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Il y a 8 heures, Christian GIRARD a dit :

Je remarque néanmoins que tu occultes ce qui permet ces sensations : pour qu'il y ait le goût du vin, il faut qu'il y ait du vin (et, oui, également les capteurs sensoriels puis les liaisons nerveuses qui transmettront des informations qui seront traitées dans un cerveau où une certaine partie arrivera à passer le seuil de la conscience), idem pour les odeurs, etc. Ton "scientifique spirituel" qui "fait l'amour", je suppose que cela implique au moins un autre corps avec lequel il entre en interaction

 

Il y a dans ton propos les éternelles critiques qui ont été opposés à tout ceux qui ont prôné un retour à l’expérience subjective comme fondement premier de la réalité (point sur lequel ont insisté essentiellement des philosophes, mystiques mais aussi quelques scientifiques).

Parmi ces critiques, il y a l’idée que ce retournement de la conscience vers elle même (cette métanoïa) serait une négation de l’altérité et de l’existence de l’autre. Je crois que j’ai déjà répondu plusieurs fois à ça.

L’autre critique, qui me semble aussi présente dans ton propos, est que ce retournement de la conscience constituerait, en quelque sorte, la ruine de toute explication scientifique et objective du monde.

Pour faire court je répondrais à cette seconde critique, que ce que j’appelle le retournement de la conscience n’est pas la négation de la science objective, c’est la prise en compte de ce que Michel Bitbol appelle « le point aveugle de la science » c’est à dire le sujet pensant et percevant (mais je crois que ça aussi on en a déjà parlé 🙂).

 

 

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Publié le

ça décoiffe ! 😀

Pour moi qui ai consacré toute ma vie à la science la plus rigoureuse, l'étude de la matière, voilà tout ce que je puis vous dire des résultats de mes recherches : il n'existe pas, à proprement parler, de matière ! Toute matière tire son origine et n'existe qu'en vertu d'une force qui fait vibrer les particules de l'atome et tient ce minuscule système solaire qu'est l'atome en un seul morceau [...] Nous devons supposer, derrière cette force, l'existence d'un Esprit conscient et intelligent. Cet Esprit est la matrice de toute matière.

Max Planck - Conférence sur la nature de la matière - Florence - 1944

(... Et encore la conception de l'atome comme "minuscule système solaire" est un peu datée. L'atome ce n'est (même pas) ça ! 😀 )

 

Publié le
il y a 57 minutes, Patrick FROMENT a dit :

(... Et encore la conception de l'atome comme "minuscule système solaire" est un peu datée. L'atome ce n'est (même pas) ça ! 😀 )

Et comment sait-on que l'atome (modèle de Bohr) peut être défini autrement ? Grâce aux scientifiques qui se sont appuyés sur les travaux de leurs illustres prédécesseurs pour affiner la connaissance scientifique sur ce point. 

Je te renvoie à Étienne Klein qui dit :

« Si Démocrite n'avait pas pensé l'atome qui n'existe pas, on n'aurait jamais pensé l'atome qui existe. »

C'est dans la vidéo que j'ai mise ici

 

 

Publié le (modifié)
Il y a 9 heures, Christophe (Kristo) a dit :

On peut dire que Planck croyait en dieu, et qu'il a dit ça à la fin de sa vie...

Apparemment à la fin de sa vie il ne croyait plus en la matière ! 😀😀😀

Plus sérieusement, je ne suis pas certain qu'on puisse qualifier Max Planck de théiste strict. Il me semble que sa conception de "Dieu" est plutôt spinoziste (Dieu est assimilé à la Nature ou aux grandes lois de l'univers).

Quant à "l'Esprit conscient et intelligent" ou "l'Esprit matrice de toute matière", on peut rapprocher cela d'une autre de ses citations (Planck répond à la question de savoir si, selon lui, la conscience peut être expliquée grâce à la matière et à ses lois) :

Je considère la conscience comme fondamentale. Je considère la matière comme dérivant de la conscience. Nous ne pouvons aller au-delà de la conscience. Tout ce dont nous parlons, tout ce que nous voyons comme existant, suppose la conscience.

Modifié par Patrick FROMENT
Publié le

  

Le 23/10/2020 à 08:16, Patrick FROMENT a dit :

Apparemment à la fin de sa vie il ne croyait plus en la matière ! 😀😀😀

Rappel :  

Le 05/01/2015 à 01:06, Christian GIRARD a dit :

Une intervention de deux scientifiques où il est question (très brièvement) du Chat de Schrödinger), mais c'est surtout une occasion de plus de penser différemment cette "réalité" dont les magiciens sont censés perturber les lois. Voici quelques passages extraits de la vidéo :

Claude Aslangul. Débat sur la mécanique quantique. Notion de localité.

Vers 14’20 ’’ :

« Il n’y a pas de particules, il n’y a que des champs. »

[...]

Étienne Klein

Vers 33’50'' :

« La notion de dualité onde-corpuscule, on devrait l’abandonner. »

40’50 :

« Une particule quantique n’est jamais un corpuscule, c’est un champ. »

Source :

https://virtualmagie.com/forum/sujet/34360-le-chat-de-schrödinger/?do=findComment&comment=416287

Dans l'infinitésimal, ces précisions ont du sens. Savoir si elles sont pertinentes dans un macrocosme de "matière émergente" même illusoire (l'Univers empirique, celui qui procède de nos expériences sensibles), ça se discute (d'où la physique, la philosophie, et ce sujet dans VM ). 

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Publié le
Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

« Il n’y a pas de particules, il n’y a que des champs. »

 

 

Dans l'infinitésimal, ces précisions ont du sens. Savoir si elles sont pertinentes dans un macrocosme de "matière émergente" même illusoire (l'Univers empirique, celui qui procède de nos expériences sensibles), ça se discute (d'où la physique, la philosophie, et ce sujet dans VM ). 


A notre échelle, ça ne marche pas?

Le fameux marteau qui sert à vérifier l'existence de la réalité ne serait-il pas un champ? En dualité avec une faucille, ça ferait une belle moisson...

Publié le

Ça vient de sortir et ça a l’air excellent (je n’ai pas encore lu mais cela ne devrait tarder)

Le Cinéma intérieur: Projection privée au cœur de la conscience
De Lionel Naccache

Citation

Il vit dans un monde dont il produit le sens, comme dans un film dont Je est le héros. « Il existe en nous une sorte de cinéma intérieur qui s’apparente au cinéma tout court par de très surprenantes similitudes, mais qui s’en distingue également par d’incroyables prouesses. »

Notre esprit présente une propriété fondamentale qui consiste à créer des significations à tout ce que nous sommes en train de vivre, penser ou imaginer. Inconsciemment et consciemment.

Dans ce livre, l’auteur, neurologue et chercheur en neurosciences cognitives, explore, avec les outils des neurosciences les plus récentes, la manière dont notre esprit/cerveau produit notre perception du monde et de nous-même. Il montre ainsi comment le sujet tisse l’« étoffe de ses fictions » et élabore le sens que les choses ont pour lui, au croisement du cerveau et de l’expérience subjective du monde.

Avec beaucoup d’esprit et de talent, Lionel Naccache file dans ce livre la métaphore cinématographique et en révèle la spectaculaire fécondité.

Il nous propose ici une toute nouvelle approche de la manière dont se façonne notre représentation du monde.

 

Notons que la métaphore cinématographique existe aussi dans les approches spirituelles : il est dit, en effet, que l’écran de cinéma représente la conscience et le film projeté représente nos perceptions, nos sensations, nos pensées interprêtées comme étant   notre vie, notre histoire. Nous ne sommes pas les images qui n'ont pas d'existence réelle, mais l'écran lui-même. 🙂


Notons également que l’auteur utilise sans cesse l’expression « Esprit / Cerveau » dans son livre qui me semble du coup bienvenue. En effet cette « conscience témoin » est souvent appelé « cerveau » dans les livres de neurosciences et « esprit » dans les livres de philo ou de spiritualité. Du coup « Esprit / Cerveau » me semble pas mal (particulièrement pour parler de processus qui sont très souvent difficilement objectivables).

La vidéo ci-dessous est excellente (notamment entre 4:50 et 7:30, on y trouvera un condensé de plein d’idées explorées par ici depuis des années. Idées qui devraient particulièrement intéresser les illusionnistes et mentalistes).

 

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    • Moi, c’est Mathieu Mariani, né le 7 janvier 1992 à Rognac, et je pratique la magie depuis 2005/2006. À l’époque, je ne savais absolument pas dans quoi je mettais les pieds… enfin, les mains surtout. 😄 Mon aventure magique a commencé avec « Le billet qui se plie tout seul dans la main du magicien », accompagné d’un superbe jeu de Bicycle orange. Premier achat, premières illusions… et probablement la naïveté de croire qu’avec le bon gimmick, on allait devenir magicien en trois jours. Évidemment, ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça. 😂 Mon deuxième colis, lui, contenait les fameux Dynamic Coins en 50 centimes d’euro : les téléportations de pile de pièces en laiton. Et là, petite anecdote qui me fait encore sourire aujourd’hui : en 2026, la fameuse pile qui était supposée être en laiton a tout simplement grisé. Après plus de vingt ans, je regarde mes Dynamic Coins et je me dis qu’elles ont visiblement décidé de changer de métal sans me consulter. 😂 Du laiton… devenu gris. Voilà un gimmick qui aura finalement réalisé un effet que personne n’avait prévu dans la notice : la transformation du matériau avec le temps. Depuis, plus de vingt ans ont passé. Je me considère aujourd’hui comme magicien amateur confirmé, avec pas mal d'heures de pratique, quelques milliers de tentatives, un certain nombre de réussites… et probablement beaucoup trop de matériel accumulé. J’aime particulièrement les cartes, les pièces, les gimmicks et la technique, mais surtout tout ce qui permet de créer ce petit moment où le spectateur se demande sincèrement : « Mais… c’est pas possible ? » C’est finalement ça qui me plaît dans la magie : derrière quelques secondes de miracle, il peut y avoir des heures de travail, de répétition et parfois une quantité absolument déraisonnable de matériel acheté avec la phrase : « Celui-là, c’est sûr, je vais vraiment m’en servir. » 😏 Bref, Mathieu Mariani, magicien amateur depuis 2005/2006, toujours passionné, toujours curieux, toujours en train d’apprendre… Et propriétaire depuis bientôt vingt ans d’une magnifique fausse pile de pièces en laiton devenue grise, qui constitue probablement aujourd’hui mon premier véritable témoignage archéologique de mes débuts dans la magie. 😂🎩
    • Je reviens sur ces deux éléments : Fred Chichin, le guitariste du duo français les Rita Mitsouko, est décédé en 2007 des suites d'une hépatite C ayant évolué en un cancer du foie « foudroyant ».  Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, est décédée en 2026, emportée par un cancer foudroyant. On connais la chanson Marcia Baïla qui les a rendu célèbre. Mais saviez-vous ceci ? (Source : Wiki) ... : « En 1976, pour une pièce montée au Café de la Gare, Catherine Ringer rencontre Marcia Moretto, danseuse argentine qui donne des cours au Centre de danse du Marais et joue dans différents spectacles ou en crée. À la fin des années 1970, Catherine Ringer rencontre Fred Chichin ; le groupe des Rita Mitsouko est formé, donne des concerts, et Marcia Moretto les accompagne. L'idée de la chanson vient de Catherine Ringer en 1983, après la composition de la musique de la Biennale de la danse de Lyon. Catherine Ringer avait côtoyé de nouveau Marcia Moretto en 1980 pour une pièce d'Armando Llamas et Catherine Dasté. Marcia Moretto meurt peu de temps après, le 21 mai 1983, à 36 ans, des suites d'un cancer du sein foudroyant. Très touchée par cette mort, Catherine Ringer utilise une musique créée avec Fred Chichin et écrit des paroles évoquant Marcia Moretto, dans une chanson appelée Marcia Baïla. Ce titre est chanté avec un accent espagnol forcé, Catherine Ringer ne parlant pas l'espagnol. C'est un hommage à Marcia Moretto, à sa beauté, à ses jambes, à son rire, à sa gestuelle, « Marcia, elle danse... ». La chanson mentionne également sa mort : « Tu t'es consumée Marcia / C'est le cancer / Que tu as pris sous ton bras », sur une musique entraînante. Quand Catherine Ringer la chante plus tard seule, son compagnon de vie et de création étant également mort d'un cancer, la chanson prend un relief nouveau, et de même au décès de Catherine Ringer, en septembre 2026, emportée par la même maladie. » Ça devient presque du storytelling, des destins comme marqués par une malédiction...  
    • https://theconversation.com/comment-est-fabrique-un-billet-de-banque-dans-les-coulisses-de-la-banque-de-france-depuis-napoleon-bonaparte-285174  
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