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Gilbus

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Tout ce qui a été publié par Gilbus

  1. Cela ressemble étrangement à l'introduction de 'fantastique', non? Gilbus
  2. Encore une bonne question à se poser : C’est quoi, « faire magicien » ? Et pourquoi vouloir « faire magicien » ? Moi, ça fait longtemps que je joue carte sur table : « Je ne suis pas vraiment magicien… » A trop vouloir se couler dans l’archétype du magicien, auras-tu encore de la place pour être toi-même ? On peut être plein de chose différentes d’un « magicien », et faire de la magie quand même… Gilbus
  3. Ben oui, être naturel, c’est dur Quelques petits trucs qui peuvent aider : Le ton : Imagine que tu parles dans un autre contexte : tu es en train de parler du temps à ton boulanger en achetant une baguette… c’est une de tes voix naturelles les moins crispées, sauf si tu as des rapports conflictuels avec ton boulanger. Les mots : Les mots qu’on utilisent dans le langage courant dépendent bien sur de la personne. Mais souvent, on a du mal à placer des mots longs, peu utilisés dans le contexte ou on se trouve. On préférera des synonymes plus courants, ou moins « savant ». Ce n’est pas que le discours doive sembler pauvre, mais il gagne à sembler « familier ». Les temps : Eviter les temps de conjugaison genre imparfait du subjonctif, tout simplement car c’est un temps qui n’est presque plus utilisé à l’oral de nos jours. Mais il y a un temps que j’exècre et que les interprète de spectacle vivant s’obstine régulièrement à placer : le passé simple. Quand, dans la vie de tous les jours, parle-t-on au passé simple ? excessivement rarement, pour 99% d’entre nous (je connais quelques personnes s’exprimant naturellement au passé simple, mais elles font figure d’exception…) Et pourtant, dés qu’un conte doit être dit, une histoire racontée, crac, le passé simple rapplique… La faute vient du livre : le passé simple, s’il a pratiquement disparu à l’oral, a tout à fait sa place à l’écris. Et on tombe dans un travers courant de ceux qui travaille leur texte à l’écris : on parle comme un livre. Cela ne sonne donc pas naturel. Travaillez votre texte à l’oral, en partant d’une trame, et vous aurez une petite chance d’éviter ce travers. Les formes familières : Perso, dans ma façon de m’exprimer, je pratique abondement les contractions genre : « j’vais vous dire », j’me doute bien que… » ou « je m’doute bien que » etc. Je les utilise aussi en spectacle : articuler chaque syllabe de chaque mot donne une diction parfaite, et du coup artificielle : moi, je ne suis pas parfait… Etc. Attention, je parle bien sûr de ceux qui veulent parler de façon naturelle, ou du moins donner l’impression que le texte n’est pas travaillé (il doit l’être), et se rapproche d’une conversation entre amis. Ceux qui veulent prendre un personnage qui les différencie clairement du public doivent travailler autre chose. Car c’est bien de cela qu’il est question : Une façon de s’exprimer détendue et familière peut, dans la grande majorité des cas, diminuer la barrière entre l’interprète et le public. On ne se place pas à part, ni au-dessus, on n’est pas « celui qui sait », on est juste la pour tailler une bavette avec les gens en leur montrant des trucs rigolos… On pourrait penser que cette façon très « ordinaire » de communiquer va rendre difficile l’installation du mystère. Pas vraiment : Ceux qui veulent installer le mystère par des effets de voix se plantent souvent s'il n'ont pas de talent d'acteur poussé : ça fait artificiel, surjoué, on a l’impression que l’interprète veux nous « forcer » à croire à son mystère… Or en magie, c’est le spectateur qui doit se convaincre lui-même, si on le force, il se braque. C’est donc très dur (pour moi en tout cas) de créer directement du mystère de cette façon. A l’inverse, si on démarre comme quelqu’un d’ordinaire, on va créer un lien plus facilement avec le public. Ensuite, quand les choses impossibles vont arriver, on aura un glissement du réel (là d'ou on est parti) vers le fantastique (là ou on veut arriver…) Ce glissement est intéressant : on ne braque pas les gens au début, pour qu’ils ne soient pas dans la confrontation ou le pari, puis on les laisse eux même se prendre au jeu de l’illusion, et c’est cela qui va introduire la magie au cœur de la réalité. Ensuite, nous sommes en spectacle : donc si je commence familièrement et « naturellement », mon personnage va « jouer » des choses : ton, mimiques, geste théâtral… Mais c’est quelque chose qui sera visiblement « joué » : Le public a donc une vision du gars normal, qui se met à jouer et faire des effets théâtraux. Et les effets sont drôles, du coup, puisque on a vu le gars au naturel avant… En fait, mon personnage n’a rien de bien extraordinaire, c’est un type assez simple… (j’ai longuement travaillé cette simplicité…) et paradoxalement, le contraste avec l’effet magique, quand il arrive, renforce l’émotion magique. Ben oui, je n’ai pas un personnage de super héros… Les gens veulent-ils des super héros dans le spectacle vivant ? Je n’en suis pas sûr : s’ils en veulent, ils vont au cinéma. Ils aiment rencontrer l’artiste, voir ce qu’il est en vrai, et ce contact « égalitaire » les valorise… Et si ce type ordinaire fait des miracles, les miracles peuvent venir dans la vraie vie, hein ? Mais il y a bien d’autres façon de faire de la magie, le principal, c’est de trouver la sienne. Gilbus
  4. Et voilà, le stage est terminé, depuis quelques jours. Il faisait très chaud, à Toulouse, mais l’ambiance auprès des stagiaires était encore plus chaleureuse : Une belle équipe qui a su me supporter, alors que je les forçais à travailler dur sur mes bricolages improbables… Je veux donc remercier ici le TMC, Camalot qui m’a si bien accueilli, et les autres stagiaires qui ont su se monter à la fois si attentifs et si décontractés : La bonne humeur fait tout De mon côté, j’ai réussi à faire quasiment tout ce que j’avais prévu de faire, j’en était le premier surpris. Merci à tous ! Gilbus
  5. Pour rebondir sur ce que dit Darlone, un petit extrait du DEUDLMDG: Mais pour répondre précisément sur la voix… Effectivement, la voix s’altère dés qu’on est en public, personnage ou pas. Mais en fait, tu poses une excellente question… Que faire quand on doit parler en public. La réponse est délicate. Spontanément, je répondrais comme beaucoup : on devrait essayer de garder sa voix naturelle… C’est le plus facile moyen de ne pas en faire trop, et de ne pas prendre un air grandiloquent… Sauf que… Nous sommes en spectacle. Les exemples que tu cites, de personnes prenant un ton spécial en prestation, sont des choix personnels. Des choix artistiques, et je ne remets jamais en cause le choix d’un autre dans ce domaine. Cela dépend trop de la personne, de son intention à ce moment, de ses essais avec d’autres façon de faire, du contexte où se déroule la prestation… Bref, il est difficile de critiquer un choix de ce genre, en négatif ou positif. On peut par contre constater si le résultat nous plait ou pas à nous… Le parler naturel, la solution ? Parfois oui, parfois non. En chanson, on a le chanteur d’opéra, qui s’exprime de façon totalement « antinaturelle », au point d’être souvent incompréhensible. Et on a Boby Lapointe, qui chante dans un tout autre registre. Les deux chantent, qui peut dire si leurs choix sont meilleurs, l’un ou l’autre ? les contextes sont tellement différents. En spectacle, il y a tellement de façon d’être bons, et milles fois plus de façon d’être mauvais… Mais si on veut essayer de trouver des règles : En plus de l’unité, de la cohérence et de la lisibilité, cité plus haut, il y a la crédibilité et la sincérité : il faut être « vrai » Ce qui fait que tout le monde ne peut pas tout faire : Si un gars de 16 ans essaye de prendre un personnage de joueur de casino, ça ne marchera pas. Pas crédible, sauf à passer en mode « acteur », et donc sortir du monde réel. Mais pire : le contexte va tout chambouler : Si tu fais des tours à des potes qui te connaissent, tu ne peux prendre un ton grandiloquent, mettre de l’emphase sur ton texte, sans être dans la dérision, voire le burlesque. La voix naturelle, avec quelques intonations légèrement renforcées, montrera qu’on n’est pas en train de faire le guignol. Avec un autre contexte, des inconnus rencontrés dans une situation hors spectacle, tu peux mettre plus facilement une ambiance mystérieuse, en restant dans les limites de ce qui est crédible pour ton physique et ta personnalité. Comme ils ne connaissent pas notre voix naturelle, on a beaucoup plus de marge dans la modification de la voix naturelle. Mais quel que soit la voix, elle doit être « naturelle » pour ceux qui écoutent. Dans un cadre de spectacle, c’est encore différent : le public acceptera que l’on fasse l’intéressant, tant qu’on le sera, intéressant… on a donc plus de choix : voix naturelle, voix déclamante, voix hystérique…ce qu’on veut : c’est la voix du personnage, de la situation, et il faut assumer le personnage et la situation. Il n’y a pas de solution universelle, en tout cas, je n’en connais pas. Mais il y a des choses qui sont plus faciles que d’autres à faire : OUI, la voix naturelle, c’est le plus facile à faire. A condition de bien la travailler… oui, même le naturel se travaille Et une voix déclamante, c’est ce qu’il y a de plus facile à MAL faire… On surjoue, on fait dans la grandiloquence, on n’est pas crédible… Dans les ateliers que j’anime, on a souvent le cas de personnes changeant leur voix systématiquement, et inconsciemment, dés qu’il faut parler en public. Le problème est alors le « inconsciemment » : On n’est plus dans le choix artistique, on est dans la soumission à un réflexe, et c’est ce qu’il y a de moins artistique. Ou si ce n’est un réflexe, c’est une copie (consciente ou pas) d’un style : « il faut parler comme ça, en public ». Tiens, je connais une fille qui, dés qu’elle parlais sur une scène, le faisait de façon chantante : comme si elle vocalisait tous les mots. De façon totalement inconsciente. On lui a fait la remarque, on l’a fait s’écouter. Elle à maintenant réduit sa façon chantante, volontairement, après bien des exercices et du travail : Les choses que l’on fait sans y penser sont souvent les plus difficiles à corriger. Elle peut toujours utiliser sa voix chantante, mais maintenant, c’est volontairement, pas en permanence. Quand ce n’est pas un choix libre (l’artiste est libre !), la première chose est de faire prendre conscience à la personne de ce qu’elle fait. Ensuite, faire réfléchir sur le « pourquoi » elle fait ça… Ensuite, la personne peut faire un choix en connaissance de cause : c’est son choix. Et si la voix est surjouée, il faut lui montrer comment en faire un peu moins, mais bon, chacun est libre… C’est pour cela que ta question est excellente : La réponse n’est pas simple. Gilbus
  6. Et justement, au niveau du mélange réel qui déjoue la triche, l’alternance "américain/français/américain" va casser certains défauts qu'on n'aurait avec un seul mélange. Les mélanges français et hindou, comme tu l'a très bien expliqué dans ta vidéo, peuvent laisser des blocs non mélangés, si on ne le fait qu'une fois ou deux. Le mélange américain, sur table ou en main, a d'autres faiblesses que les magiciens (et les tricheurs...) ne se privent pas d'exploiter. Faire un "mélange" de mélange permet d'augmenter le chaos. Cela n’empêchera pas les bons tricheurs de tricher, mais cela affaiblira peut être certain défaut d'un mélange unique. Ceci dit, c'est un peu vain de parler de ça, puisque si on parle de triche réelle dans des jeux d'argents, on sera quasiment obligé d'utiliser la méthode en cours dans l'endroit ou on joue, sous peine de paraître suspect... Gilbus
  7. La meilleure méthode n'est elle pas d'en utiliser plusieurs ? Un mélange américain, puis un français (ou un indou ça revient au même...), puis à nouveau un américain. Outre la réalité du mélange, le cumul peut donner au spectateur la conviction que le mélange est infalsifiable, si on le fait tout en parlant et sans regarder les cartes aux moments des mélanges. C'est en tout cas un retour qu'on m'a fait à nouveau hier en atelier (les retours en atelier sont honnêtes dans ce cas précis) quand j'ai présenté une petite histoire magique ( "don de dieu, don du diable", je ne l'ai pas encore montrée a des magiciens, juste a du public, les stagiaires du WE prochain a Toulouse seront les premiers...). Gilbus
  8. Petite rectification sur ce qui était annoncé: Dans la partie multieffet, il y aura bien 2 jeux de fournis, mais avec de quoi faire toutes les combinaisons de multieffet imaginables : Nous en travaillerons trois, d'autres sont possibles, bien sûr.... Ben voilà, plus que quelques jours avant le stage, qui à lieu le WE prochain à Toulouse. Et je suis presque prêt (je suis toujours sur la rédaction de certaines doc, dur dur d'être bavard...) S'il y en a d'intéressés, même en dernière minute, il reste des places (on est assez nombreux pour que le stage tourne bien, mais si ça vous tente, contactez Camalot...) Je ne sais pas si je referais cette formule ensuite (sauf pour la cession semi-privée à Angers à la rentrée pour une douzaine de personnes, qui est déjà quasi-complète aussi), car: -Cela demande quand même pas mal de boulot en préparation... -Je ne suis pas dans une démarche active de recherche de tournées, contrairement à des conférenciers qui ont pour vocation d'en vivre. J'attend qu'on m'en demande... -C'est bien aussi quand on a des choses qui restent dans de petits groupes... Donc n'hésitez pas à sauter sur l'occasion Gilbus
  9. Et Otto alors ???? Gilbus
  10. Nous sommes d'accord sur ce point, mais ce que je soulignaient, c'est qu'on ne peut donc faire de classement temporel sur ce point. Par contre, on voit des variations de style dans le temps: le rythme s'accélère depuis environ 100 ans, la magie devient moins parlée, le style du discours lui même change... Gilbus
  11. Pas vraiment d'accord: il y a eut de tous temps une magie de divertissement, et en parallèle des escrocs se servant d'astuces pour simuler des pouvoirs... Cherche les Doc sur les bateleurs du moyen âge, sur les magiciens de salon ou de scène de la Renaissance etc. Les populations très croyantes de ces époques n'auraient pas acceptées de servir de publique à ces artistes s'il avait été question "pour de vrai" de pouvoir sataniques ... Gilbus
  12. Le plus drôle étant qu'il dit s'être fait bannir car on l'a surpris en train de tricher... Pas mal, comme référence, pour quelqu'un qui veux transmettre son savoir ensuite : "Faites vous bannir comme moi (en une leçon…)" Gilbus
  13. On ne viens pas de dire le contraire, je crois, car tu as oublié une phrase, et passé un peu vite sur quelques mots, je pense: Regarde ce que j'ai mis en gras... Et c'est bien ce qui est marquant je pense dans l'émission: Ils parlent du net, que du net, des comptes insta ou YouTube, de la façon dont la magie s'adapte et s'optimise pour le net... Le monde virtuel a de plus en plus de présence dans la vie de plein de gens (dire cela sur un forum, n'est-ce pas enfoncer une porte ouverte?). On assiste à une matérialisation du vituel, à une présence du virtuel de plus en plus grande dans la vie de plein de gens. C'est pour cela que je dit qu'il y a un "univers" du net, et que si on reste dans ces limites, la magie, c'est ça. Bien entendu, je ne suis pas pour ce type de développement, si cela empiète sur l'univers réel. Mais l'univers du net peut enrichir le réel. Il ne faut pas qu'il le remplace, sinon on peut perdre beaucoup… Ceci dit, on peut aussi comparer l'expérience du net qui devient le centre de la vie d'un individu, avec par exemple l'expérience d'un mystique qui vis en reclus dans le silence : deux modes de vie qui détachent du monde matériel… Et comme je n'ai envie de critiquer ni l'un ni l'autre… Gilbus
  14. Cette émission est d’autant plus intéressante qu’elle est faite par des non magiciens, qui parlent de la magie sur le net. Je trouve encourageant qu’ils parlent de « spectacles » de magie, plus que de « tutos » de magie. Même s’ils abordent sommairement le sujet… Ensuite, je trouve qu’ils analysent bien les qualités nécessaires pour avoir de l’impact sur le net : -Contenu qu’on a envie de partager (critère essentiel! mais combien d'entre nous y pensent en faisant un tour en live? Etudier la motivation de "l'envie de partager" me semble une piste très intéressante...) -Vidéo courtes ou hyper courtes. -Pas de baratin, ou le moins possible (c’est international…) Exit la magie contée, scénarisée, les textes subtils et les tours de 10 minutes avec juste un effet à la fin… Les gens, de nos jours, ont une concentration de 15 secondes avant de zapper, il faut rentrer dans le format. Cela donne quand même un sacré coup de frein à tout ce qui n’est pas dans le bon format… Et laisse rêveur sur une société ou tout doit aller tellement vite qu’on n’a plus le temps de faire un blanc. Le net standardise et radicalise les modes d’expression, et en ce sens, je ne trouve pas que ce soit une bonne chose… Cela me rappelle les remarques de copains magiciens venus voir un spectacle de conte: "c'est dingue, ils prennent leur temps pour parler, ils mettent des silences, ils ne sont pas pressés..." Ben non, on n'est pas obligé d'être "speed", dans le spectacle vivant, si on est intéressant. Alors que sur le net... Pouf pouf. Ils abordent la « magie » des montages vidéo, prouvant qu’on peut faire une autre magie… Après tout, l’illusionnisme, c’est faire une chose qui ressemble à un vrai pouvoir magique. Si on reste dans le cadre du net, le montage vidéo fera des effets toujours plus puissants que l’illusionnisme, puisque tout y est possible, virtuellement. Et ça imite un vrai pouvoir, ça rentre donc dans ces nouvelles définitions de la magie. Paradoxal seulement si on ne considère pas le net comme un univers à part entière. Et c’est bien là qu’on trouve une chose qui m’intéresse… Puisque sur l’écran, tout est possible, la magie sur écran à affaire à forte partie, par rapport à des montages vidéo… Il faut qu’elle se donne des apparence « live » pour avoir sa propre valeur, et ne pas être soupçonnée de montage. Donc, qu’elle se rattache à ses racines d’illusionnisme vivant. Une sorte de retour aux sources, et à la magie « live » sur écran. Mais bon, après, faut pas rêver : Il y a bien plus de gens, de nos jours, à regarder de la magie indirecte (sur le net ou la télé) que de gens à aller voir de la magie en vrai. Les magiciens vivants sont sur le déclin, c’est bien ce que disent les gars de l’émission, en citant d’ailleurs un message du magic-circle… Et il y a bien plus de magiciens « internet » que de magiciens se produisant devant un vrai public… D’un autre côté, la magie vivante ne se porte pas si mal : les galas font le plein, les magiciens de théâtre sont pléthore, les magiciens de close-up ont la côte… La magie en vrai, je pense que cela apporte une autre émotion, en règle général, que la magie sur écran : La magie sur écran fait de nous un spectateur plus détaché de ce nous voyons. Alors que la magie vivante est vécue dans l'instant, et le spectateur participe d'avantage à l'expérience, il vis le moment magique quand il est en train de se produire, ses sens n'ont pas de filtres imposés par un matériel réducteur, et son esprit et ses émotions peuvent être en prise direct avec l'effet... Le spectateur est "acteur" dans la rencontre avec la magie. Mais bon, le grand vent de la communication à tout va par le net a laissé de coté bon nombre de magiciens traditionnels. Qui du coup, sont un peu des marginaux, puisque la norme, de nos jours, c’est le net. Bon, heureusement, je ne suis pas vraiment magicien… Et puis j’ai toujours trouvé cela flatteur, d’être un peu marginal Gilbus
  15. On peut imaginer consulter le livre de bord du capitaine: le livre posé sur un lutrin s'ouvre tout seul et les pages se tournent pour s'arrêter au bon endroit... On peut obtenir l'effet des pages qui tournent en modifiant une fontaine à carte. Pas mal de boulot de construction quand même. Gilbus
  16. Pas forcément, mais on est en salon public, on ne va pas énumérer les méthodes pour avoir une prédiction qui marche à postériori... surtout qu'il y en a un paquet. Ensuite, notre ami n'a pas forcément un budget extensible (spectacle dans un lycée, hein?), j'imagine, donc donner des tour du commerce qui valent un bras, je ne sais pas si c'est le bon moyen d'aider, à lui de dire. Gilbus
  17. Effectivement, cela nous donne plusieurs choses. Déjà, la thématique scientifique, peut-être, si c’est un numéro dans une fac ? Ton personnage est un scientifique ? un magicien ? un scientifique qui développe une nouvelle technologie magique ? C’est très riche Ensuite, comme le signale PaulMagie, il y a les problèmes de taille. Un cube qui se résout, ca passe : la vision de loin donnera bien une différence entre un cube mélangé, et un cube résolu. Idem pour un nombre, si le nombre est écris bien grand sur un tableau, et le carré magique dessiné bien grand aussi (s’entrainer à le faire aussi grand que possible, ce n’est pas évident) La prédiction de la carte : J’utilise peu de cartes format poker sur une scène, c’est petit et a donc peu d’impact visuel, si l’effet porte sur la valeur de la carte. Trois solutions : -les cartes jumbo et super jumbo (format A4), qui sont justement là pour ça. -Une caméra + rétroprojecteur, si l’amphi en est équipé : attention, la mise au point est délicate, l’éclairage doit être suffisant, la résolution doit être bonne… Si tu as plusieurs vues, il te faut un caméraman. -le fait de faire tirer la carte pas un spectateur sur la scène (on le verra prendre librement une carte), puis que notre spectateur écrive le nom de la carte sur un support plus grand, qui donnera un bon impact visuel lors de la révélation. A défaut, le spectateur peut toujours présenter au final la carte au public, en disant bien fort son nom. Mais si on ne distingue pas bien la carte au-delà des premiers rangs, on perd une composante visuelle, les rangs du fond devant faire confiance à ceux de devant : ca marche aussi, mais l’impact baisse un peu. Idem pour ta prédiction, puisque c’est fait à l’avance, cela doit être le plus gros possible. Je préconise une banderole en tissu qui va se dérouler : ça prend peu de place, c’est relativement facile à préparer, et peu couteux. Si tu prends un « tissus » non tissé genre feutrine légère, tu n’as même pas d’ourlet à faire et ce n’est pas chers, et tu peux faire la taille que tu veux La banderole doit bien sûr être en vue depuis le début du numéro, et il doit être indiscutable qu’elle est unique et non truquée… Oula : On sort définitivement des probabilités, pour aller vers de la prédiction, ou du voyage temporel Et cela peut aussi recadrer la réflexion du public vers: -Des forçages. il faut éviter que cette explication soit possible -Des complicités, ce qui sera sans doute l'explication la plus probable: tu dois alors t'attacher à rendre la procédure de sélection des volontaires totalement aléatoire (balles lancées dans le public, et relancées plusieurs fois par les spectateurs eux même, par exemple) Gilbus
  18. Effectivement, cette passe que je ne connaissais pas est un petit bijou Le spectateur se retrouve à la fin avec en main les deux anneaux qui viennent de s'enclaver sous ses yeux, sans avoir jamais lâché l’anneau qu’il tient : De la très belle misdirection (plus du temps d'avance, plus du focus, plus de la justification etc.) Ne passez pas à coté, il ne le montre pas spontanément, faut demander. Ensuite, l’explication n’est pas bien dure à trouver quand un œil de magicien regarde de l’extérieur… Mais c’est tellement bien pensé que le spectateur lui, magicien ou pas, se fait avoir Bon, reste à avoir la précision des gestes et des focus pour mettre la chose en place, le timing quand il demande à la personne de tendre l’autre main pour prendre le second anneau etc… Quand Ogawa le fait, c’est vraiment chouette, en tout cas Gilbus
  19. Beau numéro. Quelques questions cependant : L’ordre des trois effets ne me semble pas aller du plus faible au plus magique. Bon, on est obligé de garder la transformation de la pancarte pour la fin, j’imagine. Ce n’est pas vraiment un effet magique. Ensuite, tu parles de probabilités, mais tu résous tes problèmes par magie. Les effets magiques que tu utilisent (voir les discussions sur les familles d’effets) n’ont rien d’une manipulation de probabilité : La résolution du cube est visiblement faite par une altération magique du cube, ce qui donne une résolution immédiate. La chance de retrouver le nombre est en fait résolu par une divination indirecte (puisqu’on passe par un carré magique), ce n’est pas une altération du hasard. Et la carte retrouvée est une prédiction brute, puisque le nom de la carte était déjà écrit sous la boite. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais tu sembles aborder les statistiques un peu de travers, et tes solutions magiques ne sont jamais des manipulations de statistiques en ta faveur… C’est peut-être ce que tu souhaite faire, mais dans ce cas, il nous manque la façon dont tu va gérer l’écart entre statistiques et effets. Vas-tu nier le fait que tu utilises la magie, être surpris par le fait que ça se résolve comme ça, ou au contraire veux tu montrer la supériorité de la magie (et du magicien) sur un simple calcul statistique ? Si ton argumentaire porte sur les statistiques, on voit que l’approche est le même dans les trois cas : Tu te fiche des stats, et tu trouves une solution magique qui altère le monde réel, pour t’en sortir. Je verrais bien au moins un premier effet ou tu modifies non pas le monde, mais les statistiques elles même, afin d’entrer progressivement dans l’utilisation de la magie pour répondre à des questions de stat. Par exemple, en présentant un chapitre ou tu vas montrer par un savant calcul que l’on a une chose quasi impossible, puis faire en sorte que cette chose se produise, mais SANS magie apparente : Tu auras alors une statistique quasiment impossible, mais qui arrive quand même. Ensuite, si tu veux basculer sur des choses réellement impossible (le cube qui se résout sans qu’on tourne les faces, la prédiction, le carré magique etc. ) , pourquoi pas, c’est toujours bien d’avoir une progression dans les familles d’effets… Pour parler plus généralement, si tu base ton argumentaire sur une chose (les stats), et que tu produis des effets d’un autre façon (transformation, divination, altération…), tu ne remplis pas la promesse. On peut ne pas remplir la promesse, bien entendu. Mais dans ce cas, cela devient un numéro avec un personnage très spécifique, qui refuse de se laisser contraindre, ou dont la magie le sort d’affaire sans qu’il y prenne garde, ou qui est persécuté par sa magie qui résout tout pour lui, et ne lui laisse pas vivre une vie normale, ou qui refuse les contraintes, puisqu’après tout, il est magicien… ou d’autres options, il y en a plein. Chacune de ces options nous raconte une histoire différente, que vis ton personnage, et que ton personnage va partager avec le public. Bon, c’est peut-être un peu théorique… illustrons. J’ai déjà fait des numéros de « conférence sur les statistiques extrêmes » ou le sujet était la aussi les statistiques qui ont peut de chance d’arriver, mais bon, ça arrive quand même. Mon personnage était un scientifique essayant d’expliquer aux gens que ce n’est pas parce que les choses ont peu de chances d’arriver qu’elles ne peuvent pas arriver. D’où le nom de « statistiques extrêmes » que j’avais inventé pour l’occasion. Ce sont des phénomènes rares, mais parfaitement « naturel »… Il y avait, si je me souviens bien, une expérience montrant qu’un jeu de cartes mélangé ne peut pas donner systématiquement des paires rouge/noire. Mais des fois, si. (Une application basique du principe de Gilbreath… mais on peut le faire par bien d’autres moyens, le multieffet, par exemple…) Qu’une carte choisie remise n’importe où dans le n’a qu’une chance sur 52 d’apparaitre si on coupe. Et que si ce n’est pas la bonne, mais une carte indicatrice donnant la position, on a une chance/52 multiplié par 1/51 (puisqu’on a déjà enlevé une carte… Et si on tombe à nouveau sur une carte indicatrice, 1/52 * 1/51 * 1/50, et ainsi de suite. Et que si cela se produit mettons 10 fois, les chances pour que l’on retrouve la carte à l’endroit indiqué sont astronomiquement ridicules (des centaines de milliards de milliard de milliard, j’ai le tableau de probabilité à chaque étape de carte indicatrice…) Et pourtant, en regardant sur la dernière indication de la dernière carte indicatrice, on tombe sur la carte choisie. (Tour du paresseux amélioré, ou les cartes restent face en bas, sauf les cartes indicatrices) Etc. Tu vois qu’il n’y a rien de strictement « impossible » dans ces démonstrations, mais que la probabilité pour que ça arrive est de plus en plus faible quand on avance dans le numéro… En bref, je collais au sujet des stat, je ne n’y opposais pas une action magique pour montrer qu’on peut « vaincre » les stats. Pourquoi je faisais ça dans cet esprit : Car les statistiques sont la norme des gens ordinaire. En utilisant une solution visiblement « magique » pour résoudre un problème ordinaire, tu affirmes la supériorité du magicien sur le moldu. Or mon personnage n’a rien d’un être supérieur, jamais. Je ne sais pas si tu vois les implications sur le scénario que donne ta façon de procéder. Mais il y a des implications, il faut que ce soit fait consciemment, et que ton personnage assume sa façon de faire, d’une manière ou d’un autre. Ce qui peut bien sûr être fait de manière très amusante, mais tu dois savoir où tu vas Gilbus
  20. La routine est propre, et pourquoi ne pas la vendre à quelqu'un qui ignore tout du chop cup, comme tout produit de formation... Ceci dit, la "nouveauté" est minime, ce sont des mouvements basiques comme tu le dit, et ce n'est pas la première fois que je vois faire du chop cup dans la main du spectateur... Du coup, on peut se demander si on doit "protéger" la moindre utilisation d'un gimmick, sous prétexte qu'on a une bonne routine avec, mais qui reste quand même assez basique question présentation. Certes, l’enchaînement respecte l'ordre d’invraisemblance croissante, et va désamorcer les débuts d'explications à plusieurs niveau... C'est propre... Mais de la à l'acheter... Gilbus
  21. Alors c’est vrai que j’exagère quand je dit « aucune compétence » : Il faut un peu de souffle, ça améliore le rendu… Si on a un souffle très court, cela va donner un effet comique de plus. Mais c’est déjà un tour dans un registre comique, de toute façon… Mais là, on entre dans un autre débat : Un interprète qui se présente devant du public DOIT savoir gérer son souffle, doser l’air quand il dit son texte, savoir quand reprendre haleine de façon discrète (sauf justement à faire un effet avec cela…), comment parler en étant toujours dans sa zone de confort respiratoire, comment créer des effets en allant au-delà de cette zone de confort, comment avoir une voix tonnante quand il faut, chuchotante (mais compréhensible) quand il le désire.… En ce sens, le chant est une excellente école, puisque les chanteurs, par définition, doivent faire toutes ces choses. J’ai arrêté d’aller voir des magiciens qui ne font que de la magie, pour apprendre des choses qui sont du domaine d’autres disciplines. Autant aller directement voir la discipline en question. C’est pour cela que j’ai appris le conte avec des conteurs, et que je travaille le chant avec des chanteurs : Quand on veut mélanger des choses, faut savoir faire ces choses… Et le chant est une très bonne école du souffle, et sera donc profitable à tout interprète qui doit parler (ou chanter…) Ceci dit, dans le cas qui te préoccupe, la chanson est à la portée de tout le monde, sans rire. (Sauf problème pathologique spécifique, évidemment… j’ai un ami atteint d’asthme chronique qui aurait sans doute du mal…) Le fait de chanter juste n’est pas très important. Le rythme de la chanson est extrêmement modulable en fonction de nos possibilités et de nos besoins. Et on a en plus un aide-mémoire intégré pour se rappeler les paroles… Bref, cela devrait vraiment être à la portée de tous les stagiaires, et nous chanterons tous ensembles à ce stage En fait, ce que je n’ai pas dit, c’est qu’il y a une autre discipline inclue dans ce tour : Le clown (oui, j’ai aussi suivi des formations avec des clowns… d’où une certaine empreinte rémanente… ) On aura donc à gérer : manipulations magiques, chant, interactions avec le public, interaction avec un volontaire qui va endosser sans le savoir le rôle de l'auguste, et clown blanc (sans le nez rouge, je te rassure…), tout ça en même temps. Héhéhé : j’ai dit que c’était à la portée de tous, je n’ai pas dit que vous ne devriez pas bosser pour que ça rende bien De plus, l’exercice consistant à gérer plein de choses à la fois est essentiel au magicien, qui doit souvent faire autre chose que ce qu’il dit et dire autre chose que ce qu’il fait… Gilbus
  22. Sur les motivations, puisque la discussion semble s’orienter là-dessus, on a plusieurs choses qui se bousculent : -Le besoin de reconnaissance -Le plaisir de montrer à d’autres (qui est lié à la reconnaissance, mais légèrement différent…) -L’envie de laisser une trace plus durable (encore légèrement différent…) -L’idée que nos trouvailles puissent être utiles à d’autres (décidément, il y a plein de nuances…) -L’envie de gagner des sous … Ce sont toutes de bonnes raisons et on peut avoir plein de bonnes raisons de publier une création ou une amélioration… Je suis assez d’accord quand PaulMagie parle du changement du processus ancestral « célébrité lié à un tour » puis « commercialisation du tour » : Les créateurs de notre époque veulent souvent tout, tout de suite, comme leurs acheteurs, donc ils ne vont pas attendre 30 ans et la fin de leur carrière pour vendre leur tour, si la réaction de la semaine de mise en ligne de l’effet est positive. A la limite, s’ils attendent 15 jours de plus, l’effet sera déjà ringardisé, non mais, on ne va quand même pas acheter un truc qui a plus de 2 semaines, on n’est pas des bolos ??? Perso, je n’ai pas envie de commercialiser à grande échelle les quelques petites choses sur lesquelles je suis tombé sans doute par hasard. Mais l’âge venant, j’aime de plus en plus faire de la transmission. C’est pour cela que j’ai choisi la formule « stage » ou « conférence » : -Déjà, je n’en fais que très peu, donc ce que je lâche dans la nature reste relativement original. (Pour les deux prochains stages, Toulouse et Angers, ça fera maximum 30 personnes en tout à avoir mes tours, sur la population de magiciens français, cela reste infime. -Ensuite, je ne gagne pas beaucoup, bien moins en tout cas que si je mettais chaque tour en vente sur eBay à l’unité, mais cela va couvrir les frais, et rembourser quelques dépenses magiques ou non, c’est tout. Par rapport au travail de préparation, rien de « rentable » … mais je ne suis pas dans une logique de rentabilité. -Enfin, je préfère, c’est mon petit plaisir, transmettre de personne à personne, et de voir que certains accrochent mes effets à leur set, c’est une petite satisfaction -Et surtout, cerise sur le gâteau, cela me donne l’occasion de parler des principes magiques utilisés, qui sont, plus que les simples trucs, les choses qui m’intéressent… Pour ce qui est des améliorations… vous pensez que ce qu’on achète est toujours le fruit d’une création originale, sans emprunt à des existants antérieurs ? Tiens, j’étais à la conférence d’Ogawa l’autre jour, ou j’ai eu grand plaisir à voir les ninja ring exécutés par leur créateur… Maintenant, du point de vue strictement technique, le « ninja ring » repose sur une création incroyablement ancienne, les anneaux chinois. Ogawa à modifié la rigidité (Mais on trouve des anneaux chinois bien rigide aussi…) et défini une taille (mais on trouve des anneaux de petites taille… c’est même ce qui est vendu d’office aux débutants…) qui permettent un rendu spécifique sur certaines passes. Il a défini un ensemble de passes qui, mélangée à des utilisations habituelles d’anneaux chinois, donne des effets spécifiques. Enfin, il a fait passer le tour de la scène, ou il était à l’aise avec de grands anneaux, au close-up ou les petits anneaux prennent tout leur sens. Le truc de base semble donc bien amélioré ! Alors, création, amélioration ? Cela pourtant ne choque personne quand il publie et commercialise les ninja ring. J’ai vu ainsi des conférenciers nous apprendre et nous vendre des choses qui sortaient tout droit du bobo, de la presti du XX siècle ou d’autres bouquins plus vieux encore. Et pourquoi pas : les choses anciennes, si elles sont bonnes et peu utilisées, méritent d’être remises à jour. Plus délicat dans le cas ou un autre vend déjà le produit ? Pas si sûr : Le tour « cocktail », ou on mélange des liquides de couleurs puis on les sépare, est vendu par deux « créateurs » différents, revendiquant chacun la création, mais on trouve trace du trucage de base (que tous les magiciens connaissent…) dans les vieux bouquins. Ma version, qui utilise un autre matériel, une autre procédure, un texte original, un rythme et une motivation sans aucun rapport avec ce que propose ces vendeurs, est pourtant, d’un point de vue étroit, une simple amélioration de l’effet de mélange de liquide et de séparation. Simplement, je considère que ma part de création est au moins aussi large que ceux qui ont commercialisés le tour tel qu’il est vendu actuellement. Et comme cela repose à la base sur un vieux principe tombé dans le domaine public depuis des lustres… Bref, tirer des règles générales semble très difficile, tant du point de vue juridique (Puisque Pierre Fleury Le Gros nous à dit plus haut que le jugement dans le cas du piano volant était une aberration…. N’empêche, c’est bien ce jugement aberrant qui s’est appliqué… Avoir raison « sur le principe » a dut faire une belle jambe à Weeb quand il a perdu le procès…) que du point de vue éthique, puisque l’antériorité et l’originalité est toujours difficile à établir. Et que nous faisons tous des emprunts à d’autres, sans pour autant faire des copies conformes. C’est ce qui fait progresser la discipline… Gilbus
  23. Pas de problème de niveau, si même moi j'y arrive, tout le monde devrais y arriver Mais je ne dit pas que ça sera une promenade de santé : Nous allons avoir un WE assez chargé, il faudra bosser, ce n'est pas une conférence passive… (même si il y aura des pauses et des parties moins actives pour les stagiaires…) Certaines choses triviales seront aussi prétexte à discussion et à un peu de théorie, il en faut. A, un scoop: il y aura aussi un tour de magie chantée… (la doc de celui là est bouclée, et le matériel presque terminé…) Mais là aussi, aucune compétence spéciale de chant n'est demandé De toute façon, le peu de technique que l'on verra fera partie des choses à travailler, et certaines servirons plusieurs fois, pour gagner du temps Contact Camalot au TMC pour t'inscrire : les places partent petit à petit, mais il en reste encore Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser, je suis dispos… Gilbus
  24. C'est amusant, car le dernier numéro que j’ai monté est un tour de cartes. C’est l’histoire d’un Irlandais qui est doué aux cartes. Il gagne toujours. Don de dieu, don du diable ? Il gagne contre les plus grands joueurs du monde, puis va en enfer jouer contre le diable : Là, il gagne contre le diable, et libère toutes les âmes d’Irlandais qui étaient en enfer, pour les conduire au paradis. Et le message de cette histoire/parabole, c’est : « Nos dons, les vôtres, les miens, on en a tous… alors ? don de dieu, ou don du diable ? » Bien sûr, l'effet magique utilisé, c'est la partie de carte jouée en direct… le diable perd à chaque fois juste d'un point… c'est agaçant… Le magicien n’a pas à faire du close up pour étaler son pouvoir : Il peut se servir de son pouvoir pour raconter une parabole, et faire passer un message ou une interrogation au gens. Le pouvoir de la magie devient alors énorme : C’est ce qui va rendre le message attractif. Je ne pense pas que Jésus ait fait des miracles juste pour se la péter : Il les a fait pour augmenter la portée de son message. Et ça a plutôt bien marché… Et en ce sens, tout miracle à une portée bien plus grande que son action concrète. Donc, pour moi, un tour de carte ou une démo de balle mousse peuvent être magique, si on a quelque chose à dire… Gilbus PS = Pub secrète... J'essaie d'intégrer cette partie de carte au contenu du stage de juin...ppffff, avec tout ce que je rajoute, ca tiendra jamais, va falloir que j'arrête d'y remettre des choses...
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