Christian GIRARD Publié le 10 octobre 2014 Auteur Publié le 10 octobre 2014 Mince, Matthieu Ricard écrit plus vite que je n'arrive à le lire (je fais référence aux 900 pages de son Plaidoyer pour l'altruisme La Force de la bienveillance, que je lis sous les conseils d'un bon ami mais que je n'ai pas encore terminé). Jolie formule : Il ne s’agit pas de s’occuper que des animaux mais aussi des animaux. Merci Shiva. *** Au rayon Jeunesse, sur le thème de l'extinction des espèces, Attention, ils vont disparaître !, de Sylvie Girardet et Claire Merleau-Ponty (le livre date de 1990) : Qui imagine aujourd'hui qu'une espèce animale disparaît chaque quart d'heure ? Qui se doute que certains rouges à lèvres sont faits avec la graisse des baleines ? Qui sait que le grizzli, cet ours brun du Mexique, est l'animal le plus rare au monde ? Pour éviter la disparition des espèces menacées, on a créé des réserves naturelles, on a interdit la chasse du rhinocéros et de l'éléphant. Des mesures comme celles-ci sont-elles suffisantes pour préserver la richesse vivante de notre planète ? J'aime bien cette couverture et ce titre, le tout colle parfaitement au sujet en cours et à ce qu'il se déroule dans un forum traitant de l'illusionnisme, sans oublier la note d'humour de l'image en contraste avec le fond tragique du message... : Citer
Patrick FROMENT Publié le 15 octobre 2014 Publié le 15 octobre 2014 Matthieu Ricard était au Grand Rex hier soir pour une conférence intitulée "Plaidoyer pour l'altruisme - Plaidoyer pour les animaux". J'y étais ! Le Grand Rex était plein à craquer pour cet évènement. Pendant presque deux heures, Matthieu Ricard a évoqué les grands problèmes de l'humanité (en particulier écologiques) et le remède qu'il propose à ces grands problèmes : l'altruisme. La cause animale a été longuement abordée sous plusieurs angles. Matthieu Ricard a été jusqu'à montrer des images de maltraitance animale (élevage intensif, abbatoirs, corrida etc...). Il a indiqué qu'on lui a déconseillé de montrer ces images dans le cadre d'une conférence grand public, il a cependant décidé de le faire. Matthieu Ricard donne ensuite la parole au public : fallait-il ou ne fallait-il pas montrer ces images ? La conférence finit sur les bienfaits de la méditation et les résultats des expériences neuro-scientifiques auxquelles Matthieu Ricard a participé. Bref, une soirée vraiment très intéressante et très riche. Matthieu Ricard a, à la fois, une culture occidentale et orientale, scientifique et spirituelle, analytique et contemplative... Sa vision est nourrie de tous ces points de vue et ça ça donne quelque chose d'assez unique ! Citer
Patrick FROMENT Publié le 15 octobre 2014 Publié le 15 octobre 2014 Est-ce qu'il est sympa ? Non... Il est TRES sympa ! Ça m’a fait drôle… La dernière fois que j’étais allé à une conférence de Matthieu Ricard c’était dans les années 90. Cela se passait dans un petit amphi d’université, nous étions quelques dizaines. Hier nous étions pas loin de 3 000. Évidemment, c’est un peu plus difficile pour discuter avec le conférencier après mais ça fait du bien de sentir que ce genre de message rencontre un tel écho. Citer
Woody (Philippe) Publié le 15 octobre 2014 Publié le 15 octobre 2014 Plus ça va, plus je suis admiratif - et envieux, osons le dire - de ces gens qui ont atteint un certain niveau de sérénité, voire la sérénité. Citer
Invité Publié le 15 octobre 2014 Publié le 15 octobre 2014 Témoignage vrai d’un employé de fourrière. Voici un témoignage d’un employé d’une fourrière qui raconte le sort qui est réservé aux chiens et chats abandonnés ou perdus, qui n’ont pas été identifiés ou réclamés. ” Je crois que notre société a besoin qu’on attire son attention là-dessus. En tant que responsable d’une fourrière, je vais partager quelque chose avec vous… un regard de l’intérieur, si vous me le permettez. Tout d’abord, tous les vendeurs/éleveurs d’animaux devraient travailler au moins UN JOUR dans une fourrière. Peut-être qu’en voyant ces regards tristes, perdus… les yeux troublés, vous changeriez d’avis sur l’élevage et la vente à des personnes que vous ne connaissez même pas. Ce chiot que vous venez de vendre finira probablement dans ma fourrière quand il ne sera plus une jolie boule de poils. Alors… comment vous sentiriez-vous si vous saviez qu’il y a 90% de chances que ce chien ne sorte jamais de la fourrière s’il y arrive seulement ? Qu’il soit de race ou non. 50% des chiens qui entrent dans mon centre, abandonnés ou venant de la rue, sont de race pure… Les excuses les plus fréquentes que j’entends, sont : Nous déménageons et nous ne pouvons pas emmener notre chat/chien” -Vraiment ? Où déménagez vous pour ne pas pouvoir prendre d’animal et pourquoi avoir choisi cet endroit et pas un autre où vous pourriez le garder ? Le chien est devenu plus grand qu’on pensait”. Et quelle taille croyiez-vous qu’un Berger allemand avait ?! Je n’ai pas de temps pour m’en occuper” – C’est vrai ? Je travaille 10 ou 12 heures par jour et j’arrive quand même à trouver du temps pour mes 6 chiens. Il nous abîme toute la cour” – Pourquoi ne le prenez vous pas à l’intérieur avec vous ? On me dit toujours “Pas la peine d’insister pour lui trouver un foyer, nous savons qu’il sera adopté, c’est un bon chien” Ce qui est triste c’est que votre animal ne sera PAS adopté…. et savez-vous combien une fourrière est stressante ? Laissez-moi vous raconter : L’animal a 72 heures pour trouver une nouvelle famille à partir du moment où vous le laissez. Parfois un peu plus si la fourrière n’est pas pleine et arrive à se débrouiller pour le garder en parfaite santé. S’il prend froid, il meurt. Il sera confiné dans une petite cage, entouré des aboiements et des pleurs de 25 autres. Il devra se débrouiller seul pour manger et dormir. Il sera déprimé et pleurera constamment sur la famille qui l’a abandonné. S’il a de la chance, et si j’ai assez de bénévoles, il pourra être sorti de temps en temps. Sinon, il ne recevra aucune attention, sauf une assiette de nourriture glissée sous la porte de la cage et quelques giclées d’eau. Si le chien est grand, noir ou d’une race “bull” (pitbull, mastin …), vous l’avez conduit à la mort du moment où il a passé la porte. Ces chiens ne sont généralement pas adoptés. Peu importe qu’il soit “doux” ou “dressé”… Si le chien n’est pas adopté dans les 72 heures suivant son entrée et que le refuge est plein, il sera sacrifié. Si le refuge n’est pas plein et que le chien est suffisamment gentil et d’une race attractive, il est possible que son exécution soit repoussée, mais pas pour longtemps. La plupart des chiens sont mis en cages de protection et sont sacrifiés s’ils montrent la moindre agressivité. Même le chien le plus calme est capable de changer dans un tel environnement. Si votre chien est contaminé par la toux du chenil (traquéobronchite infectieuse canine) ou toute autre infection respiratoire, il sera sacrifié immédiatement, simplement parce que les fourrières n’ont pas les moyens de payer des traitements à 150 euros. Et voici quelque chose sur l’euthanasie pour ceux qui n’ont jamais été témoins de comment un animal parfaitement sain sera sacrifié : En premier lieu, il sera sorti de sa cage en laisse. Les chiens pensent toujours qu’ils vont se promener, ils sortent heureux, remuant la queue… jusqu’à ce qu’ils arrivent à la “chambre”, là ils freinent tous des 4 pattes. Ils doivent sentir ou capter la mort ou sentir les âmes tristes qui ont été laissées là. C’est bizarre mais ça arrive avec tous sans exception. Le chien ou chat sera tenu par 1 ou 2 techniciens vétérinaires, en fonction de sa taille et de sa nervosité. Ensuite, un spécialiste de l’euthanasie ou un vétérinaire entamera le processus de trouver une veine dans sa patte avant et il lui injectera la dose de “substance rose”. Espérons que l’animal ne prenne pas peur en se sentant immobilisé. J’en ai vu se griffer eux-mêmes et finir couverts de leur propre sang, rendus sourds par les aboiements et les cris. Tous ne “dorment” pas immédiatement. Parfois ils sont pris de spasmes pendant un instant et se souillent. Une fois terminé, le cadavre de votre animal sera empilé comme un bout de bois, dans un grand congélateur, avec tous les autres animaux en attendant qu’on vienne les chercher comme des déchets. Qu’arrive-t-il ensuite ? Il sera incinéré ? Ils le conduisent à la décharge ? Ils le transforment en nourriture pour animaux? Vous ne le saurez jamais et vous ne vous poserez probablement jamais la question. Ce n’était qu’un animal et vous pouvez toujours en acheter un autre, non ? J’espère que si vous avez lu jusqu’ici, vous avez eu les yeux troublés et que vous ne pouvez pas vous sortir de la tête les images qui occupent mon esprit tous les jours quand je rentre chez moi après le travail. Je déteste mon travail, je déteste qu’il existe et je déteste savoir qu’il existera toujours à moins que vous changiez et vous rendiez compte des vies que vous gâchez, bien plus nombreuses que juste celle que vous laissez à la fourrière. Entre 9 et 11 millions d’animaux meurent quotidiennement dans les fourrières et vous êtes les seuls à pouvoir arrêter cela. Je fais tout mon possible pour sauver les vies que je peux mais les refuges (fourrières) sont toujours pleins et chaque jour il y a plus d’animaux qui entrent que ceux qui sortent. Je veux juste insister sur ce point : NE FAITES PAS D’ELEVAGE OU N’ACHETEZ PAS D’ANIMAUX TANT QU’IL Y EN A QUI MEURENT DANS LES FOURRIERES. Détestez-moi si vous voulez. La vérité est douloureuse et la réalité est ce qu’elle est. J’espère juste qu’avec ce texte au moins une personne aura changé d’avis sur l’élevage et l’abandon de son animal dans une fourrière ou sur l’achat d’un chien. Espérons qu’un jour quelqu’un vienne à mon travail et me dise “j’ai lu cela et je veux adopter”. Ca vaudrait la peine. Si vous voulez que la situation change, renvoyez ce texte à tous vos contacts. Jazz M. Onster. “ Citer
Christophe (Kristo) Publié le 15 octobre 2014 Publié le 15 octobre 2014 Superbe témoignage, et poignant. C'est curieux qu'apparemment tant de gens qui adoptent un animal (donc : des gens censés aimer les animaux) les abandonnent ensuite. Probablement pensaient-ils avant tout à eux en les adoptant. Citer
Christian GIRARD Publié le 28 octobre 2014 Auteur Publié le 28 octobre 2014 Quelques extraits tirés d'un autre sujet de VM (Source : _Calme_inqui%C3%A9t#Post470246]CLIC) : Le petit chimpanzé HAM qui a été le premier animal à être envoyé dans l'espace en 1961, allait aussi à une rapidité incroyable dans ses tests. Presque : Ham a été le premier chimpanzé dans l'espace mais la chienne Laïka est "le premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Elle a été lancée par l'URSS à bord de l'engin spatial Spoutnik 2 le 3 novembre 1957." http://fr.wikipedia.org/wiki/La%C3%AFka OK Christian j'avais oublié... Ham est le premier animal à revenir vivant de l'espace. La petite Laïka n'est jamais revenue. Oui Melvin. Et on pourrait continuer à affiner : 1/ Il faut se mettre d'accord sur une définition de "l’espace" (où il "commence"), par exemple en s'inspirant de ceci : Pour réaliser un vol suborbital, l'engin spatial doit être lancé à une vitesse suffisante pour atteindre l'altitude de 100 kilomètres, représentant la ligne de Kármán, définissant la frontière entre la Terre et l'espace. Cette vitesse est inférieure à la vitesse de satellisation minimale qui est la vitesse minimale qu'il faut communiquer à un corps au départ d'un astre pour le satelliser au plus près de ce dernier sur une orbite circulaire. En effet : L'URSS et les États-Unis avaient précédemment envoyé des animaux en vols suborbitaux, notamment sur des missiles soviétiques R-1 en 1951 et 1952. Trois chiens ont été formés pour le vol de Spoutnik 2 : Albina, Mouchka et Laïka. Ce fut le scientifique russe Oleg Gazenko qui sélectionna et entraîna Laïka. Albina vola deux fois sur une fusée-sonde lors de tests en haute-altitude, et Mouchka fut utilisée pour tester l'instrumentation et l'équipement autonome de survie. 2/ Pour Laïka ou Ham, le terme "animal" ou "être vivant" est finalement mal choisi même dans Wikipédia, "mammifère" serait plus approprié. De plus, comme je l'ai déjà écrit pour l'homme, ces mammifères sont des écosystèmes en eux-mêmes ce qui signifie notamment que le microbiote intestinal doit être pris en compte lorsque l'on utilise les mots "êtres vivants". Du coup, que ce soit pour Laïka comme pour Ham, ce sont des milliards d'êtres vivants qui ont été les sujets (involontaires) de ces premiers vols destinés à expérimenter la résistance du vivant dans l'espace. *** J'ajoute ces images : Source des images et forum, sujet Les Animaux spatiaux : http://www.forum-conquete-spatiale.fr/t10336-les-animaux-spatiaux Citer
Christophe (Kristo) Publié le 28 octobre 2014 Publié le 28 octobre 2014 Pauvre singe... Etrangement, ça me rappelle un autre animal... qui lui se porte bien... il faut dire qu'il n'a pas atteint des sommets... mais il était pour la paix entre les poissons et les hommes : [video:dailymotion] Mais Ham et Laïka avaient des précurseurs, dans l'aéronautique : Citer
Christian GIRARD Publié le 2 novembre 2014 Auteur Publié le 2 novembre 2014 Dépasser Darwin par le professeur Didier Raoult Cela faisait des mois que je voulais évoquer ce livre, j’en ai parlé à quelques participants de ce forum mais je rends aujourd’hui l’information publique. Didier Raoult nous enseigne le rôle majeur des êtres vivants microscopiques dans l’évolution des espèces et tente de « redresser » grâce à l’apport de la génétique certaines visions « pour partie faussées » de l’évolution. « Vous croyez peut-être que l’homme descend du singe, que tous les êtres vivants ont un unique ancêtre commun et que le crocodile est une espèce archaïque tout droit sortie de la préhistoire. Erreur. […] Les interactions entre les êtres vivants sont bien plus nombreuses et bien différentes de ce que nous pouvions imaginer […] ». Tout ce qui a de l’ADN est capable d’échange ! Au niveau de l’échange des gènes, « le monde est une espèce d’immense orgie collective ». Les micro-organismes peuvent modifier le génome des êtres visibles. « Nous sommes des écosystèmes à part entière. » L’un des livres les plus bouleversants (au plan du regard porté sur l’évolution) que j’aie lus depuis longtemps. Il changera votre vision de l’Homme ! S’il ne vous restait qu’un livre à lire, je vous conseillerais celui-là . Christian Girard Un article du Point "L'imagination de la nature est colossale. Nous l'avons largement sous-estimée et nous sommes en train de nous en apercevoir. " : http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/et-si-darwin-s-etait-trompe-12-12-2011-1406407_326.php Vous n'avez pas encore lu l'ouvrage ?, c'est bien dommage. Voici une vidéo d'une conférence de Didier Raoult à la Citée des sciences , c'est passionnant. L'homme comme mosaïque et comme écosystème : http://www.cite-sciences.fr/fr/conferences-du-college/mediaconf/c/1248136534823/-/p/1239022827697/seance/1248136063746 Un groupe de scientifiques de l'Université du Nebraska aux Etats-Unis a fait la découverte inattendue d'un virus particulièrement intrigant. Ce micro-organisme serait présent dans l'eau et pourrait modifier notre façon de... penser. Afin de poursuivre leurs recherches, les scientifiques ont injecté le micro-organisme dans le corps de souris. Ils ont noté que les animaux infectés prenaient 10% de temps en plus que les souris non infectées pour trouver leur chemin dans un labyrinthe. De plus elles ont consacré 20% de temps en moins dans l'exploration de nouveaux endroits du labyrinthe. Cette étude sur les souris a montré que plus de mille changements génétiques se sont produits dans certaines parties de leur cerveaux, notamment celles en charge de la mémoire et de l'apprentissage. Les chercheurs ont certes conclu qu'il impactait sur notre organisme, mais n'ont pas forcément pris en compte que cela pourrait se produire lorsque l'ATCV-1 rentre en contact avec d'autres micro-organismes. "De plus en plus d'études montrent à quel point les micro-organismes ont une influence bien supérieur à n'importe quelle autre chose", affirme James Van Etten, l'auteur du papier paru dans Proceedings of the National Academy of Sciences. Certaines études montrent l'impact des ces microbes sur notre manière de gérer le stress et l'anxiété, mais également sur notre façon de sociabiliser. De toute évidence, le monde de la Recherche connaît un intérêt croissant pour les micro-organismes. Lire l'article complet ici : http://www.huffingtonpost.fr/2014/10/31/science-un-mysterieux-virus-capable-de-changer-notre-maniere-de-penser_n_6081196.html?xtor=AL-32280680 Citer
Recommended Posts
Rejoins la conversation !
Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.