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[Réflexion] Qui est le spectateur de spectacle de Magie ?


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Chris.

Tout à fait d'accord avec Badoun, je n'y vois aucune attaque non plus. Au contraire même, l'expérience de Lomme (événement ponctuel), comme celle du Double Fond (lieu permanent) est très intérressante et instructive sur la composition de leur public respectif.

Ce sont les idées et les avis des autres qui m'intérressent, surtout si ceux-ci sont différents des miens et si en plus l'échange se fait en toute courtoisie, c'est parfait. Continuez.

Amitiés magiques

Kozou

L'illusion de la Vie... la Vie de l'illusion

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Bonjour à tous

je me glisse dans ce débat, que je trouve très pertinent, pour apporter, non pas une réponse à la question, qui est le spectateur..., mais plutôt pour apporter une réflexion.

Une réflexion qui m'est venue en ouvrant le catalogue "Eveil et Jeux"(pour les 1 / 7 ans). Constat: LA MAGIE EST PRESQUE PARTOUT

J'ai le furieux sentiment que petit à petit le public français rattrape le retard qu'il avait pris sur l'étranger (y compris avec les pays limitrophes). Certes copperfield (qui fait 20000 payants à deux heures de paris) n'est pas encore revenu en france, mais les transactions ont échouées de peu.

En outre je note que dans les arts annexes (ou complémentaires) de la magie un effet similaire est décelable.

J'ai le sentiment que le PGCDM, Toute la magie du monde (ex tf1), la déferlante Harry potter et j'en passe, forgent petit à petit une sorte de "culture" dans l'esprit du public.

De Dany larry à l'olympia...jusqu'à Elisabteh Amato, en passant par Le Double Fond, L'antre Magique ou jean Mad, il me semble que nous ne sommes pas si mal que cela.

Au bureau, je viens de découvrir que le fils de la réceptioniste va dans un club de magie. Le World magic park reçoit le prix du concours lépine au salon du jouet. J'arrête, je vais finir par vexer ceux que je suis en train d'oublier.

Il me semble que les cabarets sont en train d'abandonner leur image poussièreuse et retrouvent un public plus large. J'ai le sentiment, que le cirque est de plus en plus apprécié dans les hautes sphères et que certains grands noms sont en train de sortir du lot en collant plus harmonieusement aux attentes du public. (Arlette Gruss, Phoenix)

Le fait que gérard louvin, aux commandes d'une FILIALLE de Tf1 (je parle de glem) se soit lancé à plusieurs reprises dans le genre, me paraît être là encore un signe d'évolution très positive. Ok, ils ont pris une casquette, et ils ne sont pas hyper partants sur l'idée de retenter le coup demain matin. Mais dans 6 mois, pourquoi pas !!!

Petit à petit l'exeption culturelle francaise semble perdre du terrain dans ce domaine, et j'en suis ravis...

Alors au final, je crois que à la fameuse question, ma réponse serait :

il va bientôt y avoir beaucoup de spectateurs (et de tous milieux) pour la magie

Bien cordialement

Publié le

Bonjour,

je me permets à mon tour dans ce débat que je trouve aussi fort intéressant et qui mérite d'être suivi et approfondi en permanence.

Je pense aussi que de plus en plus, en France, le magie revient à la mode et que la nouvelle génération d'Harry Potter est à couver avec précaution car elle sera sans doute celle que nous retrouverons dans les salles dans 5, 10, 20 ans.

Jusqu'à présent, nous sommes en France face à deux problème: d'une part la majorité des magiciens n'ont pas réussit à créer un spectacle suffisament théatralisé pour pouvoir être présenté dans un théâtre avec autant de succès que le récent One Woman Show d'Elisabeth Amato au théâtre des Petits Mathurins; d'autre part, le public français actuel (je ne parle pas de la nouvelle génération Harry Potter mais de leurs parents) n'est pas fan de magie comme le sont nos voisins européens. Cela est dû à la fois, selon moi, à la pauvreté des spectacles magiques proposés (pas tous...mais bcp...) ainsi qu'à la mentalité française et au comportement 'froid' des français qui sont trop souvent trompés par le Marketing grandissant dans le domaine de la culture et rejettent par conséquent en bloc les spectacles qui ne sont pas assez bien markétés... pas aussi bien que ne l'est Nolwenn, par exemple...

Cependant, comme certains l'ont remarqué fort justement, je pense que la mode des spectacles magiques revient peu à peu... mais à condition que les magiciens ne gâchent pas le rêve des gens en présentant des tours inintéressants et de faible qualité...ce qui malheureusement arrive de plus en plus avec des 'pseudo-magiciens' qui se voient ouvrir les portes du monde magique avec trop de facilité (cf la commercialisation grandissante de tours de toutes sortes à des prix de plus en plus faibles ou certaines revues pour 'apprendre en 5 minutes' vendues à bas prix). Pour éviter cela, il faudrait créer une sorte de club au sens large, plus large que l'afap, avec une carte d'adhérent après entretien de motivations et tests qui permettrait d'avoir accès aux milieux magiques importants. Oublions le business à court terme, on ne le rerettera pas sur le long terme, je pense.

Enfin, un tel club international permattrait de réagir avec force et solidarité face à des émissions montrant le magicien masqué... par exemple.

Merci d'avoir lu ces quelques pensées, j'espère que ce débat continuera, au moins dans les têtes...

...Alexander W.

Publié le

Pour en rajouter dans la reflexion, je dirais aussi:

Qui est le spectateur de quel spectacle de magie?

Je m'explique:

Si on prend le cas du cirque, il existe des cirques commerciaux, grands publics comme Pinder ou Zavatta et des cirques moins connus (mais qui n'atirent pourtant pas moins de public) comme Gosh, Romanès, etc...

Dans la chanson cohabitent des noms comme Patrick Bruel et Bénabar...

Au théâtre on trouve des Jean Lefebvre et des Philippe Torreton...

Les seconds cités font un travail moins grand public mais aussi plus exigeant. Ils ne cherchent pas à plaire forcement à tout le monde et préfèrent un public plus restrain du fait de ne pas vouloir brader certaines de leurs envies artistiques.

Gosh, Bénabar, Torretont sont pourtant des artistes qui vivent largement bien de leur art car ils ont trouvé leur public, un public fidèle qui les suit en dehors des modes et qui même si il s'éclate sur la dernière musique ou spectacle à la mode reviendra dans le giron de ces artistes plus stimulants artistiquement.

Est ce que le problème de la magie n'est pas de vouloir toujours chercher "le plus grand dénominateur commun" pour réeunir les profanes et de ne lui offrir alors que des "effets magiques" comme dénominateur?

Surement que le public profane se dit: "ouais, j'ai passé un super moment" mais se demande ce qu'il y a au dela de l'effet. Alors, il ne reviendra pas: il a déja vu.

Comme il ne rachetera pas le second disque de Las Ketchup, trop dans la même veine que le premier: il a déja entendu.

De plus, si le public à un minimum de culture musicale, il a rarement une base de culture magique. Les seules bases de la culture magique du public sont les effets et les costumes et encore...

Le problème vient aussi du fait que dans la plupart des spectacles, on sait au bout de deux tours ou le magicien veut en venir: à en faire un troisième! Et ainsi de suite.

Si il n'y a pas d'autre intêret que la succession de tours, il n'y a guère de sens à retourner voir un autre magicien.

Imaginons un spectateur qui va voir deux spectacles de magie à quelques semaines d'intervalle.

Si le premier magicien vous à fait de 1 à 12 tours dans la soirée sans aucun liens les uns avec les autres lorsque le public va voir un autre magicien, il ne repart pas à 1 dans le spectacle mais à 13. Ca lui fait un sacré passif.

Pour peu que sur les deux spectacles il y est deux tours un peu similaires et ça ne vous donnera probablement pas envie de retourner voir de la magie de si tôt.

Le Double-fond contourne visiblement habilement le problème en offrant non pas "que de la magie" mais aussi "une ambiance" liée à un lieu. Le spectacle et l'endroit ou il se joue vont de pair comme cela se passe dans toute salle de spectacle ayant une programmation cohérente.

Et si les magiciens cherchaient le plus petit dénominateur commun?

Si parfois on ne faisait plus de concessions artistiques pour federer le maximum de public, si on ne cedait pas sur scène à la pratique d'une pauvreté de texte à faire palir les auteurs de ''stach stach" (qui, eux, l'ont fait exprès) surement que l'on découvrirait d'autres publics à qui l'on donnerait l'envie d'une culture magique.

Parcequ'alors le public ne viendrait pas que pour en prendre pleins les yeux mais parcequ'il verrait un artiste se mettre en danger, défendre quelque chose.

Faire apparaitre une carte, ce n'est pas se mettre en danger.

Donner envie de la voir apparaitre , surprendre, faire danser la carte dans ses doigts et dérouter en se plaçant la ou l'on ne nous attend pas, c'est ce mettre en danger.

Et, je ne suis vraiment pas cartomane.

Si en plus il y a du sens dans ce que l'on fait, c'est du pain béni.

Si on sortait du "oui, bon, la femme elle vole" et après? "oui, ben, la cigarette l'a disparue aussi" et après? "Oh tiens, le monsieur il a changé de costume" et après?

Mon spectateur de magie révé serait celui qui ne dirait plus "et après?" mais celui qui ne dirait rien même de longues minutes après être sorti du spectacle. Vous savez, comme quand on va voir un bon film au ciné.

Et après?

Publié le

Comme le disait Kozou dans son premier post, une grande partie de « nos » spectateurs sont des magiciens, ou ont été amenés là par des magiciens. Parallèlement, conséquence logique, les profanes ne représentent qu’une part plus faible.

A mon sens, il y a à cela une explication simple : il y a trop peu de spectacles de magie. Du coup, les aficionados (magicos pros ou amateurs, proches de ces magicos qui ont été initiés, sinon aux secrets des magiciens du moins au plaisir d’assister à ce genre de représentation) se déplacent en masse pour y assister dès que cela leur est possible. Autre conséquence de cette « pauvreté » de spectacles, les authentiques profanes n’y sont pas habitués, et se font une idée déformée d’un art magique auquel ils ne trouvent pas grand intérêt.

Naturellement, quelques exception subsistent (et c’est heureux !). Première exception : David Copperfield, qui déplace toujours les foules.

Je vois à ce succès une explication simple : la communication. Copperfield est un très grand magicien, c’est vrai, doté d’un excellent sens de la mise en scène, mais c’est surtout un artiste extraordinairement médiatique. La preuve ? Demandez à un profane de vous citer des noms de magiciens, et il vous en donnera peut-être quelques-uns (Copperfield, Dany Lary, Gérard Majax… Garcimore ?). Demandez-lui maintenant de vous nommer un tour de ces magiciens… seules les illusions de Copperfield sont connues… (Statue de la Liberté, Muraille de Chine…)

Conclusion : grâce à ses mises en scène et à sa fabuleuse orchestration des médias, DC a su imposer dans l’esprit du public qu’il était un magicien différent, celui « que ça vaut le coup d’aller voir ».

Deuxième exception : Dominique Duvivier et le Double Fond… où je vous conseille de réserver ! Comme il le souligne lui-même, c’est le lieu qui attire la foule : concept original, possibilité de voir un spectacle de magie n’importe quand, sans arrêter une date un mois à l’avance, magie différente (je pense que pour le spectateur lambda, le close-up est une nouveauté (sic) loin des colombes et des femmes coupées en deux dont il se lasse), etc. Pourtant, je crois que l’artiste y est pour beaucoup tout de même : je suis allé deux fois au DF, à deux ans d’intervalle. La première fois, nous étions 6 autour de la table et le spectacle était assuré par des magiciens que je ne connaissais pas (la Volaille, Jean-Pierre Crispon, etc.). La seconde, je suis allé voir Intimiste… et la salle était comble ! C’est un phénomène que je ne m’explique pas, car M. Duvivier ne me paraît pas très connu du grand public (encore que je me souvienne l’avoir vu à la télé quand j’étais petit, dans les émissions pour enfants !)…

Conclusion : Les spectacles de magie sont trop rares pour que le grand public y soit accoutumé. Il ne se déplace que quand il a l’impression qu’il verra quelque chose de nouveau. Il faut donc travailler sur la qualité de nos spectacles et « éduquer » nos spectateurs pour leur montrer que la magie moderne, cela peut être drôle, émouvant, varié… et le leur faire savoir !

Alx

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Je pense qu'il faut savoir ce qu'on veut: déplacer les foules ou rester fidèle à son gout. Des fois j'ai un peu du mal avec l'image kitch des magiciens et je pense que Gael a raison et pour résumer, nous devrions nous pencher sur nous même, savoir qui nous somme et arreter d'imiter Romaric, David Stone ou autres. Par exemple: tout le monde connait et sait faire le piercing de Romaric, mais personne le fait, et on a raison, car ce n'est pas nous. Samedi dernier, j'ai vu "la symphonie du haneton", et j'y ai trouvé plus de magie que dans la plupart des tours que j'ai vu ces derniers temps. (Bébel, je ne parle pas de toi). Je pense qu'une fois que nous nous serons tous demandé qui nous sommes vraiment et que nous serons en phase avec ce que nous produisons comme magie, on verra moins d'enfants en costumes et d'adultes déguisés en cow-boy.

Pour résumer mon avis: faisons de la magie, pas des tours (j'ai du boulot...)

Roland Barthélemy

Publié le

Citation:

Je pense qu'il faut savoir ce qu'on veut: déplacer les foules ou rester fidèle à son gout.

Ah bon ? Et si moi, je veux déplacer les foules tout en restant fidèle à mon goût .... je suis niqué ?

Bah ça va faire plaisir à M. Duvivier et à Coperfield d'apprendre cela !

[ 18 Février 2003, 14:34: Message édité par : Cityzen ]

Si tu doutes, tu rebootes,

Si ça rate, tu formates

Publié le

Tu as mal compris. Je ne dis pas que pour déplacer les foules il faut forcement être de mauvais gout, regarde Amélie Poulain, par exemple... De plus les magiciens que tu cites restent eux mêmes quand ils présentent de la magie. Ce que je dis c'est que la plupart des magiciens préfèrent imiter un style qui ne leur appartient pas, et justement, en général, ça ne déplace pas les foules. Personnelement quand je vois quelqu'un qui joue un autre magicien, je n'arrive pas à regarder le tour.

Maintenant, j'aimerais aussi déplacer les foules, mais pour donner raison à Kozou, la seule fois que j'ai fait de la magie devant une foule, c'était lors du grand cabaret des Ogres de Barback', donc ce n'était pas un spectacle de magie que les gens allaient voir.

[ 18 Février 2003, 14:54: Message édité par : Rolono ]

Roland Barthélemy

Publié le

Bonjour,

Je suis effectivement parfaitement d'accord avec chrisdev. La magie pour magicien devient vraiment fatiguante.

Les Mandrakes parraissaient effectivement bien à côté des attentes du public et leur oppacité fait partie des reproches énoncés par le service marketing de Tf1..

Pour vous appuyer ce propos, j'ajouterai que les 7 d'or et autre Victoires, ont tout justement créé des prix décernés par le ......public (ce qui est quand même la moindre des choses) pour casser leur image d'événements bidonnés, et éviter que le milieux pro ne se venge sur des têtes de turc (profil grandes gueules qui osent parler franc.....)

Pour reprendre l'idée générale, oui , la communication est essentielle, mais j'ai parfois l'impression que beaucoup ne voient le problème que sur le thème : devenir Copperfiel, comment faire !!!

C'est peut être l'esprit cabot, mais il faut se rendre à l'évidence, il n'y pas la place pour 35 copperfield. (cette phrase ne vise personne en particulier, comprenez bien que je n'attaque vraiment personne !!)

Et j'en arrive à l'intervention de ART gael. Oui, oh que oui, il faut que choisir sa cible son spectateur. IL faut CIBLER.

Le meilleur contre- exemple:

Le comédien chargé de faire la promo de " Y a t'il un magicien dans la salle".

Foucault lui dit :

<<Y'a til un magicien , quoi dont est ce ???? >>

Le type répond:

<< Ce n'est pas un spectacle de magie, ce n'est pas une pièce de théatre, ce n'est pas une comédie !!>>

J'ai fait ma première lévitation spontanée sur canapé en entendant la meilleure anti-promo de l'année !!!! En une phrase il venait de décourager les trois catégories de public susceptibles de venir.....

J'ai le sentiment qu'il faut savoir ce que l'on veut faire de sa vie professionnelle, ce sont des choix personnels que personne ne peut critiquer. Il faut des magiciens pour ceux qui veulent voir un lapin sortir du chapeau, et il faut des Otto Wessely pour ceux qui (comme moi) cherchent autre chose...

Cibler c'est facile à dire, mais le plus dure n'est il pas d'avoir le recul nécessaire. Pour cela il faut savoir s'entourer. c'est dire si c'est compliqué.

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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