Aller au contenu

Recommended Posts

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
il y a 12 minutes, Christian GIRARD a dit :

Robert Merle, à l'Académie française ? Allons...

Du coup, il me paraît judicieux que, quand j'évoque Corneille dans la liste des écrivains prestigieux, je ne parle pas du chanteur non plus 😅

  • Haha 2

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Enquête sur la nature de la matière: Voyage dans l'infiniment petit par Jacques Léon

Enquete-sur-la-nature-de-la-matiere-Voya

Première ligne de la 4e de couv : Qu’est ce que la matière, bien que support de la réalité, elle apparaît difficile à définir. 🙂

Extrait du chapitre 5 - Physique, Matière et Réalité :

IMG_20220221_122123_resized_20220221_010754801.jpg.b03a356fef55b73e8d67d075221b817b.jpgIMG_20220221_122357_resized_20220221_010755223.jpg.74c3bec41b73ba356873475bb0e6d72f.jpg

Ok... Il semble bien que l’auteur, Docteur en physique des particules de l’Université d’Orsay, valide l’idée que l’objectivité c’est l’intersubjectivité. Il ajoute cependant : À travers cette intersubjectivité, elle (la réalité) acquiert un caractère objectif, indépendant du sujet à qui elle est donnée. Sauf qu'il n'explique pas du tout comment il opère ce glissement de l'intersubjectivité à la conclusion "indépendant du sujet". En d'autres mots comment on passe d'une constatation phénoménologique à une conclusion ontologique comme si la chose allait de soi (mais, rassurez vous, la physique n'explique jamais comment elle tire des conclusions ontologiques, ça fait partie des axiomes qui ne sont jamais explicités  (parce que impossibles à prouver 🙂)).

 

  • J'aime 2
  • Merci 1
Publié le

Ce que je trouve intéressant, dans cet extrait, c'est qu'il oppose la réalité (ce que nous percevons) à ce que notre esprit produit. C'est un point de vue assez différent de l'opposition, récurrente ici, entre ce qu'on perçoit et ce qui existe.

L'intersubjectivité est donc ce que tous les individus perçoivent (et si tous le perçoivent de la même manière, c'est bien qu'il s'agit de la même chose), par opposition à ce qu'ils imaginent (et qui est totalement subjectif).

De cette définition, il découle que l'intersubjectivité et l'objectivité sont une seule et même chose, puisque l'intersubjectivité est ici le moyen de vérifier qu'une chose existe (si elle est perçue par plusieurs sujets, c'est qu'elle n'est pas une création de l'esprit).

 

  • Merci 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 7 minutes, Alx a dit :

(si elle est perçue par plusieurs sujets, c'est qu'elle n'est pas une création de l'esprit).

On peut valider ça même si c'est, aussi, discutable mais passons 🙂. Ce qui est plus difficile à valider c'est que cette chose existe indépendamment de l'esprit (des esprits en l’occurrence) qui l'observe.

Ce que j'interroge c'est cet automatisme, cette évidence, cet axiome qui dit : accord intersubjectif=réalité indépendante des observateurs. On peut tout à fait imaginer que l'accord intersubjectif concerne une réalité commune à un certain type d'observateurs (mais pas forcément indépendante). C'est aussi une évidence : la réalité "objective" des êtres humains n'est pas la même que celle des chauves souris ou des punaises.

Pour info, l'extrait du livre que j'ai publié dans mon précédent message est tiré du chapitre du livre le plus philosophique (les autres chapitres c'est de la science pure).

Par ailleurs, sur ces questions d'"intersubjectivité" et de "réalité indépendante de l'observateur", je ne peux m'empêcher de penser à Hervé Zwirn et à sa notion de "solipsisme convivial".

Publié le

Oui, je t'accorde que la réflexion de Jacques Léon part d'un axiome : la définition sur laquelle il se base pour poser sa définition de la réalité.

En gros, cette définition dit : "la réalité objective, c'est ce qui est perçu par tous, par opposition aux constructions mentales de chacun".

Comme tous les axiomes, il est indémontrable (évidemment, puisque c'est lui qui sera utilisé pour démontrer le reste).

Alors évidemment, vous allez avoir du mal à vous comprendre, car ta définition à toi est très différente, et pourrait se résumer (mes excuses pour les approximations et la simplification excessive) ainsi : "la réalité est subjective, car c'est un ensemble de perceptions individuelles, forcément différentes de ce qui existe autour de nous".

Il s'agit également d'un axiome, et il est tout aussi valable que le précédent.

D'où le corollaire : "Il ne peut pas y avoir de réalité objective, mais parfois les réalités subjectives individuelles se chevauchent, et on appelle ces perceptions communes l'intersubjectivité".

Il est impossible de concevoir un système dans lequel ces deux axiomes antithétiques soient vrais, donc vous ne pouvez pas vous comprendre. Enfin si, je ne doute pas que tu comprennes ce que dit J. Léon, mais vous ne pouvez pas tomber d'accord : vos points de vue sur la question sont trop opposés (malgré l'emploi, prometteur à première vue, d'un vocabulaire commun)

 

 

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 10 minutes, Alx a dit :

ta définition à toi est très différente, et pourrait se résumer (mes excuses pour les approximations et la simplification excessive) ainsi : "la réalité est subjective, car c'est un ensemble de perceptions individuelles, forcément différentes de ce qui existe autour de nous".

Oui mais il n'y a pas que ça. La définition que tu me prêtes correspond, au fond, en l'affirmation d'un réalisme indirect avec une petite note prononcée de subjectivisme 🙂. Ça me ressemble assez, effectivement, mais ce n'est pas forcément ce que j'ai voulu exprimer en priorité dans mes derniers messages.

Ce que j'ai voulu exprimer et mettre en évidence c'est :

1) comment l'intersubjectivité est couramment utilisée (même dans le milieu scientifique) pour définir l'objectivité.

2) comment, par un curieux glissement ou un saut inexpliqué, on en arrive à taxer cette objectivité d'indépendante du sujet observant.

Pour ma part je m'en tiens au point 1 qui est purement phénoménologique.

Le point 2 me semble une extrapolation métaphysique impossible à prouver.

 

Une citation déjà rapportée plusieurs fois par ici mais qui me semble avoir toute sa pertinence dans ce contexte : L’hypothèse de départ de la science, celle qui pose l’existence d’un monde objectif indépendant de la conscience et des constructions conceptuelles est une croyance métaphysique. - B Allan Wallace

 

Publié le
il y a 34 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Ça me ressemble assez, effectivement, mais ce n'est pas forcément ce que j'ai voulu exprimer en priorité dans mes derniers messages.

Oui, je remettais simplement les choses en contexte pour expliquer pourquoi, bien que vos deux points de vue semblent valides, vous ne pourriez jamais vous comprendre, Jacques Léon et toi.

il y a 36 minutes, Patrick FROMENT a dit :

1) comment l'intersubjectivité est couramment utilisée (même dans le milieu scientifique) pour définir l'objectivité.

2) comment, par un curieux glissement ou un saut inexpliqué, on en arrive à taxer cette objectivité d'indépendante du sujet observant.

C'est là que je ne te suis pas. Le principe même de l'objectivité (à supposer qu'elle existe, naturellement) est qu'elle est forcément indépendante de l'observateur.

A la rigueur, on pourrait débattre du point 1, qui me semble davantage sujet à caution : intuitivement, on s'attend à ce que l'objectivité soit le contraire de la subjectivité. Par conséquent, définir l'objectivité comme un "dénominateur commun intersubjectif", ça peut surprendre (même si je reconnais que ça tient la route, à la réflexion).

En revanche, dire que l'objectivité est indépendante de l'observateur, c'est une lapalissade ! Que le point 2 ne découle pas du point 1, soit : si l'objectivité est objective, ce n'est pas à cause de l'intersubjectivité. Mais elle est objective par définition, non ?

 

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 29 minutes, Alx a dit :

C'est là que je ne te suis pas. Le principe même de l'objectivité (à supposer qu'elle existe, naturellement) est qu'elle est forcément indépendante de l'observateur.

C'est effectivement le sens usuel de ce mot aujourd'hui (notamment dans la sphère scientifique) mais les choses ne sont pas si simples  car :

Citation

Définir l’objectivité soulève un problème de taille. Le  sens du  mot  lui-même a en effet changé  au cours du temps.

source : L’objectivité dans la recherche scientifique - Vincent Devictor - Université Paul Valéry - Département de Philosophie

 

J'ai mis quelques morceaux choisis ci-dessous mais les 80 pages du document sont passionnantes 🙂

 

Citation

Descartes affirme (…) qu’ «être objectivement» n’est pas être en dehors de l’esprit mais correspond au contraire à l’idée abstraite que l’esprit se fait des choses extérieures


 

Citation

Du même coup, ce qui est connu n’est pas l’objet en lui-­même mais bien l’objet tel qu’il est représenté par l’esprit. Les données expérimentales sont donc irrémédiablement transformées par les règles de l’esprit. Pour Kant, l’objet et l’objectivité ne sont donc pas pensés comme indépendants du sujet connaissant.

 

Citation

la connaissance est bien le résultat de deux facteurs, l'objet et le sujet. Ces deux facteurs sont inséparables et on les retrouve tous les deux dans le résultat de la connaissance.

Citation

L'objectivité du scientifique n’est-­elle pas pourtant bien fondée sur sa possibilité à décrire une réalité indépendante de lui?


 

Citation

C’est l’usage du terme objectivité au XIXe siècle qui transformes on sens et celui de la distinction entre objectif et subjectif. La lecture de Kant est revisitée à l’aune d’une science florissante qui exige de plus en plus de découpler l’objet connu de son connaisseur.

 

Citation

«Tout ce qui est objectif correspondra à ce qu’on appelle la nature, et le terme d’objectif sera restreint à un sens passif et matériel correspondant à l’ensemble des phénomènes dont l’existence se manifeste à nous. D’un autre côté tout ce qui est subjectif sera compris comme appartenant au sujet ou à l’esprit. Ces deux termes sont nécessairement antithétiques»
 Samuel Taylor Coleridge - 1817


 

Citation

l’objectivité est un concept qui n’a cessé de s’incruster dans les fondements de l’activité scientifique et qui a, par conséquent, rythmé et structuré l’épistémologie. En effet, que la connaissance puisse être qualifiée d’objective ou non, les discussions contemporaines ayant trait à la nature et à la valeur de la connaissance scientifique se déploient toutes sur un certain schéma centré sur la notion d’objectivité.


 

Citation

Le XXe siècle ouvre une ère de soupçon vis-à-vis de l’objectivité: les lois de Newton unanimement tenues pour des vérités indubitables et définitives sont bouleversées par Einstein. Une théorie devient dépassable, provisoire. Un nouveau genre de scepticisme voit le jour: celui produit par la science elle-­même. La science nous apprend que les raisons de douter sont inscrites dans la science, c’est la fin d’une promesse.

 

Citation

Au fond, on peut se demander qui croit encore à l’objectivité de la science? Quelle est la possibilité d’un regard sans observateur? D’autres, convaincus de l’importance de maintenir le dogme de l’objectivité ou qui pointent du doigt ses conséquences négatives se demanderont comment «y mettre de la morale» pour freiner l’injonction «stérilisante» d’une objectivité conquérante, responsable des désastres de la techno-­science. Ces tensions autour de la notion d’objectivité existent encore bel et bien dans la recherche scientifique.

 

  • Merci 1
Publié le

Quelle synthèse fameuse de ce Vincent Devictor (et non l'inverse?) 🤦‍♂️

(sans paraître monomaniac avec Whitehead, je relève aussi cette phrase de son mémoire:)

Citation

Putnam appuie cette idée en remarquant que la théorie de la relativité générale d’Einstein a été favorisée par rapport à la théorie concurrente de Whitehead sur la base de sa simplicité et de son  aspect plus conservateur bien avant qu’une expérience permettant de séparer les deux théories puisse être imaginée.


Que celui qui veut lâcher 30 euros arbitre... -peut-être avec cet article-:
https://www.degruyter.com/document/doi/10.1515/9783110322408.235/pdf


Pour donner envie...🙂

Citation

Entre 1919 et 1922, Whitehead s’engage dans une recherche qui ne prétend nullement remonter aux «fondements» de la nature mais bien plutôt aux «Principes», à la fois physiques et métaphysiques, qui permettent de décrire et d’expliquer notre connaissance de la nature. PNK prolonge les travaux précédents et reposent sur le souci de faire usage à la fois des concepts mathématiques et de l’expérience que nous pouvons avoir de l’espace.

 

Citation

Mais par dessus tout j'aurai aimé devenir magicien. C'était la tendance la plus profonde, le penchant le plus intime de ma nature ; je ressentais une certaine insatisfaction devant ce qu'il était convenu d'appeler la réalité, qui me semblait être le produit d'une stupide convention établie par les adultes.

Enfance d'un magicien de Hermann Hesse

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.



  • Messages

    • Rendez-vous historique sur Zoom avec une immense légende de notre art ! ✨ 🌟 INVITÉ D'HONNEUR : @Gaëtan BLOOM ! 🌟 Gaëtan sera avec nous en direct de chez Charly (champion de France 2016) pour nous faire vivre ses incroyables aventures au Magic Castle, à Las Vegas et en Espagne ! Anecdotes croustillantes, vision de la magie et génie créatif au rendez-vous. 🇺🇸🇪🇸 🔥 ÉGALEMENT AU SOMMAIRE CE SOIR : 🔥 @Christian ERBS : Boîte d'allumettes connectée & carte déchirée/reconstituée au papier flash ! 🍽️ @Pascal BECQUERELLE : Routine Un dîner à l'Élysée (d'après @François MONTMIREL) + retour sur le spectacle Bonjour de @Markobi ! 🔮 @Michel DARLONE : Sa création perso Le nombre 13 avec le jeu Mlle Lenormand ! 💡 @Yann LE GOUADEC (Dimitrak) : Combo My Custom Effects (Flitch) & Wondrous Light (Pitata) ! 🃏 @Alexis DUDZIAK : Démo de Tous à droite de Sylvain MIROUF ! 📍 OÙ ? En direct sur Zoom ici https://www.virtualmagie.com/vmlive/ ⏰ QUAND ? Ce soir 18h30 (Accès libre)
    • Pour ce qui concerne Jodorowsky, on peut également lire cette page Wiki et le chapitre « Controverse », je vous laisse seul juge :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Alejandro_Jodorowsky
    • 49 PRIX FDPI FRANCE. Description C.H.I.P.S. est une toute nouvelle méthode de lecture de pensée et, incroyable mais vrai, vous n’avez pas besoin de piles ! Jusqu’à présent, les magiciens s’appuyaient sur l’électronique pour ce niveau de routines d’« objet choisi » sans intervention manuelle, mais C.H.I.P.S. est un effet entièrement mécanique et infaillible qui paraît impossible : vous avez le pouvoir sans avoir besoin d’électricité ! Né de l’esprit créatif de Jasper Blakeley et réalisé par le maître accessoiriste Alan Wong, C.H.I.P.S. est un ensemble polyvalent de jetons de poker colorés que vous pouvez emporter dans votre poche, et qui vous permet, en un instant, de réaliser une démonstration incroyablement puissante, et pourtant simple, d’intuition et de langage corporel. L’effet : Le magicien s’approche d’une table et demande s’il peut se joindre au groupe. L’artiste explique qu’il est très doué pour démasquer les menteurs et demande au groupe s’il souhaite une démonstration. Cinq jetons de poker de couleurs différentes sont sortis d’un petit sac en velours et disposés en rangée sur la table. Dos tourné, les spectateurs, un à un, ramassent un jeton et le cachent dans leur poing, derrière leur dos. L’artiste se retourne alors et déclare qu’il ne cherche que le jeton bleu. Il demande à chacun des cinq spectateurs s’il le possède, mais leur demande de répondre « non ». L’artiste sait immédiatement qui a le jeton bleu et qui ment. Il attend, et immanquablement, on lui demande de refaire le tour encore et encore – sans jamais se tromper. Créé à l’origine par Jasper il y a plus de dix ans sous différentes formes, ce tour a nécessité l’intérêt du maître mentaliste Peter Turner pour prendre vie. Les instructions vidéo et les nombreuses performances en direct, ainsi que les idées originales et approfondies de Jasper et Peter, font de C.H.I.P.S. un véritable tremplin pour la créativité : une fois la méthode maîtrisée, vous inventerez des routines de mentalisme inédites. Que ce soit pour des performances amicales ou même un spectacle de cabaret ou de salon, C.H.I.P.S. offre, pour la première fois, une méthode infaillible et sûre pour manipuler l’« objet choisi ». C.H.I.P.S. peut être réalisé pour une, deux, trois, quatre ou cinq personnes. En bonus, découvrez un incroyable numéro de Peter Turner : « une personne, trois jetons de poker, lequel empoche ? », ainsi qu’une session d’improvisation avec une foule d’idées géniales. Les accessoires sont faits sur mesure, colorés, visuels et résistants (en plus d’être ingénieux), mais leur qualité dépend de celle du numéro. C.H.I.P.S. est un numéro de réinitialisation instantanée incroyablement facile à réaliser, amusant, divertissant, stupéfiant et impossible. C.H.I.P.S. : pas besoin de piles !
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8552
    • Maximum en ligne
      9330

    Membre le plus récent
    Gildas MONNIER
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.6k
    • Total des messages
      686.7k

×
×
  • Créer...