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"Malgré ce qu’on rabâche s’en cesse, Robert Houdin le premier, l’illusionniste n’est PAS un acteur." (Euh.... Faut faire ses preuves avant de tenir de tels propos !!!!)

Bill Palmer entre autre discute intelligemment du fait qu'on sort tous cette citation de son contexte :

"A magician is an actor playing the part of a magician." -- Jean Eugène Robert-Houdin.

I know that everyone has read this quote somewhere, and possibly even quoted it to some other magician. But what is the context of the quote, and what did Robert-Houdin actually mean by it?

I think it is necessary to put the Robert-Houdin quote into its full context, because many of us are prone to quote it without understanding why it was said.

The quote is on page 43 of the Routledge edition of Secrets of Conjuring and Magic in a chapter titled "Escamotage, Prestidigitation."

He explains the meanings of the two words, then he states: "A conjuror is not a juggler; he is an actor playing the part of a magician; an artist whose fingers have more need to move with deftness than with speed. I may even add that where sleight-of-hand is involved, the quiter the movement of the performer, the more readily will the spectators be deceived."

Ironically, Hoffmann added this footnote at the end of the chapter -- "The present chapter being a disquisition of the precise signification of a couple of French terms, will have but little interest for the ordinary English reader. It would, however, have been an unjustifiable mutilation of the text to have omitted it."

Why is this ironic? Well, there are several reasons. One is that it is probably the only quote from this book that almost every English-speaking magician is aware of in any form at all. Most of us have no idea where it comes from or its context, just that Robert-Houdin said it. In fact, I must admit that I had never read it in its full context until I purchased a copy of the book from Andy Greget at the TAOM Convention last year.

And we have added a lot of meaning to the original text that may or may not have been intended by Robert-Houdin in the first place.

pour les non-anglophones :

Un prestidigitateur n'est point un jongleur; c'est un acteur jouant un rôle de magicien; c'est un artiste don't les doigts doivent être plus habiles que prestes. J'ajouterai même que, dans les exercices de prestidigitation, plus les mouvements sont calmes, plus doit être facile l'illusion des spectateurs.

Il cherchait avant tout à appuyer (dans tout le chapitre impliqué) le fait que la prestidigitation ne repose pas simplement sur la rapidité des mains (malgré ce que l'étymologie pourrait laisser entendre).

Mais on sort du thème de ce Sujet :)

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(il semblerait que, selon Cervier, cela soit le summum de la pertinence en manière de contre-argumentation et de réponse cordiale, efficace, productive, intelligente et pertinente...)

Argumenter avec toi ? Mais mon gars, pourquoi faire ?

Reprenons :

tu as commencé par une explication de ce qu'était la malhonnêteté intellectuelle. Explication tellement détaillée que tu as pris plein, mais genre "plein", d'exemples. Alors, sauf si tu prenais tes lecteurs (nous) pour des mous du bulbe, ça semblait un peu exagéré.

Sauf si on remarquait que chacun de tes exemples montrait que la malhonnêteté intellectuelle sert à cacher (maladroitement) la malhonnêteté tout court. Oooooh, c'est pernicieux ça !

Bref, tu n'accuses W&V "que" de malhonnêteté intellectuelle, mais après avoir fait, avec une subtilité remarquable (je veux dire, "on avait bien remarqué" mdr ) l'amalgame avec la malhonnêteté commerciale, politique, morale etc. Ça, c'est ta version personnelle de l'honnêteté intellectuelle j'imagine.

Alors, autant ça te fait gagner des points si tu brigues un poste de ministre au gouvernement ;) autant ça n'encourage pas à débattre avec toi en comptant sur les règles de la logique pour faire avancer les choses.

Tiens, j'avais laissé tout ce qui précède de côté, avec l'espoir candide (ouais, c'est mon côté "ravi de la crèche") qu'en cadrant la question on pourrait l'amener sur un terrain où les arguments intéressants peuvent pousser.

Première étape, je faisais remarquer que reprocher à des illusionnistes de ne pas dire la vérité, c'est quand même ... heu... c'est... bon, je ne trouve aucun mot que tu ne prendrais pas mal et je ne voudrais pas te froisser ;)

Deuxième étape, j'émettais l'idée (sans me l'attribuer : c'est un débat aussi ancien que l'illusionnisme j'en suis sûr) que la question n'est pas de savoir si les "magiciens" (au sens moderne) peuvent mentir ou pas, mais dans quelles circonstances ou dans quel but ils le peuvent.

Troisième étape, je disais qu'à mon avis, ils peuvent mentir autant que nécessaire tant que leur but est le divertissement, et pas de tirer profit du fait que leur spectateur, devenu client, croit réellement et espère profiter des pouvoirs des dits illusionnistes. Exemples : "je peux développer votre intuition, vous apprendre à deviner ce que représente la photo cachée dans une enveloppe, pour quelques centaines d'euros". Et je disais qu'à ma connaissance, W&V que tu traites de malhonnêtes ne prétendent avoir des pouvoirs surnaturels que dans le cadre de leur travail artistique, fut-il présenté dans une émission que peu de gens prennent pour une émission scientifique.

Mais ça, Ô pourfendeur de la malhonnêteté intellectuelle, Ô amoureux de la "contre-argumentation et de réponse cordiale, efficace, productive, intelligente et pertinente", tu ignorais ce que je venais d'écrire pour rester sur ta démonstration à propos des gros menteurs malhonnêtes --dont tu admire quand même la compétence professionnelle.

Alors, oui, en te voyant rester comme ça enfermé dans ta propre et personnelle logique, j'ai compris qu'argumenter avec toi ferait autant avancer les choses, l'Humanité, l'univers et tout ça que si je montais sur un manège. J'ai préféré te regarder y tourner seul et le dire en rigolant : Mwaaahaaahaaahaaa mdrmdrmdrmdr

Publié le

Il cherchait avant tout à appuyer (dans tout le chapitre impliqué) le fait que la prestidigitation ne repose pas simplement sur la rapidité des mains (malgré ce que l'étymologie pourrait laisser entendre).

Mais on sort du thème de ce Sujet :)

Mais je trouve ça très intéressant tout de même !

et ça mériterait son propre fil de discussion. Tiens, j'y vais de ce pas :)

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Publié le
Tu sais que si tu fais tourner le disque dans l'autre sens, ta tête va reprendre des proportions normales !

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Pour rappel :

"Cela ne faisait que montrer comme tu as tord et combien j’ai raison."

"Malgré ce qu’on rabâche s’en cesse, Robert Houdin le premier, l’illusionniste n’est PAS un acteur." (Euh.... Faut faire ses preuves avant de tenir de tels propos !!!!)

Raccourcir la longueur de tes messages, semble influer sur ta compréhension des messages des autres.

Prendre du recul et se dire que le fait de penser avoir raison n'est pas une raison suffisante pour vouloir imposer sa vision des choses, que vouloir l'imposer risque d'être stérile puisqu'en face la personne pense également avoir raison, m'est d'avis qu'on est plus proche de la lucidité que de la grosse tête.

En tout cas c'est pas pire que de penser faire entrer la Magie dans les musées en y mettant une illusion d'optique créée grâce à trois lignes horizontales et trois lignes verticales dessinées sur un morceau d’aluminium.

Circulez !

Invité Pipilgrim
Publié le

Truquer un match (c'est à dire tromper les spectateurs), c'est immoral, c'est malhonnête (à moins, bien sur, qu'il s'agisse de catch, car là, le public est au courant). Il faudrait un sacré culot et une sacrée mauvaise foi pour excuser la chose par un "le public a eut son spectacle".

Faire un tableau et le signer "Picasso", c'est mal, c'est malhonnête, c'est tromper l'acheteur. Il faudrait un sacré culot et une sacrée mauvaise foi pour s’exonérer en osant "l'acheteur était persuadé d'avoir un Picasso chez lui, comme il en rêvait, il est donc finalement content"

Vendre un vin quelconque sous la dénomination "Chateau Yquem", c'est immoral, c'est du vol. Il faudrait un sacré culot et un monceau de mauvaise foi pour tenter un "Ce n'est pas un connaisseur, il n'aurait pas fait la différence, alors autant lui laisser la fierté de dire avoir bu un grand vin".

Présenter un reportage comme "pris sur le vif" en mettant des acteurs et en organisant une mise en scène, ce n'est pas étique, ce n'est pas moral ; il faudrait une sacrée dose de culot pour oser "le téléspectateur voulait voir, il a vu, ce n'est pas important que ce ne soit pas la réalité".

Vendre une soirée avec Johnny Halliday, alors qu'il ne s'agit que d'un sosie qui chante en play back, c'est indécent, c'est immoral (bien entendu, cela ne l'est pas si l'on annonce une soirée "sosie de Johnny"). Il faudrait être sacrément gonflé pour affirmer "les spectateurs, pour eux, ont vu Johnny, et c'est ce qu'ils voulaient, alors pourquoi briser leurs illusions ?".

Partout, dans tous les domaines, quand on vend un objet, une prestation, pour une chose qu'elle n'est pas, c'est malhonéte, c'est de la duperie, du vol.

Mais pas en mentalisme... Vendre une prestation où un individu va faire montre pouvoirs, de dons surnaturels, et ne proposer que de l'illusionisme et aucun prodige surnaturel, là, ça passe, c'est du "spectacle", c'est de "l'art"... si on ne comprend pas ça, on se fait houspiller, regarder de haut, mépriser... On est une andouille, un crétin "rationnel", un affreux sceptique (quand bien même on ne s'est à aucun moment prononcé en général sur l'existence par ailleurs de ces faits surnaturels, vu que ce n'est pas le sujet... ça fait rien...) Aucun problème moral, aucun problème étique... on dit donner au public ce qu'il veut, ce qu'il attend, alors qu'on lui sert une copie, un vin frelaté, un match truqué ou un reportage bidonné...

ça doit être parce que le public adore ça, comprend et accepte qu'on lui mente et lui fasse payer pour une chose qu'il n'aura jamais , que, par exemple, il a foutu dehors les charlatans Davenport à coup de pompe dans le derche quand il a compris la supercherie... ça doit être pour ça...

Publié le (modifié)

On a plus ou moins fait le tour du sujet : tout le monde campe dans ses positions, fin de la discussion :)

Par respect pour les performeurs du passé :

il a foutu dehors les charlatans Davenport à coup de pompe dans le derche quand il a compris la supercherie

Tout simplement non.

Les Davenport ont adopté l'attitude recommandée par certain : ne rien affirmer et laisser le public juger.

Dans la pratique ils ont été considéré comme des magiciens par certain mais aussi comme des mediums par d'autre ce qui leur a attiré les foudre des magiciens (parce que débiner, et copier l'acte d'un médium qui a plus de succès que soit, c'est bien mais mentir, même par omission, c'est mal (dit par un magicien, qu'il y crois ou pas, c'est moins convainquant)).

Their act created a sensation. Spiritualists hailed it as genuine proof of spirit phenomena, while critics regarded the brothers as mere stage magicians. Interestingly, neither brother ever claimed to be a medium, leaving that up to the audience to decide.

Years after they retired from the business, surviving brother Ira was interviewed and befriended by magician Harry Houdini. Davenport told Houdini that they never intended to become known as mediums but their almost supernatural powers came along during the early heyday of the Spiritualist movement and rather than turn down the money and appearances, they allowed the public to think whatever they wanted to about them. Davenport taught Houdini some of their best escapes and Houdini later used them and found them to be very effective and clever.

In spite of this, many people refused to believe that the brothers could be anything other than spirit mediums. Even newspaper accounts gave them credit for producing miracles.

The Davenport's careers came to an end in 1877 when William died suddenly. In honor of his brother, Ira ordered a magnificent memorial for him on which was carved a representation of their ropes, cabinet and other séance props. William had died in Australia and cemetery officials in Sydney would not allow the monument within the cemetery grounds. It was placed outside instead. Ira himself died in 1911.

"You must, must, must understand the difference between “real” and “tricks”." ;)

Modifié par nestor d
Publié le
J'étais encore moldu il n'y a pas si longtemps et je peux vous assurer qu'il n'y a rien de plus pathétique qu'un magicien qui pense faire croire qu'il a vraiment des pouvoirs.

Peut-être parce que le rôle d'un magicien n'est pas de faire croire qu'il possède des pouvoirs.

Circulez !

Invité Pipilgrim
Publié le

On a eu l'avis des Davenport sur eux mêmes... On pourra lire un autre... "son de cloche" sur l'affaire Davenport ici .

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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