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La profusion de messages rageurs, déprimés (déprimants) ou vindicatifs sur ce forum (les grandes chaleurs, sans doute) m'incitent à vous faire partager ma Grande Théorie sur les Cinq Stades de la Dépression Magique.

Celle-ci est directement basée sur le modèle Kubler-Röss, qui décrit les cinq stades émotionnels par lequel passe une personne qui vient d'apprendre qu'elle souffre d'une maladie incurable. En gros et pour faire très court:

- Déni: "C'est forcément une erreur de diagnostic, je me sens très bien"

- Colère: "Pourquoi moi ! C'est trop injuste!"

- Marchandage: "Je suis prêt à tout pour gagner encore quelques années, je vais dépenser tout ce que j'ai pour trouver un traitement révolutionnaire dont personne n'a entendu parler..."

- Dépression: "Il n'y a aucun espoir. Tout est fini, plus rien ne m'intéresse"

- Acceptation: "Je fais la paix avec moi-même: si je ne peux rien y faire, autant m'y préparer du mieux possible"

Plus d'info ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_K%C3%BCbler-Ross et là: http://en.wikipedia.org/wiki/K%C3%BCbler-Ross_model

Au vu des centaines de messages que j'ai lu ici ou ailleurs, de ma propre expérience personnelle et de celles que me font partager des confrères magiciens, voici l'adaptation de ce modèle à la magie.

Les parallèles sont troublants.

fivestages.jpg

- DENI: Le magicien dans le déni pense que la magie est la "Reine des Arts", qu'elle vit un nouvel Age d'Or.

Il croit que les spectateurs du monde entier, lassés de regarder Batman ou Avatar, d'utiliser leur iPhone ou les réseaux sociaux, pensent que la magie est le summum du divertissement culturel pertinent.

Il pense que les spectateurs sont des "moldus", que faire apparaitre des pétales de fleurs ou des cartes multicolores sur une musique des années 80 constitue le summum de l'émotion, que porter un costume de scène violet, une chemise verte et une cravate jaune est "original", que faire de la stritte magicke en T-shirt mal repassé est le comble de l'irrévérence. Il voit un magicien "cool" là où un psychiatre verrait simplement un sociopathe.

Il pense que changer la simple forme (la coquille) d'un tour vieux de 75 ans suffit pour le "moderniser" et le commercialiser sous forme de PDF ou de DVD, car c'est bien établi, on n'existe pas en magie tant que l'on n'a pas sorti un produit (idéalement plusieurs, pour bien faire passer l'idée que l'on est un creative genius).

Le magicien dans le déni ne remet rien en question, parce qu'il a appris la magie comme ça, avec les cartes Bicycle, les demi-dollars et le tapis en velours noir et rien d'autre, et que si ça marche chez les autres, pourquoi chercher à faire mieux? Il était blond quand David Stone était blond, il buvait du thé quand Guy Hollingworth a sorti son livre, il a acheté son Raccoon quand les vidéos de David Williamson sont arrivées en France. Il était Kurtzien sous Gary Kurtz, Longien sous Chad Long, Blainien sous Blaine, il est maintenant "mentaliste" car il parait que ça permet de coucher plus facilement, et puis tout le monde l'est, c'est donc que ça doit être bien.

Inutile de dire que de nombreux magiciens vivent dans le déni toute leur vie. Pourquoi pas ?

COLERE: Au bout de quelques années de pratique et autant de centaines d'euros dépensés en conférences inutiles (aussi appelées conférences MVD: "Ma Version De") et autres Ultimate Produits Pourris, qui n'auront pas fait de lui le Dieu Vivant qu'il projetait dans son miroir, notre magicien se met en colère.

Il dit, en levant son petit poing rageur : Il y a quelque chose qui cloche dans la "Reine des Arts"! On tourne en rond! Ce sont les mêmes trucs qui sortent sans arrêt! Les mêmes numéros pseudo-modernes à la chaîne! Les mêmes soi-disant génies créatifs qui nous redisent en moins bien ce qu'on lisait dans des livres vieux de cinquante ans ! C'est tout ce que l'on sait faire? Mettre de la musique techno sur un truc qui avait peut-être un semblant de sens au 19ème siècle mais qui n'en a plus aucun aujourd'hui ? N'avons-nous vraiment rien de nouveau à raconter?

Certes.

MARCHANDAGE : Notre magicien, qui s'est donc réveillé, est désormais persuadé qu'il peut faire comprendre à ses pairs tout ce qui ne va pas. Allez les gars, réfléchissez deux secondes quoi ! Il poste des dizaines et des dizaines de messages sur les forums, prend la parole au cours des réunions de groupes. Bref, il tente de propager la bonne parole, de montrer la voie aux âmes égarées, celles qui cherchaient encore la version "ultimate killeuse de Moldus" de Three Fly ou de la carte ambitieuse.

Les interlocuteurs en face de lui l'écoutent poliment, la plupart sont même d'accord avec lui! Une fois le prêche terminé, le magicien est fier de lui, il pense même avoir apporté la même pierre que Dai Vernon à l'édifice de la magie. Oui, c'est sûr, il y aura un avant et un après!

Puis il tend l'oreille, pensant que ses collègues échangeaient encore sur son brillant exposé de la veille, mais il les entend parler du dernier spectacle de Derren Brown et du truc "baisant" qu'il a fait dedans, un vrai "killeur" qu'il doit sans doute être possible d'acheter quelque part, car ce serait le parfait finale de leur spectacle de mentalisme. Quelque mois après, un marchand de trucs sort justement ce truc, ou du moins ce qu'il croit être le truc.

Notre magicien est tétanisé, la réalisation est brutale et glaciale. C'est incurable. En magie, c'est le dernier qui a parlé qui a raison, et comme ce n'est pas souvent Dai Vernon qui parle...

DEPRESSION: C'est généralement à ce stade que notre magicien ne poste plus sur les forums, et demande parfois même au webmaster de détruire son compte car non, ce n'est plus possible !

Le magicien songe sérieusement à mettre la magie entre parenthèses. Oh, pas l'arrêter définitivement, bien sûr. Mais il se rend compte qu'au fond, ce qu'il aime bien dans la magie, c'est l'histoire que l'on raconte, l'univers que l'on installe, le partage d'expérience avec les spectateurs. Notre magicien se rend compte qu'il retrouve ça dans bien d'autres "(Reines des) Arts": le cinéma, le sport, la lecture d'un bon bouquin dont les chapitres ne sont pas forcement "Effet-Matériel-Méthode", ou simplement une bonne soirée entre potes.

Il se rend compte qu'à chaque film qu'il regarde et qu'il aime, en voyant sa copine rire ou pleurer à côté de lui, ou ses potes se passionner et s'engueuler sur l'interprétation de la dernière scène, qu'il n'a pratiquement jamais vu un tour de magie créer les mêmes réactions. Qu'est-ce qu'ils ont que nous n'avons pas? Ou plutôt, que faisons-nous qu'ils ne font pas?

ACCEPTATION : Le magicien est en paix avec lui-même depuis qu'il lit un peu moins les messages des Ténors de Forum ou qu'il n'a pas acheté le dernier tour appelé "Destroy", de Brandon, 14 ans et demi, la nouvelle révélation du Tragic Café.

Il est nettement moins obnubilé par la reconnaissance de ses pairs, sans doute parce qu'il a compris qu'Hitchcock n'a jamais obtenu d'Oscar, qu'Orson Welles a fini sa carrière en faisant de la pub pour du vin de troisième zone et que Van Gogh n'aura vendu qu'un seul tableau de son vivant.

Il réalise que si respect de ses pairs il doit y avoir, ce sera en laissant parler son travail et son travail seul, sans le commenter pour en expliquer son génie, et qu'il ne fera pas longtemps illusion s'il a torché son document en quelques semaines seulement. Voire en quelques mois. Voire en quelques années.

Il est surtout en paix avec lui-même car il a compris que chaque magicien évolue avec sa magie de façon différente, comprend chaque chose à son rythme et sa manière, et que si "révélation" il doit y avoir, ce sera d'abord par une démarche individuelle et personnelle. Que cela ne sert à rien de lui marteler des évidences ou des "feedbacks" véhéments si la personne en face de lui n'est pas (encore) prête à l'écouter.

Du coup, il récupère une vaste partie de son temps de cerveau disponible et se met à se poser les bonnes questions. Il télécharge (un peu) moins, dépense moins d'argent dans les tours de Brandon, 15 ans, la désormais star incontestée du Tragic Café, mais en revanche il s'est inscrit à la médiathèque du coin pour emprunter des DVD de films dont il a vaguement entendu parler.

En fait, il est plutôt d'humeur constructive car il a eu le temps de laisser décanter ses tours et surtout de les passer au tamis de tous les films, livres, expositions photos ou autres qu'il a eu le temps d'explorer.

Il sait qu'un tour de magie mal fait se résume à un casse-tête dont on ne donne jamais la notice. Il cherche donc à déjouer ce piège en donnant du sens à ce qu'il présente. Si j'ai adoré la manière dont tel réalisateur a abordé tel thème avec son film, comment moi puis-je en parler avec ma magie? J'en parlerai de façon nécessairement différente: je pourrai faire des choses que ce réalisateur ne pourra pas, et inversement.

Depuis, notre magicien aime moins les puzzles et davantage la magie. Il accepte mieux ce qu'il est. Et même, de temps en temps, quand sa copine ne regarde pas, il lit d'un oeil amusé mais bienveillant les messages de son forum préféré en se disant: "Allez, plus que quatre stades".

S

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Ouarf pour continuer à vous ‘déprimer’ :

Le modèle Kubler-Röss est appelé plus couramment le ‘cycle du deuil’. Ce sont les étapes par où est censé passer une personne pour faire son deuil… Le deuil d’un être cher mais aussi le deuil d’une idée à laquelle on s’accroche, une croyance ou une illusion...

La vie (d’un magicien comme d’un être lambda) n’étant qu’une série de deuils à faire pour devenir pleinement adulte...

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.      
    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
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