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  1. Dernière heure
  2. Un commentaire sur le replay du Underground #46...et sur la présentation de Score de Michel D.... Pendant longtemps j'ai cherché le moyen de prédire à l'avance un nombre de 7 chiffres totalement aléatoires donnés par un ou plusieurs spectateurs... Rien ne me satisfaisait et il était toujours "risqué" de faire (ou faire faire) l' addition finale de plusieurs nombres soit mentalement, soit même avec une calculette et, en cas d'erreur, ça ne faisait pas très "mentaliste" (n'est-ce pas Michel ?)...jusqu'au jour où......je suis tombé sur la version de Larry Becker "Some Total" page 11 de son livre World of Super Mentalism Vol 1...et je l'ai rajouté à mon répertoire...j'ai apporté des modifications de présentation avec paper board, sélection d'un prof ou une prof de math ou d'un ingénieur dans le public...gags divers, etc... Je ne vous dévoilerais pas la méthode ici...le principe du 1 111 111 décrit par Michel est le même (revisité) et complété par la double écriture genre Golden Medaillon de Koran...il n' y a que 4 lignes à additioner en gros chiffres sur le paper board...3 ou 4 spectateurs sont appelés à participer et tout le public peut voir l'addition et corriger (en criant ) en cas d'erreur... Jusqu'à présent (15 ans) jamais un loupé "pourvou que ça doure..." A votre dispostion pour des précisions en C des S. Avec les explications de MIchel chacun pourra choisir sa présentation. Bacia Tutti
  3. Je suis bien d'accord ! Il y a et il y aura certainement toujours un énorme paradoxe de chercher à établir la réalité extérieure par des procédures qui sont elles-mêmes des productions de l'esprit humain (observations, mesures, expériences, raisonnements...). La science ne peut être qu'instrumentaliste car elle nous donne des moyens extrêmement efficaces de prédire, calculer et transformer les phénomènes, mais elle ne peut pas, par ses propres méthodes, garantir que les entités qu'elle postule constituent la réalité ultime.
  4. Une thèse à laquelle aucun scientifique sérieux ne se risquerait, puisqu’à la matière (qui est un sujet de discussion en soi dans le cadre de la science) il intègre pour l’élaboration de sa pensée l’énergie, l’espace-temps et les champs quantiques... Notamment.
  5. Today
  6. Je te comprends tout à fait : entre la concurrence, le temps de gestion, les contraintes administratives, les contrôles divers, les inventaires, les expéditions, etc., il faut du courage et de la ténacité pour tenir à flot une entreprise face à une concurrence chinoise plus qu'agressive !
  7. Très intéressant ! Le concept de "réalisme chamanique" me fait penser au "réalisme fantastique" de Messieurs Bergier et Pauwels. Il est certain que L'Asie (et l'Afrique) sont moins minés que nos sociétés occidentales par l'idée que la réalité fondamentale est constituée par la matière (ou, dans les versions contemporaines, par des processus physiques) et que l'esprit en dépend entièrement. Finalement, le problème apparaît lorsque l'on passe de : « Les phénomènes mentaux sont étroitement liés au cerveau » à : « Il n'existe rien d'autre que la matière. » La première proposition est une hypothèse scientifique extrêmement féconde. La seconde est une thèse métaphysique.
  8. Rooooh quand même mais bon c'est vrai que gérer un magasin c'est pénible, tu as plein de choses à faire c'est épuisant dans tout les sens du terme.
  9. Et ben moi ça ne me manque pas mais alors pas du tout
  10. Excellent merci!
  11. Qu'est-ce que ça manque une boutique physique du côté de Saint Martin de Crau aussi !
  12. https://www.asie21.com/2026/04/18/chamanisme-pouvoir-et-decision-en-asie-contemporaine-une-enquete-geopolitique-aux-confins-du-visible-et-de-linvisible-lharmattan-2026/
  13. Bon, b'en dans ton exemple d'accord ...c'est nul! Que veux-tu que je te dise... (ou peut-être symbolisait-il le préservatif que Keith Harring n'a pas mis, et il représente une oeuvre qu'il n'aurait pas pu faire... je cherche)
  14. Hier
  15. Duchamp a bien dit, dans ses interviews, que le coup de l'urinoire était une blague, et qu'il avait été le premier surpris quand, de la façon la plus sérieuse, on lui en avait commandé d'autres exemplaires. Ce n'était plus drôle, mais bon, il les a livré quand même, puisque des gens étaient assez bête pour lui en acheter très chers... Tu dis que depuis on est passé à autre chose? J'étais il y a 3 ans (pas 10 ou 15 ans!) au musée Guggenheim de bilbao, lieu prestigieux de l'art contemporain... Une des œuvres était présentée exactement comme je l'ai décrite : Piédestal uni, cube de plexi laissant voir l'œuvre : un emballage de préservatif. Peut être que c'était la reconstitution parfaite d'un emballage de préservatif, faite en poil de chameau peints à la main, mais ce n'était pas indiqué dans la fiche, qui parlais juste de questionnements intrinsèques sur l'aspect aléatoire de l'existence, ou d'autres bêtises du genre. Donc, pas une création, pas une chose demandant un savoir faire, une technique, une pensée... Juste un emballage de préservatif, et c'est tout. Cela reste pour moi l'essence du ready-made, reconnu par les spécialistes du secteur : Guggenheim, c'est une référence mondiale!!! Donc non, je ne caricature pas tant que ça... Mais mieux vaut en rire, non? Gilbus
  16. On lit dans la description : « 24 mai 1981, Indianapolis. En pleine course automobile, alors que le pilote américain Rick Mears s'arrête à son stand, du carburant jailli d'un tuyau de ravitaillement mal fixé, éclaboussant la voiture, son pilote et certains mécaniciens. En entrant en contact avec le pot d'échappement du véhicule, le carburant s'embrase et déclenche un incendie dévastateur mais surtout... invisible ! "J'étais en feu. Personne ne savait que j'étais en feu. Parce que le méthanol brûle proprement", explique Rick Mears, plusieurs décennies après le drame. Le méthanol, c'est ce fameux carburant inflammable à l'origine de l'incendie d'Indianapolis. Lorsqu'il prend feu, il ne dégage presque aucune fumée mais se caractérise par des flammes très importantes... bien qu'invisibles à l'œil nu à la lumière du jour ! Une propriété due à sa structure moléculaire simple et à sa faible densité en atomes de carbone. Si aucun décès n'a été à déplorer ce 24 mai 1981, Rick Mears ainsi que quatre mécaniciens ont été envoyés à l'hôpital. Le pilote, gravement brûlé, a dû subir une chirurgie plastique du visage. L'incident a ainsi mis en lumière de nombreuses failles et entraîné une refonte des protocoles de sécurité des courses automobiles, notamment via l'ajout d'une soupape de sécurité sur le pistolet à carburant et sur les réservoirs. Depuis ce jour, ces citernes doivent également être fixées au sol : auparavant, elles étaient parfois soutenues à la main par l'équipe du stand qui les inclinaient même pour augmenter le débit de carburant ! »
  17. Il ne peut pas tout racheter...
  18. C'est pas de l'ia? Le début me parait bizarre avec toutes les personnes qui courent derrière la rembarde.
  19. Comment ça à la disqueuse ?
  20. Hâte que tu rachètes Magic Dream.
  21. De plus en plus fort. Ceci dit, mon beau-frère, ébéniste pompidolien dans la Creuse, propose de scotcher les éléments mobiles tout en humidifiant le paddle à la térébenthine à l'aide d'un tissu doux (genre feutrine), le contrepoids n'intervenant qu'en toute fin de processus, c'est à dire après avoir passé l'ensemble à la disqueuse.
  22. En arrêtant de picoler ? (Oh c'est bon; j'rigole )
  23. Il ne reste donc plus qu'à identifier le responsable (le directeur commercial, le chef des ventes, le responsable marketing ou le stagiaire) : My2Cents W.
  24. @Gilbus, j'ai énormément ri! Mais tu ridiculises à l'extrême parce que tu n'aimes pas ...et tu as bien le droit! Le Ready Made au départ a été intéressant parce qu'il a effectivement déplacé la valeur de l'art du « faire » (manuel, technique) vers le « penser » (choix et concept). En exposant un objet industriel ordinaire dans un musée, Marcel Duchamp a, en effet, essayé de démontrer que l'art reposait sur l'intention et le contexte plutôt que sur la beauté ou le savoir-faire. C'était une pure provocation, il se trouve qu'elle a fait sens. Mais ça ne pouvait marcher qu'une fois au début! Une fois l'idée dévoyée, ça ne marche plus. Ou alors il faut qu'il y ait une nouvelle idée autour de ce ready-made. C'est ce qui s'est passé après... Aujourd'hui, par exemple, nous avons Moffat Takadiwa (Zimbabwe) qui propose de grandes fresques (de plusieurs mètres) qui ont l'air de tissages africains (image1). En y regardant de plus près, ce sont des milliers de touches de claviers,·brosses à dents et éléments de plastique usagés, délaissées par l'occident et assemblées pour créer une texture (image2). Ca a l'apparence de l'artisanat africain mais c'est du ready-made. Il utilise de simples déchets pour crée une réflexion sur l'invasion de la culture numérique occidentale sur le continent africain. Personnellement, je trouve que: -ça rend hommage à l'artisanat africain -c'est aussi joli que de l'artisanat -ça a du sens -il y a intention et une critique de la société occidentale et de sa sur-consommation informatique ...et je te rassure, ses oeuvres se vendent environ 5000 Euros. Pas des millions! Je trouve que pour des mois de travail, ce n'est pas excessif. Autre exemple, Ai WeiWei, artiste dissident chinois chassé par le régime (oui le contexte politique et de l'artiste est aussi important) nous fait voir le sol entier d'une salle remplie de 100 millions de graines de tournesol. Ca peut paraitre très idiot. Mais en réalité, ce sont de fausses graines en porcelaine, façonnées et peintes à la main par des centaines d'artisans de Jingdezhen fabriquées durant des mois voir des années ...et plus vraies que nature. Et les visiteurs, marchent et écrasent cette porcelaine fragile... Tu n'as pas l'impression que ça dit beaucoup de la Chine? : ...l'uniformité, le travail collectif et le manque d'individualité dans ce pays? Dans ce cas, le processus de fabrication a un impact essentiel sur la compréhension de l'oeuvre. @Gilbus, tu vois que le ready-made est loin de l'objet acheté sur AliExpress... Alors est-ce que le ready-made c'est un urinoire de Duchamp? Non. Cela a juste été un déclencheur. Est-ce que ça peut être un ventilateur acheté sur AliExpress? Malgré tous tes efforts théoriques et drôlissimes, non plus. Mais merci pour le sketch, c'est très drôle. Tu devrais en faire un spectacle! ------------------------------ Mais d'ailleurs que penser du moment où, après la magie (faire apparaitre/disparaitre des objets, manipuler des cartes) est venu le mentalisme (deviner des pensées invisibles). Seuls les initiés savent que le mentalisme c'est AUSSI de la manipulation. Les spectateurs y voient un tout autre art. Un art de l'abstrait et du concept. Non?
  25. Dans le même genre : https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
  26. Le ready-made, ou comment devenir artiste La première chose est de définir l'artiste : dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… Dites que vous êtes artiste, et c'est bon. Néanmoins, c'est bien d'avoir une œuvre d'art pour prouver que vous êtes artiste. Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : déjà, prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà, c'est tout : c'est votre œuvre. Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre, c'est donc une œuvre. Maintenant, il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création. Pour cela, il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage. L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. Ce n'est pas cher et on peut en trouver sur AliExpress pour quelques euros maximum. Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier ou acheter sur AliExpress de toute façon. C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive, vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour la protéger, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse la voir sans pouvoir la toucher. Mais dans le cas de notre ventilateur, il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même, car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public : c'est le top au niveau du ready-made. Maintenant, il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain. Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre. Le titre peut être en rapport avec l'œuvre, une fonction ou une couleur de celle-ci, ou pas d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel. Pour notre ventilateur, je propose « La Vie ». La vie, c'est le souffle, la vie, c'est l'air, la vie, c'est la relation entre quelque chose et autre chose, donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur. Bien sûr, il ne faut pas expliciter tout ça au public sur l'étiquette. L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre. C’est mieux si le lien est difficile à trouver : ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que, bien sûr, celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent. Cela va flatter le public. Mais comme on sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités — avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément, c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie. Il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie : il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre, puisque le ventilateur va s’arrêter quand il n'y aura plus de charge. Voilà, c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui, en économisant son souffle, peut durer plus longtemps, mais qui, en se donnant à fond, pourra brûler la chandelle par les deux bouts. Même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, ce n’est pas grave : du moment que c’est dit avec conviction, c’est l'essentiel. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être. Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas, j’ai un ventilateur qui est moitié blanc, moitié noir, et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort et la vie, le jour et la nuit... Bref, il y a opposition, et quelle que soit l'opposition, c'est fort ! Et plus élaboré encore : il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible, la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain. Soyons conceptuels, mais branchés. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou d'une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi-heure si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition, et pour ça, disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage, vous pouvez varier : faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres où les objets sont plein feux. La variété ne nuit pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté. Non, on a forcément fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial ! Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire, ministre de la Culture ou investisseur de fonds de pension de vous acheter les trois quarts de l’exposition très cher. Multipliez le prix de ce qui reste par 1 000 : ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus-value intéressante. Bienvenue dans le monde parfait de l’art contemporain ! Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures (spoiler alert : n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain…). Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boules de glaise marron, avec une masterclass sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime : l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même.
  27. Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
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    • Je suis bien d'accord ! 🙂 Il y a et il y aura certainement toujours un énorme paradoxe de chercher à établir la réalité extérieure par des procédures qui sont elles-mêmes des productions de l'esprit humain (observations, mesures, expériences, raisonnements...). La science ne peut être qu'instrumentaliste car elle nous donne des moyens extrêmement efficaces de prédire, calculer et transformer les phénomènes, mais elle ne peut pas, par ses propres méthodes, garantir que les entités qu'elle postule constituent la réalité ultime.
    • Une thèse à laquelle aucun scientifique sérieux ne se risquerait, puisqu’à la matière (qui est un sujet de discussion en soi dans le cadre de la science) il intègre pour l’élaboration de sa pensée l’énergie, l’espace-temps et les champs quantiques... Notamment.    « Pourquoi un chef d’État consulte-t-il un chamane avant une décision majeure ? » À cette question on pourrait répondre : par superstition, parce qu’il manque de connaissances scientifiques, de rationalité, parce qu’il se plie à des habitudes culturelles et porte en lui des idées irrationnelles même sous forme de traces, parce qu’il veut stratégiquement se présenter sous un angle particulier à une certaine population, etc. La liste est longue. 
    • Je te comprends tout à fait : entre la concurrence, le temps de gestion, les contraintes administratives, les contrôles divers, les inventaires, les expéditions, etc., il faut du courage et de la ténacité pour tenir à flot une entreprise face à une concurrence chinoise plus qu'agressive ! 😪
    • Très intéressant ! 🙂 Le concept de "réalisme chamanique" me fait penser au "réalisme fantastique" de Messieurs Bergier et Pauwels. Il est certain que L'Asie (et l'Afrique) sont moins minés que nos sociétés occidentales par l'idée que la réalité fondamentale est constituée par la matière (ou, dans les versions contemporaines, par des processus physiques) et que l'esprit en dépend entièrement. Finalement, le problème apparaît lorsque l'on passe de : « Les phénomènes mentaux sont étroitement liés au cerveau » à : « Il n'existe rien d'autre que la matière. » La première proposition est une hypothèse scientifique extrêmement féconde. La seconde est une thèse métaphysique. 🙂
    • Rooooh quand même mais bon c'est vrai que gérer un magasin c'est pénible, tu as plein de choses à faire c'est épuisant dans tout les sens du terme.
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