Ahaha tu es tout excusé....
C'est parfois l'un des soucis des travaux universitaires que de jargonner (ou de poétiser) un peu (trop)....
Au-delà de ça je pense que toute personne ayant eu une "expérience esthétique" comprend plus ou moins à quoi cela renvoie, cette "saisie" par le beau, cette "plénitude" heureuse. C'est une "Révélation sans transcendance" car elle se révèle à nous, et s'impose à nous, mais sans que rien d'extérieur au monde (Dieu etc.) ne soit requis. Notre regard fait tout. (on renverra aussi aux travaux de W. Benjamin, notamment sur l' "illumination profane" de l'expérience surréaliste => peut être une autre forme de "révélation sans transcendance" ? Rappellons aussi que Michel Deguy est un poète)
Un beau spectacle de magie engage ce type d'expérience.
D'un point de vue plus théorique - et je renvoie aux travaux de E. Burger - ce qui manque à la magie aujourd'hui c'est notamment un véritable vocabulaire et langage esthétique (au delà du "c'est intéressant", "ça m'a tué", etc.). Ce type d'initiatives et de réflexions me semblent marcher en ce sens (parfois, peut-être, en trébuchant un peu). Le contact avec d'autres disciplines artistiques ne peut être que bénéfique.