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Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

Allons Christian... Typiquement le genre de phrase qu'il faut une peu étayer d'arguments ou d'éléments explicatifs  pour en préciser le sens profond. Quand on n'est rien on est tout ? 🤣

Je le sentais venir, et tu as le droit de me titiller. Néanmoins tu sais très bien que dire que si tout peut être le centre de l'univers (car il s'agit d'un choix consistant à fixer un repère de référence) cela implique logiquement qu'il n'y a pas de centre absolu. Tout point pouvant être le centre il n'y a donc pas de centre unique et absolu qu'on puisse déterminer comme tel. Cela n'a aucune sorte d'équivalence avec le fait que quand on n'est rien on est tout. N'être rien c'est ne pas être ne serait-ce qu'un point dans le Tout. Et par ailleurs même un élément du Tout ne saurait constituer le Tout, alors rien !... L'univers pourrait certes à la limite se penser un peu comme la somme de tous ses centres (et encore, il s'agit d'objets mathématiques), mais le Tout ne saurait se penser comme une somme de ses « riens » (qui ne sont même pas "ses" riens). Bref, quand on n'est rien, on n'est rien, et je doute même qu'on « soit » tout court...

Bref il n'y a pas de relation d'équivalence entre les deux propositions que tu as relevées. 

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Publié le
Il y a 16 heures, Christian GIRARD a dit :

On a débattu bien plus avant dans ce sujet cette idée que tout point de l'Univers peut être considéré à juste titre comme le centre de celui-ci. Ce qui nous a poussé à envisager que tout individu pouvant de fait en être le centre, la conscience de chacun (pour autant qu'elle puisse se localiser) est également le centre de l'Univers.

Je viens de relire les premiers messages relatifs à cette question, et j'avoue que je ne suis pas convaincu (il est possible que les arguments que je vais développer aient déjà été avancés, voire contredits, je m'en excuse auprès des lecteurs de ce sujet plus attentifs que moi 😉)

D'abord, la question de savoir où a eu lieu le Big Bang est intéressante, mais il ne faut pas la confondre avec la question de la position du centre de l'Univers, et encore moins de celle du centre de l'Univers observable, qui sont à mon avis trois interrogations distinctes, comme je m'apprête à le démontrer avec brio (et humilité 😁).

1. Où le Big Bang a-t-il eu lieu ?

Selon la théorie du Big Bang, l'univers entier était condensé dans un point minuscule. Savoir où se trouvait ce point n'a pas vraiment de sens, puisque ce point contenait l'Univers : en dehors de lui, il n'y avait que le néant. Il n'avait donc pas de position (du moins pas dans notre référentiel...).

C'est une autre manière de formuler la fiction heuristique de Science & Vie citée par Patrick en 2014 : point d'origine du Big Bang est partout.

 2. Où est le centre de l'Univers observable ?

Comme cela a été évoqué en 2014, le centre de l'Univers observable est par définition là où se trouve l'observateur : l'Univers est tellement vaste qu'il lui est impossible, même avec des instruments, d'en voir le "bout". On peut faire une analogie avec un observateur au sommet d'une montagne qui regarderait les limites de la Terre : la partie observable de la Terre est limitée tout autour de lui par l'horizon, il se trouve donc au centre de la partie observable par lui. Mais un observateur juché sur une autre montagne verrait une partie complètement différente. L'univers observable est donc nécessairement centré sur l'observateur.

3. Où est le "vrai" centre de l'Univers ?

Tout dépend de ce qu'on entend par là : Si on considère l'Univers comme une sphère en extension, son centre géométrique devrait se trouver au centre de la sphère. Malheureusement, comme on vient de le voir, il ne nous est pas possible de connaître les limites de la sphère. Il est même généralement admis que l'Univers est infini, et dans ce cas non seulement il est impossible de déterminer son centre, mais la notion même de centre n'aurait pas de sens : une chose infinie n'a pas de centre, de même qu'elle n'a pas de bords.

On peut aussi considérer que le centre de l'Univers est le point autour duquel tournent l'ensemble des corps célestes : de même que le soleil est au centre du système solaire, ou Sagitarrius A au centre de la Voie Lactée. Dans ce cas, j'imagine qu'il doit être possible d'extrapoler la position du "centre de gravité" de l'Univers en observant le déplacement des centres galactiques... (mais ça dépasse à la fois mes connaissances astronomiques et mes compétences géométriques 😅)

 

  • Merci 3

L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)
Il y a 4 heures, Alx a dit :

Selon la théorie du Big Bang, l'univers entier était condensé dans un point minuscule. Savoir où se trouvait ce point n'a pas vraiment de sens, puisque ce point contenait l'Univers : en dehors de lui, il n'y avait que le néant. Il n'avait donc pas de position (du moins pas dans notre référentiel...).

Pas vraiment 🙂 : l'idée qu'il puisse y avoir un "en dehors" de l'Univers (même densifié en « une coquille de noix ») n'a pas de sens, et l'on ne peut pas non plus suggérer que l'Univers tel qu'il se présentait alors aurait été entouré par du néant. Le néant ne peut se réduire (si je puis dire, car réduire du néant c'est assez balaise 🤪 !) à une sorte de vide enveloppant. Le néant est un concept bien humain me semble-t-il, et aucune théorie actuelle à ma connaissance ne suggère que notre Univers serait sorti d'une sorte de néant, et encore moins qu'il aurait pu être entouré de néant. Il y a quelque chose plutôt que rien :  ceci semble transcender toutes notions spatiales ou temporelles.

Il y a 4 heures, Alx a dit :

Comme cela a été évoqué en 2014, le centre de l'Univers observable est par définition là où se trouve l'observateur : l'Univers est tellement vaste qu'il lui est impossible, même avec des instruments, d'en voir le "bout". On peut faire une analogie avec un observateur au sommet d'une montagne qui regarderait les limites de la Terre : la partie observable de la Terre est limitée tout autour de lui par l'horizon, il se trouve donc au centre de la partie observable par lui. Mais un observateur juché sur une autre montagne verrait une partie complètement différente. L'univers observable est donc nécessairement centré sur l'observateur.

Certes mais c'est surtout l'observation de l'expansion de l'Univers qui donne cette impression d'en être le centre. C'est comme si l'on était au centre d'une sorte de déflagration originale et que toutes les galaxies observables fuyaient au loin. Néanmoins, cette impression de fuite généralisée reste valide en tout point d'observation. Le plus difficile est de comprendre que la fuite est une sorte d'illusion (encore !) due au fait que c'est l'espace lui-même qui est en expansion. Les galaxies lointaines ne fuient pas à proprement parler, elle se trouve dans un espace qui comme la rate "se dilate" (si je puis dire). 

L'idée dont on a débattu avec Patrick dans ce sujet n'est pas de questionner cette notion bien établie que tout point de l'Univers en est potentiellement le centre mais que, du coup, la conscience (où le cerveau, si l'on admet que c'est bien là qu'elle se "situe" ou qu'elle trouve ses racines) est le centre de l'Univers ; c'était une pirouette amusante. Ça marche aussi avec la verrue de Mao 😉 mais cette excroissance de peau en tant que potentiel centre de l'univers cadre un peu moins avec le sujet. 

 

Il y a 4 heures, Alx a dit :

le centre de l'Univers observable est par définition là où se trouve l'observateur

En fait il est partout, donc nulle part. 😉 C'est comme trouver le centre de la surface d'une sphère ou d'une bouteille de Klein. 

 

Il y a 4 heures, Alx a dit :

Tout dépend de ce qu'on entend par là : Si on considère l'Univers comme une sphère en extension, son centre géométrique devrait se trouver au centre de la sphère.

Pas extension mais expansion, c'est très différent. Et dans une expansion, tout point s'éloigne de tous les autres et pas que du centre. 

 

Il y a 4 heures, Alx a dit :

il est impossible de déterminer son centre, mais la notion même de centre n'aurait pas de sens

Voilà. Mais la notion de centre reste valide quoique inhabituelle si tout peut être le centre. C'est l'idée de "centre unique" qui n'est pas valide. 

 

Il y a 4 heures, Alx a dit :

de même que le soleil est au centre du système solaire

Pas vraiment non plus. De quel centre parle-t-on ? Centre géométrique, centre de gravité ou (pour Patrick 😉) centre de l'attention ? Etc.  :

Citation

Contrairement à ce que l'on pense, le centre de gravité du Système solaire n'est pas situé exactement au milieu du Soleil, en raison de l'attraction gravitationnelle des planètes, mais un peu à l'extérieur de la surface. Des chercheurs ont aujourd'hui réussi à calculer ce point à 100 mètres près. [...]

le centre de gravité (ou barycentre) du Système solaire se situe donc quelque part près de sa surface

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-on-trouve-vrai-centre-systeme-solaire-81782/

Fixer le centre du Système solaire au centre du Soleil n'est qu'une convention, un choix. 

De plus les limites du Système sont discutables.

J'ajoute que (par exemple) les forces gravitationnelles du Soleil ne s'arrêtent pas aux limites du Système solaire. (Bon, je précise que la notion de "force" quand il s'agit de la gravitation est un peu inexacte, il s'agit plutôt d'une interaction fondamentale à considérer comme, je cite Wiki, « une manifestation de la courbure de l'espace-temps sous l'effet de l'énergie de la matière qui s'y trouve ».)

 

Il y a 4 heures, Alx a dit :

j'imagine qu'il doit être possible d'extrapoler la position du "centre de gravité" de l'Univers en observant le déplacement des centres galactiques...

Le problème c'est que le seul Univers qu'on "connaît" est celui que l'on nomme l'Univers observable. On ne sait pas si ce qui se situe au-delà est homogène avec le nôtre ou très différent. Quant à la notion d'infini, d'un au-delà qui s'étend indéfiniment, j'ai bien peur que cela ne dépasse nos capacités humaines. Du coup n'oublie pas que ce que tu as présenté comme un univers "condensé dans un point minuscule" ne se réfère qu'à l'Univers observable, ce qui fait très peu au regard d'un Univers infini. 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

l'idée qu'il puisse y avoir un "en dehors" de l'Univers (même densifié en « une coquille de noix ») n'a pas de sens, et l'on ne peut pas non plus suggérer que l'Univers tel qu'il se présentait alors aurait été entouré par du néant. Le néant ne peut se réduire (si je puis dire, car réduire du néant c'est assez balaise 🤪 !) à une sorte de vide enveloppant. Le néant est un concept bien humain me semble-t-il, et aucune théorie actuelle à ma connaissance ne suggère que notre Univers serait sorti d'une sorte de néant, et encore moins qu'il aurait pu être entouré de néant.

Tu joues sur les mots, cher ami tétracapillosectomiste !

Si je veux bien admettre que la formule est peut-être maladroite, je ne dis pas autre chose que toi : peu importe qu'il y ait eu quelque chose autour de la coquille de noix, même du "rien", ce qui compte, c'est que tout ce qui existe se trouvait dans la coquille de noix en question, et qu'il est par conséquent absurde de déterminer l'emplacement de la coquille de noix à l'instant zéro.

C'est précisément parce qu'il ne peut y avoir un en dehors que la localisation n'a pas de sens.

il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

c'est surtout l'observation de l'expansion de l'Univers qui donne cette impression d'en être le centre. C'est comme si l'on était au centre d'une sorte de déflagration originale et que toutes les galaxies observables fuyaient au loin. Néanmoins, cette impression de fuite généralisée reste valide en tout point d'observation

Oui, mais comme tu l'as expliqué toi-même, prouvant au passage que tu aimais autant couper l'herbe sous mon pied que les cheveux en quatre, le fait de voir s'éloigner tous les corps célestes donne l'illusion qu'ils sont partis de notre position. Mais en réalité, ils s'éloignent tous les uns des autres : c'est le principe de l'expansion, terme dont je reconnais qu'il est plus approprié que celui d'extension. Observé d'un point de vue différent, ce phénomène pourrait amener à la conclusion que le centre est partout, ou plutôt que chaque point de l'Univers en est le centre, mais je crois que cette analyse est un peu simpliste, puisqu'elle s'appuie sur un prédicat erroné : l'illusion que si tout s'éloigne de nous, c'est que nous nous trouvons à l'origine de la "fuite".

Il me semble plutôt que, tout ce qu'on peut en déduire, c'est que le centre de l'univers observé se trouve au même endroit que l'observateur, donc potentiellement n'importe où (voire partout).

Pour le "vrai" centre de l'Univers, la question reste posée.

D'un point de vue géométrique, je maintiens qu'une forme infinie (et a fortiori un volume infini) n'a pas de centre : si l'univers est infini, il n'a pas de limite. Or, par définition, le centre est un point qui se trouve à égale distance de tous les points du périmètre. Si l'Univers n'a pas de bords, il ne peut donc pas avoir de centre.

Si on parle du centre de gravité, je pense qu'on pourra un jour (si ce n'est pas déjà fait) le déterminer en s'appuyant sur le déplacement des galaxies les unes par rapport aux autres.

il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

Fixer le centre du Système solaire au centre du Soleil n'est qu'une convention, un choix. 

Je pense plutôt que c'était une approximation (vraisemblablement basée sur une intuition), qui a été remise en question (merci pour cette info, je l'ignorais). Je souligne qu'en fait de remise en question, il s'agit plutôt d'un affinement : le centre de gravité ne se situe pas exactement là où on le croyait, mais à 750 000 km de là (une paille, à cette échelle). Voilà d'ailleurs qui apporte de l'eau à mon moulin, et à mon exposé d'hier sur la science qui progresse pas à pas , génération après génération.

il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

De plus les limites du Système sont discutables.

J'ajoute que (par exemple) les forces de gravité du Soleil ne s'arrêtent pas aux limites du Système solaire. 

C'est vrai, mais ça ne change rien au problème.

La pharmacie est exactement au centre de mon village. Pourtant, il y a des clients qui viennent du village voisin pour y acheter des médicaments. Elle a donc une influence sur les systèmes voisins, mais ça ne change rien au fait qu'elle est au centre du référentiel "mon village".

Je t'accorde que le Système solaire est défini comme l'ensemble des corps qui gravitent autour du Soleil et que, par conséquent, tout corps céleste qui subit l'attraction solaire pourrait être considéré comme appartenant à ce système. Mais ce serait un peu tiré par les cheveux, pour des objets qui ne gravitent pas autour du Soleil mais dont l'orbite est seulement légèrement modifiée par lui.

il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

Le problème c'est que le seul Univers qu'on "connaît" est celui que l'on nomme l'Univers observable. On ne sait pas si ce qui se situe au-delà est homogène avec le nôtre ou très différent

C'est vrai. Mais si j'ai appris quelque chose dans cette discussion (en dehors du fait qu'on n'arrivera pas à vous mettre d'accord 😉), c'est que le Rasoir d'Ockham nous impose de considérer la solution la plus simple. Donc, jusqu'à ce que nous disposions de données plus complètes, je ne vois aucune raison de croire que ce qui n'est pas à portée d'observation soit différent de ce qui est connu...

il y a une heure, Christian GIRARD a dit :

L'idée qu'on a débattu dans le sujet avec Patrick [est] que, du coup, la conscience (où le cerveau, si l'on admet que c'est bien là qu'elle se "situe" ou qu'elle trouve ses racines) est le centre de l'Univers ; c'était une pirouette amusante.

Certes, le concept est amusant (vous pourriez vous consacrer à des sujets sérieux de temps en temps, bande de plaisantins ! 😉), et je peux admettre que mon cerveau (ou les vôtres, hein !) soit au centre de l'Univers. Mais quid de ma conscience ? Etant par définition un concept immatériel, peut-on imaginer qu'elle ait une position, elle aussi ?

Pire : compte tenu des envolées lyriques de Patrick au cours des 200 pages qui précèdent, qui prétendent que la Conscience est partout, ou qu'elle est l'Univers, peut-on admettre que la Conscience coïncide avec tous les centres de l'Univers ? Ou que tout l'Univers, qui est infini, se trouve en son propre centre ?

Je vous laisse, je vais acheter du Nurofen au centre du village...

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L'important, c'est que ça valide !

Publié le
Le 15/02/2021 à 16:49, Christian GIRARD a dit :

Et c'est d'autant plus balaise que Copernic est mort en 1543 et Galilée est né en 1564. 

 

Le 15/02/2021 à 17:40, Christian GIRARD a dit :

Oui, il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. 

Hum ? Je ne vois pas le problème si, d'une part on applique le principe du  chat de Schrödinger et d'autre part que le temps n'existe pas...  Christian, il va falloir que tu sois cohérent au fait que tout est possible   LOL    Moi, pour ma part, j'ai toujours considéré que je suis né ...demain. Bon, c'est juste pour vous faire coucou à tous, vous dire que suis chacune  de vos interventions, qui me ravissent.

  • J'aime 2
Publié le
Il y a 22 heures, Patrick FROMENT a dit :

Allons Christian... Typiquement le genre de phrase qu'il faut une peu étayer d'arguments ou d'éléments explicatifs  pour en préciser le sens profond. Quand on n'est rien on est tout ?

Celle-ci je ne pouvais vraiment pas la laisser passer LOL

Couplet 1 : Paroles: Eugène Pottier (1871) –Musique: Pierre Degeyter (1888)

Debout ! les damnés de la terre !

Debout ! les forçats de la faim !

La raison tonne en son cratère,

C’est l’éruption de la fin.

Du passé faisons table rase,

Foule esclave, debout ! debout !

Le monde va changer de base : 

Nous ne sommes rien, soyons tout !

etc.

Christian, il existe une partition avec les accords pour guitare....

Bon, promis quand je ré-interviens, j'essaie d'être sérieux ..  bien que ?

  • Merci 1
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il y a 27 minutes, JacK BARLETT a dit :

Christian, il va falloir que tu sois cohérent au fait que tout est possible 

Comme toi Jack j'ai lu La Voie du Magicien, je sais donc à quoi tu fais référence. 🙂 

Hélas je ne crois pas que tout soit possible. Loin de là. Je ne mettrai jamais les pieds sur Jupiter par exemple (d'autant plus qu'il s'agit d'une planète gazeuse 🤪). Mais j'admets que ce qui est humainement possible va certainement bien au-delà des limites qu'on se pose à soi-même. 

C'est sympa de te voir ainsi de retour dans VM. 🙂 

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Publié le
il y a 28 minutes, JacK BARLETT a dit :

Nous ne sommes rien, soyons tout !

🙂

Effectivement tout dépend comment on interprète cette formule.

Du point de vue physique, ontologique, philosophique, spirituel ?... révolutionnaire ? 🙂


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Quand je vois que je ne suis rien, c'est la sagesse. Quand je vois que je suis tout, c'est l'amour. Entre les deux ma vie s’écoule.
Nisargadatta Maharaj

 

  • Merci 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Le 15/02/2021 à 17:27, Alx a dit :

J'aurais dû dire que le modèle héliocentrique proposé par Copernic dès 1513 a finalement été accepté par la communauté scientifique au XVIIe siècle.

Pour info :

Citation

Aristarque de Samos, né à Samos, en Grèce, est un astronome et mathématicien actif dans la première partie du iiie siècle av. J.-C. On dispose de très peu d'informations biographiques, certains historiens estiment qu'il serait né vers 310 av. J.-C., et mort vers 230 av. J.-C.

De ses écrits ne nous est parvenu que l'ouvrage Sur les dimensions et les distances [du Soleil et de la Lune], le plus ancien connu sur le sujet, où il met en œuvre pour ces mesures des méthodes géométriques. Il n'y fait nulle part mention de son héliocentrisme, que nous connaissons essentiellement grâce à un passage de L'Arénaire où Archimède décrit l'hypothèse d'Aristarque : le Soleil et les étoiles « fixes » immobiles, et la Terre tournant sur elle-même et se déplaçant sur un cercle centré sur le Soleil. À une époque où, selon Archimède, la plupart des astronomes adhéraient au géocentrisme, soit la Terre immobile, il semble que l'hypothèse héliocentrique d'Aristarque n'eut pas grand succès.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aristarque_de_Samos

Pour ce qui concerne Samos, il existe néanmoins une histoire alternative :

(Eh, oh ! Oui, c'est une blague, pas la peine d’en faire tout un fromage !) 

  • Merci 1
Publié le
Le 12/03/2018 à 15:55, Patrick FROMENT a dit :

A propos de la théorie fonctionnaliste  (100 milliards d'êtres humains connectés realiseraient la même fonction que les 100 milliards de neurones de mon cerveau)

Ceci semble mettre la théorie fonctionnaliste à mal :

Citation

Réfléchissons à la création la plus vaste et la plus complexe du genre humain: internet. Celui-ci est composé de milliards d'ordinateurs reliés par des fibres optiques et des câbles en cuivre, qui créent des connexions spécifiques grâce à des protocoles de communication ultrarapides. Chacun de ces processus est lui-même composé de quelques milliards de transistors. Internet doit avoir en tout environ 10 puissance 19 transistors, soit l'équivalent du nombre de synapses dans les cerveaux de 10 000 personnes. Par conséquent, en nombre de composants, il dépasse largement n'importe quel cerveau humain. Internet a-t-il une certaine forme de conscience? Il n'y a, aujourd'hui, pas de réponse à cette question. C'est cependant tout à fait concevable.

source

Ou bien alors... L'internet est déjà doué de conscience mais nous n'en voyons pas les signes 🙂 (après tout un des grands malentendus de toute théorie de la conscience est que nous confondons régulièrement conscience et signes de conscience).

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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