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[Vidéo] Hypnose de rue - Créateur de réalité
Gilbus a répondu à un sujet de Romain P!R3S dans Forum Général
Bon, je n’y connais rien en hypnose, j’ai déjà dit des bêtises la dessus, et vous m’avez repris à l’époque, je me méfie donc des idées préconçues ou des « on dit ». Dans les vidéos de ce post, j’ai aussi été tenté par l’explication du compérage. Pas parce que l’hypnotisée n’est pas naturelle, mais parce que cela semble trop facile, et trop rapide. La réalité de l’hypnose, je m’en fiche un peu : Je ne donne qu’un avis de spectateur. Les alternances entre « éveil » avec les yeux ouverts et « sommeil » yeux fermé sont fait rapidement, très rapidement. Trop. Les consignes données sont sommaires, et peuvent, de l’extérieur, laisser planer un doute : Comment concevoir que le 5 n’existe plus, déjà… Mais cela semble aller de soi dans la vidéo, qui passe sur cette partie de programmation assez vite pour que cela semble trop facile. En bref, comme pour certains effets magiques, on doit montrer qu’il y a difficulté, ou amoindrir l’effet, sous peine d’orienter le spectateur vers des solutions qu’on ne désire pas. Le compérage, dans ce cas. Retrouve la même fille, et refait la vidéo avec plus de mal apparent! Gilbus. -
Ben, c’est ta liste. A noter qu’elle aurait été différente il y a 50 ou 60 ans, ou l’on n’était pas magicien sans un saut de coupe (une des première techniques de base enseignée dans les livres de l’époque, et primordiale dans les tours décris…) A, d’ailleurs, avant Elmsley, ben personne ne faisais de comptage du même nom : ils étaient pourtant magicien On trouve quantité de tours sans aucun comptage, et certains même, les fous, osent dire que compter les cartes comme ça n’est pas très naturel : Quand tu veux compter 4 cartes, tu les éventaille d’une main, et tu comptes avec l’index de l’autre main. Le « comptage » a souvent plus de sens quand il est utilisé comme un « montrage », par exemple pour que les spectateurs vois que sa carte est bien là ou pas là, ou qu’un dos a changé etc. J’ai un DVD de je ne sais plus qui, sur les cartes c…..s. Dans ce DVD, on apprend à faire, avec cette petite chose, des forçages, des cartes à l’œil, des contrôles bien sur… Bref, on fait tout ce qui est nécessaire dans 90% des tours. Bon, on ne compte pas les cartes, ok Quant aux empalmage… non, désolé, il y a des magiciens qu’on ne voit jamais faire de tours à empalmage. Cela ne doit pas être indispensable… (même si c’est bien pratique, je suis d’accord…) Mais si tu veux savoir tout faire, il faut sans doute aussi parler de la donne du dessous : Après tout, « l’expert à la table de jeu » nous présente un type qui fait 80% du boulot avec une donne du dessous…et pas un blaireau… Dur, de mon point de vue, de donner une liste incontournable… En fait, répertoire et technique sont liés… Je n’ai pas que cela, mais j’ai fait des forçages en croix à des centaines (plein de centaines…) de spectateurs, sans soucis particulier. Si je repasse en revue mon répertoire, le faux mélange que j’emploie le plus est le Charlier, c’est dire si ça ne pète pas haut Et un autre qui s’apprend en 2 minutes. Ma seconde technique la plus utilisée (ou famille de technique) consiste en des manips produisant des sandwiches, dont tu ne parles pas, et qui sont d’une simplicité enfantine. Un gros succès à chaque fois. Les tours, pas les techniques… La troisième manip, c’est la passe cardini, qui n’est pas bien dure, que j’utilise à outrance… Hihihi : Je savais bien que je n’étais pas vraiment magicien Je réalise des tours allant du mentalisme (lecture de pensées) à la démo de triche en passant par des « pseudos manipulations de cartes » qui sont tellement impossibles que ça en deviens magique. Avec juste un jeu multi-effet, sans aucune des techniques que tu viens de citer. Sans aucune technique, d’ailleurs Puis-je te rappeler que 90% des tours de salons sont automatiques, ou presque ? Car utiliser un manicolor, ou un gimmick de ce genre, me semble plus du domaine de l’automatique que de la manip… Il y a les gobelets, certes. Mais on esbrouffe tout autant avec un chop cup… Ce n’est automatique qu’en théorie, puisque tous les gimmicks doivent aussi se travailler, mais bon, automatique quand même… Il y a bien sûr les numéros de « manipulation » : boulles, apparitions de cartes, de DVD ou autre…. Mais tout le monde n’en fait pas. D’ailleurs, ce ne sont pas les plus magiques, à mon sens… puisque tout le monde est d’accord, public inclus, c’est de la « manipulation »… (J’ai déjà assez de mal à faire oublier cette possibilité aux spectateurs, ce n’est pas pour en faire un numéro…) A, et pour achever le catalogue : Les GI, manip ou automatique ? Alors oui, tout doit être présenté avec talent, ou en tout cas un maximum de travail, ce que nous ne faisons pas toujours assez… Mais ma définition du montreur de tour n’est pas dans le tour qu’il va choisir : C’est justement dans la façon de le présenter. On peut faire un tour demandant une technique folle, et n’être pour moi qu’un montreur de tour. Car on ne l'a pas rendu intéressant pour le spectateur. On peut faire le tour de la banane coupée en 4, et stupéfier le public. Dans l’émission « magiciens leurs plus grands secrets », Eric Antoine avait réalisé ce tour d’une façon magistrale, qui avait bluffé public et jurés (enfin, les gens qui étaient là pour trouver le truc…). C’est pour moi l’archétype du « petit tour » qui a laissé une grande partie de la France sur le cul. Enfin, la partie qui ne connaissait pas le truc avant, bien sûr… Bon, après, il l’a expliqué à tout le monde, avec le choix du magicien en prime, donc… C’est plus la façon de « vendre le miracle » qui fait, dans ma définition, la différence entre un magicien et un montreur de tour… Maintenant, ce n’est qu’une définition, chacun la sienne Les techniques sont utiles. Mais elles ne sont pas un outil plus ou moins indispensable que les gimmicks, ou que les autres principes utilisés en illusionnisme… C’est comme si on disait : Celui qui n’utilise pas le temps d’avance n’est pas un magicien… Bon, à la limite, cela me semblerai même plus juste, en fait Gilbus.
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Bon, je suis d’accord avec toi sur le sens général, mais moins sur les gimmicks en général : Il faut toujours se méfier des généralisations Il y a des gimmick qu’on peut aimer utiliser, qui améliore une façon de faire un tour, le sécurise par rapport à des manips hasardeuse, et donc sont utiles. Il y a des gimmicks généralistes, qui permettent de faire des multitudes de tours, sans pour autant ressembler à un accessoire à paillette… Tiens, en carte, puisque la majorité connaissent, tu as des paquets de cartes qui permettent de faire des choses innombrables sans pour autant ressembler à autre chose qu’a un jeu de carte… Tu peux avoir un paquet truqué, examinable ou non, mais aussi une ou quelques cartes spéciales mise en jeu, examinables ou non également… Cela va du classique stripped, jusqu’à des choses plus exotiques comme science friction… Ce type de gimmick facilite la vie, pour certains effets, et font travailler l’imagination. On peut toujours remplacer certains par des techniques, mais seulement si on a envie de faire de la technique : Pourquoi refuser l’aide du matériel, quand c’est possible Ce qui est plus discutable, selon moi, ce sont les tours vendus comme étant la révélation de l’année (ou du mois, ou de la demi-journée) et qui ne sont qu’une remise en forme de principes anciens qu’on trouve dans les bouquins depuis 100 ans et parfois bien plus Certes, l’auteur a dans ce cas procédé à une réécriture, une modernisation, ou un détournement. Mais bien souvent, cela reste limité à un tour et quelques variantes au mieux. Alors que dans les vrais livres… Par contre, il y a aussi plusieurs sortes de livres : Je ne parle pas des livret parlant d’un tour, mais de vrais livres, assez conséquents : -Il y a les livres généraliste, traitant d’un peu tout, (ex : rémy cellier, manuel pratique d’illusionnisme et de prestidigitation, tome deux : tours divers) -Les livres traitant d’un domaine spécifique (ex : rémy cellier, manuel pratique d’illusionnisme et de prestidigitation, tome un : les cartes)(je prends exprès de vieux livres, pour ne pas citer d’ouvrage controversés…) -Les livres traitant d’une technique particulière et de ses développements (ex : « le jeu miroir » de Vollmer, qui ne parle que de cela) Il faut aussi se méfier de l’impression d’avoir tout compris : Par exemple, après avoir lu « le jeu miroir », je pensais avoir fait le tour du sujet, Vollmer donnant avec talent un nombre impressionnant d’applications. D’où la grande claque en lisant ensuite « REVER » de Max Maven, qui apporte un autre éclairage sur le même sujet, avec le génie de Maven, bien sûr… Il est toujours bon de ne pas rester sur un seul livre, pour s’ouvrir à des univers différents. On retrouve la même chose pour les DVD, bien sûr… Il en va de même avec par exemple « multitude » de vincent Hedan qui plonge loin dans un seul principe de jeu truqué, ouvrant des domaine d’applications qui ne viendrais pas forcément à l’esprit de quelqu’un de moins intelligent et impliqué que vincent. Ou pour rester dans le classique, avec les chapelets, qui ne cessent de proposer des applications et des techniques nouvelles, avec Rix, Aronson, Tamaris, Dessi, Buc etc. Chacun ayant bien souvent des idées générales communes, mais apportant son propre savoir-faire, ses propres spécificités et ses propres idées… Bref, tout cela pour dire qu’il ne faut pas jeter les bébés avec l’eau du bain, et que d’autres choses sont à étudier que la technique pure, si on le désire… « Gimmick » n’est en aucun cas un gros mot, et une chose impromptue pour le public peut être une chose préparée pour le magicien... Bien sûr, certains aiment la technique, et se mettent comme contrainte volontaire de n’employer QUE de la technique. C’est un choix artistique, comme les pointillistes en peinture, qui se limitent à un seul mode de peinture. Si le but est le spectacle, on peut se poser la question de ce qui est bon pour le spectacle, en fonction du type de spectacle que l’on fait, et de ses aspirations propres, du temps que l’on veut utiliser pour la partie techniques, et à ce moment seulement choisir les outils que l’on utilisera pour l’occasion… Pouf pouf… On parlait de débuter… Ba, je crois que je n’en finirai jamais de débuter… Mais je ne suis pas vraiment magicien, c’est normal… Gilbus.
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Les tours tout fait sont sympa, car ils sont tout fait. Mais ils donnent l’illusion qu’il n’y a plus rien à faire, alors que c’est au contraire la, quand on sait faire le tour, que tout commence : L’interprétation, la gestion du public, le travail d’acteur et l’écoute de l’énergie que te renvoie ou pas le public… bref, la magie commence Et cela va te demander du boulot même pour un tour automatique, car on peut toujours améliorer la façon dont on présente quelque chose. Hélas, j’ai bien peur que tu n’aies à passer pas mal de temps « pour un simple tour » Cela ne veut pas dire s’orienter vers des techniques ardues casse doigts, bien sûr : Tu peux faire des tours faciles techniquement, cela ne veut pas dire qu’ils sont faciles dans l’interprétation…rien n’est facile Si tu as 6 mois de formation internet… arf. Achète un livre sur le sujet qui t’intéresse, dans les fondamentaux. Ou un DVD de base, et retravaille les base à partir d’enseignement plus sérieux. Je n’ai pas une haute opinion des formations internet… Les deux produits que tu cites sont des ad-on, des choses que l’on ajoute sur un tour aboutit, pour renforcer l’ambiance, et c’est très bien. Mais je rejoins les autres pour dire qu’en 6 mois, il doit te rester un certain nombre de choses à travailler dans les bases. Un exemple, si tu fais des cartes : En 6 mois, combien de cartouches (12 jeux) de cartes as-tu ruiné en entraînement ? Si c’est moins d’une cartouche, ben garde ton argent pour des consommables : Les cartes sont des consommables, et surtout au début, on en use énormément. Si tes cartes ne s’usent pas, ne deviennent pas noires sur la tranche et continuent de glisser parfaitement, c’est que tu ne travailles pas assez Idem pour les pièces si tu en fais : As-tu des pièces de la qualité que tu souhaites, qui font un bon son en s’entrechoquant, as-tu les pièces gimmicks de base qui ouvrent tout un lot de tours ? Les pièces et leurs gimmick coutent chers, mais sont un bon investissement si tu pratique les pièces. Fais-tu des cordes ? Là aussi, la corde, c’est du consommable. Bon, on en trouve en général vers 1 euro le mètre, ce n’est pas très chers, mais arrange toi pour avoir toujours des cordes propres pour passer en public…ca file vite Et ainsi de suite… Rien qu’en t’équipant en consommable pour un an, tu vas largement entamer ton budget. Ajoute des cours de bases, et tu auras tout dépensé. C’est dur de s’entendre dire qu’on doit partir du début, je sais, quand on pense avoir une bonne connaissance d’un sujet. Mais à moins que tu n’aies des dons innés très développés, ou que tu ais bossé jour et nuit, en six mois, tu n’as pu normalement qu’effleurer le sujet. Cela n’empêche nullement de faire des tours. Mais j’ai le plaisir de t’apprendre que tu vas sans doute encore découvrir des pans entiers de l’illusionnisme, tu as de la chance ! En outre, un livre est avantageux : En achetant un tour, ou un DVD moderne qui parle d’un tour, ben tu as un tour et quelques variantes. Un livre (un vrai, pas un livret parlant juste d’un tour) contient en générale entre 10 et 50 tours, suivant le livre. Le rapport quantité/prix est incomparable Idem pour les DVD généralistes : Pour les cartes, par exemple, la série des billis donne des dizaines de tours, avec des dizaines de techniques parfaitement expliquées, et une progression pédagogique : un top. Alors que dans les produits dédiés à un tour, ben tu as un tour. La mode commerciale est à produire un support (livret ou DVD) par tour, mais ce n’est pas une bonne affaire pour le consommateur… sauf à vouloir à tout prix CE tour. La mode des gimmick fait aussi parfois oublier combien on peut faire de tours avec du matériel ordinaire… les gimmicks sont des outils intéressants, mais pas les seuls : Les méthodes, principes, préparation, temps d’avances, tours de main etc. , sont des outils aussi, et bien plus universels qu’un gimmick en général limité à une action. Un gimmick peut aussi se fabriquer, dans beaucoup de cas : Si tu fais des cartes, as-tu essayé de bricoler des trucs avec ? Si non, je t’invite à commencer Bref, avant d’acheter des choses chères à l’utilité limitée, vois ce que tu peux avoir pour le même prix, qui te servira dans 10 fois plus d’occasion. Produire de la fumée, pour enrichir une prestation, c’est top. Mais tu vas l’utiliser une fois pas prestation, durant 3 secondes. Plus, cela va faire démonstrateur de fumigène, cela ne relèvera plus l’ambiance, ça la cassera. Donc, c’est une chose utile, mais qui ne fait que ponctuer un effet qui doit déjà être fort en lui-même. Quelle ambiance désires-tu installer ? Quel personnage utilises-tu pour interpréter tes tours ? Quels moyens utilises-tu pour installer cette ambiance ? Si tu n’as pas de réponse satisfaisante à ces questions, je crois que la fumée n’est pas prioritaire. Car si tu veux relever l’ambiance avec un jet de fumée, il faut déjà avoir employé les méthodes de bases pour la créé. Electric touch est dans le même processus créateur d’ambiance… De plus, on peut employer des moyens plus légers, et plus subtil, pour réaliser des ambiances équivalents. Si c’est juste pour rire, en envoyant une décharge à un spectateur, je t’invite à lire des choses sur la gestion du spectateur avant, et à réfléchir aux relations entre magicien et spectateur. Si c’est le gag qui te plaît, tu as des produits en farce et attrape qui sont bien moins onéreux Je sonde un peu dans tous les sens, car je ne connais pas tes motivations, ne te vexe donc pas si je lance des trucs qui peuvent paraitre bizarres Bref, j’abonde dans ce qui a été dit plus haut, avec un petit bémol : Je le sais bien, car je suis le premier à craquer, les gimmicks ou les derniers DVD sortis font envie. Comme il a été dit, ce sont des jouets, mais cela fait parfois bien plaisir d’avoir de beaux jouets Donc, même si l’étude sérieuse devrait occuper une bonne partie de ton temps et de tes ressources, si cela te fais plaisir d’acheter des trucs rigolos, ben fais toi plaisir… Ce n’est pas ce qui fera vraiment progresser ta magie, il n’y a pas de gimmick magique qui te transforme en magicien. Mais tu t’amuseras avec, et c’est le principal, si on ne s’amuse pas, on part jouer à autre chose Simplement, n’y passe pas tout ton budget, ça serait ballot… Gilbus.
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ben oui: tout est dans le jeu d'acteur, plus un peu de maquillage, et quelques branches pour le costumes mais bon, on s'éloigne des cartes en tant qu'arme balistique, là... a noter comme autre référence au sujet, dans le roman "Carter contre le diable", un magicien plutôt méchant qui tue une personne avec des cartes lancées... ils sont cruels, ces magiciens... Gilbus.
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c'est "rien sans la magiiiiie!" appréciez le trainement sur le mot magie, cette petite scénette étant bien évidemment parodique: un simili jeux de rôle organisé pour deux futurs mariés qui étaient les seuls joueurs (les deux hobbit portant le pneu doré (la pneumunauté de l'anneau...) qui sont passés par du tolkien mitigé de sacré graal et de "lord off the ringard" on s'étaient bien amusés, sachant que c'était monté à l'arrache, sans répétition et avec 3 minutes de préparation de la scène avant que les hobbits arrivent... j'y jouais aussi le rôle d'un hent qui posait aux hobbits l'énigme des trois nains qui vont à la mine, mais je ne vais pas vous la raconter, la, c'est hors sujet... Gilbus
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un livre à posséder impérativement: il y a des filles nues dedans! Un autre grand classique : [video:youtube] Stalion, un grand maitre du 12 degrés qui tache! (technique de lancer de cartes vers 3:07 et la suite sur cible vivante) Gilbus. PS: Ce n'est pas du lancé, mais du combat quand même: j'ai utilisé la technique qui est donnée en 3:25 dans la vidéo de stalion ce WE, durant une fête médiévale ( http://lesfeuxdelarencontre.eu/ ), devant environ 300 personnes: gros sucés... le contexte était le suivant: j'ai fait de la magie et des bouffonneries tout le WE, donc les visiteurs avaient pu voir le personnage. dame élodie, elle, était montreuse de Rats (rats vivants). lors du spectacle de clôture: Après les tirs de canons divers et avant que ne commence la baston générale, le héro annonce une démonstration des ruses de l'armée bretonne pour combattre les français. Un gros balaise en armure complète, visière relevée, fait le français. Élodie s'approche de lui par derrière, un rat à la main, et le fourre dans sa cotte de maille, par derrière. le guerrier se débat dans tous les sens de plaisante façon. un de ses camarade fini par lui venir en aide, attrape le rat et le jette au loin. le guerrier, furieux, fonce sur élodie, épée brandie, mais je m'interpose en criant: "vous ne pouvez rien contre ma magie!!!!! ... prenez une carte" et je lui met un éventail de cartes devant le nez, à hauteur des yeux. le guerrier se fige, étonné, lève une main pour prendre une carte. Comme les cartes sont à hauteur de ses yeux, il ne vois pas arriver mon coup de poing dans sa figure (important pour la crédibilité, la visière relevée... ne jamais donner un coup de poing nu sur une armure...). il bascule en arrière et s'écroule, les cartes volent dans tous les sens (très important pour le rendu visuel...) et on s'enfuient... Aucun rat n'a été blessé durant ce numéro. je ne peux pas en dire autant de mon jeu de cartes pps: j'avais déjà utilisé cette technique durant un combat contre un balrog, il y a pas mal d'années, voila l'extrait vidéo : [video:dailymotion]
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[Réflexion] Encore un mentalisme Zélé écervelé...
Gilbus a répondu à un sujet de Nikola PELLETIER dans Forum Général
Pas si tu présentes de l’ésotérisme amusant en dansant, tout en racontant l’histoire de mécanisme d’horlogeries… Gilbus -
Je n'ai pas vu loving band, mais ce que vous en dites me fait penser au DVD des flicking fingers -The Movie, qui avaient fait des mises en scènes aussi bien pour les présentations des effets que pour les explications: le DVD de magie le plus amusant que j'ai vu à ce jour, et il commence à dater Content de voir que le concept fait des petits... A propos de votre dernier magigazine, il y a pas un problème de montage? car presque à chaque fois, quand l'un de vous s'approche pour montrer à une caméra un truc de près, c'est l'autre caméra qu'on vois, et on bascule sur la caméra de près alors que c'est trop tard, ou pas loin... en tout cas, toujours une bonne ambiance, on regarde ça sans se lasser continuez! Gilbus
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[Matos] Nomad Pad de Nikola le magicien
Gilbus a répondu à un sujet de Jean-Jacques SANVERT dans Les Étagères Magiques
…Engagé pour animer la soirée, il dégaine un jeu bicycle, une corde toute neuve avec les bouts arrêtés par du scotch fluo et fait signer le tout en tendant au spectateur un sharpie (qui ne l'était pas encore) issue de son portefuille dans lequel, chose étrange il y avait un autre portefeuille, plus petit. Cela n'a pas loupé : - elles sont bizarre tes cartes; elles sont plus grande que celle de Mamie. Elles sont truquées ? Pasque si elles sont truqués t'es pas un vrai magicien. Et puis d'abord, si t'es magicien, elles te servent à quoi tes cartes ? Fais moi apparaître un... Chameau ! … - Et puis vous êtes drôlement tordu pour faire signer une corde; qu'est-ce que c'est que ce stylo ? Un quoi ? Un sharpie , c'est quoi ça ? Un stylo americain ? Ben tiens voilà ce que j'en fais de ton stylo-americain, maintenant t'as de la vrai charpie, Mouarf !! … - Et regarde donc sa corde elle a des bouts de scotch ! Hey, elle est truquée c'est ça ? Les bouts de scotch ça colle c'est ça, c'est comme ça que tu la répares quand tu la coupes ? - Ahem, non c'est parce que les bouts s'effilochent sinon, d'ailleurs cela me rappelle l'histoire d'un lapin... (le brave homme effectue une boucle et deux oreilles pour faire un lapin à la Aldo Colombini avec sa corde mais il n'a pas le temps de terminer l'un des convives lui ayant chipé la corde) - un lapin qui s'effiloche, ah ah ah mort de rire (et le convive d'essayer de triturer la corde dans tous les sens pour en trouver le truc avant de la jeter dans le saladier de sangria) ! ... Très rigolo Bon, c’est presque le genre de truc qui arrive, en plus : J’étais le WE dernier au festival « cirque ou presque », pour tenir une table de close up avec mon (plus) jeune camarade Prédicto (le magicien rigolo…) Nous avons dut subir une bande d’enfants à peu près du même acabit que ce que tu décris. Genre à piquer le chapeau de mon copain, pendant qu’il est en train de faire un tour… A interrompre, gêner, presque grimper sur la table pour mieux mettre le nez sur le matériel etc. Personnellement, je n’aime pas les enfants. Ce sont des gens qui ne sont même pas finis. Déjà que je n’aime pas les gens… Mais Prédicto pensais les aimer. Il avait amené un mignon petit puzzle 3D rigolo, histoire d’occuper un gosse, s’il y en avait un pénible. Ça a marché. Il a retrouvé son puzzle, en fin de session, tout grignoté, inutilisable. Moi, je m’en suis tiré à peu près, un tapis de carte un peu déchiré, un autre un peu mouillé, heureusement par de l’eau, c’est tout. La table ne s’est pas effondrée… Pas de blessures graves. A la fin du WE, Predicto aimais déjà moins les enfants, curieusement Gérer les enfants excités (que les parents ont laissés en liberté, sans muselière, car ils sont en train de voir un spectacle, eux…), les type bourrés, les grincheux, ça fait partie de notre lot. Bon, en poste fixe avec du public qui change toutes les demi-heures environ, sauf la bande de gamins collés à la table comme des morpions, ce n’est pas toujours simple. Mais on apprend des choses simples : -Il faut savoir arrêter quand les gens n’ont pas envie de voir de la magie, et mettre ceux qui ont envie d’en voir de notre côté. -Ne pas être trop familier, surtout avec les enfants énervés, qui ne vont pas s’apaiser mais monter en régime. -Laisser une distance, pour que la magie soit une chose rare et précieuse. -Garder le contrôle de la prestation. C’est nous qui décidons, le public n’a le droit de choisir quelque chose que quand nous le lui demandons. (Ceci dit, toujours avoir un chameau à faire apparaitre est un plus…) Et plus prosaïquement : -Ne pas laisser trainer le moindre accessoire qui ne sert plus. Ne sortir que ce qui va servir tout de suite. -Garder les choses qui servent, mais ne doivent pas être touchées, à portée de nos mains, pour intercepter les pattes intrusives. -Utiliser une grande table, bien profonde, pour maintenir une distance avec le public (ma table pour ce genre de prestation fait 80cm de profondeur, ce qui permet de marquer clairement la zone spectateur et la zone magicien. Ou d’utiliser des accessoires un peu volumineux, genre cartes format A4…) -Se protéger sur les côtés et par l’arrière, pour éviter les intrusions et l’envahissement. (J’ai un guéridon bien lourd, qui n’a servis pratiquement qu’à bloquer les intrusions du côté jardin tout le WE… nous avions mis la table contre la toile du chapiteau, stratégiquement, pour ne pas être débordés par l’autre côté, et relativement protégé par l’arrière…) -Quand cela se produit quand même, remettre de l’ordre et évacuer les intrus avant qu’ils ne foutent la pagaille dans le matériel. -si on doit mettre des choses stockées sous la table, avoir une nappe qui pend jusqu’à terre évite d’avoir systématiquement des enfants qui attaquent par en dessous. -Etre aimable en toute circonstance, et s’arrêter dès que cette amabilité n’est pas payée de retour : On n’est la ni pour assumer la frustration des gens, ni pour servir de défouloir ou de tête de turc. Ainsi, on peut éviter de se retrouver à pleurer sur les marches le soir, et on peut même sortir un bloc note du format qu’on désire, car le premier qui moufte, il se prend un coup de baguette magique (baguette métallique massive, fabrication VAX, du lourd, du solide…) Ceci dit, pour en revenir au sujet : Le nomad pad ne me semble pas très surprenant, c’est un calepin comme il y en a 50 modèles, les spectateurs qui vont pinailler dessus me semble être du genre à dire que tout ce qu’on a est truqué, espérant nous déstabiliser, et prêchant le faux pour savoir le vrai… Entrer dans un rapport de justification à postériori, ça ne marche pas : Il vaut mieux, à mon sens, tourner la démarche de recherche du truc tout azimut en dérision, et dire que « oui, le calepin est truqué, tout comme le stylo, qu’il y a un double fond dans ma chemise, et en fait, je ne suis pas vraiment là où vous croyez, car il y a un grand miroir qui donne l’illusion d’un magicien… » Soupir, hochement de tête, on s’adresse au spectateur qui semble le plus sensé (le moins pénible…) « qu’est-ce qu’ils ne vont pas inventer… » Et on continue… Et si une personne montre qu’elle ne coopérera pas, ne PAS la prendre comme volontaire. C’est le plus simple, non ? Ceci dit, les cas dont nous parlons sont quand même relativement rare, je trouve : La plupart des spectateurs sont polis, aimables, attentifs, respectueux. Surtout quand ils ont vu la baguette fabrication VAX… Gilbus -
[Réflexion] Si vous deviez choisir 3 techniques...
Gilbus a répondu à un sujet de Philippe CARRERE dans Forum Général
En cartomagie, après réflexion, ou pas: La CC et toutes ses applications. La colle et toutes ses applications Le mensonge, et toutes ses applications... Mais cela m'ennuie d'abandonner les aimants, les fils et les doubles fonds... bon, OK, les deux premiers sont deux matériels, seul le troisième est une technique. Mais qu'est ce qui différencie une technique d'un gimmick? les deux sont des outils produisant un effet, non? Gilbus -
[Télévision] Le Plus Grand Cabaret du Monde sur France 2 du 070614
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Forum Général
Ben, non, je ne prétends pas être metteur en scène : J’ai vu travailler de vrais metteurs en scène, et je sais qu’il me manque beaucoup de chose pour en être un. A, comme j'aimerai, bien souvent, avoir les moyens de faire appel à un metteur en scène, pour rendre mes petites âneries intéressantes... Tu n'imagines pas avec quel attention j'examine la moindre critique, justifiée ou non, espérant corriger une aberration dans mes numéros... et il doit y en avoir encore plein... J’essaie juste de dire ce que je ressens, en tant que spectateur, c’est le mieux que je puisse faire. Désolé si parfois, cela fait un peu prétentieux…. Gilbus. -
[Télévision] Le Plus Grand Cabaret du Monde sur France 2 du 070614
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Forum Général
Si le numéro a 15 ans, c’est effectivement quelque chose qui devait être hyper novateur à l’époque. Mais les choses changent. Et le vrai public ne se situe pas dans les maisons de retraites… En dehors de l’aspect technologique qui s’est démocratisé, enlevant une bonne part si ce n’est la totalité de l’intérêt du numéro, je maintiens que l’interprétation ne me touche pas, mais vraiment pas du tout, du fait du sourire constant et de l’allure sûr de lui du magicien, qui visiblement de son point de vue nous montre le top des merveilles. Là aussi, les gouts du public changent, en 15 ans, et les meilleurs numéros sont maintenant ceux impliquant des sentiments autre que le « regardez, je suis le plus fort ». En gros, le jeu d’acteur ne suit pas : il doit dater de 15 ans aussi. Tout artiste qui se produit s’expose à la critique, et j’ai vu des numéros bien plus intéressants… Un numéro de music-hall est un divertissement, mais on peut ne pas l’aimer, et dire pourquoi. On peut dire qu’on n’aime, qu’on n’aime pas, mais on peut aussi, si on a un minimum de conscience de ce que l’on pense, expliquer POURQUOI on aime ou on n’aime pas, au risque de se faire taxer de prise de tête. Rien de plus pénible, de mon côté, que d’avoir des retours disant : C’est super Ou C’est naze. Si on trouve ça bien ou mal, dire pourquoi est la moindre des choses, c’est même une politesse vis-à-vis de l’artiste, qui sans cela n’a aucune raison de tenir compte d’un avis. Je doute qu’il lise ce qui se dit ici, mais s’il le fait, je n’aurais au moins pas à rougir de mon incivilité, en critiquant sans dire pourquoi : ce n’est pas de la prise de tête, mais de la correction. Je suis content pour lui s’il a encore beaucoup d’engagement avec ce numéro. Mais franchement, un numéro basé sur la technologie informatique, le faire jouer encore au bout de 15 ans est inespéré… J’espère qu’il en a d’autres plus récents. J’ajouterai, puisque Danilsen me pousse un peu, que j’ai une autre raison de ne pas aimer ce numéro : Il incarne le magicien de cabaret, qui fait sa prestation pour le « vrai public », et puisqu’il se trouve sur la scène, on doit l’aimer. Il s’est donné du mal, il doit être récompensé. Ben ça ne marche pas comme ça. On voit bien que son numéro est travaillé, rodé, qu’il le maitrise parfaitement… Cela, on ne peut le lui reprocher, son truc glisse sans accrocs. Ce n’est pas un critère suffisant pour qu’on doive l’aimer. Et justement car il s’est donné tant de mal pour faire de son numéro un « divertissement » le plus lisse possible, sans une émotion, sans un brin d’humanité, sans sincérité : Ben oui, il nous fait bien comprendre, par ses sourires, que tout cela n’est qu’un spectacle… pourquoi ferait-il semblant d’avoir une émotion pour le pantin, puisqu’on le sait tous, ce n’est qu’un divertissement, pas besoin de se prendre la tête… Ben, quand Frich ou Mortimer se prennent la tête, franchement, là, je vois un divertissement, mais je vois aussi de la sincérité et un jeu d’acteur achevé. Donc, sincérité. S’il avait juste produit des balles en mousses, sans mise en scène, je dirais : pourquoi pas. Les spectacles non scénarisé ne sont pas mes préférés, mais cela peut être époustouflant. Mais là, il a commencé à faire de la mise en scène, avec son pantin, et il n’est pas allé au bout de la démarche. Et c’est peut-être cela qui m’agace le plus : voir une belle occasion de gâchée. Son pantin, je voudrais qu’il raconte une histoire avec : Il l’a délivré, et ensuite ? Le pantin s’anime, il se transforme, grossis, deviens un enfant réel, n’importe quoi. Mais le poser sur le bord de la table, et le laisser tomber pour aller faire des ombres chinoises, cela me déçoit. Et quand je suis déçu, comme tu le vois, je suis bavard, et prise de tête Gilbus -
[Télévision] Le Plus Grand Cabaret du Monde sur France 2 du 070614
Gilbus a répondu à un sujet de Thomas dans Forum Général
Idem que la majorité, pour la magie des écrans : Ça sent la tablette tactile, et son pinceau ressemble à un de ces crayons pour tablette, qui évitent de balader les doigts sur l’écran. La synchronisation est alors évidente, c’est uniquement de l’informatique, et on doit pouvoir le faire avec un logiciel de présentation standard genre PowerPoint. Du coup, je ne sais pas quoi penser : Croit-il que son numéro est mystérieux ? Si oui, il pense que le public à 15 ans de retard sur son matériel, ce qui n’est pas le cas en France…peut être en le présentant à certaines tribu de la jungle amazonienne… Si non, ou est l’intérêt du numéro, puisqu’il n’y a pas vraiment de valeur ajoutée en dehors du jeu avec une tablette, et un lanceur de confettis… Franchement, les vraies apparitions (balle et pantin) sont marginales sur la durée du numéro, et l’explication est tellement évidente qu’on se demande s’il prend ses spectateurs pour des idiots. Il y a la fameuse « suspension du refus de croire », mais elle ne s’applique pas ici, il n’y a pas de réelle histoire ou mise en scène nous invitant à suspendre quoi que ce soit… Bref, un numéro que je ne comprends pas, ni dans l’intention, ni dans le message. Bon, comme ce n’est pas la seule chose que je ne comprends pas, c’est sans doute normal, mais bon. La technologie réalise des miracles. Mais ces « miracles », à partir du moment où ils sont popularisé dans une utilisation courante, ont-ils leur place sur une scène en tant que moteur principal du numéro ? Ils peuvent servir de décors, d’ambiance à un numéro. Mais comme centre d’intérêt principal, je n’adhère pas des masses. Je me suis fait bluffer, il y a quelques mois, par un objet ancien. Présenté par un collectionneur. L’authenticité, l’ancienneté de l’objet ne faisais aucun doute, ni par l’objet lui-même, ni par le contexte. Quand l’objet s’est animé, j’ai cherché vainement un fil, une inclinaison, une possibilité de temporisation par écoulement d’eau etc… C’était magique, car impossible avec cet objet. En fait, je me suis fait avoir par une télécommande, tout ce qu’il y a de plus moderne. Mais le contexte m’a fait oublier la possibilité de technologie moderne, et a rendu l’effet totalement magique. Voilà une belle application de la technologie. Mais la technologie mise en avant, cela demande qu’on s’appuie sur autre chose que l’effet technologique, pour avoir un réel spectacle. Si on a des robots qui dansent, on a les robots, c’est cool, mais plus vraiment merveilleux de nos jours. Si les robots ont une chorégraphie qui a une valeur en elle-même, oui, cela devient du vrai spectacle, et plus seulement une vitrine technique. L’émotion naît rarement de la technologie elle-même, mais de ce qu’apporte la technologie à l’humain. Voir un handicapé marchant avec une jambe robotisée, ou un quadriplégique s’exprimer grâce à une machine, cela me bouleverse, me rend fier de la technologie, et de la solidarité humaine. Voir le pantin danser sur l’écran, sans qu’il y ait un lien qui se crée entre le réel et le pantin, c’est juste ennuyeux. Il a essayé de motiver, pourtant : Le pantin se cogne contre le bord de l’écran, tombe : d’où la préparation de son « évasion » de l’écran, pour le faire venir dans le réel. Mais en faisant cela, le magicien se marre tout seul, il ne partage pas un instant la peine supposée du pantin qui est prisonnier de l’écran… Il va juste le délivrer, car c’est fun et prévu dans le scénario, pas parce qu’il aime le pantin… Mais c’est une motivation abstraite : y-a-t-il eut échange de sentiments entre le magicien et le pantin ? Pas vraiment, ou pas de vraiment exprimé… Une fois dans le réel, que fait le pantin ? Rien, il est devenu inanimé, et on le laisse assit, immobile, sur le bord de l’écran, et on passe à autre chose… Je le préférai vivant dans son écran que mort sur la table… Cela aurait pu être un grand, un superbe numéro, s’il avait été plus loin, et accepté de mettre de l’émotion dedans. Là, il rigole sans arrêt, très content de lui, et semble se fiche des émotions qu’il devrait faire naitre. Bref, pas convaincu… Gilbus. -
[Internet] Robin déformé dans le livre Paris, Capitale de l'Art magique
Gilbus a répondu à un sujet de Didier MORAX dans Forum Général
Nos historiens pourront peut être éclaircir le mystère de la double nationalité: Avait-il des parents Hollandais, tout en étant né en France? Cela serait une explication suffisante en fonction de la législation de l'époque? Gilbus. -
[Internet] Robin déformé dans le livre Paris, Capitale de l'Art magique
Gilbus a répondu à un sujet de Didier MORAX dans Forum Général
il semblerai que ce robin ait fait dans le débinage pédagogique (et anti-spiritisme, la grande mode de l'époque...) http://refletsdupasse.blogspot.fr/2014/05/robin-au-49-boulevard-du-temple-1862.html comme quoi, rien de nouveau... Gilbus. -
Ben, nous sommes d’accord, sur ce point… Justement ! Cela ne veut pas dire que la vedette est forcément l’interprète Mais il doit mettre ses qualités en œuvres pour faire passer l’histoire, ou l’effet magique… Cela signifie souvent couper des choses qui ne font que mettre en valeur l’interprète, mais n’apporte rien à l’effet. Si je veux voir un spectacle comique, je regarde Eric Antoine… Si je veux voir un spectacle magique, je regarde Xavier Mortimer… Dans les choses qu’on peut considérer comme parasite, on trouve par exemple des apartés qui n’ont rien à voir avec le tour qu’on est en train de présenter : Des commentaires, des plaisanteries, certes des choses interactives… mais on perd l’effet de vue… Non, au contraire, en conte et en magie, il est plus dur de maintenir ce mur, en général, que de le briser : En conte, car le conteur (sans 4ième mur ! ) alterne régulièrement pour la narration avec les moment où l’on incarne des personnages, et que celui qui n’est pas habitué va conserver cette attitude conteur sans 4ième mur, qui est l’attitude de base du conteur dans la majorité des cas, même quand il incarnera un personnage. En magie, en close up, c’est encore pire, car souvent, l’interprète n’a pas l’habitude du tout d’incarner un personnage…et comme le magicien de close up est de base sans 4ième mur, dans la très grande majorité des cas… Bon, le 4ième mur n’est aucunement indispensable. Il faut juste savoir ou on en est avec lui. Yan Frich dans son numéro FISM, met un quatrième mur. Eric Antoine, je ne crois pas… Ben oui, ça se travaille…je le signalais simplement car l’expérience montre que certains ne se rendent pas compte qu’ils sont toujours sans 4ième mur alors qu’ils sont en mode « personnage »… Moi aussi, il faut parfois qu’on me rappelle à l’ordre, pour que mes personnages ne regardent pas le public quand j’ai décidé d’utiliser ce 4ième mur… Je trouve que ce n’est pas si simple à travailler que cela parait… Très juste : Il n’est pas toujours question de suivre les mêmes méthodes, et on peut aussi casser les regards, volontairement… Mais comme chaque fois qu’on sort des sentiers battus, on fait un pari, et il faut évaluer les risques, avantages, inconvénients… J’essaie de ne détourner une règle qu’après l’avoir assimilée, sinon, je risque de ne pas voir les inconvénients qu’il y a à la détourner… Mais bon, tout ça, c’est bien beau, mais on en revient toujours à faire choisir une carte qu’on retrouve, hein ? (j’essaie de recoller au sujet du post ) Ou dans le cas qui nous occupe ici, à retrouver les cartes qu’on a soit même choisi Tiens, d’ailleurs… Les cartes ne sont pas choisies par le hasard, c’est de la scène donc pas examiné de prêt… Cela ouvre des possibilités techniques appréciables Dont nous ne parlerons pas ici, vu que c’est public Gilbus.
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D’une certaine façon, tu apportes de l’eau à mon moulin : je dis que c’est l’histoire qui est la vedette, et pas le conteur… Quand tu dis, toi, que le conteur est le média par lequel passe l’histoire… On arrive un peu au même sens, non ? Mais je suis beaucoup moins théoricien que toi, j’en ai peur : Bêtement, je vois un gars sur scène, qui parle au public, donc je me dis : pas de 4ième mur pour ce type… Tout interprète est un média par lequel passe l’histoire, ou une partie de celle-ci. Le conteur ne fait pas exception, et à mon sens, il est même l’archétype du rôle sans 4ième mur… Par contre, on voit souvent des conteurs qui ne prennent pas partie sur la présence ou pas de ce mur, dès qu’ils incarnent des personnages de leur histoire. Du coup, on assiste à un jeu bâtard, les personnages se parlent entre eux mais en s’adressant en fait au public…on n’est plus dans le réalisme. Si on joue en 4ième mur, les personnages qui discutent se regardent entre eux, et ne reluquent pas le public. Si le personnage est dans un désert, qu’il regarde en direction du public, il ne doit voir que des dunes, et pas aller capter les regards des spectateurs. C’est d’ailleurs une question que l’on doit se poser quand on fonctionne en 4ième mur sur une séquence ou les personnages sont incarnés : Il faut repasser régulièrement en narrateur, pour pouvoir retisser les regards, sous peine de n’être plus avec le public, mais devant. On peut avoir le même problème avec la magie : Le tissage des regards peut se perdre, si on laisse le focus trop longtemps sur ce qui se passe avec les accessoires… Je parle pour les numéros qui ont besoin d’interaction, bien sûr. Un numéro de scène chorégraphié en musique, ou l’on doit mettre en évidence le matériel, se prête moins aux contacts visuels entre interprète et public qu’un spectacle de close up, par exemple… Gilbus.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_mur Gilbus.
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J’ai un peu répondu dans mon message précédent, avant de voir le tiens : Il n’y a rien à renier, l’écris n’est pas supérieur, ni antérieur : c’est juste une autre forme d’expression. Tout le monde ne parlais pas un langage châtié et littéraire, aux 18ième ou 19ième : L’aristocratie culturelle, oui. Le peuple, beaucoup moins. Et si tu veux voir ce que donne un langage « soutenu » de l’époque, je t’invite à lire ou relire le capitaine fracasse, de Théophile Gautier : C’est une horreur à lire, à dire, je n’ose imaginer… (Je suis en train de le lire en ce moment, et je trouve que Théophile à un grand talent : Arriver à nous intéresser à l’histoire, alors qu’il la saccage à chaque phrase en la recouvrant d’un amoncellement de descriptions et de références littéraires de l'époque, et en sortant un maximum de mots de son immense vocabulaire… faut le faire. En tout cas, je n’essayerai jamais de faire passer un tel style à un public de notre époque, je laisse cela à de plus hardis…) C’est un a priori que certains poètes s’efforcent de briser depuis des décennies Et les conteurs aussi : Le tout n’est pas d’être bien écris, mais d’être bien dit. Bien entendu, on se sert des attentes du public. Moi, j’essaie plutôt de les surprendre en allant à l’inverse de ce qu’ils attendent, et de ce qu’ils croient que je vais faire. Chacun sa stratégie. Héhéhé, en lançant ce point, j’étais à peu près sûr d’avoir des réactions. En théâtre, on a le terme : cabotinage. C’est justement celui qui fait passer sa personne avant son rôle. Quand je vois beaucoup de magicien, et certains conteurs, je ne peux me retenir d’y penser. C’est ce contre quoi lute la méthode de travail que j’ai cité plus haut, consistant à tuer ses petites chéries (que ceux qui n’ont pas tout lu ne panique pas, ce ne sont pas des chéries très importantes ) Car si on essaie de mettre des priorités, je trouve que le spectacle doit passer avant tout. Cela ne veux pas dire que l’interprète est inutil, ou neutre, ou pas concerné par ce qu’il fait. Mais le but du tour n’est pas d’en faire une vedette. Le but du tour est de créer un instant magique, et l’interprète n’est qu’un des outils mis en œuvre pour cela. Et il faut bien sûr se servir de cet outil, avec ses interaction, son jeu d’acteur, son style, son humanité. Mais l’interprète est un outil comme un autre. C’est très dur pour l’ego. Ben, j’ai une définition plus prosaïque du 4ième mur : Quand les acteurs font semblant de ne pas voir le public, ils voient un 4ième mur. Quand les acteurs voient le public, s’adresse à lui directement, il n’y à pas de mur. On peut avoir une pièce avec 4ième mur, avec une sortie de rôle à un moment, si un acteur prend le public à partie, par exemple. Ou le mur peut exister pour des acteurs qui jouent, mais ne pas être la pour un récitant (conteur ?) qui lui s’adresse au public directement. C’est je crois la notion couramment définie en théatre. Ce dont tu parles, l’implication du public dans l’action, est une chose différente : Soit les acteurs joue des rôle se passant devant un public, et le vrai public deviens un des acteurs. On peut dire que le quatrième mur a été déplacé derrière le public… Soit les acteurs font des sorties de rôle, et interagissent avec le public, qui doit participer en « hors-jeu » : on n’a alors plus de 4ième mur durant cette interaction. Rien que le fait que le conteur s’adresse au public fait qu’il n’y a pas de 4ième mur. Si c’était un personnage de l’histoire qui se parle tout seul, ou qui parle à un autre personnage, en semblant ignorer le public, la, on aurait le 4ième… Inclure des éléments extérieur dans l’interprétation peut se faire avec ou sans 4ième mur : Tout reste dans l’intention de celui qui parle sur scène, et à qui il parle. Et tiens, puisque nous avons un exemple, reprenons ton texte : Comparons : "Il avançait lentement dans la pénombre, comptant ses pas. Au loin..." "Il s'arrêta net, et tendit l'oreille. Peut être n'était il pas seul? Il aurait juré entendre un éternuement. Son esprit lui jouait-il des tours? Inquiet, il reprit sa route..." Et : "Il avance lentement dans la pénombre, comptant ses pas. Au loin... Il s'arrête net, Et tend l'oreille. Peut-être n'est-il pas seul? Il aurait juré entendre un éternuement… Son esprit lui joue-t-il des tours? Inquiet, il reprend sa route..." Ben moi, je trouve que le présent renforce l’action. Et on évite de jongler entre imparfait et passé simple. Question de gout, sans doute Gilbus.
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Bon, j’ai compris l’allusion, je vais essayer de faire plus court. Petit détail : Historiquement, la plupart des contes « traditionnels » sont à l’origine des contes parlés. Des collecteurs, à diverses époques, les ont mis en forme littéraires, et publié. C’est à ce moment que le passé simple fit son apparition généralisée dans le conte, le passage en mode littéraire donnant lieu à une altération et un épurement des « maladresses » qui passaient mal à l’écris. Les collecteurs les plus récents, qui se teintaient d’anthropologie et de science, nous ont laissés des collectages au mot à mot, d’après enregistrement, ou le passé simple est pratiquement inexistant. Du fait de la presque totale disparition du conte populaire parlé, et des veillées, suite à l’apparition de la télévision entre autre, énormément de contes ont été sauvés uniquement par leur forme écrite, ne trouvant plus de conteurs pour les faire vivre de bouche à oreille. Donc, je n’ai rien contre les contes écris, c’est une providence, qui permet de conserver un patrimoine. Et de le faire revivre de nos jours, en lui redonnant sa forme passée. Il ne faut pas que cela soit un carcan : Nous devons libérer le texte du livre, si nous voulons lui redonner sa vigueur orale. Pour répondre à la question sur le style parlé en litérature, ben, ça dépend. Si le style parlé est maitrisé, et qu’il sert l’histoire, pourquoi pas ? Mais on aborde une limite : Tu me pose la question comme si j’y connaissais quelque chose en littérature… Ce n’est pas le cas. Je préfère laisser s’exprimer des gens plus instruit et habiles sur ce sujet, je ne suis qu’un lecteur, pas un analyste littéraire, ni même un vrai écrivain. Ni un vrai magicien, alors… Gilbus
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Il serait ballot de se priver de ce que l’on aime. Au contraire ! En sortant du passé simple qu’on lut les spectateurs dans leurs livres d’histoires, on exprime sa différence de conteur. Cela évite justement qu’on t’assimile aux « contes de fées » si tu n’as pas envie de raconter des contes pour enfants. Attention, je n’ai rien contre le merveilleux. Mais les contes merveilleux que l’on trouve dans les livres ont ce style très « passé simple » qui font que ce temps est pour moi celui de l’infantilisation. Le langage « soutenu » à ses avantages, il a aussi ses inconvénients. Tu as envie de surprendre, et c’est une bonne chose. En prenant le contrepied des idées sur la jeunesse ? Je suis plutôt vieux, peut-être ai-je envie de « faire jeune », pour surprendre… Heuuu… Non, en fait. Le coup du passé simple fait partie de l’enseignement que j’ai reçu quand j’ai commencé à étudier le conte il y a quelques années. Cela m’a tout de suite paru une évidence, et pourtant, je n’avais pas réalisé que cela me gênais avant qu’on ne me le dise, et qu’on ne me fasse reprendre un texte au présent. Dans l’association de conteurs que je fréquente, environ 1 sur 5 utilise encore le passé simple, souvent les plus novices, alors que nous venons de formation et d’expériences diverses. Pour nous, l’expérience de l’action au présent est simplement un truc qui marche. Mais quel que soit le temps que l’on choisit, réfléchir à ce que l’on veut faire, et prendre conscience qu’il y a plein de façon de faire est le principal : La plupart des textes écris ont du passé simple, et nous apprenons à déconstruire l’écris, afin de construire l’oralité. (Purée, je sais pas ce que ça veut dire, mais ça en jette…) Ben… justement. Les conteurs essayent en générale de ne PAS avoir un style littéraire. Enfin, ceux que je fréquente, qui travaille leurs texte et ne se contentent pas de les réciter. Ceux que j’admire sont ceux qui se servent de la puissance des mots justes, mais dont les mots justes sont ceux qui sortent de leur bouche, et non d’un livre. On trouve des « conteurs » de toutes sortes. Il y a ceux qui récitent, ou même ceux qui lisent, il y a ceux qui ne peuvent s’échapper du texte écris, et de son style littéraire… Ce ne sont assurément pas ceux qui ont le plus de force dans leurs récits. Se soumettre à l’écris, quand on parle, ce n’est pas s’élever, c’est se contraindre, se brider, se soumettre. Libère ta parole Non, il ne le fera pas. Mais ce n’est pas Alain Legoff non plus, ni Patrik Ewen, ni Michel Hindenoch… ni tant d’autres conteurs dont la puissance des récits n’est pas basée sur une astuce de conjugaison. Allez voir de vrais conteurs, ceux qui font des spectacles pour adultes, et qui retournent la tête et le cœur. Ça donne envie. Bien sûr, il y a des exceptions. Je citais moi Gougeot, chez les conteurs. Mais si tu reprends les spectacles de Desproges, par exemple, il employait le passé simple avec une relative parcimonie, jouant sur l’effet pour le contraste avec des phrases crues qu’il enchainait ensuite. Devos, le maitre des mots, l’utilisais fort peu. Dans les textes du lien ci-dessous, on en trouve 3 ou 4 environ, je n’ai pas conté. http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20060615.OBS1888/ses-meilleurs-textes.html Comme je l’ai dit, la défense de la langue française est une noble cause, mais je la laisse à d’autres. Il y a de multiples façons d’élever le public, en lui faisant ressentir des sentiments forts, par exemple. Et cela, ce n’est pas une posture verbale qui va le faire. Xavier Mortimer, dans l’ombre orchestre, me fait ressentir plein de choses. Sans un mot… En voyant ce spectacle, j’ai l’impression de m’élever, car il m’éveille à des subtilités que je ne ressentais pas avant. C’est affaire de gout, effectivement : J’ai rassemblé plusieurs pages de principes, que je m’efforce de respecter quand je construis un numéro ou un spectacle Je sais exactement pourquoi je tiens à les respecter, et dans quel cas je vais prendre plaisir à les contourner La conjugaison est l’un d’eux Tiens, j’en extrais un petit morceau : C’est aussi une chose importante, je crois : La vedette, ce n’est pas l’interprète, c’est l’histoire (ou le tour de magie, vu qu’on blablate beaucoup sur le conte, et qu’on oublie de parler magie, la ) Tu as raison, j’avais oublié le terme « gangster ». Bon, pour l’introduction, je ne sais pas : la vidéo est coupée, j‘imagine qu’il manque le début de l’histoire, non ? Sinon, c’est effectivement gonflé de partir direct sur les gangsters… Tiens, un autre extrait, dans le chapitre traitant de la construction des histoires : Il arrive après avoir travaillé l’histoire, et quand on en est content : Tu vois, le travail sur la concision est effectivement une chose à laquelle j’adhère Hihihi : En ce sens, nous avons le même désir d’aider, et de renforcer le caractère de son numéro, mais des conclusions opposées. Je lui propose de mettre du présent durant l’action, c’est-à-dire presque tout le temps dans son cas, et de faire le reste au passé composé ou imparfait. Le mieux, c’est sans doute d’essayer, non ? Gilbus
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Hihihi : il ne faut pas hésiter à contredire, cela s’appelle un débat De toute façon, il ne serait pas sain de tous penser la même chose! D’une façon général, on évite de jongler avec plus de deux temps de conjugaison dans un texte si court. Cela perturbe l’écoute, tu as parfaitement raison On a souvent une histoire qui peux commencer au passé, par exemple, et quand on entre dans l’action, on passe au présent. L’impasse était déserte, sombre et humide de la pluie incessante. L’inspecteur S se demandait ce qu’il faisait là, à une semaine de la retraite… Mais au fond de la ruelle, une forme bouge. L’inspecteur l’interpelle : « hé, leroi, cette fois, tu es sur le carreau, on dirait… » (arf, cet exemple n’est pas bon pour le contenu, c’est juste un exemple de passage du passé au présent…je n’arrive pas à faire grand-chose de cette histoire de voleurs…) Bien évidemment, il ne faut pas dire que le joker est un voleur. On dit des choses, et on fait des choses qui semblent en corrélation : au spectateur de faire le lien. Mais de toute façon, je suis d’accord sur le principe : Essayer de faire passer des cartes pour des personnages, quel que soit le temps de conjugaison, c’est infantile (et même les enfants vont rester septique, si on le fait mal ) L’objet gagne à être une illustration, mais on peut illustrer au présent, c’est ma conviction. L’objet peut être détourné de sa fonction et de sa nature, mais il est une illustration, et cela reste un objet, on n’est pas en train de faire un spectacle de marionnette : faire de la marionnette, et leur donner vie, c’est très dur, on ne va peut-être pas compliquer les choses à ce point… Bien entendu, l’objet est analogie. Mais si tu introduis ton analogie correctement, il n’y a plus ensuite de problème de temps, et tu peux passer au présent, pour renforcer l’action (oui, je suis têtu ) Oula ! Nous n’avons donc pas la même notion du « joli » dans une histoire Peut être est-ce parce que je ne cherche pas à faire joli? Pour écrire une histoire au passé, oui, le passé simple est très bien. Pour la dire ? Tiens, dans le stand up, pour changer du conte : Tu vois énormément d’humoristes qui parlent au passé simple ? Moi pas… A, ben tout dépend de la façon dont tu racontes, effectivement J’évoquais le dialogue avec la boulangère, pour montrer que le passé simple n’existe quasiment plus à l’oral. C’est aussi une école de diction, ou l’on va éviter l’emphase sur les mots, et laisser parler l’histoire. Si on me lance là-dessus, ça risque de déborder du cadre de cette histoire Perso, je n’avais pas vu l’ambiance années 50 des films noirs dans ce texte. Aucun indice de positionnement dans le temps, je crois. J’avais donc une image moderne en tête, vu que les faits étaient compatibles à toutes les époques. Un positionnement dans le temps, en utilisant davantage de référence aux films noirs 50/60 pourrait préciser les choses. Je n’ai rien contre l’imparfait. Mais il faut voir quand. Une histoire se structure en phases. En général, pour prendre le schéma le plus simple : -Exposé de la situation initiale (qui permet de positionner des personnages, un lieu, une époque) -élément déclencheur (qui va motiver l’histoire) -plusieurs phases d’action (la quête) -situation finale (résolution) On peut très bien commencer par une situation initiale au passé, si l’on désire mettre un surcroît d’ambiance ancienne lors de la présentation de la situation : la dessus, ton analyse est bonne C’est dans les phases d’action, soit l’élément déclencheur, soit la quête, que l’on gagne à passer au présent : je l’ai dit, le présent renforce l’action. Je ne parlais pas de la mise en ambiance, ou le temps dépend de ce que l’on veut faire. Et je le redis, ce n’est pas une règle absolue, juste un plus, on peut toujours outrepasser toutes les règles, du moment qu’on le fait sciemment. J’ai par exemple un conte (« un contrat qu’on ne peut pas refuser », ou il y a d’ailleurs des effets magiques tout du long…) que je dis entièrement au passé (composé ou imparfait, pas simple !), SAUF certains moments que je souhaite mettre en évidence, que j’ai mis au présent par contraste. Le choix du temps de narration est un élément sur lequel on peut jouer. Bon, cela reste une exception pour moi, je mets un maximum de choses au présent maintenant Bien entendu, le choix d’un temps de narration ne fait pas tout ! Ça serait si simple… Ben, à partir du moment où tu es en position de conteur (c’est-à-dire que tu donnes l’histoire de l’extérieur, directement au public, sans être un personnage qui participe à l’action), le 4ème mur n’a pas vraiment d’existence : On parle déjà directement au public. Pour moi, le quatrième mur n’existe que quand l’acteur ne vois pas le public, qui est spectateur et non interlocuteur. Ensuite, on peut effectivement avoir différents niveau d’interactions avec le public : Mode question réponse Mode d’assistance verbale (répéter un refrain en cœur…) Mode d’interaction physique, ou on va donner quelques chose ou bien toucher un spectateur Mode d’intégration, ou le spectateur se voit embringué dans l’histoire pour y tenir un rôle… La aussi, les différentes sortes d’implications du public en magie (et en conte ) sont un vaste sujet L’idée, c’est d’essayer. J’ai essayé le passé simple, je sais que je n’en ferais plus, sauf cas spécial. Commencer à l’imparfait ou au passé composé, je le fais souvent (pas longtemps, car mes phases de situation initiale sont en général courtes, pour privilégier l’action.) J’ai essayé le présent dans les scènes d’action, pour moi, ça marche. La seule chose que je propose, c’est d’essayer Ben, des contes, il y en a de toutes sortes Il ne faut pas imiter le conte au merveilleux, ni même au fantastique : Il y a des conte qui se passent ici et maintenant, dans notre société, avec ce que cela implique. Pour moi, on se retrouve en situation de conte à partir du moment où il y a un conteur, c’est-à-dire comme je le disais un narrateur qui n’interviens pas directement dans l’histoire, mais nous dit ce qui se passe. Le narrateur peut rester dans son rôle de voix off, ou incarner à l’occasion des personnages. Mais il redevient conteur régulièrement. Bon, c’est une définition qui n’est pas complète, mais je manque un peu de temps, ce soir Ricky Jay à cet avantage de parler en anglais, je ne suis donc pas qualifié pour dire s’il a ou non ce type de problème… La richesse dont tu parles s’applique aussi, j’en suis sûr, à l’imparfait du subjonctif ? Il serait faux de dire que nous eussions été fort étonnés que vous ne le pensassiez point… A, pardon : Nous ne fûmes pas étonné sur vous ne le pensâtes point. Tu as raison, le passé simple, ça en jette un max ! Le passé simple est une richesse écrite. A l’oral, aussi, si l’on veut faire dans la reconstitution historique. Encore une fois, il n’y a pas de règles absolues pour ou contre. Mais défendre une richesse de la langue est un objectif que l’on choisit. Tu peux bien sûr t’engager dans cette voie. Bon courage. N’ayant ni cette ambition, ni la compétence pour le faire, je reste concentré sur l’efficace, ce qui est déjà beaucoup pour quelqu’un qui n’est pas vraiment magicien… Gilbus.
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Si vous souhaitez l’apprendre, je vous recommande….de l’oublier. Ce texte vient visiblement d’une version écrite. Nous sommes dans l’oralité, et il faut le retravailler à l’oral. Je ne vais pas dire tout ce qu’on pourrait faire sur ce texte, il y a trop à dire, mais simplement une chose, celle qui me marque le plus : Le passé simple ! Virez le passé simple ! Le passé simple, très en vogue et distingué au 19ième siècle, n’est pas un temps de notre temps, en ce qui concerne l’oralité. Autrement dit, s’il fait très bien sur le papier, il est d’une lourdeur et d’une pédanterie extrême quand il est dit oralement. Les verbes en terminaison en « a » et en « i » me semblent inesthétiques de nos jours. Qui parmi vous, en demandant son pain à son boulanger, parle au passé simple ? Qui parmi vous, sauf à caricaturer, parle jamais au massé simple, dans sa vie courante ? Sans doute pas des masse, et pas souvent. A peine plus souvent qu’à l’imparfait du subjonctif, j’imagine… Donc, cette histoire de voleur, elle se passe en 1887, ou maintenant ? (il y a quelques personnes très « vieille France » pour qui il est naturel de parler comme au 18ième ou 19ième siècle. Pourquoi pas, c’est un style. Néanmoins, cela ne fait pas vraiment naturel de nos jours…) Mais voilà, le texte écris nous invite à le copier, et on voit conteurs et raconteurs qui s’escriment à parler au passé simple alors que ce temps est désuet, pour ne pas dire ringard. Désolé si mon opinion personnelle (je suis anti-passé simple à l’oral, vous l’aurez compris) me pousse à certaines extrémités verbales… Mais j’ai aussi de bonnes raisons, purement techniques : Le passé, fut-il simple ou composé, voire même imparfait, c’est du passé. Si on veut impliquer le spectateur, le faire entrer dans l’action, le temps le plus adapté est le présent. Le présent implique dans ce qui se passe, car cela se passe « maintenant ». Si vous décrivez une action au passé, vous créez une distance avec ce qui se passe : C’est déjà fini, celui qui raconte connais la fin, il y a plus qu’à attendre qu’il crache le morceau. Si on est au présent, l’action se déroule maintenant, justifie et amplifie les suspens, deviens une aventure. Le conteur, quand il parle, connais bien sûr la fin de l’histoire. Mais il gagne à nous faire oublier qu’il le sait, pour rendre les aventures plus palpitantes, nous les faire vivre plutôt que de nous les montrer. Je parle en règle générale, bien sûr, puisqu’il y a des astuces de scénario ou l’on présente la fin avant le début. Mais même dans ces cas-là, dès que l’on décrit une action, fut-elle passée, ou incluse dans un flash-back, on gagne de l’émotion à repasser la narration au présent. Encore une fois, il y a des exceptions : Henry Gougaud, grand conteur, fait énormément de passé simple. Mais tout le monde n’a pas son talent ni son style si particulier… Le choix du temps de conjugaison ne doit jamais être subi car « c’est écris comme ça dans le livre ». Quand on raconte, on ne récite pas, et le temps doit être adapté à ce qu’on désire faire. Et le respect de l’auteur ? En conte, contrairement au théâtre, l’interprète prime. Deux conteurs peuvent vous raconter la même histoire, et s’ils ont travaillé chacun leur façon de le faire, vous ne vous apercevrez peut être même pas que c’est la même… Le texte écris est une mémoire de l’histoire, à un moment donné, par un interprète (ou un collecteur, ou un auteur) donné. Le conte vis, se transforme, évolue, jamais il ne doit rester figé, sous peine de mourir d’enkystement littéraire. En magie, le texte est ce que l’on a de plus personnel. On peut dire le texte d’un autre, à titre d’hommage. Mais en dehors de cela, le texte devrait être pensé, conçus, dit avec nos propres mots, nos propres impulsions. Dire un texte avec les mots d’un autre entraine la récitation, et demande un travail fou pour retrouver fraicheur et spontanéité. Alors que vos mots, à vous, couleront bien mieux, et seront en osmose avec votre personnage bien plus simplement. Avoir un texte figé, écris par un autre sans que l’on soit pris en compte, c’est du théâtre. C’est bien aussi, le théâtre, mais combien y-a-t-il de vrais acteurs parmi les magiciens ? Apprendre un texte ne veux pas dire être acteur… Oula, je crois que je m’emballe encore, désolé… Donc, si tu aimes ce texte, essaie quand même de le passer au présent, et dis-nous ce que tu en pense… Désolé de la véhémence… Pour le reste, le tour semble bon. Mais je ne suis pas vraiment magicien… Gilbus
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[Administration] nouvelles règles Guso et associations
Gilbus a répondu à un sujet de Danilsen dans Conseil des Sages
Modère ta hire, ménage ton courroux, Danilsen : Voyons plutôt un cas fictif mais concret : L’association des anciens élèves de madame Durand, institutrice de carrière, se réunis une fois l’an, mais 30 ans après, pour se retrouver autour de leur attendrissante maitresse, qui est bien contente de sortir de temps en temps de sa maison de retraite. Les organisateurs, toujours à l’écoute de leur muse, apprennent que madame Durand aime bien regarder le plus grand cabaret du monde, et se décide a porter un grand coup à son vieux cœur, en lui engageant un magicien pour son banquet. On comprend bien que ces gens, sauf hasard, n’y connaissent rien ni en spectacle, ni en formalités administrative : Ce qui les réunis, c’est leur vieille institutrice, et quelques souvenirs de cour de récré. Quand ils apprennent que le fait d’engager un magicien va les entrainer dans un marathon administratif (même si les dossiers sont légers, ils font peur et prennent dans l’imaginaire des proportions titanesques…), ben ils font comme vous dites : Ils trouvent un magicien qui facture, ou au noir. Peut-on reprocher aux anciens élèves de madame Durand de n’être pas au courant de la législation très particulière d’un secteur qu’ils ne fréquentent pas ? Je ne crois pas. Bien sûr, une association qui fait régulièrement des spectacles aura son numéro de SIRET, ou l’obtiendra après un premier ratage. Mais il y a plein de gens pour qui le spectacle est une activité mystérieuse, et qui ne s’en soucie d’ailleurs pas. Ce que je veux dire, c’est que l’activité d’employeur, entraînée par l’embauche d’un artiste, n’est pas une chose comprise ou préparée par les employeurs occasionnels. Ils ne veulent pas devenir employeur, ils veulent acheter un spectacle. Cela explique et justifie la méconnaissance des règles et finasseries administratives, car les employeurs d’artiste occasionnels le sont à leur corps défendant, voire même à leur insu, quand ils n’ont pas compris toutes les implications, et se sont contentés de signer ou on leur dit. Gilbus.
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