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Il y a 5 heures, Patrick FROMENT a dit :

À la fin du texte que j’ai mis en photo dans mon précédent message Comte-Sponville écrit :

Si on reste dans cette logique, s’agissant de celui qui est sûr que Dieu existe, nous pourrions le classer parmi les idiots 😄 mais, peut-être, tire-t-il sa certitude d’une expérience mystique ineffable et inaccessible à nos sens. Qui sommes nous pour juger ?

Nous pourrions bien sûr étendre le raisonnement à celui qui est sûr que Dieu n'existe pas.

Les classifications du type différents types d’athées (ou de croyants) sont utiles pour comprendre les motivations de croire (ou de ne pas croire) et leurs différentes nuances. À mon sens, utiliser ainsi ces classifications peut favoriser la tolérance. Si c’est pour mettre des étiquettes sur les personnes c’est, bien sûr, très différent.

Non mais je voulais dire qu'il y a une nette différence entre dire "je sais que" et "je suis sûr que".

Quand on dit "je sais" ça veut dire qu'on pense que la chose est avérée. Il y a vraiment un rejet de la position adverse. Enfin, il me semble. 

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Bon... Nous nous sommes un peu éloigné des Miracles de la Bible vu par un illusionniste 😂

Mais peut-être qu'il n'y a plus grand chose à dire sur cet ouvrage ou, alors, l'essentiel a été dit et résumé sur le site de l'afis (saine source ! 😄) :

Citation

Il ne faut bien entendu pas voir, dans les propositions d’explication données, l’affirmation selon laquelle les choses se seraient vraiment passées ainsi. (...) Mais l’analyse donnée par Majax suggère que, même en supposant les miracles rapportés comme relatant des phénomènes qui se sont réellement produits, il existe toujours des explications possibles qui relèvent de la rationalité et non de la pensée magique. source

Nous voilà , encore, en pleine indécidabilité ! 🙂

 

  • Haha 1
Publié le
il y a 3 minutes, Christophe (Kristo) a dit :

Quand on dit "je sais" ça veut dire qu'on pense que la chose est avérée. Il y a vraiment un rejet de la position adverse. Enfin, il me semble. 

Oui c'est ta vision des choses (du coup nous serions là sur un athéisme affirmé voire militant). 

À mon avis cette vision traduit aussi un parti pris naturaliste non pas au sens méthodologique (comme c'est le cas en sciences) mais au sens ontologique et métaphysique. 

Publié le
il y a 33 minutes, Christian DELAMORINIERE a dit :
Citation

José Carmen Garcia Martinez, un paysan mexicain illettré au palmarès époustouflant [...] Ainsi, la bienveillance humaine, alimentant par résonance une forme de bienveillance végétale, pourrait-elle constituer l’arme absolue contre la faim dans le monde, la pollution des engrais, le danger des pesticides et l’invasion des OGM.

Quand je pense que je me suis fendu d'une argumentation détaillée pour expliquer en quoi il était malhonnête de citer un texte sans expliquer d'où il provenait... tout ça pour que tu répondes par une citation non sourcée ! 🙄

Enfin, peu importe, j'imagine que tes arguments sont tellement évidents qu'il n'est pas nécessaire de les exposer : un seul exemple suffit à prouver (?) que j'ai tort et que tu as raison. Je m'estime heureux : tu aurais pu te contenter d'un laconique "Emoto"... (pour ceux qui ne sont pas des spécialistes de la bienveillance, il s'agit de l'auteur de la fameuse expérience qui consiste à insulter une jarre de riz et à des mots gentils à une autre, pour voir laquelle pourrira la première). 

Je ne reviens pas sur le fait que "ça me laisse perplexe" ne signifie pas "c'est faux", tout le monde aura relevé l'inadéquation de ta réponse.

Par contre, je vais quand même insister un peu sur un point de ton exemple qui, manifestement, t'a échappé : dans le cas de José Martinez, l'amour n'est pas le but de la vie végétale, c'est au mieux un moyen employé par l'agriculteur pour obtenir de meilleurs rendements.

D'ailleurs, puisqu'on en parle, la même chose s'applique pour ce que je disais précédemment (source : moi-même) :

il y a une heure, Alx a dit :

Si on range dans "l'information qui circule" le patrimoine génétique, alors oui : la perpétuation de la vie passe par la transmission de l'information génétique, même chez les virus.

La perpétuation de la vie passe par la transmission de l'information génétique. En conclure que la transmission de l'information serait le but de la vie, c'est quand même un sacré raccourci (mais bon, c'est moi qui l'ai dit, donc ça ne remet pas en question la théorie de Didier Van Cauwelaert : j'ai juste cru un moment avoir compris sa théorie, mais il s'avère que pas du tout).

Je retire donc ce que j'ai dit : même si c'est un peu tiré par les cheveux, on peut admettre que la transmission de l'information soit le moyen choisi par la nature pour perpétuer la vie.

Mais le but de la vie... non, je ne vois pas.

Attention, je ne critique pas la bienveillance, et je ne remets même pas en question les résultats obtenus par Don José : ce que je souligne, c'est que, même en tirant sur les cheveux coupés en quatre, cet exemple n'illustre en rien que l'information soit le but de toute vie.

Les gens vivent plus longtemps dans les pays où ils ont accès aux soins. Faut-il en conclure que les antibiotiques sont le but de la vie ?...

  • J'aime 3

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 1 heure, Alx a dit :

tu aurais pu te contenter d'un laconique "Emoto"... (pour ceux qui ne sont pas des spécialistes de la bienveillance, il s'agit de l'auteur de la fameuse expérience qui consiste à insulter une jarre de riz et à des mots gentils à une autre, pour voir laquelle pourrira la première)

Citation

     En mai 2018, l’enseigne de meubles Ikea eut l’excellente idée de réitérer à grande échelle le protocole du Dr Emoto. Mais sous un angle aussi intelligent qu’utile : il s’agissait de demander à des enfants d’insulter régulièrement une plante verte et d’en complimenter une autre, à quelques mètres de distance, toutes deux étant de la même espèce, d’une taille similaire, d’une apparence identique, pareillement exposées à la lumière et bénéficiant d’un arrosage analogue. L’expérience, lancée à l’occasion de la Journée mondiale contre le harcèlement, s’est déroulée en public dans différentes écoles de Dubai, durant un mois. « Personne ne t’aime, tu es trop moche, tu es une erreur de la nature, tu n’es même pas vivante, tu n’existes pas ! » disait-on à l’une. « Te voir grandir me rend heureux, entendait l’autre, tu es si merveilleuse, ta présence nous fait du bien, tu es utile à tout le monde. »
     Au fil des jours, la plante insultée se flétrissait à vue d’œil, tandis que sa congénère adulée décuplait sa croissance et sa belle santé. Moralité : le harcèlement moral en milieu scolaire (touchant deux élèves sur cinq aux Émirats arabes unis, et plus de sept cent mille en France) exerce les mêmes ravages dans l’organisme des enfants que dans celui des végétaux. Tandis que la bienveillance les stimule. « Because plants have the same senses as human beings », soulignait la grande pancarte au dessus des deux cobayes verts.
     Il est toutefois exagéré d’affirmer que les plantes ont une sensibilité égale à la nôtre : le comportement de nombreux humains le dément. Ainsi quelques matérialistes, plus soucieux d’entacher les conclusions d’Ikea que de vanter leur application à la lutte contre le harcèlement moral, ont accusé le géant du meuble d’avoir triché en arrosant secrètement les plantes couvertes d’éloges. Quelle autre explication pouvait justifier leur santé éclatante ? Ceux qui défendent les couleurs de la bienveillance universelle s’exposent ainsi souvent aux attaques « moralisatrices » des obscurantistes qui, faisant fi de toutes les preuves scientifiques à leur disposition, continuent de réserver à leur espèce humaine l’apanage de sentiments auxquels ils ont si peu recours. »

 

  • Merci 1
Publié le

Toujours pas de source...

il y a une heure, Christian DELAMORINIERE a dit :

« Because plants have the same senses as human beings »

On pense bien sûr à la sensitive, dont les feuilles se rétractent quand on les touche, et au sainfoin oscillant, qui ondule pour s'orienter vers le soleil mais dont les chercheurs ont montré qu'il pouvait être entrainé à réagir à la musique.

Mais en dehors de ces deux exemples exceptionnels, les plantes ont bien des récepteurs sensoriels, mais certainement pas les mêmes que les êtres humains.

Et quand bien même les plantes auraient une ouïe, comment feraient-elles la distinction entre un mot gentil et une insulte ? N'en déplaise à l'auteur de cet article, qui qu'il soit, il y a des tas d'artifices qui permettent d'obtenir le résultat escompté (et vous savez tous de quoi je parle, bande de magiciens, va !)

D'ailleurs, l'auteur n'est pas dupe, puisqu'il évoque lui-même la possibilité d'un arrosage partial, fût-ce pour désarmer ses détracteurs à l'avance.

il y a une heure, Christian DELAMORINIERE a dit :

Au fil des jours, la plante insultée se flétrissait à vue d’œil, tandis que sa congénère adulée décuplait sa croissance et sa belle santé. Moralité : le harcèlement moral en milieu scolaire (touchant deux élèves sur cinq aux Émirats arabes unis, et plus de sept cent mille en France) exerce les mêmes ravages dans l’organisme des enfants que dans celui des végétaux.

Le terme "moralité" implique habituellement qu'on va expliciter le sens moral d'une allégorie. Mais ici, ce n'est pas vraiment le cas : on sait tous que le harcèlement peut avoir des répercussions graves sur le psychisme des enfants. Ce qu'on vient de "prouver" (avec des guillemets majuscules), c'est que la même chose semble s'appliquer pour les plantes.

Et on devrait en conclure que c'est également vrai pour les enfants ? Attends mais... c'est pas l'hypothèse de départ, ça ?! 

Certes, ça n'enlève rien à la grandeur d'âme d'Ikea, qui veut lutter contre le harcèlement moral, et critiquer Ikea, c'est se tromper de débat car en vérité on ferait mieux de leur reprocher d'instrumentaliser des sujets graves et de faire l'apologie des pseudo-sciences dans le but mercantile de vendre des étagères...

Mais dans la mesure où le sujet, ici, n'est pas le harcèlement, je peux bien me permettre de répondre sur le sujet de l'expérimentation pseudo-scientifique, en proposant par exemple une expérimentation en double aveugle sur un échantillon représentatif (et sans favoritisme au moment de l'arrosage) :

https://scilogs.fr/raisonetpsychologie/le-flegme-troublant-du-riz-thai/

  • Haha 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
il y a 12 minutes, Alx a dit :

Et si, plus qu'une question de langue, le riz thaï étai capable de savoir si la personne qui l'insulte est réellement sincère ? Peut-être que le riz thaï se dit dans sa petite tête : "Ce type m'insulte mais je vois bien qu'il n'est pas sérieux". Du coup, le riz thaï se marre et se met à chantonner du Claude Barzotti : "Je suis riz thaï et je le reste, et dans le verbe et dans le geste etc."

 

  • Haha 2
Publié le
Il y a 15 heures, Alx a dit :

https://scilogs.fr/raisonetpsychologie/le-flegme-troublant-du-riz-thai/
"Il semblerait bien que le riz Thaï bouilli et les colonies de bactéries qui l’assaillent ne parlent pas le français, à moins qu’ils se fichent pas mal de nos sentiments à leur égard…"

Le riz bouilli est un riz mort réduit à ses seuls éléments nutritifs.
La seule vie résiduelle sont les bactéries qui transforment cette nourriture en pourriture.
Pas étonnant que cette pourriture se retrouve dans une grande majorité de bocaux testés.
On peut résumer l'expérience à une tentative de communication avec les morts qui a échoué.😂

Publié le
il y a une heure, Christian DELAMORINIERE a dit :

Le riz bouilli est un riz mort réduit à ses seuls éléments nutritifs. […]
On peut résumer l'expérience à une tentative de communication avec les morts qui a échoué.😂

Homme de peu de foi ! Ne parlerait-on donc pas d’expériences de mort imminente de grains de riz bouilli dans les bouquins consacrés aux phénomènes paranormaux et autres revues ufologiques qui constituent tes principales références récurrentes ? 

  • Haha 1
Publié le
Il y a 4 heures, Christian DELAMORINIERE a dit :

Le riz bouilli est un riz mort réduit à ses seuls éléments nutritifs.
La seule vie résiduelle sont les bactéries qui transforment cette nourriture en pourriture.
Pas étonnant que cette pourriture se retrouve dans une grande majorité de bocaux testés.

Les "travaux" de Masaru Emoto concernent l'eau et sa cristallisation. C'est pourquoi son expérience est faite avec du riz cuit, le riz cru n'en contenant pas.

Je comprends que ça dépasse l'entendement (en tout cas, ça dépasse le mien), mais il prétend que le riz mort pourrit moins vite si on lui parle gentiment.

Je sais, c'est absurde : je pense comme toi qu'il faut évidemment que le riz soit vivant (et francophone) pour comprendre les messages d'amour qu'on lui envoie. Hélas, ce n'est pas moi qui fais les règles, c'est Emoto !

Au passage, il souhaitait renouveler son expérience avec l'Equipe de France de foot, mais ça a été refusé, sous prétexte qu'il ne faut pas mettre Masaru devant les Bleus...

  • Haha 2

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    • Magie, Mentalism et Ramsay Stack ! Du pur bonheur ! Livres en anglais ! 220 euros FDPI pour la France
    • Ah ouais ! Wow Thierry ! 🙂 Je ne suis pas triste d'avoir bifurqué sur cette métaphore ombre et lumière ! 🙂 Et merci à Christian de l'avoir remise sur un terrain purement physique, cela permet ces développements forts intéressants ! 🙂 Et oui : une métaphore n'a précisément pas pour fonction de décrire le réel avec la précision du vocabulaire scientifique. Elle permet de faire circuler une idée d'un domaine à un autre. Je comprend, aussi, que cette métaphore ombre / lumière puisse être comprise de manière binaire bien / mal. Pourtant, comme tu l'expliques très bien, Thierry, l'ombre n'est pas plus le mal que la lumière n'est nécessairement le bien. L'ombre peut être l'inconnu, l'inconscient, le mystère, la limite, l'altérité, ce qui échappe encore à notre compréhension. Et la lumière peut être la connaissance, la conscience, la vérité. Mais aussi (lorsqu'elle devient absolue) l'aveuglement ! Une lumière qui supprimerait toute ombre ne nous permettrait peut-être plus de voir davantage : elle pourrait au contraire nous empêcher de voir. J'aime bien aussi cette citation que j'ai lu quelque part mais dont je ne retrouve plus l'auteur, ça dit quelque chose comme : L'ombre n'est pas l'absence de lumière, elle est ce qui nous permet de voir que la lumière éclaire.  Et donc oui, de ce point de vue là, la lumière ne peut exister sans l'ombre ! 🙂
    • Effectivement, scientifiquement, que ce soit dans la synthèse additive (projeteurs qui partent du noir vers le blanc) ou la synthèse soustractive (un papier que l'on "ombre" de couleur pour arriver au noir), sans lumière il n'y a pas d'ombre (cf. Euclide ---> Ibn al-Haytham ---> Newton ---> Thomas Young ...19 siècles pour comprendre ça, quand même!). Cependant sur le plan perceptuel, et philosophique. On considère qu'il y a  un rapport de co-dépendance. Si la lumière crée l'ombre sur le plan physique, l'ombre permet à notre cerveau de percevoir la lumière, les volumes et le relief. Sans ombres, le monde paraîtrait que lumineux, plat et nous ne saurions même pas d'où vient la lumière. cf. Héraclite, moins VI ème siècle: De là naît la métaphore trois siècles AVANT la mesure de l'ombre par Euclide.  Théologiquement (c'est ce qui nous intéresse içi car c'est là que la métaphore prend son "envol"): Soit une religion considère l'ombre et la lumière comme un dualisme (zoroastrisme, judéo-christianisme, islam) où l'ombre est une force "diabolique" à détruire, soit comme une complémentarité (taoïsme) où les deux concepts sont une polarité indispensable à l'ordre cosmique soit encore comme un éveil (hindouisme et bouddhisme) où l'ombre n'est pas un pêché mais l'ignorance, l'illumination étant une connaissance libératrice.  Dans les trois cas, les concepts sont métaphoriquement interdépendants.  Sur le plan psychologique (toujours dans cette métaphore): « Il n'y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection » disait Carl Gustav Jung. Selon lui, chercher une lumière absolue (la perfection pure) est une illusion. Pour s'épanouir pleinement, l'être humain doit accepter ses propres zones d'ombre, car ce sont elles qui donnent sa profondeur à la conscience. Alors on pourrait explorer cette même métaphore au travers de milliers de sources qui l'utilisent mais on voit que, si elle est simple à comprendre, son utilisation est un peu plus complexe qu'une réponse binaire bien/mal.
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