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Bon ça date un peu mais tu peux jeter un œil du côté de Norbert Ferré avec son numéro one for two, two for one. Avec notamment ce côté Docteur Jekyll et M. Hyde vraiment bien construit et qui lui a d'ailleurs value la première place à la fism dans les années 2000.

C'est un numéro de manipulation sur scène mais je suis sûr que tu y trouveras de l'inspiration. 

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Il y a 6 heures, Alx a dit :

Par exemple, si tu as deux spectateurs avec toi, le prénom de chacun peut te faire passer d'un personnage à l'autre. Ca peut donner des situations assez cocasses : tu demandes qui a mélangé le jeu, on te répond "c'est Alain". Tu deviens maladroit et tu fais des efforts visibles, mais tu ne retrouves pas la carte choisie. Tu fais tomber des cartes dans tous les sens et tu demandes "qui avait tiré cette carte, déjà ?". Quand on te répond "c'est Sophie", tu changes d'attitude et tu produis instantanément la carte.

Très bon ça 😉

 

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Publié le (modifié)

Merci à tous pour vos réponses, je les ai toutes lus et relus et ça m'inspire énormément.. Plein de bonne idées à prendre et avec lesquelles je vais travailler 🙂 

Remerciement particulier à @Philippe SACCOMANO qui vient de me faire découvrir le " ciné-théâtre " et que je trouve magnifique. Malheureusement pour la mise en place dans un concours de close-up dans lequel le temps d'installation du matériel est très réduit, cela me semble compliqué à mettre en place mais je vais quand même réfléchir à des options autour de cela. 

Je souhaiterai  savoir quel genre d'évolution du personnage vous verriez pour ces histoires/routines, quel serait la finalité pour lui ? En quoi il aurait améliorer sa condition à la fin du numéro par rapport au début ? Ou même au contraire peut-être créerai-t-il une boucle qui recommencerait à l'infini ? 

Merci encore à tous pour vos réponses

Bonne soirée 

Noham

Modifié par Noham GANNIER
Publié le (modifié)

Est ce que ce brave homme est maladroit malgré sa virtuosité avec les cartes? Qu'il est maladroit aussi avec les cartes mais ses prouesses y sont surprenants avec? Qu'il est maladroit (malgré lui) VS virtuose en cartes ( grâce à lui): sorte de battle philosophique déterminisme/libre arbitre? 

Un paquet de questions qui peuvent donner déjà des chemins différents avec éventuellement des intersections. 

Modifié par Frédéric HÔ
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Bravo pour toutes les idées, je suis éblouie. J'adore l'idée des deux tables. C'est topissime et cela marquera le jury et les spectateurs. Vraiment j'adore !

La maladresse ne suffit pas comme critère. Il faut à tes deux personnages, deux identités claires, distinctes qui racontent une histoire. Je verrais bien une adaptation ou un hommage au film Docteur Jekyll et Mister Love avec Jerry Lewis. 

Le pitch de ton numéro : un homme amoureux mais maladroit, introverti, timide que les femmes ne regardent pas. Lorsqu'il boit une potion : hop il devient un séducteur, un virtuose mais il en devient pédant, imbuvable. A la fin c'est le maladroit touchant qui gagne le coeur de la belle.

Cela nécessite un fort jeu d'acteur au niveau de ton visage (à la Jerry Lewis, Louis de Funès, Jim Carey), dans ta gestuelle, d'avoir une histoire claire et construite et d'avoir un signe vestimentaire (ou une coupe de cheveux) distinctif qui apparait et disparait à chaque transformation.

 

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La bêtise est nettement supérieure à l'intelligence car toute l'intelligence du monde ne permettra jamais de comprendre la bêtise universelle, tandis qu'un peu de bêtise suffit amplement à ne pas comprendre quoi que ce soit d'intelligent.

Philippe Geluck

Extrait de "Et vous, chat va ?"

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Plein d'idées intéressantes par ici...

En lisant les interventions des uns et des autres, je me suis dit que ça pourrait être judicieux qu'il s’opère un twist dans ta construction dramatique : que le personnage maladroit (ou la partie maladroite de ton personnage) soit l'auteur du dernier climax de ton numéro.

D'abord ça participera d'une sorte de détournement d'attention (ou de son contrôle, cf Wonder) intégré à la structure dramatique de ton histoire (une fois qu'est installée l'habitude de voir les prouesses faites par l'un et les maladresses par l'autre, on ne s'attendra inconsciemment pas à une prouesse exécutée par ce dernier) ; et ensuite du point de vue de l'histoire, ça impliquera une évolution du personnage.

C'est super important dans la processus narratif (pas uniquement et spécialement en magie, en général).

Bon, pour que ça fonctionne il faudrait que, contrairement à Michel Houellebecq, les membres des futurs jury des concours auxquels tu participeras ne lisent pas ce forum... 😉

Bon courage et bonne création en tous cas.

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Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

Publié le (modifié)
Il y a 23 heures, Olivier SSK (If....) a dit :

En lisant les interventions des uns et des autres, je me suis dit que ça pourrait être judicieux qu'il s’opère un twist dans ta construction dramatique : que le personnage maladroit (ou la partie maladroite de ton personnage) soit l'auteur du dernier climax de ton numéro.

Je pensais exactement la même chose.

Un twist final à la M. Night Shyamalan, qui révèlerait (par une révélation par exemple) que tout avait été prévu depuis le début par un des personnages.

 

Il pourrait ainsi y avoir une notion, qui me semble intéressante à développer pour un numéro, qui est la notion de contrôle et de surprise sur deux plans de réalité.

  • La réalité "interne" du numéro, qui présenterait donc le twist final d'un des personnages. Cette réalité se comprend comme étant la fictive, celle des personnages imaginés.
  • Et la réalité "externe" du numéro. Celle où on comprendrait (particulièrement des juges pour un concours) que toute la structure du numéro à été conçue pour justement provoquer cet élément de twist final.

 

Le tout contribuerait largement à des questionnements par les spectateurs après le numéro.

  • Spectateurs lambda: "Ah mais en fait, c'est le personnage dont on attendait rien qui est finalement celui qui contrôlait tout", "le maladroit l'était-il autant que ça?", "Quel personnage contrôlait l'autre?", etc...
  • Spectateurs magiciens et juges: "Ah donc en fait, tout le numéro était construit et pensé depuis le départ, non pas comme un "simple" numéro artistique original avec deux personnages très différents, mais aussi comme une réflexion structurelle poussée visant à nous surprendre avec un twist final subtilement pensé depuis le début".

 

Quelques idées et pistes supplémentaires basées sur l'idée du temps: (Attention 😄 car là c'est du freestyle et j'écris à mesure que je pense. Donc ça part dans tous les sens, mais c'est en même temps le but du brainstorming).

 

Un numéro construit comme une boucle temporel

Pourquoi ne pas imaginer un numéro qui intégrerait le temporel, aussi bien dans la réalité interne qu'externe.

Le film Frequency, sortie en 2000, avec Denis Quaid et Jim Caviezel, raconte comment un homme parvient, avec un radio-émetteur, à rentrer en contact avec son père décédé trente ans plus tôt.

C'est une sorte de lien entre deux réalités temporelles.

 

Ainsi, on pourrait imaginer un scénario ou les deux personnages de ton spectacle ne sont pas dans la même réalité temporelle, d'où leurs différences.

Et en restant dans l'idée qu'il pourrait s'agit du même personnage, sa personnalité, tantôt maladroite, tantôt virtuose, pourrait refléter justement deux périodes différentes de sa vie.

 

Et le twist final pourrait être que la fin du numéro nous ramène en fait à ce qui à été montré au début.

Comme une boucle temporelle.

Évidemment, lorsque je parle de boucle temporelle, je ne peux pas ne pas pensé au film de Christopher Nolan, Interstellar, qui illustre à merveille cette idée.

 

ATTENTION SPOILER

Un autre film, plus anciens et bien moins connu, illustre de manière magistrale cette idée de boucle temporelle.

Il s'agit du film Predestination, avec Ethan Hawke.

Si vous ne l'avez pas vu, foncez! (bien que je réalise que ceux qui ne liront pas ces dernières phrases, de peur d'être spoilés, ne sauront jamais qu'il faut aller voir ce film - bon on est plus à un paradoxe près 😄).

 

 

Un numéro construit sur une inversion temporelle

Je vais encore prendre comme exemple un film de Christopher Nolan, Tenet.

Dans ce film, on peut voir que les personnages sont à plusieurs reprises confrontés à une inversion temporelle, et à des actions réalisées de manière inversées.

Bon quel rapport avec un numéro de magie.

Sans rentrer dans les détails du concept d'inversion temporelle, qui part vraiment loin dans le film, disons qu'on pourrait imaginer un numéro construit de la manière suivante:

  • Une première partie de numéro où on déroule un script et une routine
  • Une deuxième partie de numéro où on rembobine littéralement en arrière, dans tous les sens du terme. C'est à dire que l'on referait l'intégralité des mouvements de la première partie du numéro, à l'envers (mouvements, gestuelles, etc...)
  • Le twist final pourrait montrer que la fin du numéro (qui est aussi le début pour le coup) révèle quelque chose de différent par rapport au début (si vous me suivez 😄).

 

 

@Noham GANNIER

Comme tu es en pleine phase de recherche créative, si ce n'est pas déjà fait, je te conseille la lecture du sujet Comment accroître sa Créativité ?

Tu y trouveras, j'en suis sûr, des éléments qui t'aideront dans tes réflexions.

@Henk RAISON y a fait un gros travail de synthèse sur la créativité.

 

 

Tu trouveras aussi une idée (basé sur un concept) proposée par @Patricia, qui a toute sa place ici, et que j'aime beaucoup.

Citation

Dans l'excellent Hors Série "L'intelligence en 20 questions" du magazine La Recherche (juin-juillet 2016), un article avait pour sujet "Sur quoi la créativité repose-t-elle ?".

En synthèse : pour libérer notre potentiel créatif et générer des idées différentes, il faut résister aux réponses intuitives construites sur un ensemble de connaissances aisément accessibles.

Un exemple concret (je vous recommande de faire l'exercice ci-dessous, le résultat va vous surprendre)

Vous êtes invités à imaginer le plus de solutions créatives et originales possibles répondant au problème suivant : "faire en sorte qu'un oeuf de poule lâché d'une hauteur de 10 mètres ne casse pas".

 

J'avais retrouvé ce genre de réflexions dans le livre d'Edward de Bono, Réfléchir vite et bien.

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Il y développe, dans le chapitre 5, son concept de pensée latérale, qui est une "évolution" de la pensée divergente.

Citation

Edward de Bono définit la pensée latérale comme "s'échapper d'idées et de perceptions établies pour en trouver de nouvelles"

 

Ce concept de pensée latérale est développé de manière bien plus approfondie dans d'autres de ses autres ouvrages en anglais, comme Lateral Thinking : A Textbook of Creativity.

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Et on retrouve, en français cette fois, une partie de ses réflexions sur ce même concept dans le livre La boite à outils de la créativité.

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Quelques exemples de pensée latérale

  • A partir d'une image ou d'une photo issue d'un magazine, imaginez plusieurs autres situations, qui expliquerait ce que vous voyez, autrement qu'avec le premier reflex d'analyse de cette même situation.
  • Lorsque découvrez une histoire à partir d'un livre ou d'un film, c'est généralement à travers la vision d'un personnage principal. Prenez donc un personnage secondaire, et essayez de décrire la même histoire, mais de son point de vue.
  • Prendre un objet du quotidien et chercher de nouvelles utilisations de cet objet. Par exemple, à quoi pourrait servir une fourchette ou un marteau, autrement que pour leurs utilisations principales et évidentes.
  • C'est en poussant ce dernier concept encore plus loin qu'on peut en arriver à faire ce qui est "culturellement" déconseillé, à savoir réinventer la roue. Par exemple, en essayant de faire totalement abstraction de ce qui existe déjà, que pourrions nous faire pour créer une chaise ou une voiture.
  • Je considère que le Brainstorming est un des meilleurs exemples de pensée latérale. Une sorte de pensée latérale sous stéroïdes. Car vous avez la possibilité de confronter vos idées avec des "cerveaux" totalement différents du vôtre. Déjà que l'on peut être amené à se surprendre avec des idées que nous ne pensions pas avoir, alors avec celles des autres. D'autant que le processus créatif s'en retrouve améliorer de manière exponentielle. Chaque nouvelle idée est susceptible de créer toute une ramification de nouvelles idées chez les "cerveaux" présents. Chacune de ces nouvelles idées offrant à leurs tours la même possibilité.

 

 

Quelques exemples d'applications magiques de la pensée latérale

  • Prendre un objet existant et casser les barrières de ce que l'on croyait possible, en donnant à cet objet un nouveau caractère unique.

 

Les trois exemples qui me viennent en tête sont la Kennedy Box, qui est devenu transparente avec des modèles comme la Vision Box 2.0 de João Miranda.

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Voir même démontable avec la version légo à construire devant le spectateur qu'est la Mystery Blox de chez PropDog.

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Autre exemple fantastique, sur le thème de la transparence, c'est évidemment l'idée génial de Jason Latimer de créer une routine avec des gobelets transparents (Cups & Balls).

Il a d'ailleurs gagné un Grand Prix FISM avec cette routine.

 

Passée un peu plus inaperçu à l'époque, un set de coquilles de noix (Three Shell Game) transparents.

La Maggiore Cristallina

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D'ailleurs j'en profite 😄, mais si par miracle, quelqu'un possède ce set et désire le vendre, n'hésitez-pas à me contacter et à me faire une offre transparente.

 

  • Prendre un concept existant et l'appliquer à un autre domaine.

Par exemple, l'idée d'une pièce flipper adaptée à une carte et vous avez la carte flap.

L'idée d'une [ appliquée aux balles mousses, et vous avez tout un panel de nouvelles applications, comme le montre le magicien Gabriel Gascon chez Penn & Teller.

 

Lorsqu'on parle de [ , un autre domaine qui a profité du concept est celui du Rubik's Cube, comme par exemple avec les produits d'Henry Harrius.

 

D'ailleurs, n'entend-on pas très souvent, lorsqu'un nouveau produit magique sort, des phrases du style "Jean-Claude Dusse a eu la bonne idée d'utiliser deux concepts qui n'avaient jamais été utilisés ensemble" ou "Steven Seagal utilise, pour son nouvel effet, un gimmick que vous avez tous dans vos placards, mais que vous n'aviez jamais pensé à utiliser de cette façon".

 

 

 

Au même titre que le brainstorming, profiter de tous les avantages de la pensée latérale nécessite de ne jamais limiter son champ de réflexion.

Et au contraire, faire partir ses réflexions dans toutes les directions possibles (un peu ce que je suis en train de faire 😄).

Ce qui implique également, et très souvent selon moi, d'aller chercher des idées autant dans des sous-domaines de notre discipline, que dans d'autres disciplines, aussi différentes soit-elles.

C'est ce qui, à mon sens, permet de développer le plus la créativité.

Et surtout d'avoir de nouvelles idées et de créer de nouvelles choses.

 

 

Dernière réflexion sur la créativité

La créativité dans le sens "art de créer" n'est jamais totalement une fin en soi.

Je m'explique.

 

On se lance dans un processus créatif, bien souvent, dans le but d'arriver à quelque chose, à un but final, un résultat.

Par exemple, on veut créer un nouveau numéro, ou un nouveau gimmick.

On décide d'un cahier des charges, et on cherche jusqu'à trouver "une/la solution" qui correspond à nos attentes de départ.

Si je devais symboliser cette idée, je dirais qu'on part d'un point A avec l'idée d'arriver à notre destination ("final") au point B.

 

Mais très souvent, on se rend compte que la véritable richesse n'est pas dans le point d'arrivée mais tout au long du chemin qui y mène.

Ce sont les erreurs et les déviations que l'on rencontrent le long du chemin, le long de ce processus créatif, qui nous amènent souvent des idées que nous n'attendions pas.

Et la véritable création, dans le sens "créer quelque chose", se trouve justement au sein du processus créatif, plus que dans l'objectif derrière de ce même processus.

 

Modifié par SébastienO
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Tout d'abord merci infiniment pour vos réponses à tous je les lis et prends toutes en compte, ça fait vraiment plaisir toutes ces idées qui viennent de tout le monde. C'est super cool c'est exactement ce que je cherchais 🤩. Evidemment, merci tout particulier à @SébastienO pour cette dernière réponse fabuleuse.

 

Voici le résultat obtenu en mélangeant mes idées et celles de plein de personnes différentes ( dont vous ). Vous pourrez observer que j'ai un légèrement modifier le " speech " du numéro après de longues heures de réflexion autour de vos idées notamment 😉🙂  : 

                                                               Titre : Clumskill

 

Le Speech : Un magicien maladroit partout tout le temps, sauf avec ses cartes.

 

Ce numéro jouera donc avec les contradictions, les opposés et les contraires :

Rien que le titre et le speech du numéro en proposent : « Clumskill »

Clumsy : Maladroit en anglais

Skill : les capacités/ la technique

=Clumskill

Le speech : « Un magicien maladroit »

Le magicien étant souvent symbole de dextérité et habileté, on peut donc quasiment y voir un oxymore.

 

Ce que raconte la routine :

Cette routine raconte l’histoire d’un magicien qui se bat contre son côté maladroit excessif depuis qu’il est enfant, qui contraste avec les qualités exceptionnelles qu'il possède avec des cartes.. Et comment, en s’acceptant lui-même avec ses qualités et ses défauts il va comprendre que ce ne sont pas ses cartes qui sont magiques mais bien sa personne dans son entièreté et plus globalement tout ce qui l’entoure.

Comment je verrai grossièrement la routine se dérouler :

On ouvre le rideau dans un silence complet sur un magicien pas méchant mais très maladroit qui casse et renverse tout ce qu’il touche et ne réussit rien. Cependant, il explique qu’avec les cartes c’est très différent, la musique commence et d’un coup il change de posture et fait un numéro de cartes à couper le souffle. Il explique au spectateur à ses côtés qu’il se bat contre son côté maladroit depuis petit mais qu’il rêve de peut être.. un jour.. l’accepter et faire avec.. Et peut être que ce jour là, se rendra t-il compte que ce ne sont pas ses cartes qui sont magiques mais bel et bien lui-même et le monde qui l’entoure. A ce moment précis, la magie commence à opérer avec tous les objets qui se trouvent sur la table puis le magicien y ajoute ses cartes et fini sur un final dans lequel la magie est totale ( cartes, pièces, objets sur la table etc.. ) La dernière séquence fini avec la musique en decrescendo, il regarde la spectatrice et lui parle de manière très calme et intimiste « Merci pour tout, peut être que nous sommes que dans l’un de mes rêves, je ne le sais pas encore.. Mais j’aimerai que vous compreniez que ça n’a jamais été a propos de moi mais toujours de vous.. Acceptez vous comme vous êtes et réfléchissiez à ce que vous venez de voir car vous aussi vous êtes magique » Le magicien dépose une carte sous les mains de la spectatrice, une légère fumée passe à travers les doigts de la spectatrice, le magicien pose sa tête contre ses bras et s’endort, la spectatrice lève ses mains la carte n’y est plus, le decrescendo et la musique s’arrête.. Tout les applaudissements final du public reviennent à la spectatrice car le magicien s’est endormi et c’est elle qui a réalisé le dernier effet magique, soudain on entends un réveil sonné, le magicien se réveille, on comprends alors que tout cela n’était en réalité que le rêve le plus profond du magicien. FIN

 

Réflexion autour des acteurs du numéro :

Le magicien : Il est conscient d’être magicien et d’être là pour une représentation. Il est conscient d’être maladroit et se bat contre cela depuis qu’il est jeune, il n’accepte pas ce côté de lui qui contraste avec sa virtuosité en cartomagie.

Le spectateur : à pour but d’être dans un premier temps les yeux du public pour les effets ( donc il faut qu’il réagisse ) et dans un second temps, être aussi le lien privilégié entre le public et le magicien pour savoir ce que le magicien pense car le magicien s’adresse au public mais aussi plus intimement a ce spectateur.

Finalement de quoi parle le numéro?

De s’accepter avec nos qualités et nos défauts et à partir de là, de comprendre qu’on est tous « magiques » autrement dit qu’on a tous quelque chose de spécial en nous. Ca ne sert à rien de tenter de ressembler à quelqu'un d'autre car on est tellement mieux en étant nous-même. 

Le but est que le spectateur soit partie intégrante en réalisant même en quelques sortes l’effet final du numéro. Le but est qu’il ne ressorte pas du numéro comme il y est arrivé, qu'il en ressorte grandie. 

Ce n’est pas le magicien la star mais le spectateur et ça on ne le comprends qu’à la fin.

 

 

Voilà j'aurai pu continuer d'écrire 1000 choses sur lesquels j'ai réfléchi mais j'ai préférer essayer de condenser pour que vous ayez un aperçu globale de l'idée... Dites-moi ce que vous en pensez et si cela vous donne des idées ? 

Merci à tout le monde pour vos réponses

Bonne soirée 

Noham

 

 

 

 

Modifié par Noham GANNIER
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C'est une très belle idée : le magicien qui rêve du numéro parfait

pourquoi pas commencer en exposant l'idée du rêve ?

le magicien entre et dit qu'il fait depuis quelques nuits un rêve récurrent et qu'il a l'impression que la réalité ressemble à un rêve. 

Le numéro est pour lui un rêve éveillé et les spectateurs sont emmenés dans son rêve. Ils profiteront d'autant plus de la mise en scène "surréaliste".

son rêve décrypte son inconscient

La fin est la leçon qu'il tire de son rêve. Il faut croire en soi-même et poursuivre ses rêves.

Modifié par Jacques TRRN
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Bravo à @SébastienO pour ce brainstorming à un seul cerveau (rien que ça, déjà, c'est pas rien ! 😁). Fidèle à son univers, Sébastien nous livre des pistes liées au voyage dans le temps ou aux boucles temporelles et même, probablement, des idées qu'il n'a pas encore eues ! Comme quoi, ça sert, d'avoir une DeLorean dans son garage...😆

Au passage, je remarque que, depuis le début de cette discussion, les exemples cinématographiques sont très nombreux : Over the top, Dr Jekyll et Mr Hyde,  Batman, Superman, Docteur Jerry et Mr Love, le Sortilège du scorpion de jade, Frequency, Tenet, Interstellar, M. Night Shyamalan... (bon, d'accord, il y a un roman et deux comics, mais ils ont tous été adaptés plusieurs fois au cinéma... et puis pour la suite de mon argumentation, ça m'arrangerait qu'on ne chipote pas, merci !)

A ma grande surprise, personne n'a mentionné les films avec Pierre Richard pour le personnage maladroit : la Chèvre, en particulier, où la maladresse de François Pignon est le principal sujet du film.

J'en déduis que, dès qu'ils cherchent des idées pour une présentation qui sorte un peu de l'ordinaire, les magiciens se tournent spontanément vers le cinéma. Coïncidence ? Je ne pense pas...

En réalité, la magie et le cinéma sont très similaires, par bien des aspects : d'abord, ils racontent tous les deux des histoires, et ils visent tous les deux la fameuse suspension d'incrédulité. C'est aussi le cas du conte, qui est lui aussi intimement lié à la magie (je le dis avant Gilbus, ça lui évitera de m'interrompre !), mais le cinéma est également un art visuel, qui a recours au script, à la musique, aux effets spéciaux (donc aux... trucages). Bref, je referme cette parenthèse, je chercherai s'il existe déjà un sujet dédié à l'influence du cinéma sur la magie, ça m'évitera de faire des digressions ici😅

Pour revenir à Clumskill, je trouve que l'idée générale est très bonne, @Noham GANNIER ! Mais puisqu'il faut bien proposer des pistes d'amélioration, je te suggère d'utiliser une voix off pour certains passages du début du numéro. Par exemple pour ça :

Il y a 10 heures, Noham GANNIER a dit :

il rêve de peut être.. un jour.. l’accepter et faire avec

Psychologiquement, je pense que c'est le genre de réflexion que tu te fais quand tu as déjà accepté de vivre avec tes problèmes. Donc si ton personnage dit que c'est son objectif, il n'a plus tellement de chemin à parcourir. Si en revanche c'est un narrateur qui l'annonce, le personnage peut l'ignorer et il a encore la possibilité d'évoluer au cours du numéro.

D'autre part, si tu veux que le mérite du dernier effet revienne à ta spectatrice, il faut qu'elle soit active : je trouve que c'est une très bonne idée, mais dans le script actuel, elle n'est que le témoin de la disparition. A mon avis, il faut lui demander de faire quelque chose ("concentrez-vous", "claquez des doigts"...) avant de constater que ça a fonctionné. Sans ça, on a quand même l'impression que c'est le magicien qui a fait disparaître la carte : elle se contente d'attendre que la magie opère.

Puisque le thème est l'acceptation de ses propres défauts, tu pourrais même terminer par quelque chose comme ça : 

Nous avons tous un problème ou un défaut qui nous empêche d'avancer. Mais en fait, ce n'est pas vraiment ce défaut, qui nous entrave, mais notre refus de l'accepter. Pensez à un de vos propres défauts, quelque chose que vous ne faites pas parfaitement et qui vous empêche d'avancer. Inutile de me dire ce que c'est. Tenez, cette carte symbolise le blocage psychologique qui vous empêche de l'accepter. Je la pose sous vos mains. Concentrez-vous, et essayez d'accepter ce défaut, car vous aussi, vous êtes magique. Quand la musique s'arrêtera, ouvrez vos mains. Si vous avez réussi à vous débarrasser du blocage, levez-vous et saluez.

Plutôt que "saluez", tu peux aussi lui proposer "dites Ta-da !" (comme Michael Ammar dans sa routine "4 minutes of fame") : c'est moins intimiste et plus comique, mais une spectatrice qui n'en a pas l'habitude sera peut-être plus à l'aise pour recevoir les applaudissements dans cette situation plus "légère".

 

 

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    • Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.      
    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
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