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Gérald Bronner. La révolte de la rationalité. Intervention lors des 50 ans de l'AFIS.

Il n'y a pas que contre la Covid-19 que « nous sommes en guerre » car le rationalisme serait "le grand combat de notre époque" et qu'il "s'effectue maintenant au corps à corps". "Notre combat le plus important c'est un combat contre nous-même. Notre premier ennemi, c'est nous-même lorsque nous sommes rationalistes".

Il est question dans cette intervention de :

– Les limites de notre rationalité en trois points (et des bananes) : les limites spatiales, temporelles, culturelles (nécessité du cadre), cognitives (les biais), ...

– Pas de rationalisme sans universalisme.

– Le rationalisme est un humanisme.

– Épistémologies différenciée et relativisme.

– Les invariants et autres cadres interprétatifs qui sont en nous, le rétro-jugement.

– Pepe the Frog (CLIC)

 

Etc.

 

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Quelques "créateurs de contenu"  liés à la zététique s'expriment, je les trouve plutôt prudents, affichant une volonté de comprendre l'autre, humbles, se sachant limités et incitant à la suspension du jugement dès lors qu'on ne maîtrise pas suffisamment un domaine

 

 

Publié le

C’est pas mal… Il y a du progrès ! 🙂

J’ai bien aimé les propos de Richard Monvoisin (vers 1:29:00) : En gros, avant de rentrer dans un débat avec une personne, regardons comment le sujet abordé la touche et la structure. N’enlevons pas une croyance par pur militantisme sous prétexte que nous la considérons comme une simple béquille (une béquille c’est peut être idiot mais c’est tout de même grâce à elle que la personne tient debout et marche).

Je serais complètement convaincu quand les zététiciens intégreront à leur approche une dose de spiritualité, fût-ce-t-elle une spiritualité laïque (si, si ça existe !).

En gros, ce serait cool que les zététiciens s’inspirent des sciences humaines en plus des sciences exactes (surtout quand ils s’attaquent à des questions complexes). Cela ne suffit pas de débunker une fausse croyance. Il faut regarder aussi les implications sur le plan psychologique, anthropologique, sociologique… Je sais que ça commence à venir dans le milieu zététique mais, trop souvent, aussi, la science (au sens de sciences dures) est posé, implicitement, comme la seule source valable de connaissance (et ça, c'est la définition même du scientisme).

Peut être la zététique gagnerait-elle à s’inspirer d’auteurs issus de la pensée complexe comme Edgar Morin. Un des principaux concepts d’Edgar Morin à propos de l’homme est sa double appartenance à la rationalité (homo sapiens), et à l’irrationalité (homo demens) - Edgar Morin, L’homme et la mort

Peut être que la zététique perdrait son âme en s’ouvrant à cette pensée complexe qui intègre forcément la part d’irrationnel qui nous structure, au moins autant, que le rationnel.

Et peut être aussi, au fond, il vaut mieux que la zététique reste ce qu’elle est : une fantastique machine de guerre pour dénoncer certaines croyances, pseudo-sciences, voire certaines escroqueries.

… Et peut être que les questions complexes (parfois futiles) doivent être laissées aux philosophes.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a 20 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Un des principaux concepts d’Edgar Morin à propos de l’homme est sa double appartenance à la rationalité (homo sapiens), et à l’irrationalité (homo demens) - Edgar Morin, L’homme et la mort

Rien que le fait d'envisager cette vision des choses serait déjà une "perte d'âme" pour la zététique : ça voudrait dire que l’irrationalité n'est pas un obscurantisme à combattre, une sorte de pathologie de l'esprit mais une de ses constituantes normales, naturelles (en gros un pôle certainement aussi "nécessaire" et "légitime" que le pôle rationnel de l'esprit).

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Rien que le fait d'envisager cette vision des choses serait déjà une "perte d'âme" pour la zététique : ça voudrait dire que l’irrationalité n'est pas un obscurantisme à combattre, une sorte de pathologie de l'esprit mais une de ses constituantes normales, naturelles (en gros un pôle certainement aussi "nécessaire" et "légitime" que le pôle rationnel de l'esprit).

Je ne sais pas où tu  as vu que les "zététiciens" niaient la part d'irrationalité qui existe en chaque individu ou qu'il s'agirait d'une pathologie ? (On lit parfois les mêmes attaques pour ce qui concerne la "pathologie du rationaliste", si je puis dire.)

Néanmoins est-il nécessaire de croire toute sa vie au père Noël ? 

Bref, qu'il y ait de l'irrationalité en chacun c'est certain et c'est pour ça que les zététiciens en appellent à commencer par se mettre en cause soi-même. Il y a également de la violence en nous, il faut savoir la canaliser non ? Bref ce n'est pas parce qu'il existe des "travers" qu'on DOIT les laisser croître et s'exprimer sans un certain contrôle. 

Pour ce qui concerne la béquille, une première citation :

Citation

« La superstition est la béquille de l’intelligence » dit Lelouch de façon maladroite. L’esprit critique en est une autre bien plus indispensable et solide.

Christian Girard

Source (2010) CLIC

Par ailleurs, et ceci pour prouver définitivement que la zététique bien comprise n'est pas ce que tu en dis, voici ce que déclare Henri Broch lui-même au sujet de la béquille des croyances :

 

Citation

La rubrique à Broch : « La béquille psychologique qu’est la croyance semble apporter à l’individu plus de « bénéfices » que de « coûts ». Qui pourrait alors s’arroger le droit de retirer cette béquille s’il ne peut offrir la marche à l’individu en question ? »

Source  (2003) CLIC

Modifié par Christian GIRARD
Publié le (modifié)
il y a 37 minutes, Christian GIRARD a dit :

Je ne sais pas où tu  as vu que les "zététiciens" niaient la part d'irrationalité qui existe en chaque individu ou qu'il s'agirait d'une pathologie ?

Tu vas protester mais c’est pas grave !

La zététique véhicule implicitement une image de "l’homme idéal" : rationel, réaliste, positiviste, athée, humaniste, progressiste, scientifique,  physicaliste…

A l’inverse spiritualité et croyance sont implicitement vus comme des choses potentiellement pernicieuses, nuisibles et dangereuses. Le simple mot de "croyance" sonne comme une sentence qui est en, elle même, péjorative pour un zététicien. Bon... Éventuellement ces choses sont acceptables à titre de "béquille" pour les plus ouverts et les plus tolérants des zététiciens (ceux dont tu relaies ici les contenus).

Rien que le mot "béquille" pour parler des croyances d’autrui est formidablement péjoratif et condescendant.

Modifié par Patrick FROMENT (Shiva)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
il y a 26 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Tu vas protester mais c’est pas grave !

Bah, dès lors qu'il s'agit de ton point de vue (puisque tout ce que tu proposes est prétendument "implicite"), je n'ai pas à protester, d'autant plus que je ne suis pas une sorte de porte-parole de la zététique. J'ai peut-être le tort de ne m'intéresser en priorité qu'à ce qui est explicite.

il y a 26 minutes, Patrick FROMENT (Shiva) a dit :

Rien que le mot "béquille" pour parler des croyances d’autrui est formidablement péjoratif et condescendant.

C'était implicite ça aussi ? 😉 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le

LOL

C’est, à la fois la vision, psychologique et philosophique : mettre en relief l’implicite qui se cache derrière tout discours et débusquer les préjugés idéologiques dont tout énoncé est (forcément) contaminé.

Ce n’’est pas évident comme exercice car on n’échappe pas, soi même, à ses propres préjugés idéologiques et cela peut, aussi, prêter le flanc à des interprétations et des procès d’intention de toute sorte.

C’est d’ailleurs cela, je suppose, que tu pointes (implicitement ! 🤣) avec ta question :

Il y a 1 heure, Christian GIRARD a dit :

C'était implicite ça aussi ? 😉 

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 1 heure, Christian GIRARD a dit :

J'ai peut-être le tort de ne m'intéresser en priorité qu'à ce qui est explicite.

Tu ne ferais pas un bon psychanalyste ! 🤣

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • @Philippe SACCOMANO, oui j'imagine bien le contexte 🙂 Ce qui fait que la spectatrice n'a pas trop le temps de comprendre ^^ @Clément D'UZER, ben en fait ce qui me fait dire ça, c'est en partant d'une base où l'on sait que le surnaturel à ce niveau n'existe pas (du moins pour les gens un minimum cartésiens, rationnels ˆˆ), du coup le contexte tend plutôt à ce laisser bluffer plus que d'assister à quelque chose de surnaturel, du coup le trucage aussi discret et inimaginable soit-il, apparait comme une évidence. Ce qui est le cas la plupart du temps, le challenge étant d'arriver à faire oublier au spectateur de réfléchir (cf Tamariz illusioniste/magicien). Pour reprendre l'exemple des dynamics coins je pense que le fait que ca se fasse par l'intermédiaire d'un objet comme celui-ci change la donne, encore une fois ce que je trouve un peu too much c'est justement son coté trop direct, et les pièces dans le quiver ne pèse pas trop à côté de la disparition (avant de savoir qu'elles ont voyagé) qui est trop woaw!, et d'ailleurs pour le coup je te rejoins sur le point que le trucage d'une pièce à ce niveau est plus compliqué à imaginer que celui d'un portefeuille (les systèmes de double fonds étant déjà très connus par le publique). Après c'est juste un avis,  certes en tant que spectateur initié, et il est clair que j'imagine aussi très bien l'effet woaw et la surprise incroyable que cette spectatrice à pu ressentir (même un peu surjouer), et c'est vrai qu'on peut conclure qu'il a fait du beau boulot, mais là où ce que je développe trouve son sens, c'est que l'interrogation pourrait durer plus longtemps après le tour (trucage ou manipulation, tous les chemins magiques s'ouvrent à l'esprit ˆˆ)  
    • L'ouvrage "Psychologie de la magie" de Alice Pailhès et Gustav Kuhn (C.C. Éditions) contient un chapitre très éclairant sur le sujet. Il répertorie plusieurs définitions et classifications proposées par les magiciens (Ascanio notamment) pour en livrer ensuite une très riche sous l'angle de la psychologie. Très intéressant, comme tout le reste de l'ouvrage qui présente une autre façon de penser la structure et l'impact de nos routines.
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