Une idée amusante qui me vient, comme une sorte de suite logique à la proposition de Berthier et pas plus réaliste que cette dernière :
– Relier deux boomerangs par un long fil très solide
– Se mettre face à face avec un second lanceur en tendant le fil
–Lancer simultanément les deux boomerangs
– Regarder la ronde perpétuelle des boomerangs s’exécuter sous les yeux d’un public ébahi.
Explication : arrivé en bout de course, chaque boomerang communique la moitié de son énergie (cinétique notamment) à l’autre, mais comme il y a deux boomerangs, toute l’énergie du système est conservée, le premier boomerang récupérant la moitié de l’énergie du second.
(Mais non mais non il n’y a pas de perte d’énergie, pas de chaleur dissipée, pas de frottement avec l’air ni de gravité ou de problème d’usure, puisque c’est I-MAGI-NAIRE ! Je ne répondrai ni à ceux qui me disent que le système s’arrête dès que chaque boomerang est revenu à son point de départ, ni à ceux qui auront la mauvaise foi patente de me faire remarquer que, sans force de frottement, un boomerang ne revient pas ! Na ! Pour parodier Henri Broch en retournant l’une de ses propositions-phares, j’ajoute :
« Le devoir de vigilance a pour pendant le droit au rêve. » (©Christian Girard, 15 novembre 2010)
Une variante pour lanceur seul :
– Relier deux boomerangs par un long fil très solide
– Lancer le premier boomerang
– Dès que le fil est tendu et que le premier boomerang a atteint son point le plus lointain du lanceur, lancer le second boomerang
– Regarder une fois de plus la ronde perpétuelle s’exécuter sous les yeux d'une assistance ébaubie.
(« Ébaubie ? » me direz-vous. Il va très bien merci.)
Dans ce cas de figure, on me rétorquera que le premier boomerang, lorsqu’il revient, s’arrête. Oui, dans le monde réel, mais dans le cas présent, puisque le second boomerang arrive en bout de course au loin, il communique la moitié de sa force au premier qui bien qu'à l’arrêt est propulsé à nouveau. Dans ce cas de figure le rayon diminue peu à peu (allez, disons de moitié à chaque rotation) mais comme la division par deux est mathématiquement possible à l’infini, on obtient un cas de figure qui n’est pas sans rappeler le paradoxe d’Achille et la tortue ou celui de la flèche de Zénon. Il n’est pas impossible que les deux boomerangs finissent par disparaître dans un trou noir.
C.G.