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Ah ah pas de soucis en tout cas j'en déduis, que sur le point de vu critique de la vidéo il y a priori pas grand chose à dire, au vu du débat présent. C'est encourageant ;)

Désolé, beaucoup d’occupation en ce moment, donc le compte rendu sera rapide :

Sachant aussi qu’on est sur le forum général, on ne parlera pas de technique magique… ou peu.

Le matrix d’intro :

Cool.

Mais je préfère les matrix qui commence le rassemblement près des spectateurs, et non près du magicien, justement parce que c’est plus près d’eux, donc plus visuel et moins suspicieux.

Ceci dit, ta solution qui ne montre que brièvement le regroupement des deux premières pièces est intéressant aussi :

Cela dit clairement : faut suivre, il se passe des trucs n’ importe où…

La mobilisation du spectateur par un « flash » lent des 2 pièces est un aspect que j’aime bien :

Tu aurais pu montrer plus longuement ces deux pièces, mais là, tu imposes un rythme au spectateur…

Pièce à travers :

Une remarque globale sur ton costume :

Ta veste à de larges manches largement ouvertes du point de vue spectateur, et c’est une invitation à penser que tu y glisse les pièces. Tu pourrais le faire avec un pull à manche collantes, cela éviterai une suspicion.

L’articulation :

Tu articules bien.

Trop bien peut être…

« Évidemment, dit comme cela, ça parait un peu incroyable… »

Le « cela » me semble peu naturel : Si tu veux mettre une forme familière et non littéraire (ce que je te conseille bien sûr !), il faut aller au bout :

« Évidemment, dit comme ça, c’est un peu incroyable… »

C’est du détail, mais bon.

Bon, je tique toujours en entendant "incroyable", "surréaliste" ou "formidable" durant un tour:

Ce ne sont pas des mots très visuels, on ne crée pas d'image avec.

et ils sont d'une imprécision redoutable...

Sur le principe de dire : « ça vous semble surréaliste, mais dans 2mn, vous en serez convaincu » (au passage, une forme parlée familière dirait : « vous serez convaincu » ) est une option, bien sûr, mais perso, je n’aime pas dire aux gens que je vais les convaincre :

Je préfère qu’ils se convainquent eux même, et du coup, annoncer qu’ils seront convaincus ne facilite pas la tâche.

« Je choisi toujours le point qui se trouve au centre du tapis, ici »

Tu regardes bien le centre, mais on ne peut à la fois avoir ton regard direct d’avant, et suivre ton doigt qui montre le centre.

Je te propose une pause, au centre de la phrase ;) :

« Je choisi toujours le point qui se trouve… »

Pause

Tu avances le doigt pour montrer tout en baissant les yeux pour suivre le doigt

« au centre du tapis, ici » : tu continues la fin de la phrase en regardant le centre.

Pause, tu relèves les yeux :

Puis tu enchaine sur la suite du texte.

Introduire des pauses dans les mots, pour laisser passer un geste, un déplacement, un changement d’attitude, est plus efficace et met en évidence le changement.

Dans ce cas, cela va inciter davantage à suivre des yeux ton doigt.

A noter que tu devrais arriver à éviter que ta main gauche ne se recentre trop en reculant, quand tu fais avancer ton doigt droit pour montrer le centre.

La main gauche se trouve exactement dans l’axe de la droite, donc en pleine focalisation, son mouvement est donc parasite et néfaste à ce que tu es en train de faire.

Si tu veux la reculer un peu, tu devrais pouvoir le faire dans un sens perpendiculaire à la table.

La routine de pièce est belle, j’aime bien ton Han Ping Chien pour la dernière pièce…

Il me semble qu’à la fin, on avait dit qu’on devait être convaincu d’un truc, non ?

Si tu gardes ton texte du début, tu pourrais modifier la phrase de fin pour en tenir compte et le rappeler :

Car avec cette présentation du début, le but de la chose n’est pas de faire passer des pièces, mais de convaincre : si tu ne le rappelle pas, tu es en porte à faux sur ton argumentaire.

Rappeler le but qu’on s’est fixé au début, par une périphrase ou une allusion, est un plus selon moi : la boucle est bouclée, cela fait plus achevé.

Ton bonus de jeu hanté :

Tu le présente comme étant un petit tour, tu as raison :

Tu le fait comme si c’était un petit tour.

Alors qu’il y a moyen de faire de ce tour une chose bien plus impressionnante, en soignant la présentation.

C’est dommage.

Bien fait, mais dommage.

Donc, globalement, c’est cool, ta technique magique passe bien, et tu as plus de présence que dans les vidéos du début, je trouve.

Ça avance bien :)

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Une jolie vidéo, bien filmée. Une belle présence, bravo.

Maintenant je ne suis pas un grand fan des pièces à travers la table.

Là réalisée sans gimmick, c'est un bon challenge.

Mais je suis assez réservé sur certaines phases.

Au début tu ramènes le poing vers toi (au bord de la table) en ayant 4 pièces en main... tout en montrant avec l'autre main, l'emplacement virtuel au centre de la table au travers duquel vont traverser les pièces. Ce mouvement, (que je comprends), est trop suspect à mon goût.

Les mains sont peut être un peu trop rapprochées et du coup on focalise un peu trop sur celle qui est en arrière et qui contient les pièces... Il n'y a pas assez de distance. Peut être en se penchant un peu vers l'avant pour désigner le trou virtuel, en étendant la main droite, c'est alors plus naturel de ramener la main gauche avec les pièces, sur le bord de la table. De plus l'action d'aller vers l'avant avec la main droite fait que le spectateur va suivre ce mouvement et se détacher de la main qui reste en arrière.

Le HPC, il est techniquement bien, mais là encore j'ai toujours trouvé ce mouvement suspect car pas très naturel. Bref je suis assez réservé sur cette technique.

Au contraire par exemple de la seconde phase lorsque tu transfères 3 pièces de la main droite vers la main gauche (enfin quand je dis 3 pièces, on me comprend...).

Voilà quelques observations qui j'espère te seront utiles, mais ce n'est qu'un avis. Toue le monde n'a pas forcément la même vision.

Sinon encore une fois bravo.

Publié le (modifié)

Les pieces à travers la table a justement été un sujet de discussions et d'échange récent avec Franck et d'autres phénomènes ;)

Et à ce titre j'aimerais évoquer deux choses : la première concerne le nombre de pieces utilisé et perso , quatre pièces c'est en utiliser une de trop , au même titre qu'un coin across par ailleurs, étant donné que l'on fait quatre fois la même chose , je pense que réduire à trois fois est suffisant

La deuxième chose est que dans ce genre de routine , le spectateur entre dans un concept que l'on peut qualifier de "routinier" ; on fait passer une pièce, puis deux , puis trois ...je reste convaincu qu'un retournement de situation final est très fort sur le public et qu'il faut donc un climax par exemple ; toutes les pieces remontent au dernier passage ou alors l'apparition du porte-monnaie après le passage de la dernière pièce etc ... d'autant plus que la table est un grand avantage puisqu'elle permet d'avoir une couverture et une fermeture d'angle laissant libre cours à son imagination il serait dommage de s'en priver ;)

Modifié par Magicfan

Ici c'est le chaudron !!!

Publié le (modifié)

Et à ce titre j'aimerais évoquer deux choses : la première concerne le nombre de pieces utilisé et perso , quatre pièces c'est en utiliser une de trop , au même titre qu'un coin across par ailleurs, étant donné que l'on fait quatre fois la même chose , je pense que réduire à trois fois est suffisant

Trois si on finit comme dans la vidéo, c'est bien:

La règle de trois est une règle importante...

Mais bon, 4, pourquoi pas, voir plus bas la seconde partie de la réponse.

Si on a un final différent sur la 4ième, 4 me semble pouvoir être fait sans lassitude, avec un bon texte… Cela devient alors un 3 + 1, c'est correct.

La deuxième chose est que dans ce genre de routine , le spectateur entre dans un concept que l'on peut qualifier de "routinier" ; on fait passer une pièce, puis deux , puis trois ...je reste convaincu qu'un retournement de situation final est très fort sur le public et qu'il faut donc un climax par exemple ; toutes les pieces remontent au dernier passage ou alors l'apparition du porte-monnaie après le passage de la dernière pièce etc ... ;)

J’étais assez d’accord sur le principe, et je le suis toujours sur bon nombre de tours répétitif, ou il est bon de « casser le système dès qu’il s’établit un système » : sinon, ce qui est systématique deviens moins intéressant.

Sur des disparitions progressives, cependant, je me mets à me poser des questions.

Dans ce cas, le point « toutes les pièces remontent au dernier passage » me semble important :

On n’a pas la surprise « en plus », mais « à la place » du dernier passage. Certes, c’est un passage aussi, mais…

Dans le cas de 3 (ou même 4) étapes, il y a un minimum de progression à respecter sans cassure, pour profiter d’un effet sur le spectateur lié à la répétition :

La certitude.

Le spectateur est certain de ce qu’on lui montre, puisque tout reste cohérent de pièces en pièce : il n’a pas moyen de penser avoir mal vu, ou qu’on l’a empêché de bien voir.

La répétition va lui donner une chance de trouver à la seconde fois, puis à la troisième, et enfin la quatrième est forcément différente, car elle débouche sur le néant :

Tant qu’il reste des pièces à faire traverser, la situation est complexe.

Quand il ne reste plus qu’une pièce, et qu’il ne reste rien sur la table à la fin, c’est là que l’effet est à mon sens le plus fort et le plus pur.

C’est la différence entre une modification de nombre et une réelle disparition annoncée (par les répétitions d’avant) : le néant à une force en soi, une qualité de ressenti qu’on n’a pas de façon exactement identique avec un changement de nombre.

Du coup, se priver de cet effet final, pour en faire une surprise (retraversée de toutes les pièces, portemonnaie rempli, ou autre), c’est dommage.

O, je ne dis pas que cela ne va pas créer la surprise, et c’est très bien.

Mais j’aime le vide de la dernière pièce qui disparait…

Si on veut un final surprenant, on peut par exemple (enfin, un vrai magicien, pas moi, hein…) faire passer la dernière pièce, retourner sa main pour montrer qu’elle est vide, l’emplacement sur la table vide, sortir lentement l’autre main de sous la table, poser le bras sur la table, ouvrir lentement cette main paume en haut, vide.

Puis joindre les deux mains en les avançant vers le spectateur, les séparer à nouveau doigts écartés et paume vers le spectateur.

Et dans le même mouvement écarter les deux bras, pour laisser voir les pièces revenues en carré sur la table, comme au matrix de départ.

Ce type de solution présente l’avantage de profiter de la disparition complète.

De créer une cassure du système, la main qui remonte de sous la table est vide.

Et par un effet supplémentaire, de rappeler le tour d’entrée, ce qui est toujours bien, car cela donne un aspect accomplit à l’ensemble : la boucle est bouclée.

Petit détail :

Le mouvement de mains qui se rejoignent avant d’écarter les bras pour le final a plusieurs utilités :

-Montrer qu’on ne fait rien de louche avec les mains, qu’on ne touche à rien.

-Faire un geste magique.

-Avoir une motivation pour décoller les bras de la table sans qu’on y porte attention.

-Et faire une parenthèse de l’oubli entre la position des bras sur la table à la fin des disparitions, et la position des pièces sur la table au final.

On peut aussi avoir un final qui sort de la manipulation de pièces, si on y met un texte adapté :

On joins les mains, on les écarte, tout en disant :

"je vais maintenant vous demander de voir... la vérité."

on écarte les bras

"et la vérité, c'est que les pièces n'ont jamais quitté la table"

Mais ne me demandez surtout pas comment faire ce final, je ne suis pas vraiment magicien… Mais peut être qu'avec quelques nuances de rouge...

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

J'ai lu vos commentaires avec attention, effectivement le premier L****g est un peu trop lent, quelques petits problèmes textuels encore et merci de les avoir relevés.

Pour ce qui est du débat 3 pièces 4 pièces , je ne suis pas pièçomane alors pour moi je vois pas de différence enfin j'analyse pas de la même manière que vous mais c'est intéressant. J'aime bien certaines routines de pièces , celle ci m'avait plu c'est pourquoi pour changer des cartes j'ai voulu varier ;) Cette routine reste pour moi un plaisir à faire et je pense pas vouloir une routine parfaite et abouti en tout point néanmoins si je souhaite travailler un peu plus une routine de pièces à travers la table , j'ai déjà de bon axes de travail :) Merci les amis !

@Gilbus , pour le jeu hanté j'avoue avoir été un pris par le temps et j'ai du tourner cela de manière assez rapide (j'aurais pu mieux aborder et développer l'effet )

Erwan

Publié le

Huummm tout cela est très intéressant Gilbus,pas tout à fait en accord avec toi concernant le final de pièces à travers la table pour les raisons que j'ai évoqué, mais chacun sa vision et ses opinions,c'est ce qui diversifie notre art

Ici c'est le chaudron !!!

Publié le

Oh! Un cours de magie gratuit!

Je peux venir? mdr

Plus sérieusement, je suis très heureux de tomber sur des messages comme ceux-ci, c'est avec des petits conseils par-ci par-là que j'espère améliorer ma magie au maximum.

Pour ce qui est de la vidéo, je pense que tout est déjà dit, il faut juste améliorer un peu le naturel de ta technique et songer à un petit truc qui pourrait casser la monotonie de la routine.

Bonne continuation!

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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