre cerveau et notre appareil perceptif n'est pas fait pour nous fait voir la réalité "telle qu'elle est" mais pour assurer notre survie.

Une manière de répondre aussi à la thèse inverse (elle aussi déjà abordée par ici) : Si le cerveau de l'homo sapiens sapiens n'était pas fait pour voir la réalité "telle qu'elle est" il n'aurait pas pu survivre.

Au passage, quand on y réfléchit bien, il existe des espèces autres que l'homo sapiens et bien antérieures à lui qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui (les fourmis par exemple). Or nous sommes tous d'accord pour dire  que la "réalité" perçue par une fourmi est certainement très différente de la "réalité" perçue par un homo sapiens sapiens.

Le fait que l'espèce perdure n'est donc pas un argument en faveur du réalisme direct. C'est, tout au plus, un argument pour dire que "l'interface utilisateur" de cette espèce (pour reprendre la métaphore  de Donald D. Hoffman) est adaptée et permet sa survie.

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    • https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/ils-ont-change-le-monde/les-pyramides-sont-des-centrales-electriques-8090250  
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    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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