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Il y a 5 heures, hannibal a dit :

Etonnant !

Pi est justement disponible en mode grand public en version non truquée dans le but de permettre au curieux tenace de constater que l'ouvrage est normal !

Pourquoi alors le camoufler ?

La version truquée serait elle trop visible ou trop répandue ?

Je me suis posé la même question.... Mais je doute que soit le cas, étant donné le travail à fournir pour correctement présenter l'effet quelque soit l'edition choisie

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Publié le (modifié)

Quand je dis visible je parle du fait qu'on la trouve facilement en faisant une recherche sur internet. Je ne parlais pas de son caractère examinable ce qui est un tout autre débat...

Modifié par Invité
Publié le (modifié)
Le 27/06/2018 à 15:52, Corentin (Lcoco) a dit :

Tandis que si la couverture est camouflee, le curieux pourra se dire : « tiens mais ce n’est pas le livre du tour qu’on voit sur internet, donc ce n’est pas un livre truqué »

A mon avis, à partir du moment ou un spectateur a connaissance ou soupçonne une version truquée de Pi, n'importe-quel livre contenant Pi peut en être une et changer la couverture n'y changera rien.

Modifié par François (Kraod)
  • J'aime 1
Publié le (modifié)
Il y a 1 heure, François (Kraod) a dit :

A mon avis, à partir du moment ou un spectateur a connaissance ou soupçonne une version truquée de Pi, n'importe-quel livre contenant Pi peut en être une et changer la couverture n'y changera rien.

C'est assez juste.

De toutes façons, en plus de changer la couverture, la pagination a été revue et améliorée concernant notamment la numérotation des pages. C'est observable dans un  passage récent de F. Olicard avec Sophie Davant que l'on peut voir sur la chaîne Vimeo de Vincent Hédan. D'ailleurs, l'astuce du marque-page fonctionne ici  moyennement. Ça me motive pour finaliser d'imprimer ma version qui n'a pas cette limitation 😀.

 

Modifié par Fredzik
Publié le

Bon je sais c'est peut-être une réflexion de magicien, et il y a la gestion de son public, et tout et tout....

Je précise aussi, que bien que n'ayant pas encore eu l'effet entre les mains, j'en suis fan. Aussi bien dans l'idée, que dans la méthode ou la présentation.

Mais je me pose tout de même une question.

Présenter cet effet "uniquement" sur scène n'est-il finalement pas préférable?

A l'heure actuelle, tout le monde possède un smartphone et une connexion internet. Donc si vous présentez cet effet en soirée, combien de temps avant qu'une personne recherche sur Internet par exemple "nombre pi", et tombe très rapidement sur le troisième lien de cette liste (pour ne citer que cette recherche):

Liste de quelques milliers de décimales du nombre PI

http://mapage.noos.fr/echolalie/l127.htm

Alors oui, si on a le livre en permanence avec soi, à priori aucunes raisons qu'un spectateur se fatigue à aller chercher ailleurs.

Mais, encore une fois, peut-être est-ce une mauvaise réflexion de ma part, mais n'y a t'il pas un risque ici, avec le fait d'utiliser une information vérifiable facilement par n'importe qui en quelques secondes?

Publié le

Plus que de tomber sur la vraie liste des décimales pour la comparer au livre, il me semble que le "risque" est plus que les gens fassent une recherche sur le titre "10000 premières décimales de pi" une fois rentrés chez eux.

Au départ Vincent avait bien verrouillé le truc, puisque le livre existe avec les vraies décimales. Mais depuis qu'on en parle et qu'il est commercialisé, en faisant cette recherche on tombe effectivement sur le livre avec les vraies décimales mais aussi sur des liens commerciaux proposant le travail de Vincent et en quatrième position, sur ce fil même du forum...:/

VM est trop bien référencé... ;)

  • Haha 1
Publié le (modifié)

En même temps, "_____"  est le titre commercialisé sur amzon et celui sur la couverture... Il faudrait surtout ne pas l'utiliser sur les forums. Il faudrait le remplacer par Pi de Vincent Hedan, tout simplement. Y compris chez les marchands.

Modifié par François (Kraod)
  • J'aime 3
Publié le
Le 29/06/2018 à 12:39, SébastienO a dit :

n'y a t'il pas un risque ici, avec le fait d'utiliser une information vérifiable facilement par n'importe qui en quelques secondes?

J'avais déjà adressé cette question plusieurs fois, mais revoici des éléments de réponse ;)

Pendant que je fais l'effet, si je vois un spectateur sortir son téléphone pour "vérifier les décimales de Pi", je ne crains pas grand chose.


1) S'il trouve les premières décimales de Pi sur internet et les compare à la première page du livre, aucun souci, ce sont les bonnes :)


2) J'ai largement le temps de l'arrêter avant qu'il commence à vérifier la suite sur la deuxième page.

 

3) Les listes de décimales de Pi trouvables sur Internet ne permettent pas de "debunker" la première phase de la routine. Dans la première phase, un spectateur donne un numéro de page et vous donnez les premiers chiffres de cette page. La pagination du livre est propre au livre, donc Internet ne permet pas de vérifier que tels chiffres devraient se trouver à telles pages. La première phase de la routine est donc "sécurisée".

4) Les listes de décimales de Pi trouvables sur Internet ne permettent pas de "debunker" la deuxième phase de la routine. Dans la deuxième phase, un spectateur choisit un bloc de 5 chiffres n'importe où dans le livre et vous le dit ; vous prétendez ensuite vous souvenir de la position de ce bloc de 5 chiffres dans le livre et vous récitez Pi à partir de là. Pour "debunker" cet effet avec Internet en direct, il faudrait qu'un autre spectateur trouve les 10 000 premières décimales de Pi sur Internet, puis trouve le bloc de 5 chiffres dans cette liste, afin de confirmer que ce bloc existe ET que les chiffres que vous récitez à la suite de ce bloc sont les bons. A moins d'avoir un génie ultra rapide en face de vous, c'est impossible. La deuxième phase de la routine est donc "sécurisée".

5) Les listes de décimales de Pi trouvables sur Internet ne permettent pas de "debunker" la troisième phase de la routine. Dans la troisième phase, le spectateur annonce sa date de naissance et vous dites où cette séquence se trouve dans le livre. Pour "debunker" cet effet avec Internet en direct, il faudrait qu'un autre spectateur trouve les 10 000 premières décimales de Pi sur Internet, puis trouve le bloc correspondant à la date de naissance dans cette liste, afin de confirmer que ce bloc existe et, même là, la pagination du livre est propre au livre donc il ne peut pas vérifier que tel bloc devrait se trouver à tel page/ligne/etc. La troisième phase de la routine est donc "sécurisée".

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Publié le (modifié)

Merci @Vincent HEDAN pour tous ces détails.

Je vais chipoter encore un peu (après j'arrête promis :)).

 

Dans la deuxième phase et la troisième phase, l'élément qui semble vraiment important du coup, c'est le fait que tu commences les deux phases par localiser la position des deux blocs au sein du livre, ce qui, de plus, en justifie son utilisation.

Mais une fois que tu as montré que tu étais capable de réciter le nombre PI à partir de n'importe quel bloc de 5 chiffres, et de n'importe quelle date de naissance, une personne pourrait être tentée de recommencer l'expérience en prenant la "vraie séquence", et en te demandant d'énumérer sans tenir compte du livre.

 

C'est pour ça que je faisais la différence entre prestations/spectacles et présentations impromptues.

En prestation, tu peux plus facilement conduire l'effet car il y a un timing, un cadre de spectacle en quelques sorte.

Si tu es dans une soirée entre amis et que tu fais l'effet, bien qu'ayant le livre comme support, quelqu'un pourrait te demander de refaire l'expérience en utilisant la liste qui n'est pas dans le livre.

Car pour un "spectateur", livre ou pas livre, il s'agit du même nombre PI, quelque soit le support.

 

Modifié par SébastienO

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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