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Aussi tous dépend du côté que tu veux donner, la surprise ou le côté mystique de la chose.

Tu peux aussi bien donner beaucoup d'importance au cartes et donc demander au spectateur de mettre sa main, son autre main, ses pieds et sa tête sur les cartes. Puis tu dis qu'il va se passer quelque chose d'incroyable et vous allez le sentir (pourquoi ajouter un effet placebo, parfois les spectateur te dirons "Oui ! J'ai sentis quelque chose.").

En faisant ça tu tue l'effet de surprise, mais tu obtient quelque chose de plus impossible pour ton spectateur qui se dira "C'est pas possible, j'ai tous fais pour qu'il ne touche à rien."

À toi de voir aussi quel impression tu veux donner pour ensuite adapter la mise en scène en fonction.

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Le Diable me suit de jour et de nuit car il a peur d'être seul.

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Publié le

Merci pour ces conseils ! 

Je pense que quand on met de l'importance sur les cartes sur la table, il faut que le degré de conviction soit élevé, il ne faut pas qu'il se demande ceux sont les as  ? 

Publié le
Il y a 13 heures, Mikael1 a dit :

Pour l'instant je penche plus sur le doigts.

Ma Magie va pour laisser les cartes de côté ;)

 

Et il existe des situations auxquelles nous n'avons pas pensée !! Laisser les cartes changées secrètement dans la main du spectateur, un verre.

Les laisser visibles plus longtemps et utiliser une autre technique, plus tard, pour les changer en rois...

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OSEApprendre Objectif, Système, Expérimente 🧠🎈🌈

Publié le (modifié)

Dans le cas des as en roi, franchement, je ne vois pas l’utilité d’attirer l’attention sur les cartes posées sur la table.

Tel que je vois l’esprit de ce tour, le spectateur doit être persuadé d’avoir compris notre truc basique, et rire de nous voir si mal faire ce tour.

Attirer l’attention sur les cartes à ce moment ne va-t-il pas détourner l’attention du spectateur du déroulement de cette comédie ?

Poser les cartes sur la table, sans y prêter d’importance, car on va couper sur l’as suivant, rempli ce rôle :

Permettre au spectateur de rester concentré sur l’action en cours, jusqu’à ce qu’il ait « compris » comment ça marche, demande à ce que ce soit l’action qui soit mise en valeur, pas les cartes déjà posées…

Et au niveau honnêteté, franchement, les cartes étalées entre spectateur et magicien, cela devrait être suffisant pour le public.

On peut jouer bien sûr sur le positionnement de ces cartes :

Il faut les poser à la toute limite de la zone de sécurité du magicien, presque dans la zone ou le spectateur peut intervenir.

Il faut avoir établis et travaillé ces zones avant, bien sûr...

J’ai d’ailleurs de temps en temps des mains qui se tendent pour retourner une carte, que je stoppe d’un air gêné, mais cela reste dans le scénario du tour :

On est sensé avoir posé les as, en fait, ce sont des trois, on ne doit pas laisser le spectateur regarder de trop près… Donc si on ne laisse pas les gens voir ces cartes, cela va confirmer qu’ils ont compris.

Et c’est très bien pour le vrai climax ensuite.

 

Ce qui est surtout important, dans ce tour (outre l’aspect psychologique évident…), c’est la façon de faire la révélation finale :

Il faut poser le paquet de carte et le sortir de la zone de focalisation.

La zone de focalisation doit être recentrée sur les 3 cartes sur la table.

On peut travailler la synchronisation avec le texte.

Suivant sa personnalité, on peut parler ou pas durant ce retournement.

Perso, souvent, je ne parle pas, et j’ai un rythme du genre :

« Je vais les transformer en trois… »

Retournement, et seulement quand le troisième carte retombe sur le tapis

« Dames.» (je fais le tour avec des dames, voir plus bas...)

Le fait de ne pas parler durant le retournement évite un partage de l’attention du spectateur :

Il n’est pas en train d’écouter, donc il regarde…

Bien entendu, la focalisation doit diriger son regard vers les cartes.

C’est en lien avec le regard, la respiration, la posture et les gestes, la variation d’intensité… Et avec le texte évidemment :

« et bien ces as, magiquement, Je vais les transformer en trois…»

La phrase est dite en regardant le public, avec le même manque de charisme, et la même intention de faire trop bien voir que c’est un bon tour que ce qui a précédé.

La reprise du « trois » permet de donner une dernière confirmation aux spectateurs : la comédie continue, et ils ont vu juste…

Le ton est semi interrogatif : on ne sait pas si c’est une question ou pas. Voir plus bas pourquoi…

Puis, le regard quitte le public.

Les mains, qui durant la partie comédie étaient à hauteur de poitrine, sont grandes ouvertes, et s’abaissent légèrement en même temps que le regard, sans s’approcher bien sûr des cartes.
Le torse s'incline légèrement vers les cartes.

Le magicien foireux devient votre magicien talentueux habituel.

On ne surjoue plus, on va faire une vraie concentration. Le ton de la voix change, quand on répète:

 « en trois… »

Retournement :

Il faut que nos mains soient vues vides quand elles s’approchent lentement des cartes à retourner.

Une main suffit, d’ailleurs…

Et que le retournement soit fait calmement, de façon fluide, mais sans se presser.

Le message doit clairement être : on n’a rien à cacher !

 

Et seulement quand la troisième reine retombe sur le tapis :

« dames. »

Le ton du dernier mot doit être un ton de fin, du genre qui termine une phrase qui finit par un point.

Ensuite, une pause, longue, le temps que le public réalise ce qui s’est passé.

Puis on se redresse, on regarde à nouveau les spectateurs, on reprend le jeu en main (tout en laissant encore les trois dames sur le tapis, pour marquer l’effet plus longtemps, et si le personnage est un magicien foireux, on redevient ce magicien la…

Je fini souvent, une fois que le climax est assimilé, comme j’ai commencé :

Je préviens avant de commencer que c’est un tour de débutant, alors je fini par un truc du genre :

« Bon, évidemment ce n’est pas un tour très fort, mais…je débute… »

Bien sûr, il est indispensable d’avoir une pause suffisante d’assimilation, avant de re-casser l’ambiance pour la ramener vers la comédie.

On reprend ensuite les cartes une a une, sans se cacher, et on les repose sur le paquet en s’arrangeant pour que l’on voit les deux faces dans le mouvement.

Bien sûr, si quelqu’un veut toucher les cartes avant, on ne le dissuade pas…

 

 Perso, je fais plutôt ce tour avec 3 reines.

Il y a une consonance intéressante entre les mots « trois » et « rois », mais ce n’est pas essentiel à mon sens.

Et souvent, je fais avant un autre tour ou j’ai travaillé avec une dame (Le spectateur choisi une dame, en fait, ce n’est pas le magicien qui choisit… ;) ).
Cette dame est « oubliée » face visible sur le tapis.

Du coup, quand j’arrive à « les transformer en trois…», sur un ton semis interrogatif, il arrive assez souvent que quelqu’un dans l’assistance, lance « tiens, si tu les transforme en trois dames, ça sera fort, niark niark niark… ».

Les termes ne sont pas toujours ceux-là, je synthétise l’esprit et l’intention… mais c’est le point culminant du tour, quand cela arrive :

Cela veut dire que notre comédie est parfaitement passée…

Du coup, je suis comme un coq en pâte, puisque c’est le spectateur qui choisit en quoi transformer les cartes…

Mon personnage qui est toujours le magicien pas trop doué semble hésiter, embêté, puis il cède :

Texte muet : « Mince, je voulais faire des trois…O, et pis pourquoi pas, ça ou autre chose… »

(je rappelle pour ceux qui ne sont pas coutumier du terme qu’un « texte muet » ne se dit pas : il se pense, et on laisse nos pensées modeler notre expression et notre posture, voire nos gestes…)

Si une autre carte est lancée, ou si personne n’en propose, mon personnage peut choisir de transformer les as en dames, pour faire plaisir aux dames, bien sûr…

Ou « tiens, vous aviez choisi une dame avant… on va plutôt faire un carré de… »
Retournement
 « dames. »

 

Pouf pouf.

Tout cela pour dire que oui, souvent, un miracle qui arrive « dans ses mains » va être plus fort pour le spectateur.

Mais que l’on doit aussi laisser le spectateur concentré sur l’étape en cours, sinon on diminue cette étape… et c’est une étape qui est forcément essentielle, sinon on l’aurait supprimée ;)

Le choix ne se résume pas à « C’est dans les mains » ou « c’est sur la table », il y a bien d’autre facteurs à prendre en compte.

 

Tiens, je viens de voir que je n’ai pas mis les respirations, dans ce qui est dit plus haut…

Et bien je vous laisse les mettre, c’est un bon exercice… ;)

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
il y a 35 minutes, Gilbus a dit :

Dans le cas des as en roi, franchement, je ne vois pas l’utilité d’attirer l’attention sur les cartes posées sur la table.

Tel que je vois l’esprit de ce tour, le spectateur doit être persuadé d’avoir compris notre truc basique, et rire de nous voir si mal faire ce tour.

Attirer l’attention sur les cartes à ce moment ne va-t-il pas détourner l’attention du spectateur du déroulement de cette comédie ?

En effet d'après moi ce tour est avant tout basé sur la comédie. Si tu arrives à faire croire que tu crois vraiment à ce que tu fais (faire passer les trois pour les as) alors l'effet final sur les spectateurs  est fort. 

  • J'aime 1
Publié le (modifié)
il y a 13 minutes, vince apprenti-magicien a dit :

... Si tu arrives à faire croire que tu crois vraiment à ce que tu fais (faire passer les trois pour les as) alors l'effet final sur les spectateurs  est fort. 

ben, tout le tour repose sur ça:

Effectivement, si on n'y arrive pas, par le personnage et le jeu, il vaux mieux faire un autre tour...

Mais tu soulèves un point qui est un grand classique:

Il faut croire à ce que l'on fait, sinon, qui y croira :)

Mais les tours ou l'on est un "magicien minable" (mais rigolo?) ne conviennent pas à tout le monde.

Moi, il me plaisent bien, je n'ai pas trop à me forcer...

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Je rejoins plusieurs avis posté plus haut. Dans le tour cité en exemple, le jeu d'acteur et le fait de faire croire au spectateur qu'il a vu quelque chose est primordial. Le fait de "verrouiller" les cartes posées perd alors de son sens.

Mais après, comme relevé, tout dépend de ton personnage et de ce vers quoi tu veux amener le spectateur. En effet, une carte se métamorphosant dans ses mains sera toujours un puissant effet magique, mais il est aussi à mon sens maladroit de focaliser à tout prix l'attention sur la carte. Je pense qu'il faut bannir les phrases du style : "paquet et carte à dos rouge, que du rouge, etc..." car on peut être sûr qu'il va se passer quelque chose avec la couleur. Alors que de le sous-entendre inconsciemment suffira amplement :)

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Damien

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait." - Mark Twain

Publié le

Je ne connais pas la routine de Bilis des trois trois en trois rois (essayez donc de dire ça dix fois sans vous tromper xD), mais fais souvent le Chicago tour d'entrée.

Généralement, après avoir révélé que la seule carte bleue du paquet est la carte choisie, je la pose sur la table, à l'écart. Il semble évident pour tout le monde qu'elle ne fait plus partie du jeu, puisqu'elle est différente, mais je ne le mentionne pas : je l'abandonne simplement sur le côté (et s'il y a quelque chose à proximité (un verre, l'étui du jeu, un portefeuille...), je la glisse dessous, comme si je voulais éviter de la faire tomber mais en la laissant dépasser).

Cette méthode a l'avantage de faire comprendre aux spectateurs que le tour est fini, qu'il peut se concentrer sur les cartes rouges. Et surtout, cela :

  1. garantit que personne ne va toucher la carte bleue
  2. rend la métamorphose suivante impossible

Je propose alors de recommencer, je fais sélectionner une carte, je la perds dans le jeu et je fais mine de la chercher. Je m'efforce de prendre un air déconfit, avant de me "souvenir qu'il n'y a qu'une seule carte bleue par paquet". Mon regard se tourne alors vers la carte bleue, puis vers le spectateur et je l'invite à soulever le verre et à prendre la carte.

En bref, pour répondre à la question initiale, je n'attire absolument pas l'attention sur la carte, mais je crée sans le dire des conditions qui rendront la révélation spectaculaire.

D'après moi, c'est plus fort que de la transformer dans les mains du spectateur : on combine ici l'effet de surprise (carte "oubliée") et l'impossibilité physique de toute manipulation (carte "emprisonnée").

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Dans ce cas oui, je te rejoins. Le spectateur ne se doutera pas une seule seconde que la carte "oubliée" fera partie du climax, alors que si elle est dans sa main, elle a nécessairement un futur rôle à jouer.

  • Merci 1

Damien

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait." - Mark Twain

Publié le

Merci à vous !

Merci pour ta très bonne explication Gilbus, c'est là qu'on se rend compte que faire un tour bien c'est très compliqué, (bcp d'entrainement)

Jusqu'à orésent, j'ai toujours fait ce tour en ouverture (prep) mais aussi parce que le spectateur ne sait pas à quoi s'attendre, il ne connait pas ton niveau... Si tu lui montre une routine de triche et ensuite ça, ça fait bizarre... Perso, je me sentirai pas de le faire.

Je pense @Alx que cette méthode est bien ! Cependant, je fais davantage ce tour en condition de street. Il est donc intéressant de donner la carte au spectateur. Il faut que ça soit une action nonchalante, histoire de se débarrasser de cette carte qui ne sert plus... Et enchaîner...

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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