Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le
il y a 22 minutes, Christian GIRARD a dit :

 

Ce n'est pas si choquant. C'est un procédé courant dans les doublages au cinéma et même dans les traductions dans le monde de la littérature. Les traducteurs adaptent souvent le texte aux moeurs du pays cible. C'est même parfois la traduction littérale qui trahit le plus la pensée de l'auteur. Ce qui est nouveau c'est de le faire dans la langue de l'auteur (et finalement pour des banalités).

 

  • Merci 1
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

C'est lamentable. J'avais déjà été désolé d'apprendre que les rééditions des livres jeunesse comme le Club des Cinq avaient été "revues" (vocabulaire simplifié, narration au présent au lieu du passé simple, suppression des descriptions...), mais là on franchit un cap en changeant non seulement la forme mais aussi le fond.

D'autant plus que, si je comprends (sans y adhérer) la démarche qui consiste à "politiquement-correctiser" les allusions sexistes ou racistes, j'ai du mal à voir pourquoi le personnel de la chocolaterie de Willy Wonka a été "agrandi" (certains Oompa Loompas se seraient-ils plaints d'être présentés comme "pas plus hauts que le genou" ?) ; et plus encore à comprendre pourquoi Matilda lit Jane Austen au lieu de Joseph Conrad : le seul fait de lire des auteurs masculins serait-il devenu offensant ? (D'autant que Joseph Conrad est un auteur plus "exigeant" que Jane Austen, qu'elle le lise en disait donc davantage sur les facultés de Matilda que quand elle lit Orgueil et Préjugés, l'un des romans les plus populaires en Angleterre...)

D'accord, Roald Dahl est né au début du XXe siècle et, par conséquent, ses romans sont empreints de la mentalité de son époque (racisme, sexisme...) et, d'une manière générale, pas passés au filtre du politiquement correct qui sévit aujourd'hui.

Mais ils sont le reflet d'une époque, justement : n'en déplaise aux révisionnistes de l'édition, les femmes de l'époque n'avaient pas accès aux carrières qu'aujourd'hui (même s'il reste du chemin à parcourir, on est d'accord). Quand je lis les aventures de Sherlock Holmes, je ne m'attends pas à ce qu'il envoie un texto à Watson : ce serait un anachronisme. Mais nous y viendrons peut-être, le jour où on décidera que nos enfants ne sont plus capables de se projeter dans un monde sans électricité et sans moteur à explosion...

Qu'on aime ou pas le contenu de ces livres, ils sont le reflet d'une époque. A quand une version de l'Odyssée où c'est Pénélope qui voyage pendant qu'Ulysse démonte chaque nuit sa tapisserie pour faire patienter ses prétendant·e·s, où Circé transforme les hommes et les femmes d'équipage en pourceaux et où Polyphème, une personne non-binaire, a ses deux yeux ?... 

Je partage complètement l'avis de Philip Pullman : si Roald Dahl nous offense, ne le réimprimons pas. Ou, à notre échelle de lecteur, ne l'achetons pas. Mais de grâce, arrêtons de trahir les textes classiques au nom de la bien-pensance !

  • J'aime 3
  • Merci 2

L'important, c'est que ça valide !

  • 7 months plus tard...
Publié le
Le 20/10/2020 à 17:22, Aurélien B. (TanMai) a dit :

"Quand le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou." - Abraham Maslow 

À ce propos :

Citation

La Loi de l’Instrument pose que lorsque l’on ne dispose que d’un marteau, beaucoup trop de choses se mettent à ressembler à des clous. Nous sommes beaucoup trop tentés d’appliquer les concepts que nous maîtrisons à des situations où ils sont insuffisants, voir inopérants. Attention !

 

 

  • J'aime 1
  • 4 months plus tard...
Publié le (modifié)

Le pluralisme dans l’audiovisuel et le rôle de l’Arcom :

https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/02/21/apres-l-action-de-rsf-aupres-de-l-arcom-cnews-est-visee-mais-c-est-l-audiovisuel-public-qui-est-touche_6217685_3234.html

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Autorité_de_régulation_de_la_communication_audiovisuelle_et_numérique

 

Le 22/02/2023 à 10:11, Alx a dit :

A quand une version de l'Odyssée où c'est Pénélope qui voyage pendant qu'Ulysse démonte chaque nuit sa tapisserie pour faire patienter ses prétendant·e·s, où Circé transforme les hommes et les femmes d'équipage en pourceaux et où Polyphème, une personne non-binaire, a ses deux yeux ?... 

Dans la foulée

Citation

Samuel Butler élabora une théorie selon laquelle l’Odyssée aurait en réalité été l'œuvre d’une jeune femme sicilienne, et que les scènes poétiques reflèteraient les côtes de la Sicile et des îles avoisinantes. Il a développé cette théorie dans The Authoress of the Odyssey (1897).

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Samuel_Butler_(écrivain)

 

La liberté d’expression c’est aussi celle de s’égarer dans une « analyse », cf. cet article relatif à l’ouvrage Ulysse, son identité à travers les femmes 

Citation

Certes, l’ouvrage ne prétend pas se situer sur le plan de la linguistique, mais l’analyse (ou la psychanalyse) se fonde sur ces étymologies fantaisistes sans ancrage dans le texte homérique, ce qui lui ôte toute crédibilité. L’aboutissement est, comme on pouvait le craindre, flou et obscur. Les problèmes sont aggravés par une maîtrise insuffisante de la langue française, maîtrise qui, pour le coup, eût été bien nécessaire. 

https://reainfo.hypotheses.org/11395#:~:text=– de l'Odyssée serait une,largement partagée dans l'Antiquité.

Modifié par Christian GIRARD
  • 4 months plus tard...
Publié le

Clément Viktorovitch dialogue avec Guillaume Meurice :

« On ne peut plus rien rire ? - Lueurs #02 »

Citation

Lueurs, c'est mon émission long format d'entretiens ! Pour cet épisode, j'ai reçu Guillaume Meurice, humoriste, pour discuter avec lui de son renvoi de France Inter [et] de liberté d'expression 

 

 

  • J'aime 1
  • 1 année plus tard...
Publié le (modifié)
Le 19/03/2014 à 03:08, Christian GIRARD a dit :

Rencontre inattendue : le penseur de la complexité face au philosophe théologien réformateur. L’agnostique face au croyant. Le descendant de marranes face au fils d’exilés égyptiens. Le « fréquentable » Edgar Morin face à l’« infréquentable » Tariq Ramadan…

Loin des clichés attachés à leurs noms, ce sont surtout deux intellectuels ancrés dans leur époque et dans leur culture, deux Européens déclarés qui cherchent ici une « Voie » commune, évoquent leurs années de formation et débattent, avec la complicité de Claude-Henry du Bord, sur l’éducation, les sciences, l’art, la laïcité, les droits des femmes et des minorités, le nouveau Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme et l’islamophobie, la démocratie et le fondamentalisme, la mondialisation et le pardon…

Deux conceptions du monde et de la foi, deux philosophies de vie qui ne demandent qu’à s’écouter.

En attendant « l’islamologue et prédicateur controversé » est condamné pour la seconde fois

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/tariq-ramadan-18-ans-de-prison-pour-viols-mais-un-exil-dore-en-suisse-20260401

leclubdesjuristes.com à ce sujet :

https://www.leclubdesjuristes.com/societe/tariq-ramadan-va-t-il-purger-sa-peine-de-18-ans-demprisonnement-pour-viol-15126/

Lire également le chapitre « affaires judiciaires » 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tariq_Ramadan

Modifié par Christian GIRARD

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Bonjour à tous,  Excellente idée de sujet que je n'avais pas identifié jusqu'à présent. Merci donc à ceux qui l'ont fait remonter.  Plusieurs points concernant ma pratique:  1/ La construction d'une bibliothèque, un travail à temps plein  Je pense qu'il est primordial de construire une bibliothèque. C'est à dire de faire l'acquisition de ce qui nous intéresse, de manière intentionnelle et active.  2/ La lecture, ça dépend  Il y a des livres qui m'intéressent vraiment - je prends des notes à la lecture.  Pour deux raisons:  i) Pour verbaliser ce que je pense de ce que je lis;  ii) Pour pouvoir construire mon analyse sur ce que je lis avec le temps.  Cela passe par des notes manuscrites - un cahier par livre, stockés ensemble.    Après, il y a les livres qui m'intéressent "moins". Ce que je lis pour ma culture magique (typiquement, le mentalisme, que je ne pratique pas du tout mais qui m'intéresse - j'ai d'ailleurs plutôt passé un bon moment avec Orion de Phedon Bilek, récemment).  Je ne prends pas de notes de manière aussi systématique que les livres qui m'intéressent vraiment. Si j'ai une idée particulière que je veux prendre en note, je l'ajoute à mon carnet "général", où il y a mes idées plus isolées sur ces lectures.  Enfin, il y a les livres que je n'aime pas. Il y en a beaucoup.  Je les finis quand même, et je les garde dans ma bibliothèque parce qu'il est toujours intéressant d'avoir la preuve de ce qu'on n'aime pas, mais je ne les rouvre que dans le cadre d'un travail académique.    De manière générale, j'ai une approche très orientée "recherche". Très académique, croisement de sources, construction sur la base de ce que je lis et retraite.... Je n'extrais presque jamais "un truc" d'un livre. Ca s'inscrit dans un système plus structuré. 
    • Alors j'essaye (pas sûr que cela fonctionne), je fais un copier-coller. Service Juridique URSSAF 93518 MONTREUIL le 05.03.2026 vous nous avez interrogé afin d’obtenir une explication très précise sur les artistes du spectacle vivant et sur leur possibilité d’exercer leur activité sous le statut de la micro-entreprise (ancienne appellation : auto-entrepreneur). Après analyse du cadre légal applicable, nous vous confirmons que ce mode d’exercice n’est effectivement pas autorisé pour une activité de représentation artistique. Le code du travail prévoit une présomption légale de contrat de travail pour les artistes du spectacle. En effet, l’article L7121-3 du Code du travail dispose que : « Tout contrat par lequel une personne s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail, dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité qui fait l’objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce. » Cette présomption est renforcée par l’article L7121-4, qui précise qu’elle demeure valable quelles que soient la qualification ou la forme du contrat choisi par les parties. Ainsi, lorsqu’un artiste se produit devant un public dans le cadre d’un spectacle, il doit obligatoirement être rémunéré en salariat, généralement via un contrat à durée déterminée d’usage (CDDU). Plusieurs références publiques rappellent clairement que l’artiste du spectacle ne peut pas facturer son activité sous le statut de micro-entrepreneur : Le ministère de la Culture souligne que l’artiste qui exerce son activité en qualité de salarié ne peut pas se déclarer micro-entrepreneur pour cette même activité, l’indépendance étant incompatible avec la présomption de salariat. Les organisations professionnelles du secteur indiquent également que « le statut de micro-entrepreneur n’est pas celui des artistes interprètes » et confirment que toute prestation artistique est obligatoirement salariée.   En conséquence, une représentation artistique ne peut pas être facturée, et l’employeur potentiel (collectivité, salle de spectacle, association, entreprise…) doit obligatoirement engager un artiste du spectacle vivant en tant que salarié et verser les cotisations sociales afférentes au secteur du spectacle vivant. Toutefois, il est possible d’utiliser le statut de micro-entrepreneur pour des activités annexes non artistiques (ex. : ateliers, formations, vente de produits), à condition qu’elles ne relèvent pas du champ du spectacle vivant. Le site officiel Service-Public.fr le rappelle explicitement. Ces activités ne peuvent en aucun cas remplacer ou couvrir une prestation artistique. En conséquence, l’exercice de l’activité artistique du spectacle vivant sous le statut de micro-entrepreneur est juridiquement impossible en France, en raison de la présomption de salariat qui protège les artistes et encadre leurs conditions d’emploi. Toute représentation doit être déclarée par un employeur habilité, dans le respect des règles sociales et fiscales du spectacle vivant. Nous vous invitons également à prendre connaissance des liens ci-dessous : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006178234 https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22428  L'Urssaf est à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.  Cordialement.  
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8475
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Julie BIGOT
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85k
    • Total des messages
      682.6k

×
×
  • Créer...