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Publié le
Il y a 8 heures, Christian Girard a dit :

Melvin, voici le sujet ouvert à ce propos il y a une dizaine de jours par Gilbus :

https://virtualmagie.com/forum/sujet/67253-l’éléphant-invisible-de-jim-steinmeyer/?tab=comments#comment-593414

 

 

Merci, j'avais raté ça ! C'est une très bonne nouvelle !

Pour ceux qui maitrisent mal l'anglais, comme moi, décortiquer un livre de tours, ça reste possible, lire un livre de littérature en anglais c'est mission impossible. Cette traduction est vraiment la bienvenue.

Melvin

  • 3 weeks plus tard...
  • 2 années plus tard...
Publié le
Le 25/04/2011 à 17:13, Christian GIRARD a dit :

Bon, j’ai trouvé ce fameux "moment"… :D

Ce qui suit figurait dans le site NeoMagie, les textes datent de juillet 2002.

Question de Paul Maz :

 

Réponse de Christian Girard :

« Bonjour Paul

Je ne te propose pas de tour de magie proprement dit mais deux thèmes de

réflexion (sans jeu de mots) sur le verre en tant que matériau. Ces deux

idées me semblent novatrices en tant que sujet et je les trouve, chacune

sur un plan différent, bouleversantes car il s'agit de notions qui sortent

des sentiers battus.

1/ Premier thème :

Contrairement à ce qui semble évident et établi, à savoir que le verre tel

qu'on a l'habitude de l'appréhender au quotidien est un matériau solide, il

semblerait (cette information a d'ailleurs été relayée dans plusieurs

revues scientifiques de pointe) que le verre serait en fait un matériau

liquide mais dont la viscosité serait extrême, c'est à dire qu'il coule, certes,

mais si lentement que cela n'est pas perceptible à l'échelle humaine . On a

pu vérifier cet état de fait en mesurant les variations de courbure des

coupoles en verre à l'intérieur des cathédrales. Plusieurs siècles se sont

"écoulés" laissant pareillement au verre le temps de s'écouler lui aussi ;

on a donc pu observer que ces coupoles se comportent semblablement à ce

que ferait de l'eau, à savoir : on assiste à la formation d'une véritable

goutte de verre mais qui se forme sur une échelle de taille et de temps

différente, comme si la goutte se formait au ralenti.

2/ Deuxième thème :

Le verre lent (toujours sans jeu de mots).

Bob Shaw est un écrivain de science-fiction quasiment inconnu et, au dire

de Gérard Klein (un spécialiste du genre et lui-même écrivain de talent), il

est connu comme " l’auteur d'une seule nouvelle ". Celle-ci (Lumière des

jours enfuis) a d'ailleurs été intégrée comme l'une des parties d'un

roman entier dont le thème est le développement de l'idée de base fort

riche de cette nouvelle. Le livre porte le titre de Les Yeux du temps et

constitue un ouvrage pratiquement inclassable au regard des canons du genre.

Je vais résumer de mémoire certains éléments de cet ouvrage. À la suite

de plusieurs accidents de voiture incompréhensibles, on s'aperçoit qu’un verre particulier constituant les pare-brise de certains véhicules a la propriété de laisser passer la lumière

avec un léger effet retard (ce qui, quand on conduit à vive allure peut

générer , comment dire ... de sérieux problèmes ! ). Cette propriété est

scientifiquement étudiée et le matériau développé à une échelle plus

industrielle : on obtient alors des verres qui laissent passer la lumière

avec un effet retard de plusieurs années. Cela implique tout un champ

d'applications phénoménal ainsi que certaines conséquences inattendues.

Il est possible par exemple d'équiper sa maison avec des fenêtres dont les

carreaux sont restés exposés pendant plusieurs années devant un magnifique

paysage de montagnes (ou devant un lac, ou une mer, ou une déchetterie c'est

selon les goûts...). Ainsi, lorsque vous regardez de chez vous par la

fenêtre, ce n'est pas le paysage urbain s'y trouvant réellement que vous

admirez mais bien une merveilleuse scène de la nature grandiose. Notons que

les verres sont mesurés en années-lumière d'épaisseur, correspondant au

nombre d'années qu'il faut aux photons pour traverser la plaque. Ainsi, une

plaque de verre de 5 années-lumière d'épaisseur vous permet d'observer

pendant cinq ans le paysage devant lequel cette plaque a été exposée (à

condition qu'elle soit restée cinq ans au même endroit bien sûr, mais si la

plaque a été installée d'une année sur l'autre en cinq endroits différents,

vous pourrez admirer ces cinq lieux de votre appartement, un nouveau

paysage prenant la place du précédent chaque année). Au bout de cinq ans,

vous apercevrez alors l'image de ce qu'il y a vraiment devant votre fenêtre, mais toujours avec le même décalage temporel, c'est à dire que vous verrez

votre rue telle qu'elle était cinq ans auparavant et… vous saurez alors

qu'il est temps de changer de fenêtres.

Le thème de la nouvelle est celui d'un couple en conflit qui se rend chez

un fermier (un "éleveur" de verre : il faut bien que des gens surveillent

les plaques disposées çà et là devant les paysages). Le fermier les accueille au pas de sa porte et s'entretient avec le couple. Par la fenêtre, on

peut voir sa femme qui tient un bébé dans ses bras dans un intérieur coquet. De temps en temps, le fermier jette un œil sur sa femme et l'on sent une

grande émotion dans son regard. Alors que la transaction pour la vente

d'un verre lent est effectuée, le couple aperçoit dans l'entrebâillement de

la porte une réalité bien différente de ce qu'il avait pu imaginer :

l'intérieur de la maison est un vrai dépotoir. La femme et le bébé sont en

effet morts depuis plusieurs années, lors d’un accident, et le fermier vit seul,

observant tristement ces souvenirs d'une vie passée. Ainsi, les verres

fonctionnent dans les deux sens, on peut donc observer quelques

années plus tard ce qui s'est passé à l'intérieur d'une maison équipée de ce

type de fenêtres.

Cette autre particularité, qui est une forme de mémoire des événements,

est le sujet d'un autre thème du livre. Un homme, accusé de meurtre, a été

condamné à la peine de mort. La sanction a été exécutée. Quelques années

plus tard, on va pouvoir assister à la scène du meurtre puisque le lieu

était équipé d'une fenêtre en verre lent. L'événement est très médiatisé car

en plus de ce que l'on va pouvoir observer un meurtre réel en différé se pose un problème d’un autre ordre : y a-t-il eu erreur judiciaire ou pas ? Le suspense est immense car jamais preuve

n'aura été plus limpide que celle que va fournir aux yeux de tous les images

qui vont nous parvenir à travers ce verre lent ...

Précisons enfin ce détail technique : au moment de sa construction, le

verre lent est complètement opaque, les premiers photons n'apparaissant de

chaque côté du verre qu'au bout de leur long périple de plusieurs

années-lumière à travers la plaque. D'où un paradoxe, car si la lumière

traverse la plaque, cela veut dire que le verre est transparent. On a là

un magnifique objet virtuel qui peut être tout à la fois qualifié d'opaque

et de transparent sans que cela soit vraiment contradictoire.

La vitesse de la lumière n'étant pas instantanée, on peut d'ailleurs

transposer cet apparent paradoxe au verre standard, mais le quotidien nous

permet rarement d'observer du verre standard opaque !... (je ne parle pas

des verres polarisés qui ne sont pas à proprement parler des verres

standard).

J'espère que tout ceci aidera à stimuler ton imagination. Au regard de ce

que tu demandais sur " les propriétés réelles ou supposées du verre pour

résoudre une énigme ", je pense que tu auras là un thème tout à fait idoine.

Christian Girard »

À la suite de mon intervention, un internaute pertinent, Hey K, me répondit :

 

Christian Girard :

« Merci pour ces précisions. Le verre est donc un solide à viscosité infinie... mais qui s'écoule quand même. mdr

C.G. »

 

***

Christian Girard :

J’ai trouvé il y a quelques jours Le Reflet des jours passés qui est une courte adaptation en bande dessinée de la nouvelle de Bob Shaw citée plus haut. La version française parue en 1980 chez Arédit se trouve dans l’album Hulk sème le chaos, collection Artima Color Marvel Géant, page 21 (la version originale américaine chez Marvel Comics Group datant elle de 1978). À noter : si le scénariste Tony Isabella et les dessinateurs Gene Colan et Mike Esposito sont bien mentionnés, l’auteur de la nouvelle originale, lui, ne l’est absolument pas !!!

Extrait :

http://img194.imageshack.us/img194/7315/verrelentrecadr.jpg

C.G. 2002 (année palindromique ;) )

***

Voilà Francis, je pense qu'il y a d'assez stimulantes connexions entre le thème du verre et celui du miroir pour que mon intervention trouve sa place dans ton sujet.

Amitié

Christian

Ce n'est pas du « verre lent » mais du verre à opacité contrôlée :

 

  • J'aime 1
  • 2 weeks plus tard...
Publié le

ça fait un petit moment que je cherche une manière originale de présenter cette incroyable illusion d'optique :

 

La flèche du temps est une expression utilisée pour décrire le phénomène selon lequel le temps semble s'écouler toujours dans la même direction :

IMG_20210725_175850_resized_20210725_060138690.jpg.00248e99661e3922ed6fd06ff09527e9.jpg

 

Cependant... Si on traverse le miroir... :

IMG_20210725_180012_resized_20210725_060138901.jpg.e43ccb728de2db38715336e8b62d4f74.jpg

(désolé pour la qualité médiocre des photos, noir sur fond noir)

 

  • J'aime 3
  • Merci 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 4 heures, Patrick FROMENT a dit :

cette incroyable illusion d'optique :

Ceci devrait t’intéresser : 

Quant à la flèche, elle figure dans cette vidéo, en compagnie d’un tas d’autres objets imprimés très chouettes : 

 

Modifié par Christian GIRARD
  • J'aime 1
  • Merci 1
  • 3 months plus tard...

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    • Bonjour à tous,  Excellente idée de sujet que je n'avais pas identifié jusqu'à présent. Merci donc à ceux qui l'ont fait remonter.  Plusieurs points concernant ma pratique:  1/ La construction d'une bibliothèque, un travail à temps plein  Je pense qu'il est primordial de construire une bibliothèque. C'est à dire de faire l'acquisition de ce qui nous intéresse, de manière intentionnelle et active.  2/ La lecture, ça dépend  Il y a des livres qui m'intéressent vraiment - je prends des notes à la lecture.  Pour deux raisons:  i) Pour verbaliser ce que je pense de ce que je lis;  ii) Pour pouvoir construire mon analyse sur ce que je lis avec le temps.  Cela passe par des notes manuscrites - un cahier par livre, stockés ensemble.    Après, il y a les livres qui m'intéressent "moins". Ce que je lis pour ma culture magique (typiquement, le mentalisme, que je ne pratique pas du tout mais qui m'intéresse - j'ai d'ailleurs plutôt passé un bon moment avec Orion de Phedon Bilek, récemment).  Je ne prends pas de notes de manière aussi systématique que les livres qui m'intéressent vraiment. Si j'ai une idée particulière que je veux prendre en note, je l'ajoute à mon carnet "général", où il y a mes idées plus isolées sur ces lectures.  Enfin, il y a les livres que je n'aime pas. Il y en a beaucoup.  Je les finis quand même, et je les garde dans ma bibliothèque parce qu'il est toujours intéressant d'avoir la preuve de ce qu'on n'aime pas, mais je ne les rouvre que dans le cadre d'un travail académique.    De manière générale, j'ai une approche très orientée "recherche". Très académique, croisement de sources, construction sur la base de ce que je lis et retraite.... Je n'extrais presque jamais "un truc" d'un livre. Ca s'inscrit dans un système plus structuré. 
    • Alors j'essaye (pas sûr que cela fonctionne), je fais un copier-coller. Service Juridique URSSAF 93518 MONTREUIL le 05.03.2026 vous nous avez interrogé afin d’obtenir une explication très précise sur les artistes du spectacle vivant et sur leur possibilité d’exercer leur activité sous le statut de la micro-entreprise (ancienne appellation : auto-entrepreneur). Après analyse du cadre légal applicable, nous vous confirmons que ce mode d’exercice n’est effectivement pas autorisé pour une activité de représentation artistique. Le code du travail prévoit une présomption légale de contrat de travail pour les artistes du spectacle. En effet, l’article L7121-3 du Code du travail dispose que : « Tout contrat par lequel une personne s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail, dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité qui fait l’objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce. » Cette présomption est renforcée par l’article L7121-4, qui précise qu’elle demeure valable quelles que soient la qualification ou la forme du contrat choisi par les parties. Ainsi, lorsqu’un artiste se produit devant un public dans le cadre d’un spectacle, il doit obligatoirement être rémunéré en salariat, généralement via un contrat à durée déterminée d’usage (CDDU). Plusieurs références publiques rappellent clairement que l’artiste du spectacle ne peut pas facturer son activité sous le statut de micro-entrepreneur : Le ministère de la Culture souligne que l’artiste qui exerce son activité en qualité de salarié ne peut pas se déclarer micro-entrepreneur pour cette même activité, l’indépendance étant incompatible avec la présomption de salariat. Les organisations professionnelles du secteur indiquent également que « le statut de micro-entrepreneur n’est pas celui des artistes interprètes » et confirment que toute prestation artistique est obligatoirement salariée.   En conséquence, une représentation artistique ne peut pas être facturée, et l’employeur potentiel (collectivité, salle de spectacle, association, entreprise…) doit obligatoirement engager un artiste du spectacle vivant en tant que salarié et verser les cotisations sociales afférentes au secteur du spectacle vivant. Toutefois, il est possible d’utiliser le statut de micro-entrepreneur pour des activités annexes non artistiques (ex. : ateliers, formations, vente de produits), à condition qu’elles ne relèvent pas du champ du spectacle vivant. Le site officiel Service-Public.fr le rappelle explicitement. Ces activités ne peuvent en aucun cas remplacer ou couvrir une prestation artistique. En conséquence, l’exercice de l’activité artistique du spectacle vivant sous le statut de micro-entrepreneur est juridiquement impossible en France, en raison de la présomption de salariat qui protège les artistes et encadre leurs conditions d’emploi. Toute représentation doit être déclarée par un employeur habilité, dans le respect des règles sociales et fiscales du spectacle vivant. Nous vous invitons également à prendre connaissance des liens ci-dessous : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000006178234 https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F22428  L'Urssaf est à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.  Cordialement.  
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