Lorsqu'un événement ne se déroule pas comme prévu, ce n'est pas de la faute de ceux qui ne sont pas venus !
Lancelot, tu interpelles vigoureusement tous ces magiciens qui ne sont pas venus... Pourquoi ne sont-ils pas venus ? Pour la même raison que toi tu n'es jamais venu à l'un des week-end magiques organisés à Poitiers par exemple...
Pendant dix ans (dix !) on a organisé ces week-end qui étaient de vrais moments de bonheur, en faisant venir (et en payant, à leurs tarifs et de façon déclarée !) des pointures telles que Gaétan Bloom, Jean-Jacques Sanvert, Pierre Édernac, Jean Régil (c'est moi qui ai été le premier à lui demander de faire une conférence sur l'histoire des grands spectacles de magie...), Jacques Delord (quel souvenir !), Jean-Philippe Loupi, Jean Merlin, Bernard Bilis, Norbert Ferré, Roberto Giobbi, et tant d'autres...
Ces week-end ont tous été déficitaires. Nous n'avons jamais eu la moindre subvention. La plus grosse partie était financée par les personnes qui venaient s'amuser avec nous, le déficit étant ensuite épongé par le club (mais c'est entre autres à ça que doit servir un club, organiser des événements pour le plus grand plaisir du plus grand nombre). Il s'en fallu de peu que, à plusieurs reprises, nous ayons dû compléter le financement de notre poche...
Pourtant, malgré les efforts que l'on mettait à organiser ces rencontres de qualité, je ne t'y ai jamais vu Lancelot...
Est-ce ta faute si nous avons arrêté ? Bien sûr que non ! Est-ce que cela sous-entend que tu n'aimes pas la belle magie, que tu n'es pas prêt à te bouger pour venir soutenir des initiatives de qualité ? Bien sûr que non !
Ce message n'est pas une attaque contre toi Lancelot (manquerait plus que ça !), juste une mise en perspective...
Oui, c'est difficile de "faire des choses". Oui, souvent, les "autres" ne font pas ce que, idéalement (pour nous, dans notre petite tête), on aurait aimé qu'ils fassent... Peut-on le leur reprocher ? Bien sûr que non. Cela doit-il nous empêcher de "faire des choses" ? Bien sûr que non.
Alors donnons-nous les moyens de faire ce que l'on souhaite, prenons des décisions, et efforçons-nous de faire du mieux possible. Ne rejetons pas notre "échec" sur "les autres". Et n'attendons pas de louanges pour ce que l'on fait. On fait les choses parce que l'on on a envie, pas parce que l'on est en manque de reconnaissance... Sinon, effectivement, on risque d'être longtemps malheureux...
Bon courage Sorano pour cette prochaine aventure !