Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Recommended Posts

Publié le

On se retrouve ce soir à 19h30 pour le 42e VM Live.

Je parlerai et présenterai cela :

C'est ici pour les membres soutenant VM : https://virtualmagie.com/forum/topic/67779-vm-live-42-erazer-acumas-principle-way-out-lelephant-invisible/

VM Live 42.jpg

  • J'aime 2

🎩 Rejoignez notre prestigieux cercle de magiciens & de mentalistes ! ✨

Accéder à la plus grande collection francophone de vidéos de magie 🎩
Profitez d'Afters exclusifs, recevez 500€ de tours OFFERTS, revendez vos produits d'occasion ou encore accédez à la fameuse Chambre des Secrets... 🌟

🤩 Ne résistez plus et découvrez tous les secrets ! 🎩🌟

  • 1 month plus tard...
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

Je viens de commencer le livre... Je n'ai pas terminé l'introduction que c'est déjà extraordinaire (et pour une fois, une préface qui donne envie de lire la suite :)).

Ah et oui, non je ne dis pas cela parce qu'il est de bon ton de dire que c'est bien. J'avais acheté le bouquin il y a longtemps, en anglais, car je sortais de Max Dif et de David Britland ("Phantoms of the card table" magnifique et pour le coup  facile à lire);  je me faisais donc une joie de poursuivre avec "Hiding the Elephant". Las ! A l'époque, je ne l'avais pas trouvé du tout évident à lire. Bref, je le lis et je reviens confirmer ce que j'ai écrit ci-dessus. Ou pas :);) .

Modifié par Woody (Philippe)
  • J'aime 2
  • 1 month plus tard...
Publié le

Il est des livres que l’on se reproche de lire trop vite.

Il est des ouvrages qui, dès les premières lignes, vous attrapent et ne vous lâchent qu’au point final.

Il est une Histoire qui ne ressemble à aucune autre, captivante, envoutante, émouvante, qui vous emporte deux siècles en arrière, dans un temps où la Magie, élevée au rang d’art, semble bien plus moderne qu’aujourd’hui.

 

Une fois la lecture terminée, « L’Éléphant invisible » demeure à ma vue, sur ma table basse.  Étonnamment, je me refuse à le ranger dans la bibliothèque. Une place l’attend, pourtant. Mais je ne veux pas coincer ce chef d’œuvre entre deux autres récits. Pas tout de suite, en tous cas. Comme pour le laisser respirer encore un peu. Comme pour ne pas éteindre les lumières de ces magnifiques théâtres. Comme pour ne pas étouffer les applaudissements de ces publics que l’on entend, si fort.      

L’éléphant. Invisible. Le titre est parfaitement choisi. Au-delà de la référence à la légendaire disparition de l’éléphant, Jim Steinmeyer parvient à enfermer une immense part de l’Histoire de la Magie dans un ouvrage d’un peu moins de quatre-cent pages, à l’apparence simple, anodine, presque invisible.

Il me semble impossible de résumer son contenu. Disons simplement qu’en utilisant cette incroyable disparition du pachyderme en 1918 à l’Hippodrome de New-York par Harry Houdini lui-même, l’auteur vous emmène à la rencontre de magiciens mythiques du 19e et du 20e siècle dans leur quête respective des secrets de l’invisibilité et de ses fantômes.

 

Notre route débute avec les étonnants Henry Dircks et John Henry Pepper, et leur fameux effet permettant pour la première fois de faire apparaître des spectres sur scène (méthode encore largement utilisée et étudiée de nos jours). S’en suit une exploration captivante du monde d’Ira et William Davenport et de leur fameuse armoire spirite, une étude approfondie de la fameuse « formule de l’invisibilité » développée par le Colonel Stodare, une visite de l’Egyptian Hall, magnifique théâtre londonien dirigé par John Nevil Maskelyne qui y développera en compagnie d’autres grands noms des effets qui demeurent aujourd’hui le socle de bon nombre de grandes illusions actuelles.

Mais nous voilà au tout début d’un long voyage, de la traversée d’une époque qui nous permet de croiser des génies de la magie, tels que David Devant, Harry Kellar, Guy Jarrett, Jean-Eugène Robert-Houdin, Howard Thurston, Paul Valadon, P. T. Selbit, Buatier de Kolta, ou encore Charles Morritt et sa fantastique disparition d’un âne qui demeure l’une des énigmes les plus fortes et l’un des fils rouges de l’ouvrage.

Les théâtres décrits sont sublimes, les atmosphères feutrées et envoutantes, les spectacles absolument stupéfiants et les relations entre ces pointures, belles et féroces.

Comme l’écrit si bien Jean Merlin dans sa préface, « Jim dresse un tableau chatoyant et passionnant de toutes ces grandes gloires du passé qui ont, par petites touches, écrit la grande histoire de notre art ».

 

Oui, la magie peut-être élevée au rang d’art pour qui prend le temps, comme Jim Steinmeyer ne cesse de nous le rappeler, d’appréhender cette pratique, non comme un simple truc, mais comme un langage qui s’intègre au sein d’une mise en scène proprement théâtrale.

Les parcours décrits dans cet ouvrage nous rappellent à quel point nous devons demeurer humbles. Et à quel point les anciens seront toujours une source d’apprentissage. « L’Éléphant invisible » nous fait prendre véritablement conscience que ces magiciens sont, pour la plupart, bien plus actuels, modernes et présents que de nombreux contemporains. Car les effets, les trucs, les illusions décrites s’intègrent au cœur d’une mise en scène où chaque spectateur est emporté dans une ambiance absolument mystique et magique. Et cette ambiance, au-delà de cette mise en scène, est surtout soutenue par un personnage.

Robert-Houdin nous rappelle qu’un « prestidigitateur n’est point un jongleur ; c’est un acteur jouant un rôle de magicien ».

Peu de magiciens parviennent de nos jours à nous faire ressentir cela. La mise en scène n’est parfois plus interrogée. Le rôle est rarement travaillé. Le théâtre, pourtant la base du spectacle, n’est même plus pratiqué. Régulièrement, les tours se réduisent à un casse-tête, une épreuve de force entre un démonstrateur et un spectateur.

Peu d’effets bouleversent de nos jours. Peu d’effets permettent de faire ressentir aux spectateurs ces quelques secondes, furtives et précieuses, où le sol se dérobe sous leurs pieds, où le réel se tord, où il ne sait plus distinguer ce qui relève de la réalité ou de la fiction.

Mais quelques-uns y parviennent encore.

 

Un grand merci à Ludovic Mignon, de m’avoir permis de découvrir ce chef d’œuvre. Un grand merci à Pierre Taillefer pour cette très belle traduction. Et à toutes les personnes qui ont contribué à cette publication.

Si vous avez pour projet d’acheter le prochain tour à la mode, faites-moi plaisir. Repoussez votre achat. Et procurez-vous cet ouvrage. Vous aurez entre les mains l’une des plus belles leçons du monde.

 

Bon, finalement où est passé l’éléphant ? Qu’importe. La finalité importe peu. Le voyage est bien plus beau.

  • J'aime 6
  • Merci 2
Publié le
Le 19/11/2018 à 22:37, Woody (Philippe) a dit :

Je viens de commencer le livre... Je n'ai pas terminé l'introduction que c'est déjà extraordinaire (et pour une fois, une préface qui donne envie de lire la suite :)).

Ah et oui, non je ne dis pas cela parce qu'il est de bon ton de dire que c'est bien. J'avais acheté le bouquin il y a longtemps, en anglais, car je sortais de Max Dif et de David Britland ("Phantoms of the card table" magnifique et pour le coup  facile à lire);  je me faisais donc une joie de poursuivre avec "Hiding the Elephant". Las ! A l'époque, je ne l'avais pas trouvé du tout évident à lire. Bref, je le lis et je reviens confirmer ce que j'ai écrit ci-dessus. Ou pas :);) .

Histoire de bien commencer l'année, je m'autocite. Certains parleront d'égo moi je dis que, ce faisant,  je limite les risque de faire une faute de goût :) . Bref, tout ça pour dire que, comme prévu,  je termine le bouquin et je reviens pour donner mon avis (c'est pas que ce soit tellement indispensable, nous sommes d'accord, mais j'avais promis, alors... :)). Bon ben, sans surprise, c'est top. Un ou deux passages m'ont peut-être paru un peu longs et encore c'est juste histoire de dire mais quelle lecture ! Pour reprendre les mots d'Etienne, c'est effectivement un magnifique voyage dans le temps que nous fait vivre Jim Steinmeyer, en compagnie de légendes comme Howard Thurston, David Devant ou Harry Houdini (pour ne citer qu'eux, sinon il faudrait parler aussi de P.T Selbit, Horace  Goldin, Charles Morrit, Buatier de Kolta, John Nevil Maskelyne, etc.).

Enfin, au delà de l'Histoire au demeurant passionnante du début à la fin du livre, j'ai été étonné de constater que finalement ces monstres sacrés de la magie étaient sans cesse à la recherche de l'effet ultime qui les ferait entrer dans l'Histoire, sans se douter qu'ils étaient eux-mêmes  en trains de l'écrire. Extraordinaire. D'autre part, ironie de l'Histoire, Harry Houdini était très certainement le pire magicien de cette époque, comparé par exemple à un David Devant, considéré ici comme le meilleur illusionniste de son temps et pourtant... Qui, parmi le grand public, connait David Devant aujourd'hui (tandis que Harry Houdini fait pratiquement partie de la culturelle générale) ? 

Bref, encore une fois, oui c'est un passionnant périple à la rencontre de géants qui ont marqué de leur empreintes l'art de l'illusion - quels génies, quels Ingénieurs ! - mais plus que cela, Jim Steinmeyer donne le sentiment à son lecteur de faire réellement connaissance avec ces grands noms de la magie bien plus que d'en lire le simple parcours et cela donne une toute autre dimension à la lecture de cet ouvrage. Magistral.

Un grand merci à LuDo et à son équipe pour l'édition en Français de ce monument (qui aurait peut-être gagné à être édité avec un marque-page, tiens ;)) :) .

W.

  • J'aime 4
Publié le

Je suis en plein dedans et j'adore !

On y découvre aussi qu'à l'époque certains n'hésitaient pas à monter sur la scène des concurrents pour les prendre en défaut, et que la course au plagiat et au brevet étaient d'actualité.
Quand l'un découvrait un système, on pouvait être certain que tous les autres de la place faisaient la même chose.

Bref, c'est culturel on dirait... sacré héritage. :D 

Ce livre est d'utilité publique, je me régale. 
Et en le laissant traîner dans mon salon, un pote l'a parcouru un sacré paquet de temps, et m'a dit "tu me le prêtera ?". Autrement dit : il aurait LARGEMENT sa place en librairie généraliste.

  • J'aime 1

David

mnemonaute_tn.jpg

Publié le

Une saine lecture pendant quelques jours de repos en Bretagne !

🎩 Rejoignez notre prestigieux cercle de magiciens & de mentalistes ! ✨

Accéder à la plus grande collection francophone de vidéos de magie 🎩
Profitez d'Afters exclusifs, recevez 500€ de tours OFFERTS, revendez vos produits d'occasion ou encore accédez à la fameuse Chambre des Secrets... 🌟

🤩 Ne résistez plus et découvrez tous les secrets ! 🎩🌟

  • 7 months plus tard...
  • 1 année plus tard...

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
  • Qui est en ligne (en orange les membres du Cercle VM) - Afficher la liste

    • Aucun utilisateur enregistré actuellement en ligne
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8476
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Julie BIGOT
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85k
    • Total des messages
      682.6k

×
×
  • Créer...