Aller au contenu
Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !

Recommended Posts

Publié le (modifié)
il y a 15 minutes, Gilbus a dit :

Je ne sais plus ou je l'ai lu, mais le conseil mérite réflexion:

"Pour tout livre récent qu'on va lire sur la magie, il faut lire un livre qui date d'avant notre naissance..."

C'est Eugene Burger qui dit ça ;)

Citation

Ma suggestion personnelle est d’utiliser le ratio suivant : Pour chaque livre de magie que vous lisez et qui a été écrit alors que vous étiez déjà né, lisez au moins un livre qui a été écrit avant votre naissance. (Si vous êtes jeune, ce serait encore mieux de lire des livres d’avant 1950).

Source : Genii/Artefake

Modifié par Alx
J'ai retrouvé la source
  • J'aime 3

L'important, c'est que ça valide !

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
Il y a 15 heures, 16 art a dit :

Nous avons tous nos points de vue, qui ne correspondront pas forcément aux tiens...

Pour ma part, j'aime quand de la théorie est mise en application :

 - Reflexion d'Helder Guimaraes

 - Les cinq points magiques de Juan Tamariz

 - Don't Forget To Point des Flicking Fingers

Mais je ne peux que conseiller la lecture de livres comme :

 - L'arc en ciel magique de Juan Tamariz

 - Magic of Ascanio de Tommy Wonder

 - Book of Wonder d'Arturo de Ascanio

Mais comment passer à côter de

 - The  book of magic d'Harry Lorayne

 - The Jean Merlin book of Magic de Tu sais qui

 - Sexy Magic de James Hodges

Et même les livres qui m'ont le moins inspirés sont bons à prendre car m'ont apporté de l'expérience, la découverte d'une approche de la Magie et de la culture ;)

Merci beaucoup pour ces conseils de lecture.

J'ai pour ma part longtemps sous-estimé les livres "théoriques" et je me rends compte que c'est aussi indispensable que les livres présentant des routines.

Et 2000 % d'accord avec toi, chaque lecture apporte quelque chose.

La connaissance inutilisée reste de la connaissance!

Benjamin

Publié le
il y a 35 minutes, Alx a dit :

C'est Eugene Burger qui dit ça ;)

Source : Genii/Artefake

Tu m'as coiffé au poteau, j'étais juste en train de faire la traduction du paragraphe d'après une autre source :).

http://www.lanceburton.org/oma.php?id=5

Je me permets juste de coller le paragraphe d'où est tirée cette citation car cela reste dans le sujet et c'est intéressant.

Citation

Ok, que diriez-vous d’un autre secret : Si vous élargissez vos lectures magiques, vous allez aussi étendre votre compréhension de la magie (Je sais, cela ne ressemble pas vraiment à un secret, mais en jugeant ce que je vois autour de moi, il apparaît que ce soit une idée très peu connue).

Ma suggestion personnelle est d’utiliser le ratio suivant : Pour chaque livre de magie que vous lisez et qui a été écrit alors que vous étiez déjà né, lisez au moins un livre qui a été écrit avant votre naissance. (Si vous êtes jeune, ce serait encore mieux de lire des livres d’avant 1950).

La raison de cela n’est pas que les livres récents soient moins bons que les plus anciens. Il y a de bons et de mauvais livres à toutes les époques. Mais il me semble que la plupart des livres récents qui sont bons, ont été construits sur les fondations que sont les livres anciens, et il est intéressant de savoir d’où l’on vient avant de se précipiter tête baissée.

 

  • J'aime 4
Publié le (modifié)

Apprendre la magie par la lecture (livres, revues ou pdfs) stimule l'imagination, la personnalisation et donc la créativité. Chacun visualisera la présentation d'une routine décrite selon sa culture magique, sa culture générale, ses capacités, ses goûts, ses envies, etc... une chose incomprise ou mal interprétée peut vous embêter tout comme elle peut donner naissance à une nouvelle façon de procéder, d'amener la chose. C'est pour moi l'intérêt principal du support écrit.

Apprendre la magie par la vidéo facilite la compréhension du mouvement, des manipulations, du rythme, etc...

Chaque support à ses avantages et ses inconvénients. Il faut donc à mon sens s'appuyer sur les deux pour apprendre l'illusionnisme.

Et n'oublions pas que les plus belles leçons se prennent en allant voir des artistes en spectacle (pas forcément des magiciens), en s'intéressant à d'autres arts visuels (ou pas), en échangeant avec d'autres passionnés (amateurs et professionnels) lors de réunions, conférences, congrès ou sur un forum. Ne pas se limiter à une seule de ces sources. Ne pas non plus chercher à tout connaître, c'est impossible et il faut savoir garder un certain mystère, un regard d'enfant, de profane (ce qui est difficile) afin de ne pas perdre de vue ce qui fait notre fascination pour cet art (son rendu, ce qu'il procure, ce qu'il apporte).

Exploiter au maximum ce que l'on a déjà. Nous en avons très souvent déjà plus qu'il ne le faudrait pour alimenter toute une vie.

A titre personnel, j'ai construit ma culture magique à partir de la lecture de revues (Mad Magic, Le magicien et La revue de la prestidigitation principalement), de livres (Toute la magie de Gilles Arthur à mes débuts), certaines émissions (Toute la magie du monde produite par Gilles Arthur, qui est un montage présenté Sylvain Mirouf des émissions américaines The greatest magician in the world et Le plus grand cabaret du monde de Patrick Sébastien), du dvd de Jean-Luc Muller sur la vie et l'œuvre de Jean-Eugène ROBERT-HOUDIN, du premier grand nom de la magie que j'ai vu sur scène et rencontré, Mickael Vadini et de Jean-Marie Mellinger, ancien président du club de magie de Saint-Dizier, qui a été mon professeur pendant près de deux ans lorsque j'ai voulu commencer à me produire plus "sérieusement" (je pratiquais déjà depuis environ 5 ans lorsque nous nous sommes rencontrés).

Chaque source citée ci-dessus a donner naissance à de nouvelles recherches pour moi (et donc à développer ma culture magique). Par exemple, après avoir lu les portraits des magiciens dans Toute la magie, j'étais heureux de voir ou revoir les numéros de ces artistes dans le cabaret de Patrick Sébastien et j'attendais de voir ceux que je n'avais pas encore vu (il n'y avait pas encore internet ou du moins pas aussi développé qu'aujourd'hui car je parle de la fin des années 1990- débuts années 2000). Mickael Vadini,me confiant sa carte de visite après son spectacle (un gros billet de 600F à son effigie que j'ai toujours), me donnera envie de me rendre à la foire de Paris pour y rencontrer des marchands de trucs. J'y ferais la connaissance de Paul Techer et de JB (qui assurait les démonstrations) sur leur stand (boutique Magic'Land qui existe toujours). Ils seront mes premiers fournisseurs de matériel professionnel. A partir des descriptions extraordinaires de Jean Merlin sur les numéros de Doug Henning (dont je ne connaissais alors que le bref portrait dans Toute la magie), j'aurais envie d'en savoir plus, de voir si ces numéros étaient vraiement tels que décrit. Là je me suis servi d'internet (youtube) et j'ai pu voir que oui, Jean Merlin n'avait rien exagéré. Même chose avec les merveilleuses descriptions des illusions (automates) de Jean-Eugène ROBERT-HOUDIN : dès mon arrivée sur Reims pour mes études, je suis allé dans toutes les bibliothèques voir ce qu'il y avait en "magie" et je suis tombé sur une VHS de Jean-Luc Muller sur ROBERT-HOUDIN. Magnifique ! Tout ce que j'avais lu était donc vrai ! Les fleurs qui poussaient à vue pour donner naissances à de petites orange, les deux papillons qui sortent le mouchoir brodé de celle au sommet de l'arbuste en battant des ailes, Antonio Diavolo le trapéziste, la patissier du palais royale, tout était vrai, tout était là, en vidéo, tout fonctionnait encore, présenté par Pierre Switon dont j'avais lu la description de son numéro de boule zombie dans Mad Magic.

Après avoir trouvé, lu et apprécié Sois le magicien de Jacques Delord acheté sur Priceminster (alors que je n'étais plus débutant mais par curiosité, je voulais en savoir plus sur ce nom que j'avais croisé sur d'autres pages), j'ai eu envie de lire les deux autres livres (et même trois autres). Cela m'a amené à rencontrer monsieur Jeanvoine qui est devenu un de mes amis ainsi que son ami André Roth. Ce dernier travaillait le bois et réalisait des casse-têtes originaux que je me suis mis à collectionner. Aujourd'hui, je recherche les émissions de Delord. Grâce à certains de mes amis et à ce forum, j'ai pu en voir. J'ai au passage acheté un petit livret sur ces émissions comparées à celles de Gérard Majax (suite à une annonce sur la santé de ce dernier).

Vous voyez comme tout est lié. Chaque lecture, chaque émission citée ci-dessus donne naissance au désir d'en savoir plus sur tel ou tel artiste, tel ou tel numéro, à des rencontres, des amitiés. Je ne parle pas de tour, de procédé, etc... (ceci est une autre forme de recherche). Je parle des éléments qui constituent, à mon sens, le cœur de la culture magique.

Tout cela pour dire que c'est un ensemble. La variété des supports, le désir d'aller à la rencontre des autres, l'investissement en temps et parfois en argent. Il faut parfois faire des choix difficiles, prendre des risques (qui pour ma part doivent toujours être très mesurés) mais si l'envie est assez forte, on parvient toujours à se donner les moyens d'obtenir ce que l'on désire.

Pour les techniques, j'ai appris avec les VHS de Bernard Bilis (la première achetée sur un vide-grenier, la troisième au musée de la magie de Blois), de Marlo (en promo chez SFP à l'époque), de Jean-Pierre Crispon (la VHS sur les cigarettes était la moins cher et ça sortait de l'ordinaire; le son était pourri mais c'était bon !), des notes du Mayette Days (déçu au départ car beaucoup de routines étaient infaisables pour moi. Aujourd'hui, je suis très heureux de les avoir achetées, de les comprendre et de les utiliser).

Les techniques, les routines, font aussi partie de la culture magique mais il ne faut pas se contenter de posséder les supports où elles sont décrites ni même de les lire. Il faut essayer. On essaie pas assez ce que l'on lit ou visionne (on exploite jamais assez ce que l'on a déjà encore une fois !).

Et puis, pour être complet au niveau des lectures, il y avait les catalogues ou "petits papiers" des marchands de truc (Climax, SFP, Magix, Mayette) que je lisais avec attention. Tout me faisais envie, je faisais des listes que je réduisais au maximum (budget oblige) mais quand un truc me plaisait vraiment, j'étais patient et je finissais par me l'offrir. Des déceptions (ma boule zombie Vernet) qui sont finalement devenues après travail mes numéros préférés, il y en a eu.

Lire un vieux catalogue de magie, je trouve cela passionnant. Comme tout support écrit, cela stimule l'imagination et "'imagination est plus important que la connaissance", non ? (j'ai bien cité Albert cette fois Christian ! :D).

 

 

Modifié par marc page
  • J'aime 6

L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

Invité Aurélien
Publié le

Je trouve que les livres ne permettent pas d'apprendre rapidement, en effet il y a le temps de lecture, le temps de compréhension, le temps de l'interprétation et le temps de la mise en pratique. Mise en pratique pour laquelle on avance généralement à tatons car il est difficile de reproduire ce que l'on a vaguement visualisé dans sa tête, en tout cas pour ma part. Les vidéos permettent de saisir beaucoup plus rapidement les subtilités de la technique et du tour, et rien ne nous empêche d'adapter par la suite la technique ou le tour en fonction de notre personnalité et de notre manière de faire.

Publié le (modifié)

Une vidéo a tendance à imposer une manière de faire, une esthétique, et ne donne pas forcément des détails importants pour maîtriser un tour car le "professeur" (pas Dai V. hein...) a tendance à faire comme s'il suffisait de voir pour comprendre en détail, ce qui est faux. Il y a des exceptions : les DVD Visions of Wonder de Tommy Wonder avec Max Maven sont d'une grande qualité (en même temps ils sont basés sur les livres The Wonder Books !) . Rédiger un livre demande à l'auteur plus de réflexion et de précision, justement pour passer l'obstacle de l'absence d'images en mouvement. 

Je ne suis pas sûr qu'apprendre vite soit forcément une bonne chose. Mieux vaut apprendre bien !

Modifié par Fredopathe
  • J'aime 2

Fredopathe

Publié le

La vidéo, c'est parfait pour apprendre des techniques. C'est moins une question de vitesse d'apprentissage qu'une question d'intelligibilité des explications (si un dessin vaut mieux qu'un long discours, alors une image animée vaut encore mieux ! xD)

Mais pour apprendre un tour, je préfère moi aussi le livre.

Il y a 14 heures, Aurelien80 a dit :

Les vidéos permettent de saisir beaucoup plus rapidement les subtilités de la technique et du tour, et rien ne nous empêche d'adapter par la suite la technique ou le tour en fonction de notre personnalité et de notre manière de faire.

Rien ne nous en empêche, sauf le mimétisme naturel : quand tu apprends à faire quelque chose qu'on t'a montré, tu vas avoir tendance à spontanément imiter ton modèle. Alors bien sûr, tu peux t'en démarquer, mais ça demande un effort...

  • J'aime 1
  • Merci 1

L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Il y a 7 heures, Alx a dit :

La vidéo, c'est parfait pour apprendre des techniques. C'est moins une question de vitesse d'apprentissage qu'une question d'intelligibilité des explications (si un dessin vaut mieux qu'un long discours, alors une image animée vaut encore mieux ! xD)

Mais pour apprendre un tour, je préfère moi aussi le livre.

Je suis assez d'accord avec ça. Mais même pour les techniques, il n'est jamais inutile de lire. Comme dit Marc (encore une fois à la page sur ce sujet, pouf pouf...), les supports sont complémentaires, constituent un ensemble, tout est lié et il est possible que Dieu se cache derrière tout ça... (oups, pardon...)

Il y a un aussi rapport à l'objet livre qui est particulier. Le temps de disponibilité, la concentration que la lecture implique, qui font rentrer en contact plus en profondeur avec le contenu et l'auteur (pour peu que ce soit bien écrit...)

Il y a 7 heures, Fredopathe a dit :

Je ne suis pas sûr qu'apprendre vite soit forcément une bonne chose. Mieux apprendre bien !

Il manque le "vaut", mais je partage complètement cet avis. ;)

  • J'aime 2

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

  • 3 weeks plus tard...
Publié le (modifié)

Un accessoire indispensable pour apprendre dans un livre surtout en cartomagie ! 

image.jpeg

Book gem. Pupitre adaptable permettant de bloquer les pages d un livre et en en laissant quelques unes de libres. Un de mes meilleurs achats pour la magie. 

Modifié par jim03700
  • J'aime 2
  • Merci 1

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8445
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Paulin et ses Atebas
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85k
    • Total des messages
      683.3k

×
×
  • Créer...