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Patrick FROMENT

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Tout ce qui a été publié par Patrick FROMENT

  1. S'il argumente je ne doute pas qu'il puisse avoir une excellente note. CLIC
  2. Effectivement, la philosophie n'a jamais rechigné à s'interroger sur elle-même. La question à quoi sert la philosophie ? est elle-même une question philosophique traitée depuis l'Antiquité. A lire certains commentaires, ça et là, sur ce forum le mot "antiphilosophie" ou "antiphilosophisme" m'est parfois venu à l'esprit. J'ai été surpris et amusé de découvrir récemment que ce mot existait et recouvrait un véritable courant dans l'Histoire des idées. Encore un mot aux contours très mal définis d'ailleurs, une des définitions est carrément cocasse quand on la met en perspective avec le débats qui ont eu lieu depuis 10 ans sur ce fil : Je trouve même, dans le même texte, une définition qui pourrait aisément me classer parmi les antiphilosophes : C'est pas beau ça ? ... La suite du texte classe aussi Pascal, Rousseau, Kierkegaard, Nietzsche et Wittgenstein parmi les antiphilosophes ! ... Quand je vous dis que la philo est la plus libre et la plus ouverte des disciplines !
  3. On a des nouvelles par Luc Ferry : ça tourne vraiment au tragique !
  4. Je crois qu'il ne faut pas chercher aussi loin, c'est juste une manière, pour l'auteur, d'introduire son propos. Il parle à partir de lui et de ce qu'il croit vrai, ce n'est pas un traité de sciences, ni même de philosophie. C'est juste que je trouvais rigolo que les deux premières phrases du livre résonnent avec ce dont nous avons discuté ici il y a deux jours. Concernant la question l'impulsion de savoir est-elle le fuit de la peur ? il semble que les avis soient partagés et tous sont respectables. Vu que c'est un peu hors sujet ici, on peut ouvrir un autre fil en C de T ... ou bien attendre que le sujet tombe au bac philo !
  5. J'entame aujourd'hui un livre prometteur que m'a apporté le père Noël : De l'abandon par Éric Baret. Les deux premières phrases de l'ouvrage me semblent faire écho (comme par hasard) à une petite polémique qui a eu lieu ici il y a deux jours (la soif de connaissance comme angoisse existentielle) : Je dois être trop pétri de littérature psy/spi* Faut que j'arrête !... Mais bon, chacun son truc ! * psychologique et spirituelle
  6. Plus j'écris, plus je me dis que j'aimais bien ces deux frères métisses africains-russes aux visages d'extra-terrestres qui nous racontaient de belles histoires !
  7. (je parle des "Bogdanoff" au passé en toute conscience tellement ils me semblaient inséparables. Ce serait bien qu'Igor reprenne le flambeau (même si ce sera forcément une autre histoire))
  8. En fait les Bogdanoff faisaient autant de métaphysique que d'autres vulgarisateurs (je pense à des zététiciens par exemple ) mais comme ils raisonnaient souvent en dehors du cadre strictement naturaliste imposé par la science (en introduisant, par exemple, des notions immatérielles comme l'information) ça se voyait plus !
  9. C’est Grichka qui parle dans la première partie de l’extrait que tu postes (jusqu’à la septième minute environ). Il me semble qu’il explique très bien cette notion "hors du cône de lumière", au delà de la matière et du temps, l’ailleurs… Les Bogdanoff semblent avoir une forte propension à s’interroger et à penser sur ce qu’il y a au-delà (notamment au-delà de l’espace temps, au-delà du big bang). Dés le début de l’entretien, à la trentième seconde, Grichka parle de s’interroger sur "ce qu’il pourrait y avoir au-delà de la réalité sensible et de la réalité visible". S’interroger sur ce qu’il y a au-delà de l’espace et du temps, s’interroger sur ce qui est au-delà de la réalité sensible ça porte un nom en philosophie : la métaphysique. Le souci c’est que les Bogdanoff n’utilisait quasiment jamais ce mot. Peut être ils ne l’assumaient pas (le mot métaphysique est un mot aux contours mal définis et, parfois, utilisé péjorativement). Ils revendiquaient de faire essentiellement de la science. Peut être que s’ils avaient assumer de faire aussi de la métaphysique les choses auraient été différentes. En tout cas la bonne métaphysique tient compte et intègre les acquis de la science (ce n’est pas Claudine Tiercelin qui occupe la chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance au Collège de France qui me contredira ). En tout cas pour ma part j’assume complètement de faire, souvent, de la métaphysique ! Cool !!! En plus elle est quand même plus sexy que Bruno, Déborah ! (et en plus elle est contrôlée par huissier ET mentaliste !!!)
  10. « On appelle idéalistes ces philosophes qui, n'ayant conscience que de leur existence et des sensations qui se succèdent au-dedans d'eux mêmes, n'admettent pas autre chose : système extravagant qui ne pouvait, ce me semble, devoir sa naissance qu'à des aveugles; système qui, à la honte de l'esprit humain et de la philosophie, est le plus difficile à combattre, quoique le plus absurde de tous. » Denis Diderot
  11. M'étonne pas de Werber ça ! Dans le même ordre d'idées, en références littéraires, il y a aussi La secte des égoïstes de l'excellent Eric-Emmanuel Schmitt (il s'est inspiré du philosophe Berkeley pour le personnage de Gaspard Languenhaert). Eric-Emmanuel Schmitt est aussi philosophe, son sujet de thèse en doctorat est Diderot et la métaphysique. Or Diderot était troublé par la philosophie de Berkeley. Qu'une pensée aussi éloignée du sens commun ne puisse pas être réfutée agaçait beaucoup l'encyclopédiste, parait-il ! Et si la vie n'était qu'un songe ? Et si les nuages, les oiseaux, la Terre et les autres hommes n'étaient que visions de notre esprit ? A Paris, un chercheur découvre par hasard, à la Bibliothèque nationale, l'existence d'un excentrique, Gaspard Languenhaert, qui soutint cette philosophie « égoïste » dans les salons du xviiie siècle. Intrigué, il abandonne ses travaux et part à la recherche de ce penseur singulier. Mystérieusement, toutes les pistes tournent court. Sur les traces de Languenhaert et de ses disciples, de Paris à Amsterdam, c'est peut-être et surtout au fond de lui-même que notre chercheur enquête, emportant avec lui le lecteur dans des vertiges hallucinants.
  12. Oui cela a été signalé dés la sortie du volet 1, Matrix recycle et renouvelle tout un tas d'idées et d'hypothèses philosophiques (la caverne de Platon, le cerveau dans une cuve, l'hypothèse de simulation de Nick Bostrom...).
  13. Tu es sévère avec la philosophie ! Il n'y a pas de discipline plus libre que la philosophie. On peut soutenir tout et son contraire avec la philosophie, certes, et c'est parfois dérangeant mais ça ce n'est pas de la faute de la philosophie... c'est la faute de la raison ! Regarde... En cherchant bien je suis sûr qu'on peut même trouver des philosophes qui sont, peut être, susceptibles de te plaire. : CERCLE D’ATHÉISME DE L’UPP
  14. Il y a vraiment 1000 nuances d'athéisme (presque autant que de religions ! ) J'aime bien celui-ci : Athéisme spirituel
  15. Entouré de l'amour de sa famille et des siens, Grichka Bogdanoff s'est éteint paisiblement, le 28 décembre 2021, pour rejoindre ses étoiles. Il nous est arrivé de parler des frères Bogdanoff sur ce forum (particulièrement sur les fils scientifiques, métaphysiques et philosophiques ). Personnellement, le nom des Bogdanoff me ramène à la Madeleine de Proust des Temps X de mon enfance et adolescence. Les frères Bogdanoff ont souvent été critiqués et moqués pour le mélange qu’ils faisaient, parfois, entre vulgarisation scientifique, science fiction et questions métaphysiques. Je pense qu’ils auront ouvert la curiosité et l’intérêt de plusieurs générations et, personnellement, j’aimais bien leur manière de poser des questions taboues comme qu’est ce qu’il y a juste avant le big bang ? J’avais eu la chance de les rencontrer à Paris il y a quelques années lors de leur spectacle au Théâtre du Gymnase qui mêlait sketches cocasses, musique et vulgarisation scientifique. Il y a quelques jours Grichka était sur la scène de la salle Pleyel pour une conférence à l'occasion de la sortie du livre Dieu, la science, les preuves et il semblait en pleine forme ! Je pense à Igor qui doit se sentir bien seul !
  16. Faut-il rajouter quelques couches de questions philosophiques complexes à un fil sur les "signes de l'existence de Dieu" déjà bien dense ? Pas de souci pour ma part pour continuer sur ce terrain mais je pense qu'on risque de perdre des lecteurs. ... Oui je sais... C'est moi qui ait commencé ! (et j'imagine aussi que tu vas vouloir que je réponde à ces questions par oui ou par non ! )
  17. OK ! On rembobine... On reprends (calmement). .. : Nous epiloguons depuis des jours sur le thème de Dieu & science. Je mets un lien vers un article récent de Sylvain Fort qui parle justement de ce thème et qui me semble fort à propos. Il se trouve que le thème de l'angoisse se trouve dans cet article, l'auteur estimant que la foi et la science ont en commun de répondre à une angoisse existentielle. On peut, bien sûr, être d'accord ou pas avec cette thèse. Je suis, pour ma part, plutôt d'accord avec l'auteur (j'ai le droit ! )... sans faire, pour autant, de l'angoisse la seule explication à la foi et à la science... Loin de là (et je ne pense pas non plus que ce soit le propos de l'auteur). (Bien sûr qu'il n'y a pas que la réponse à une angoisse dans la soif de connaissance, bien sûr qu'il y a du plaisir (et bien d'autres choses)). Voila... C'est tout !
  18. Oui c'est très bien dit ! Et par ailleurs face aux enjeux colossaux que rencontre l'humanité aujourd'hui on peut imaginer (croire, espérer...) que le salut viendra de la science et de la technologie. Et donc, mettre ça sur le terrain de l'angoisse et de la survie n'est pas complètement aberrant.
  19. Je maintiens que la science est aussi ça oui (pas que mais aussi)
  20. Ça me semble plutôt envisager la question de deux points de vue aussi valables l'un que l'autre (les deux étant aussi refutables l'un que l'autre). D'ailleurs dans la vidéo je ne vois pas le rapport entre la question posée (l'athéisme comme croyance) et la réponse par le raisonnement circulaire c'est pour ça que je dis soit il ne comprends pas la question soit il elude.
  21. Parce que je trouve que ça ne va pas très loin dans l'argumentation. À la fin de la vidéo, la question de savoir si l'athéisme est aussi une croyance est abordée. La manière dont répond le Professeur Broch me semble à côté de la plaque (je ne suis même pas sûr qu'il comprenne la question, il élude). Cette question relativement classique est pourtant très bien traitée et assumée par d'autres athées (je pense, par exemple, à André Comte-Sponville dans son ouvrage l'esprit de l'athéisme) .
  22. Non, non... Si tous restaient sur cette position (ou pour le dire encore autrement : la question de l'existence de Dieu n'est pas une question scientifique) ça m'irait très bien ! Il semble en tout cas que la question science & foi revienne sérieusement sur le devant de la scène. Superbe ! (en tout cas quand c'est dans le cadre d'une analyse philosophique et sociologique comme c'est le cas de cet article de Sylvain Fort (source)) J'entends déjà l'objection alors j'anticipe : La science ne s'enracine pas dans l'angoisse mais dans la soif de connaissance. OK ! Mais la soif de connaissance c'est bien l'angoisse de l'ignorance.
  23. Bon, revenons à du sérieux… Comment aborder la question de dieu en zététique par le Professeur Henri Broch (vous allez voir c’est profond ! ). C’est intéressant car, sorti de domaines un peu folkloriques, comme le suaire de Turin ou le sang de Saint Janvier (domaines où la zététique sait assez bien faire), la zététique atteint vite ses limites sur les questions métaphysiques, épistémologiques ou simplement d’anthropologie et de philosophie des religions. En fait, le traitement de la question de Dieu par la zététique (par exemple sur les vidéos qui traînent ça et là sur le net) me semble souvent surréaliste !
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