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Gilbus

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  1. mdr ! un lape suce révélateur? allez, on va dire que c’était juste pour voir si quelqu'un lisais mes bêtises jusqu'au bout Gilbus
  2. … De fait : - Si un spectateur connaît l'Oracle Belline, il peut s'apercevoir qu'il manque la carte bleue. - Cela dit, on peut aussi lui répondre qu'on ne l'utilise pas. - Néanmoins, il peut se demander pourquoi elle n'est pas malgré tout dans l'étui (mise de côté). - Enfin, s'il tire lui-même les cartes avec l'Oracle Belline et utilise lui-même la carte bleue, il pourrait vouloir qu'on la rajoute, ce qu'on ne sera pas en mesure de faire. Est-ce plus clair ? Ben, heuuu, c’était clair la première fois, je te rassure, je plaisantais juste sur la blague de christ80 disant qu’il paierait en carte bleue… Ceci dit, puisque tu soulèves la question sérieusement : C’est un faux problème, et un problème d’autorité. Ce n’est pas au spectateur de vouloir qu’on ajoute une carte à ton matériel : Si tu pars sur ce principe, c’est que tu ne maitrise pas ton public, et que tu n’as pas correctement affirmé ton statut. Si tu te présentes en tant que voyant, tu dois apporter un statut, une crédibilité, qui va normalement dévier ce type de remarques. Cela ne veut pas dire être arrogant, on peut être un voyant tout en restant aimable, simple, bref, convaincant : poser le personnage avec douceur si c’est ton style, ne veux pas dire que le personnage est faible. Par ailleurs, quand tu tombes sur « celui qui sais mieux que toi », une bonne solution : En savoir plus que lui. Dans ces domaines, il n’y a pas de diplôme sérieux à sortir, juste du bluff. « Il n’y a pas de carte bleue, comment vous pouvez croire que ça marche ? » -la carte bleue ? Bien sûr, le jeu est en général livré avec une carte bleue, cela permet au débutant de faire des prédictions même quand ce n’est pas très clair. Je ne me sert plus de cette carte depuis près de 10 ans (durée à adapter en fonction de votre âge, pour que ce soit crédible ), je me suis aperçu qu’elle brouillait les choses plus qu’elle ne les précisais. Mais je comprends que certains préfèrent utiliser la carte bleue au début… Là, vous foutez une claque à votre contestataire qui cherche des noises : ce n’est pas gentil, mais bon, il vous cherche, aussi… Une autre version : -la carte bleue est effectivement utilisée par Beline, et c’est ce qu’il a publié. Mais si on étudie la correspondance qu’il a eu avec goldstein vers la fin de sa vie, on voit qu’il l’avait abandonné, tout simplement car cette carte ne figurais pas dans l’oracle de base, celui du mage Edmond, qui est en fait le créateur de ces cartes. C’est pas Beline qui a inventé ces cartes. Et bien j’ai essayé sans carte bleue, moi aussi, et c’est vrai que cela donne des prédictions plus précises. Là, on se retranche derrière une autorité indiscutable, Beline lui-même, dans sa correspondance (j’imagine qu’elle a été publiée dans un livre de Goldstein, qui est introuvable de nos jours, hein…), un nommé Golstein que je viens d’inventer, toute référence à un magicien connu n’est due qu’a un manque d’imagination lors de la création d’un bobard instantané, et le mage Edmond qui est d’après WIKI celui qui a dessiné le jeu au départ. Bref, si on tombe sur un gars qui sait tout, il faut en savoir plus que lui. Et pour cela, comme tu es magicien, tu as un outil fantastique : Le mensonge. Et comme tu n’es pas voyant, tu n’as aucune règle à respecter, si elle gène ta pratique. De toute façon, même si tu es voyant, il n’y a pas « une » seule façon d’utiliser un support de voyance. Les méthodes sont là pour guider, mais ne sont pas des choses fermées et inaltérables, elles devraient au contraire s’adapter à chacun. Prend la lecture des tarots : Tu as presque autant de façon de faire que de voyant. On trouve des constantes générales (le sens global des cartes), mais le voyant pour qui le jeu est un support, et non un système, pourra équilibrer un tirage, le faire dériver ou compléter pour développer un sujet, bref, il pourra s’adapter en fonction des circonstances. Tel voyant te fera mélanger le jeu, tel autre pas. Tel voyant te fera tirer des cartes, tel autre les tirera lui-même… Bref, tout est adaptable, et cela ne donne pas de meilleurs ou de moins bon résultats en fonction d’une méthode, mais bien en fonction du voyant et de son adaptation à SA méthode. Bien entendu, on peut se servir de tout ce que je viens de dire, aussi, pour contrer le monsieur je sais tout, mais il ne faut pas être aussi bavard, sinon l’assemblée s’endors… D’ailleurs… je sors sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller le post… Gilbus
  3. Outre les tours à reset rapide, tu as aussi tous les tours sans reset du tout, ce qui est encore plus simple... Il y en a un paquet qui ont été cités. La majorité des tours de cordes n'ont pas de reset, les tours de pièces sont en général faciles à reseter, s'il y a un reset. Pour les tours de cartes à reset un peu complexe: ben, tu as 100 personne à faire, si tu fais ton tour sur la moitié des gens (changement de set à chaque table), cela fait 50 personnes. soit en 8 et 12 tables en moyenne, suivant le type de tables. si tu as un tour que tu aime particulièrement demandant un reset complexe, tu en prépare plusieurs exemplaires, et tu te recharge entre 2 tables. comme on fait rarement 20 tables à suivre (il faut s'adapter au service, car j'imagine que c'est un repas/banquet, tu as le temps, lors des interruptions, de remonter tes jeux pour la session suivante. mais bon, dans l'ensemble, tu as raison, des tours à reset rapide ou sans reset du tout, c'est mieux;) Ce que je comprend moins, c'est de poser la question ici: Monter un tour nouveau, le rendre inintéressant, travailler le texte, ça prend énormément de temps. Tu auras plus vite fait de faire le tri dans les routines que tu as déjà, car je suis sur qu'il y en a qui ont un reset rapide ou pas de reset du tout. Et comme tu as besoin, à tout casser, de 7 ou 8 tours... Gilbus
  4. a ben non, justement: arf, j'ai encore pas tout compris. normal, je ne suis pas vraiment magicien... Gilbus.
  5. La question n’est cependant pas mauvaise : Bien sûr, on peut faire ce qu’on veut du matos qu’on achète. Mais on va acheter ces cartes spéciales, justement car elles donnent une crédibilité à ce qu’on fait. On peut traiter la crédibilité en la jouant, ou en la parodiant, suivant ses convictions. Mais se donner du mal (et dépenser des sous) pour une chose, et ne pas l’employer dans le sens que l’on voulait, ça serait ballot. C’est en ce sens qu’on en revient à la question : pourquoi on achète un tour ou un accessoire. Si vous êtes riches, vous pouvez collectionner, avoir la satisfaction de l’avoir chez vous Si vous achetez des choses pour vous en servir, certains produits sont très orientés, donc le style d’interprétation sera guidé par le produit lui-même. On peut bien sûr faire un simple tour de carte avec le produit de Vincent. Mais il me semble qu’alors, on passe à côté de quelque chose… Réfléchir à la façon de présenter ce matériel, ce n’est pas brider sa liberté, c’est essayer d’augmenter l’effet… Et comme visiblement, il y a du potentiel…. Gilbus.
  6. Oula, méfiance avec les chiffres et encore plus lorsqu'ils sont informatisés. … Allez, on va quand même dire que les chiffres donnent un "ordre de grandeur" du phénomène (disons qu'entre une vidéo à 100 vues et une vidéo à 3 millions de vues, on peut admettre sans trop se tromper qu'il y a une certaine différence d'audience). Bien entendu, les chiffres ne sont pas triés avec exactitude, on reste dans l’ordre de grandeur. Tiens, rien que moi qui vais dire du mal des tutos, pour leur mettre de mauvaises notes, je monte leur compteur aussi. Mais ca donne une idée du phénomène, qui ne se compte pas en centaines de vues, mais bien en milliers ou en millions. Il faut aussi compter, dans les chiffres faux, les tours qui ne sont pas expliqués, soit car le moteur se trompe, soit que ce sont des fakes cherchant à attirer les chercheurs de trucs, pour différentes raisons. Bien évidemment, beaucoup de producteurs de tutos le font car ils ont vu le truc sur un autre tuto : Il y a une redondance très large. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup de tutos sont si mauvais : ce sont des copies de copies de copie…ad nauseam… Si tu tape par exemple « magie explication bouteille » tu auras plein de pièces à travers la bouteille, avec différentes versions. Avec bien peu de bonne interprétation, cela va sans dire, ils sont la pour donner des trucs, pas pour apprendre à faire. Sur le nombre de trucs réellement révélés : Il est quand même redoutable, mais j’avoue que je dis cela par pure estimation (j’ai parcouru pas mal de tutos, du temps où je les chassais systématiquement…) Je n’ai donc pas de chiffres précis. J’ai bien sûr été plus sensible quand je tombais sur un truc que j’avais l’habitude d’utiliser, je ne suis donc pas impartial la dessus. Mais on peut simplement dire qu’il y en a « beaucoup ». Les trucs réellement révélés ne sont qu’une partie du problème et de son ampleur. Tout autant que la diffusion des trucs dans le public, qui est importante à mes yeux, c’est l’attitude du public quand il voit un truc qui me semble impactée par YouTube. On le sais bien, que le public aimerai connaitre le truc. L’illusionnisme est un art de frustration, ou on doit priver le public, tout en lui faisant passer un bon moment, c’est d’ailleurs une partie de la difficulté de cette activité. Le zapping sur ces tutos incite les gens à se focaliser sur le truc. Tout comme les émissions de débinage télé. Il y a pour moi double problème : révélation de tours, et formatage du public. Il n’y a jamais eu de loi protégeant les tours de magie. C’est le secret entourant les magiciens qui leur à toujours servi de rempart contre la divulgation. Ce secret bat de l’aile, et pas qu’un peu… Plus les gens penseront que « tout est sur le net », plus il y aura de gens a chercher les trucs. C’est inévitable. Ce n’en est pas moins très génant pour une magie basée sur le secret. Nous sommes bien d’accord sur la façon dont son fait les tutos : tout pour le truc, souvent même, on ne montre pas le tour, on l’explique direct (a quoi bon le montrer ?) Ce ne sont pas des spectacles de magie. Maintenant, dans ton panel de spectateurs, combien SAVENT qu’ils ont envie de voir de la magie, et combien veullent juste voir un truc, et essayer de le deviner ? Plus ca va, plus la seconde catégorie progresse. Pourtant, les magiciens font des merveilles, avec la magie nouvelle, la magie contée, scénarisée, à thème… Ils font tout pour donner un sens et une poésie, un spectacle complet… Mais il m’est arrivé, quand je présentais un tour à un « ami », de l’entendre dire : « Bon, laisse tomber ton baratin, montre ton truc… » Il ne considère la magie que comme une devinette. Et quand on ne trouve pas une devinette, on va voir sur le net, la « solution » Pourtant, je fais mon possible pour rendre le tour complet intéressant. On peut penser que je ne suis pas doué. Mais dans ce cas, je ne suis pas tout seul. Bien entendu, c’est le charme de tout bon spectacle que de faire décoller le spectateur de la notion de défi. Mais nous ne sommes pas des spectateurs ordinaires : Etant passionnés, nous allons voir beaucoup de spectacles, non ? Pour beaucoup de gens « ordinaires » à qui nous faisons des prestations, c’est la première fois qu’il voit un magicien « pour de vrai ». Par contre, bon nombre en auront vu à la télé, ou sur le net. Et bon nombre auront vu, avant même leur premier vrai spectacle, des émissions de débinages, à la télé ou sur le net. Le spectateur sera donc dans une position ou la règle du jeu qu’il connaît, c’est « trouvez le truc ». A nous de ramer ensuite pour qu’il décolle de cette idée, et puisse enfin profiter du spectacle : mais c’est pas toujours gagné…. Et plus il a vu de débinage, plus il est conforté dans la notion de défi personnel à trouver l’explication. Contrairement à ce qu’espère beaucoup de magicien, un bon nombre de spectateurs se rappellent les trucs. On se retrouve du coup à une autre forme de pollution : Le spectateur connais un truc avec le même matériel, on lui présente un tour qui n’a rien a voir, et pourtant il l’assimile avec ce même truc, et t’explique ensuite comment tu as fait, même si l’explication qu’il donne est sans rapport avec ce que tu as montré : Il n’a même pas fait attention à ce que tu as montré, il était en train de se rappeler comment on fait, puisqu’il « connais », et de préparer la façon de l’expliquer ensuite. Ces fausses explications liées à des trucs connus sont une plaie. Convaincu du tout connaitre, le spectateur ne va plus s’intéresser au spectacle, et va rester sur son explication. Plus il y aura de trucs en circulation, plus on devra alourdir nos tours pour bien prouver qu’on ne se sert pas de ces trucs : c’est sans fin… Là, je n’ai aucun chiffre. Au niveau débinage : J’aurais tendance pourtant à dire qu’il y a moins de moldus à télécharger ce genre de chose que de magiciens. Simplement car ces livres et vidéos de magie sont d’un ennui profond, pour la plupart, et que le moldu curieux sera dégouté de chercher. Pour les livres, c’est évident. Pour les vidéos, le format long est repoussant pour ceux qui veulent juste connaitre le truc vite fait. Mais assurément, il y a des moldus qui le font, bien sûr. Je n’ai pas de solution non plus. A noter quand même qu’on trouve souvent ce type d’explications suite à une recherche par nom d’auteur ou de routine. Donc, ce sont plus des aficionados de la magie que des moldus, qui eux ne connaissent pas les noms. Pour le problème des téléchargements illégaux vu de l’impact économique pour les auteurs et les éditeurs, c’est une question qui me dépasse, je laisse les gens qui savent en parler… Gilbus
  7. Ce qu’il y a de bien, avec Youtube, c’est que c’est informatisé. Donc, pas besoin de faire des suppositions, de dire ce qu’on « pense », il faut regarder les chiffres. On va sur YouTube, avec une recherche sur « explication magie » Il y a d’autres possibilités de recherche, mais je prends la plus évidentes Les résultats sont francophones, vu le texte de recherche : les résultats anglophones sont bien supérieurs en nombre, mais je ne vais parler que du francophone. 77300 résultats Si on trie les résultats par nombre de vue (le petit bouton « filtre » en haut de la liste), on a : Un tour de cartes avec plus de 2 millions de vues. (En 6 ans) Un tour d’équilibre de billet avec 1,5 million de vues. (En 2 ans) Un tour de carte avec 700 000 vues (en 4 mois !!!) Etc. Qu’en déduire ? On voit que le nombre de vues par mois est variable. Il semble cependant y avoir une accélération : les vidéos plus récentes ont tendance à monter plus vite en nombre de vues. (Mais ce n’est pas général, il y a heureusement des vidéos qui ne décollent pas…) On voit aussi que c’est cumulatif : ben oui, le tour d’il y a 4 ans continue à avoir des visionnages, du fait de son bon classement… et cela continuera jusqu’à ce que Youtube tombe en panne. Le nombre de vues est relativement important : Cela m’étonnerait qu’il y ait un million de magiciens amateurs vraiment passionné : Nous avons donc une large proportion de visionnage par des gens qui ne feront pas plus qu’un tour de magie occasionnelle à la récré ou à la fin d’un repas de famille : autrement dit, du public ordinaire. Quel est le rythme de production : En faisant la même recherche, filtrée sur le mois courant, on a près de 3000 résultats. Ce n’est pas une chose anecdotique, 3000 vidéos nouvelles en 29 jours... Bien sûr, cela reste loin derrière les vues des vidéos de chats marrant, ou des clips de chanteurs. Mais je vous rappelle qu’on ne parle pas ici de produit tout public, mais de secrets de magie. 3000 vidéos par mois me semblent excessives, pour des « secrets ». L’un n’excuse pas l’autre, mais il y a les « plus » de youtube : -Une disponibilité et une accessibilité permanente -Un moteur de recherche -Un format court qui permet de visionner par saccade. Rien que la disponibilité est un danger : car comme je l’ai dit, la vidéo est là, reste là, et restera là. Sans limite de temps. Parfois contre la volonté de l’auteur : J’ai vu des auteurs de tutos qui avaient pris conscience de leur bêtise, des années ou des mois après, et qui ne trouvaient plus leur mot de passe de conte YouTube pour enlever les daubes qui leur faisait honte (que celui qui n’a jamais perdu un mot de passe…) Mais le plus souvent, les auteurs de tutos oublient purement et simplement qu’ils en ont fait, au bout d’un certain temps : ils sont passés à d’autres choses, mais leur tutos, lui, est toujours là. On peut déplorer les émissions télé de débinage, et je le fait. Mais ne sous-estime pas la nuisance des tutos… Pas besoin de connaitre un nom de routine : En fait, beaucoup de producteurs de tutos ignorent le nom de ce qu’ils débinent, ce n’est pas comme s’il existait une culture de la magie, hein ? C’est juste des trucs. Pour avoir discuté avec ces consommateurs, ben ils sont comme tout le monde : Vaguement intéressé, Ils trouvent un tour par hasard, et puis zappent d’une vidéo à l’autre. La plupart n’ont pas envie de pratiquer, ils veulent juste savoir. Comme pour toutes les recherches, il est rare qu’on trouve ce qu’on veut, mais il est impossible de rien trouver. Mais tu parles de curiosité qui pousse à une recherche… Le mot recherche est inapproprié : Dans l’inconscient collectif, le mot recherche a encore un parfum de travail, d’effort, d’essais et d’expériences… La « recherche » dont il est question ici, consiste à entrer 2 mots dans le moteur de recherche, puis à devenir consommateur/zappeur. Ce n’est aucunement une recherche « laborieuse », cela n’inclue aucun mérite. C’est la recherche basique du net, qui est un réflexe pour de plus en plus de monde : Faire une recherche sur le net n’est PAS un acte réfléchi, calculé : C’est un acte aussi naturel et facile que d’ouvrir les yeux, de nos jours. Et c’est vers quoi tendent de plus en plus d’utilisateurs du net : Je veux savoir un truc, le net le trouve pour moi. Bien entendu, quand on a un sujet qui nous tiens vraiment à cœur, on va faire des recherches « approfondies », recouper les sources, aller au-delà de la première page de Google etc. Mais nous ne sommes pas dans ce type d’action, nous sommes dans de la consommation reflexe, la. Cette pratique établis dans l’esprit du public moyen que la magie se réduit au truc. Cela, ils le savaient déjà, mais il y a une différence entre savoir de façon abstraite et avoir le nez sur la preuve précise. Jamais une telle avalanche de truc n’est tombée sur le public. Ceux qui pensent que le débinage date de bien avant le net ont raté le tournant de l’information : Le net est une révolution cognitive. Rien n’est plus pareil, et les choix que l’on prend aujourd’hui dans l’utilisation du net vont s’ancrer de plus en plus dans la population. Le choix des magiciens a été, depuis le début, de laisser filer, car « ce n’est pas bien grave ». Nous avons maintenant des vidéos pourries qui explique des tours professionnels. Nous avons des enfants qui ont plus d’audience sur le net que n’en aura un magicien de cabaret durant toute sa vie. Rien que d’un point de vue quantitatif, je pense que le net, et par conséquent les tutos qui vont avec, influera plus la façon de considérer la magie que ce que font les magiciens eux même. Bien sûr, ce n’est qu’un début. Mais c’est déjà irréversible. Ignorer le problème, c’est jouer l’autruche. Résoudre le problème en faisant de la surenchère et en surfant sur la vague de débinage, comme le font certains magicien, c’est amplifier le problème pour des raisons à court terme. Heureusement, je me trompe complétement, puisque les pros le disent, le débinage est bon, beau, il amène plein de monde dans les salles, et l’industrie magique ne s’est jamais aussi bien portée. Mince, on se demande pourquoi on n’y a pas penser plus tôt, à débiner… Gilbus.
  8. Cependant, tous les tours ne s'y prêtent pas: Pour faire "invisible" (la lévitation de bague), de Damien Savina, par exemple, le tour nécessite d'avoir la double compétence "illusionnisme"/"fakirisme" pour être fait tout nu. Sinon, on ne peux pas le faire sans avoir des larmes qui dégoulinent, ceux connaissant le tour auront compris pourquoi... Gibus
  9. Ce qui est amusant, c’est qu’on a les même réflexions, les même conséquences présumées, et pourtant on en tire des conclusions opposées… Magie !!! Tout à fait : savoir comment ça marche ne veux pas dire savoir-faire. Et l’abondance fait qu’on ne motive pas forcément les gens à essayer. D’ailleurs, une fois qu’on sait le truc, pourquoi se fatiguer, hein ? Il n’y a qu’une partie des youtubeurs qui vont essayer les trucs : les apprentis magiciens, bien sûr. Ils pensent qu’ils sont seuls à regarder les trucs : ils se trompent : ils sont les seuls à essayer de les faire…et ils sont minoritaires… Là aussi, nous sommes d’accord, on donne un bâton pour se faire battre, en laissant les tours trainer sur le net. Heuuu : ben c’est là que je décroche : Tu dis, plus haut, que les tutos ne favorisent pas spécialement l’apprentissage de ceux qui ne sont pas décidés à apprendre (trop d’info démotive le travail, en entraîne à regarder les trucs, plus qu’a les faire…) Tu dis plus haut que les trucs sont surtout vu par un public de gens cherchant à déconstruire nos illusions, pour « ne plus se faire avoir », sans doute. Je suis désolé, mais favoriser ces déconstructions, pire, les encourager, c’est préparer le public à une confrontation lors du spectacle : ils viennent pour comprendre, et non pour passer un bon moment : on entre en plein dans la notion de défi, qui n’est pas forcément celle que le magicien veux mettre en avant dans sa prestation. Je crois donc, pour les même raisons que toi, que les tutos n’apporte rien « au milieu traditionnel de la magie, aux passionnés, etc », qui ont bien d’autres sources de formations. Et que cela est nuisible au niveau du public, qui essaie de devenir un meilleur « casseur de trucs ». Ok. Plus même : en dévoilant systématiquement des tours faciles, les débutants voient leurs tours « vulgarisés », et donc devenir inexploitable pour eux. Les magiciens avancés, je te l’accorde, s’en fiche, ils enrobent le tour pour le rendre méconnaissable. Enfin, c’est ce qu’ils pensent, car franchement, ce n’est pas toujours évident : Qui a vu un lévistick voler reconnaitra instantanément une canne volante. Je crois que ceux qui disent qu’ils rendent leurs illusions méconnaissables du « public qui sais » se font, parfois, un peu d’illusion aussi : les spectateurs sont intelligents… Ben, non, tu viens de dire que justement, le nombre et le format incite à apprendre les trucs, pas à les pratiquer. Partant de là, on peut se dire que ceux voulant FAIRE de la magie auraient commencés pareil, sans les tutos, inspirés par l’acte magique et non son dévoilement, et aurait simplement appris sur d’autres médias. Et quand bien même cela va faire rater quelques vocations ? Ça change quoi ? On recrute un max, dans quel but ? Avoir un maximum de gens qui font mal les choses ? C’est exactement ce qu’apporte les tutos, on le voit bien, puisque souvent, celui qui fait son tutos n’a même pas pris le temps de faire le tour de belle façon, de le personnaliser, de le rendre amusant. Cela ne promeut pas la magie, mais la culture du truc. Sur ces personnes cultivant le truc, un tout petit nombre va ensuite s’intéresser suffisamment à la chose pour devenir meilleur, et bien souvent en passant à un apprentissage par d’autres média : Ben, comme dans le cas où il n’y aurait pas eu de tutos, en fait. Sauf qu’entre temps, on a un tas de magicien poubelle qui font mal des choses simples, ou n’ont pas compris pourquoi ils font les choses. Y a-t-il beaucoup de tutos qui incitent à réfléchir sur le « pourquoi je fais une illusion » ? J’en connais, mais pas beaucoup. Et ils sont fait par des gens qui, souvent, ne révèlent pas de trucs. Ben voilà, tu reviens de mon avis, cool… Mais dans ce cas, pourquoi écrire As-tu cité un argument pour les tutos, sans le démentir ensuite en poursuivant ta réflexion ? Un machin qui n’a pas d’arguments pour, et qui a plein arguments contre, peut porter préjudice à une discipline, non ? Je pense qu’il y a un domaine où le recrutement de magiciens youtube est bénéfique, c’est pour la vente de produits : Bien évidemment, les magiciens youtube vont sur les sites de vente de magie aussi : En ce sens, c’est un bon plan pour les marchands. Pourquoi y a-t-il une multitude de tours « immédiatement exécutable, dès la sortie de l’emballage » ? C’est pour s’adapter à ce public qui ne répète pas, ne travaille pas, ne réfléchit pas. A, si, il y en a qui travaillent, et parfois très dur : Ce sont les jongleurs de cartes. Mais est-ce encore de la magie ? L’un deux me disais l’autre jour que c’était énormément de travail, je veux bien le croire. Je lui faisais remarquer que ce n’étais pas énorme, par rapport à un jongleur aux massues, par exemple… Il n’a jamais voulu me croire. J’imagine qu’il n’a jamais fait deux heure de VRAIE jonglerie avec des agrès qui pèsent plus que 2 grammes : Je jongleur de carte s’entraine certes autant qu’un jongleur traditionnel, et doit travailler autant la dextérité, la précision, la souplesse des mains. Mais le jongleur, lui, donne dans le vrai exercice physique : Une massue ou une balle, c’est pas très lourd. Mais un matheux a calculé qu’en cumulant les forces nécessaires à lancer les objets, puis à bloquer les objets à la réception, c’est-à-dire leur appliquer ou leur retirer un moment d’inertie, un jongleur moyen, au bout de deux heures d’entrainement, avait soulevé l’équivalent de plusieurs tonnes. Les cartes ne vont pas si loin dans la dépense d’énergie physique, désolé… Heuuu, et désolé, je pars encore sur un autre sujet… Tout ça pour dire…heuuu… ben, toujours la même chose, en fait. Je vais me faire des réponses copiées/collées standard, ça me gagnera du temps Gilbus.
  10. Et quel style de motif avez vous, les uns et les autres? Pour moi, un fond dot être assez esthétique pour rester en vue en pleine lumière, mais assez discret pour ne pas brouiller la vue des spectateurs quand on fait des choses devant. Avec vous les mêmes critères? Votre fond est il "un décors" en trompe l’œil, ou quelques motifs abstrait, ou simplement des à plats unis? Ou simplement un unis monochrome? Perso, j'aime assez le minimalisme de l’unis, mais certains fonds avec des à plats me semblent intéressants... Un fond travaillé genre décors me semble limitatif en fonction des différentes choses qu'on veux mettre devant... étant amateur, je ne peux pas me permettre d'avoir un fond par spectacle C'est quoi, votre fond préféré? Gilbus
  11. Pour le coup c'est vous qui avez selon moi une vision réductrice , rien ne vous permet d’affirmer que Dieu (en tant qu'hypothèse ou réalité présumée) est amorphe, protéiforme, polymorphe, etc. mais qu'il n'est surtout pas anthropomorphe sauf si vous avez une parfaite connaissance de ce qu'est Dieu et de ce qu'Il n'est pas, est-ce le cas ? Le Dieu des chrétiens par exemple peut tout à fait prendre une apparence humaine pour communiquer avec les Terriens, sans perdre son essence divine : Jésus est quand même une incarnation de Dieu pour plus de deux milliards d'êtres humains vivant actuellement et dont certains ont dû approfondir le sujet plus que vous (non ?). ... « Dieu créa l'homme à son image » (Genèse 1:27) Héhéhé : Tu vois, j’ai même prévu ta réponse… Et pour y répondre sérieusement… heuuu… Non. Pour y répondre de façon plus étendue : Dieu, suivant ma définition, est à l’origine de l’univers (de la création donc), il est infini (plus infini que l’univers en tout cas), et éternel. D’un autre côté, étant à l’origine de l’univers, donc du temps et de l’espace, il n’a aucun mérite. Un tel Dieu peut-il être un barbu musclé allongé sur un nuage ? Certainement. Mais il n’est pas que cela. Il est, en fait, la totalité de l’univers, et plus encore. Je suis Dieu, vous aussi, l’ordinateur ou je tape est Dieu… En fait, l’omniprésence de Dieu, voila une chose que je prends au premier degré L’omniscience aussi, puisque tout l’univers existe en Dieu. Simplement, un être aussi infini ne saurait se limiter à une partie de lui. Cela ne nie pas l’existence de parties, vu de notre point de vue. D'un autre point de vue, peut être que seul Dieu existe. Nous apprenons (ou pas) à connaitre ses parties, en nous ou dans d’autres phénomènes, mais limiter Dieu à une partie… c’est un manque de perspective, à mon sens. Peut-on connaitre Dieu ? En tant qu’humain, c’est dur Il y a un problème d’échelle, au moins. Mais comme je l’ai dit, je suis Dieu, comme tout le reste. Et Dieu ne dépend pas du temps ni de l’espace, il EST le temps et l’espace. Le problème d’échelle est donc un faux problème… Contactant la partie de Dieu que je peux trouver, j’élargis mon champ de vision. Pas de beaucoup, l’humain n’est pas prévue pour vivre la pleine conscience de Dieu. Mais assez pour voir que c’est chouette. Cette conception de dieu s’accommode aussi de ta citation biblique, entre parenthèse Et Dieu a bien fait l’homme à son image, non pas au premier degré, mais par le fait que Dieu est en l’homme. Comme en tout le reste, mais bon, ça fait toujours plaisir… C’est en ce sens que je trouve la vision de certains anthropomorphique : Il me semble difficile d’avoir une notion d’infini et de la circonscrire à une limite, même avec une longue barbe. L’entité barbue peut exister dans un plan de l’univers, cela ne me dérange pas. Mais ce n’est pas LE Dieu dans sa totalité. Une relecture de la bible en gardant cela en tête peut être intéressante… Ceci dit, cette conception fait que je ne force personne, c’est aussi un avantage Gilbus.
  12. Pas forcément : Le film montre une mère aimante, tentant d’inculquer des principes (ceux qu’elle soutient) à son enfant. On peut ne pas apprécier ces principes… Mais la démarche de la mère est cohérente. Il peut sembler naturel de présenter une représentation anthropomorphique de dieu à des enfants, pour qu’ils intègrent la notion. Ce qui est dommage, c’est que les adultes ainsi formés restent pour la plupart sur cette vision… Le monde des témoins de Jéhovah parait tellement simple… Mais nous vivons tous dans notre monde étroit et simplifié, ne l’oublions pas : On voit toujours la paille dans l’œil du voisin… Enfin, le proverbe, la… Je me demande bien comment on pensera à chercher une paille dans l’œil d’un autre, alors qu’on a une poutre dans le sien… moi, à la moindre poussière dans l’œil, je pleure comme une madeleine, je cours partout en geignant… alors une poutre… Pouf pouf, reprenons : Donc, les gens qui ont une lecture au premier degré, je trouve qu’ils simplifient trop. Gilbus.
  13. A force de vouloir à tout prix être un art à part entière, on crée des catégories pour la photographie, qui aurait pu rejoindre les "arts visuels" et pour la DB, qui aurais pu rejoindre la littérature... du coup, pourquoi pas pour le mime, qui a peu de lien avec le théâtre, ou pour l'illusionnisme... ces catégories semblent arbitraires. la catégorisation est inintéressante quand elle sert un but concret (voir les familles d'effets), mais pratiquer une catégorisation juste pour donner de la valeur à certaines choses, c'est un peu inutil, non? A quoi servent donc ces définition numérotée pour les arts? D'autre part, catégoriser des choses artistiques, c'est un peu vouloir imposer une vision cloisonnée. Cette vision est elle nécessaires, ou même utile? La définition de l'art en tant que vecteur d'émotion personnelle(le ressentit esthétique étant une émotion?) n'est il pas suffisant? L’artisan peut faire naitre l'émotion sur son travail: admiration du fini ou de la performance... L'artiste fait naitre une émotion interne au spectateur, ce que j'appelle l'émotion personnelle Et pour reprendre la discussion de ce post, le fabricant du décors participe à la création artistique, mais n'en est pas l'instigateur: il peut donc s'agir d'un artisan plus que d'un artiste (cela n'enlève rien à son mérite... juste pour être cohérent avec mes propres définitions...) Si le décors en lui même emporte le spectateur dans une émotion personnelle, alors on va dire que le décorateur est un artiste. Mais la plupart du temps, on demande au décors de soutenir, de participer à la performance de l'artiste, pas de la remplacer ou de la concurrencer: il y aurait dispersion de l'attention du spectateur, ce qui serait moyen pour l'artiste sur scène Vu comme ça, le spectacle fait intervenir des diciplines, artisanales ou artistiques (mise en scène, chorégraphie, musique, etc...), mais dans le cas du spectacle vivant, la notion d'artiste se concentre autour de l'interprète, qui utilise bien sur les compétences des différents conseillés et assistants, mais doit porter le spectacle à son aboutissement, c'est à dire le public. Gilbus.
  14. des commentaires inintéressants: et des réflexions de spectateurs moyens (mais naturiste...) pour le premier, nous voyons qu'en fait, elle a eut raison de se déshabiller, au niveau de l'impact magique. Pour le second, on vois que les secrets s'éventent... non, les spectateurs n'oublient pas tous et tout Et de leur point de vue, ce n'était pas "juste pour divertir", puisque ce numéro porte leurs valeurs... Comme quoi tout est relatif Gilbus
  15. Je suis à peine surpris qu’en 2014, on associe systématiquement naturisme et sexualité. Il faut dire que l’ordre moral est de retour, et que les année 60/70, ou les tabous s’étaient amoindris, sont bien loin. La liberté de pensées et de corps des hippies est donc enterrée depuis longtemps. Merci Shiva de nous rappeler ainsi que nos pensées sont formée par l’ambiance communautaire, et que la plus efficace des censures est celle que chacun va s’imposer lui-même. J’imagine que c’était l’un des buts de ton post, il est atteint Gilbus
  16. C’était une parodie, mais il n’est effectivement pas le seul : Peut-être les magiciens utilisant une quêteuse, une casserole à apparition ou une boite tellement bizarre qu’on se demande si ce n’est pas un accessoire de magie (truqué) peuvent–ils se poser la question aussi : Ne sont-ils pas leur propre parodie, celle du magicien stéréotypé qui fait sa magie grâce à ses accessoires visiblement sortis du magasin spécialisé ? La quêteuse était un objet utilisé dans les églises (avec un plus long manche), il y a 100 ans, pour faire la quête, justement. Cet objet a totalement disparu, sauf pour les magiciens qui continuent à l’utiliser imperturbablement… Bien sûr, on peut en faire de bons tours. Mais est-ce crédible ? Et si vous vous moquez que ce soit crédible, que vous n’y croyez pas vous-même, n’êtes-vous pas dans la parodie ? Là, au moins, la parodie est amusante Manipuler, avec sérieux, des casseroles improbables dont le trucage est évident pour la moitié du public, c’est un peu pathétique non ? Et justifie ensuite qu’on soit parodié. Gilbus.
  17. Non, je n'ai jamais eut ce genre de problème, je suis sans doute moins impressionnant que toi Par contre, il aurait été inintéressant de savoir quelle conviction exacte était heurtée par ta pratique: -avait elle l'impression que tu étais un vrai sorcier? (là, avec des balles en mousses, c'est que tu es vraiment très fort!!!! ) -Etait elle contre le mensonge en général, et donc ne pouvais cautionner un spectacle basé sur la tromperie? (là, elle ne doit pas avoir beaucoup de fun dans sa vie: elle ne peux pas regarder la télé, ni écouter un chanteur en play back...) -Pensait-elle que, d'une façon générale, les spectacles de magie peuvent faire croire aux gens faible que le surnaturel existe en dehors de la religion? (c'est un raisonnement qui vaux aussi pour certains ultra rationaliste, qui arrondissent le concept en "faire croire que le surnaturel existe.") -Ou autre chose encore? Tu aurais pu aussi lui parler de st jean bosco, qui utilisait les tours de magie pour enseigner le cathéchisme de façon amusante. Mince, un saint officiel, c'est une référence Gilbus
  18. maintenant, il y en a à qui ça plait: http://www.artefake.com/QUI-VIVE-Thierry-COLLET.html Gilbus.
  19. Ce n'était pas lui qui animait ce stage, mais oui. http://www.lephalene.com/contact/ Je précise que la recherche sur les techniques de manipulation est intéressante. et qu'ils ne débinent effectivement pas tout de leur spectacle. le soucis pour moi, c'est juste qu'ils sont dans la mouvance du "je vous le dit, ya un truc" que je n'arrive pas à comprendre. inciter les gens à ne pas croire tout et n'importe quoi, c'est assez louable, en soi. Se servir de l'illusionnisme (ou du mentalisme) pour ça, en expliquant les tours, c'est ballot, quand on se veux magicien... il y a bien d'autres moyens pour faire passer les messages sur la manipulation: pub, politique, soumission à l'autorité etc. mais bon, on ne va pas refaire le débat une fois de plus Gilbus.
  20. merci pour l'info, je pensais que la bombe marchait pour tous les cas! bon, d'un autre coté, je ne me produit pas au zénith, ça doit être pour ça Ceci dit, une fois le tissus aux normes acheté, trouver une couturière pour faire le fond (attache, parements éventuels...) ne devrait pas être très difficile, non? rien que dans ma commune, j'ai au moins deux adresses qui sauraient faire, et c'est une toute petite cité... A moins qu'il n'y ait d'autres contraintes légales que l'on n'a pas cité? Gilbus.
  21. Ou tu peux peut-être simplement faire appel à une couturière, avec du tissus ordinaire, que tu traitera ensuite à la bombe d’ignifugeante? Car en dehors de cette particularité contre le feu, un fond de scène, c'est surtout du tissus, non? Gilbus
  22. J’étais le WE dernier à un stage de deux jours sur le mentalisme. Bon, n’allez pas vous imaginer un stage hyper underground : C’était un stage ouvert au public, s’intitulant « l’art d’avoir toujours raison » par la compagnie « le phalène » Et les mentalistes qui composent cette compagnie sont partis sur une démarche non pas de débinage gratuit, mais de débinage « utile » : Dans leurs spectacles, ils expliquent des tours (par exemple les gobelets transparents, style P&T mais en plus intello), pour démontrer que l’on peut manipuler un public. L’animateur du stage m’a bien fait remarquer que ce n’était pas un débinage gratuit, mais pédagogique sur la notion de manipulation des sens et des spectateurs. Mais qu’il ne voyait aucune justification à maintenir un secret quelconque, de toute façon… Je lui aie fait remarquer à mon tour qu’on pouvait montrer la manipulation sans débinage, il y a assez de possibilité dans les expériences psychologiques ou dans les gags magique. Réponse : oui, mais nous, nous sommes des magiciens, on fait donc avec ce qu’on sait faire. C’est pas faux. Il me faisait remarquer aussi que leur compagnie était peu aimée des magiciens classiques, qui ne venaient pas voir leurs spectacles en général. C’est normal aussi. Et que le secret ne servait qu’à maintenir l’égo du magicien dans une situation de pouvoir. La, à mon sens, ils n’ont pas dut voir les bons magiciens… ou ne pas ETRE les bons magiciens. Avant de virer pro-débinage, l’animateur m’a dit qu’il était anti-débinage, et que le temps et la réflexion aidant… Je lui ait fait remarquer que l’inverse pouvait être vrai, et que des gens ayant commencés débineurs pouvaient devenir de fermes opposants à cette pratique (J’en connais ) Bref, nous avons discutés un bout de temps, car je n’allais pas laisser la propagande pro-débinage être transmise aux stagiaires devant moi sans réagir. Ceci dit, le thème du stage étant les manipulations psychologiques, les gens qui étaient la venaient pour apprendre à ne pas se faire manipuler, et n’était donc pas très accrochés par mes arguments. Cependant, l’animateur, avant d’expliquer certaines choses, leur avait bien fait remarquer, en substance : « Souvenez-vous de l’impression que vous à donner le tour que je viens de faire. Repensez-y quand je vous aurais donné l’explication… » Et il avait bien raison : une fois donné l’explication, le tour à fort impact qu'il avait présenté paraissais tout bête, un « enfumage » tout simple. (le terme « enfumage » était le leitmotiv d’un stagiaire ) Néanmoins, personne n’a voulu accepter, malgré ce qu’avais dit l’animateur, que le tour puisse perdre de son impact si on connaît le truc : Ils étaient, animateur en tête, persuadés qu’il ne fallait plus croire au père noël, quand on est adulte. Et que la « performance » valait mieux que le mystère. On retombe toujours sur les mêmes concepts. Comme si la suspension du refus de croire, que nous étudions tous en long large et travers n’existait pas. Comme si connaitre le truc leur donnais un avantage dans le spectacle : ils étaient, en sommes, restés sur l’opposition entre le magicien qui cherche à « enfumer » et le public qui doit résister. C’est tellement dommage… Je me dis, pour me réconforter, que cet échantillon était parmi ceux, justement, qui veulent à tout prix savoir, ne veulent pas se faire « enfumer », veulent lutter contre la tromperie et la manipulation… alors que c’est l’essence même du spectacle de magie. Mais l’amalgame entre manipulation psychologique (par les média, la pub, la politique, les interactions sociales…) et le spectacle d’illusionnisme rend plus difficile de démêler les concepts. Bref, un WE éprouvant pour un anti-débineur comme moi, bien que tout se soit passé sur un mode sympathique, bien sûr… En plus, je n’ai pas appris grand-chose, mais bon, je m’y attendais un peu. L’animateur semblais parfois surpris d’un simple magicien amateur connaisse le sac à change transparent, les sortie multiples, ou le choix du magicien… armes visiblement réservées aux mentalistes. Ceci dit, ce stage était intéressant pour ce qu’il véhiculait justement : L’idée de manipulation omniprésente. Je ne sais pas si d’autres ont suivis leurs stages, et ce qu’ils en pensent… Mais bon : je pensais assez stupidement que les mentalistes étaient orientés vers la recherche du mystère, ben non, pas tous. C’est ballot. Gilbus.
  23. la, c'est la bordel: des trucs en vrac dans les tiroirs, des valisent qui débordent, des accessoires qui s'étalent partout. je n'ai absolument aucune technique de rangement. Sachant que je n’arrête pas de sortir, assortir, emporter, ramener des tours, au fil des spectacles, je ne prend jamais le temps de tous les ranger correctement. de plus ordonnés que moi ont plusieurs valises: une pour le spectacle enfant, une pour le close-up, une pour le restau... ils prennent la bonne valise, en partant, et sont sur de ne rien oublier. il faut une rigueur d'enfer, pour ne pas mélanger le contenu des valises, bien sur Comme je n'ai pas de spectacle standard, mais que j'assemble le plus souvent de petits bouts pour en faire un spectacle, c'est ingérable par valise, pour moi. de toute façon, les tiroirs débordent tôt ou tard, c'est forcément le bazars... Si tu as la place et une immense armoire, tu peux te faire des boites étiquetées (objet mousse, jumbo, cordes, gobelets...) c'est ce qu'on vois chez certains pro ordonnés. je les admire beaucoup pour cela! Gilbus.
  24. Très bonne analyse des différentes possibilités Bon, il ne faut pas oublier aussi que ce sont les marques sur un curseur continu : On n’est pas forcément l’un ou l’autre, mais toujours un peu des trois, même s’il y a une tendance majoritaire qui s’impose souvent. Ainsi que je le disais, je n’ai pas un costume de reconstituteur. Mais ce n’est pas un simple déguisement pour autant, car il y a des bases histo dedans : Il y a donc un milieu entre évocateur et reconstituteur. Pour le type de spectacle aussi : Soit tu as un personnage que tu ne lâche pas, et tu vis au 13ième siècle, tant par ton discours que par tes manières (reconstituteur), soit tu peux te permettre des sorties de personnage pour expliquer l’évolution du jeu de carte, par exemple, et tu es alors évocateur : L’évocateur a une liberté que n’a pas le reconstituteur. La troupe avec laquelle j’évolue principalement est plus sur l’évocation, c’est-à-dire par exemple qu’il y a un râtelier d’arme, et qu’on explique au public l’évolution des armes, pourquoi ça a changé, a quelle époque etc. On peut donc y évoquer des armes 14ièmes, alors que nous sommes au 13ième Evocateur, donc. Mais la pédagogie et l’intérêt suscité par l’évocation est souvent plus forte que la reconstitution : J’ai vu, et pas qu’un peu, des reconstituteurs rester entre eux, et n’avoir que très peu d’ouverture vers le public : pourquoi une troupe de soldats irait discuter avec les gens qui défilent le long de leur lice ? Ils restent dans le rôle de soldats bourrus, ce qui limite parfois leurs interactions avec le public. D’autre part, ils n’ont pas forcément d’interactions à proposer… A l’inverse, on trouve des évocateurs qui ont un super costume, un super décor, du matériel digne de reconstituteur, mais qui n’ont pas de personnage à mettre avec : il te font une visite guidée comme au musée, sans jeu d’acteur (et même parfois sans savoir-faire technique, le camps restant uniquement basé sur une apparence. Je crois qu’il faut naviguer entre les deux, évocateur et reconstituteur, pour en tirer le meilleurs de chaque chose : Un reconstituteur absolu se verrait obligé de parler en vieux français, ce qui est incompréhensible. Personne (à ma connaissance) ne le fait jamais. L’évocateur va juste émailler son discours de quelques expressions, et cela maintiendra une couleur de son spectacle, tout en restant à la portée du public. L’évocateur peut se permettre quelques clin d’œil sur les anachronismes, alors que le reconstituteur est obligé de rester dans son rôle… Le reconstituteur ne peut utiliser de choses que l’on n’a pas identifiées historiquement comme existant à l’époque concernée : Il doit, s’il est un jongleur ou un bateleur, utiliser les choses telles qu’elles étaient faites, et telles qu’elles nous sont parvenues de façon documentées. Par exemple, les lunettes : On croit souvent que les lunettes sont un anachronisme sur les camps médiévaux. Elles ont été en fait inventée de façon vérifiée au 11ième (ou 12ième, j’ai un trou !), et si elles sont à monture de bois, de corne ou d’un autre matériau compatible, si elles n’utilisent pas de branches articulées (les modèles certifiés ont un petit cordon qu’on passe derrière la tête ou derrière les oreilles), on peut porter des lunettes en étant reconstituteur. A l’inverse, je parlais de tube Raymond plus haut. Je ne connais pas de source indiquant l’existence de tube Raymond au moyen âge. Donc, le reconstituteur n’en utilisera pas. L’évocateur, du moment que les matières et la technologie apparente sont possible, ne se gênera pas. Idem pour la magie électronique : L’évocateur peut s’en servir, si elle reste cachée et inconnue du public, le reconstituteur se fera un point d’honneur à n’utiliser que des techniques d’époques certifiées, même si elles sont tout aussi cachées. Je jongle au bâton du diable : historiquement, aucune source, mais rien n’empêche d’un point de vue technologique de le faire : je suis donc dans l’évocation, pas dans la reconstitution sur ce point… Enfin, et c’est sans doute le plus important, un reconstituteur ne peux faire dans le fantastique au-delà des coutumes de l’époque : Par exemple, je ne suis pas certain que les bateleurs se déguisaient en sorciers pour opérer sur les marchés et fêtes : Je suis même à peu près certain du contraire, vu les images qui nous sont parvenues, ou le bateleur est habillé comme tout le monde ou presque. La mode des magiciens en chapeaux pointus et robes à étoile est plus de la renaissance, il me semble… Socialement, cela serait une erreur aussi : le risque de finir en prison pour sorcellerie serait accru par une attitude simulant une interaction diabolique. Le bateleur, s’il veut faire long feu, a intérêt à être clean Par contre, l’évocateur ou l’artiste magicien à thème historique peut très bien avoir une attitude diablolisante, des propos frisant l’hérésie, un comportement blasphématoire ou en tout cas pas très catholique, on s’en fiche (au niveau historique…). J’ai une petite routine ou je lis dans les tarots. Mais bon, comme le tarot et son usage pour lire l’avenir est interdit par notre sainte mère l’église, je ne peux bien entendu pas le faire. Donc, je lis le PRESENT dans les tarots. Et pour être sûr de ne pas mettre l’âme immortelle des spectateurs en danger, je vais révéler MON présent, avec ces tarots… (Étant un costume de bouffon, la lame du fou ressort sans arrêt… ce qui est effectivement mon présent…) C’est bien sur un jeu d’évocateur, car un reconstituteur ne lirais pas les tarots en public, devant 100 personnes… déjà car le public l’aurait fuis, ou trainé devant le seigneur local pour être jugé, si on était au moyen âge. Pour un reconstituteur, les actions pouvant être considérées comme démoniaques peuvent avoir lieu, mais sous l’apparence de la comédie, de la farce, et finir de façon à édifier le bon peuple sur les risques qu’il y a à commercer avec le surnaturel : on peut plaisanter avec le sexe (les farces sont bourrées d’allusions franchement grivoises…), sur les défauts humains (l’avarice, la gourmandise etc…), sur la malhonnêteté (rien n’empêche de montrer un voleur, un tricheur, en condition de spectacle...) mais il faut être prudent si l’on évoque les démons. Mais un artiste ou un évocateur peut, s’il le désire, ouvrir son antre de sorcellerie ou d’alchimie au bon peuple, et y produire des prodiges maléfiques, sans risque de se faire lyncher. On a donc, comme le souligne très bien Amaury, des choix à faire. Tout dépend du type de spectacle que l’on souhaite offrir. En général, dans les fêtes médiévales, une dose de fantastique est tolérée, si elle est bien faite : Dans beaucoup de fête en Bretagne, on peut croiser une sorcière échevelée, aux yeux vairons (lentilles de contact ), qui touille son chaudron ou va faire peur aux enfants et des proposition dégoutantes aux grands : c’est tellement bien fait qu’on y croit. Elle fabrique des potions, en plus… Je ne parierai pas sur les chances de survie d’un tel personnage avec un tel comportement au moyen âge. Gilbus
  25. Après, tout dépend de ce que l’on inclut dans l’hypnose : Le pouvoir de guérison des rois de France se pratiquait par imposition des mains, non ? Tout le monde n’est pas d’accord pour dire que l’imposition des mains est une technique hypnotique De toute façon, c’était un don divin attribué aux rois de Frances, aucun rapport donc avec une technique humaine Mais tu as raison, le phénomène hypnotique n’a pas attendu l’apparition du mot hypnose pour exister. Simplement, les gestes hypnotiques employés par notre magicien de la vidéo sont une version moderne et même stylisée typique du 19/20ième siècle. Je ne suis pas sûr que le geste aurait eu la même signification au moyen âge. Par contre, il est compréhensible du public moderne : toujours des concessions D’autant plus qu’elle ne dors pas vraiment, durant son hypnose, c’est donc une figure de style liée à la lévitation : Depuis Robert-Houdin, on ne peut plus faire léviter sans endormir, ça deviens machinal… Disons qu’il l’ensorcelle, ça sera suffisant Ceci dit, ce type de lévitation sur chaise est-il toujours trompeur pour un public moderne? Je ne sais pas, le mystère ne semble pas bien épais, et il a été débiné un peu partout… Une lévitation moderne convaincante, mais pouvant se faire en médiéval, serait par exemple le saturne de yogano, non ? Là, le public risque d’être surpris Mais c’est plus chers… C’est un paradoxe aussi du magicien médiéviste : Il doit faire des tours « comme dans le temps » pour un public moderne. Pas toujours simple Bon courage à toi… Gilbus.
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