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Le 28/12/2023 à 08:42, Yves MARTIN (HREJ) a dit :

On peut taper "Scratch N Sniff" sur Google pour des autocollants à gratter.

Oui, merci, souvenirs de jeunesse. Je ne savais pas que cela existait encore. Le principe est bon, mais cela n'est pas discret et surtout j'aurais aimé un catalogue d'odeurs plus diversifié et non limités aux parfums de fleurs et fruits...

L'avantage d'un système de grattage ou frottage est que si on a un système pour appliquer des odeurs, on devrait pouvoir les imprégner sur différents types de supports et la diffusion peut être limitée au seul spectateur concerné en restant fugace.

Je n'ai pas encore eu de nouvelles de la société, je les recontacterai en début d'année prochaine. Ce n'est pas la bonne période.

Bonne fêtes à toi et à tous.

  • Merci 1

Rahzül 500 ans plus tard

 

Publié le

Quelques petites utilisations des odeurs que je connais ou ai lues :

Jean-Eugène ROBERT-HOUDIN avait un ou plusieurs assistants qui diffusaient une odeur d'orange lorsqu'il présentait son "oranger merveilleux" et une odeur d'éther lorsqu'il présentait la "suspension étheréenne".

Kevin JAMES parfume parfois sa rose de papier volante.

Le f****** d'un fruit en donnant une carte blanche parfumée et en demandant au spectateur si le fait d'avoir un support, même vierge, favorise son imagination (façon de faire passer le "message") et si c'est le cas, de noter le fruit imaginé sur un bloc note (ce qui permet un p**k au cas où et donc de faire une autre ré******** si besoin).

J'ai présenté un moment "Le nom de la rose" de Jean MERLIN auquel j'ajoutais une prédiction non pas papier mais sous la forme d'une rose dans un vase couverte d'un foulard fortement imbibé d'eau de rose. En demandant à un spectateur qui n'a pas d'ardoise de venir sur scène et de s'imaginer cueillir une fleur et la mettre dans un vase (sans faire allusion à la fleur couverte sur scène), j'ai toujours eu la même réponse.

Au Futuroscope, au moins une attraction dispose de diffuseurs d'odeurs : "L'extraordinaire voyage". On y sent une odeur d'épices lorsqu'on survole l'Inde, une odeur de menthe à un autre moment.

 

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Publié le

il y avait chez Mayette , depuis très longtemps, un tour vendu très cher, qui s'appelait, de mémoire, "les suggestions parfumées"...

On empruntait plusieurs mouchoirs, et on demandait aux spectatrices, (souvent), leur fleur préférée...

elles répondaient... on mettait alors le mouchoir, en boule, dans leurs mains en coupe, quelques instants... sans rien révéler, on demandait la même chose à plusieurs... et le processus était le même.. 

A la fin, on redemandait à chacune le nom de la fleur, et de sentir leur mouchoir, et chacune répondait par l'affirmative... 

En fait, et vous pourrez éventuellement virer en section secrète, mais il y avait un chargeur, constitué de 4 petits dés à coudre, en ligne, dans la poche... un peu de coton dans chaque... et dans chacun, un peu d'extrait de parfum... ( doù le prix du tour!!!) car ça coutait très cher, les extraits... 

il y avait de mémoire , la rose, le muguet, la lavande, le jasmin, ... 

d'un seul mouvement, en mettant la main droite dans la poche, on chargeait chaque doigt d'une essence différente, dont on connaissait l'ordre... 

On prenait le mouchoir emprunté de l'autre main, par le centre, et on le passait à la main chargée, en le prenant par le pouce et le bon doigt... qui touchait juste le mouchoir une petite seconde... 

le mouchoir était aussitôt mis en boule par la main libre, et placé dans les mains de la dame, formant coupe... 

Le truc génial, c'est que la chaleur des mains renforçait progressivement les effluves du parfum... 

L'autre truc malin, c'est que si l'on demandait un parfum plus compliqué, il suffisait d'appliquer deux ou trois doigts en même temps, sur le mouchoir... le résultat était improbable, mais pour sûr, le mouchoir sentait "la fleur", à la fin, et youpiii... personne pour faire la différence... 

J 'ai fait quelques fois ce tour, mais c'était pas si facile de ne toucher les choses qu'avec deux doigts, et il fallait très vite se laver les mains, car sinon, toutes les choses, les cartes et autres sentaient vraiment ... et c'était pas si top... 

Des années après, Kevin et d'autres ont juste utilisé l'idée de forcer "la rose", et de traiter un seul mouchoir... bien plus pratique, et peux aussi fonctionner avec une serviette en papier, Mais essayer avec un vrai mouchoir, c'est vraiment tellement mieux, avec un charme suranné incontournable... 

 

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Publié le (modifié)
Il y a 2 heures, Gaëtan BLOOM a dit :

il y avait chez Mayette , depuis très longtemps, un tour vendu très cher, qui s'appelait, de mémoire, "les suggestions parfumées"...

On empruntait plusieurs mouchoirs, et on demandait aux spectatrices, (souvent), leur fleur préférée...

elles répondaient... on mettait alors le mouchoir, en boule, dans leurs mains en coupe, quelques instants... sans rien révéler, on demandait la même chose à plusieurs... et le processus était le même.. 

A la fin, on redemandait à chacune le nom de la fleur, et de sentir leur mouchoir, et chacune répondait par l'affirmative... 

En fait, et vous pourrez éventuellement virer en section secrète, mais il y avait un chargeur, constitué de 4 petits dés à coudre, en ligne, dans la poche... un peu de coton dans chaque... et dans chacun, un peu d'extrait de parfum... ( doù le prix du tour!!!) car ça coutait très cher, les extraits... 

il y avait de mémoire , la rose, le muguet, la lavande, le jasmin, ... 

d'un seul mouvement, en mettant la main droite dans la poche, on chargeait chaque doigt d'une essence différente, dont on connaissait l'ordre... 

On prenait le mouchoir emprunté de l'autre main, par le centre, et on le passait à la main chargée, en le prenant par le pouce et le bon doigt... qui touchait juste le mouchoir une petite seconde... 

le mouchoir était aussitôt mis en boule par la main libre, et placé dans les mains de la dame, formant coupe... 

Le truc génial, c'est que la chaleur des mains renforçait progressivement les effluves du parfum... 

L'autre truc malin, c'est que si l'on demandait un parfum plus compliqué, il suffisait d'appliquer deux ou trois doigts en même temps, sur le mouchoir... le résultat était improbable, mais pour sûr, le mouchoir sentait "la fleur", à la fin, et youpiii... personne pour faire la différence... 

J 'ai fait quelques fois ce tour, mais c'était pas si facile de ne toucher les choses qu'avec deux doigts, et il fallait très vite se laver les mains, car sinon, toutes les choses, les cartes et autres sentaient vraiment ... et c'était pas si top... 

Des années après, Kevin et d'autres ont juste utilisé l'idée de forcer "la rose", et de traiter un seul mouchoir... bien plus pratique, et peux aussi fonctionner avec une serviette en papier, Mais essayer avec un vrai mouchoir, c'est vraiment tellement mieux, avec un charme suranné incontournable... 

 

Un plaisir de lire ces souvenirs. 

J'ai quitté ma province pour rejoindre Paris en 1995, j'étais jeune, et ma première "expédition" dans la capitale fut destinée à trouver Mayette, après avoir reçu pendant des années le petit catalogue papier de la boutique, à plusieurs centaines de kilomètres de là. 

Quelle excitation et quel trac à l'idée d'y croiser Dominique! Désolé Gaetan, mais à l'époque je ne vous connaissais pas! 😂

Désolé pour ce petit hors sujet nostalgique.  

Modifié par Didier AGYRD
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Didier (artifice31)

  • 4 weeks plus tard...
Publié le (modifié)

L'odeur a été utilisée dans des tours au début du 20 ème siècle. j'ai encore dans mes objets une sorte de chargeur à 4 éléments qui se fixait par 2 épingles de sureté sous la veste . Il y avait généralement 2 chargeurs soit 8 odeurs différentes. Le produit odorant était mélangé avec une sorte de cire. En passant le doigt sur l'orifice de l'un des éléments, le doigt s'imprégnait d'une infime quantité de produit qui correspondait au parfum floral choisi par le spectateur. Après ???????

Modifié par Didier MORAX
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Publié le
Le 28/01/2024 à 19:37, Didier MORAX a dit :

L'odeur a été utilisée dans des tours au début du 20 ème siècle. j'ai encore dans mes objets une sorte de chargeur à 4 éléments qui se fixait par 2 épingles de sureté sous la veste . Il y avait généralement 2 chargeurs soit 8 odeurs différentes. Le produit odorant était mélangé avec une sorte de cire. En passant le doigt sur l'orifice de l'un des éléments, le doigt s'imprégnait d'une infime quantité de produit qui correspondait au parfum floral choisi par le spectateur. Après ???????

Bonjour,

Je ne connaissais pas ce système, je l'avoue. Merci donc. Un tel dispositif est encore commercialisé ?

C'est vrai que pour les fleurs et fruits, on trouve, en bref, des odeurs agréables.

J'ai trouvé des senteurs comme je les cherche, le problème est que ce sont des labo, des grossistes, en fait qui ne vendent qu'un certain volume qui n'est guère adapté à ce qui est utilisé en magie.

Exemple des senteurs proposées (Autres que fleurs et fruits):

Anis, Barbe à papa, Biscuit Petit Beurre, Café, Cannelle boost, Caramel, Chocolat au lait, Chocolat noir, Fleur d’oranger, Lardon fumé / bacon, Miel, Pain d’épices, Pizza, Pomme d’amour, Pop Corn, Poulet, Réglisse, Thé Vert, Vanille, Verveine, Cuir, Encens, Feu de forêt, Goudron, Odeur crème cosmétique, Basilic, Bergamote, Citronnelle, Gazon (herbe coupée), Herbes de Provence, Menthe, Terre 

Je n'ai pas encore coupé le contact avec eux, je vais y revenir, mais comme on le voit dans la liste, cela laisse ouvert à un scénario qui, couplé avec des stimulations auditives et une manipulation verbale peut, je pense être intéressante à tester et qui sait, à utiliser.

Le choix d'odeur est déjà suffisamment riche pour construire une histoire.

 

Rahzül 500 ans plus tard

 

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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