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Publié le (modifié)
Le 25/07/2020 à 13:47, Christian DELAMORINIERE a dit :

Démonstration de l’existence d’une dualité corps-esprit (Matthieu Constans) :

Imaginez qu’un jour on arrive à vaincre chez vous le processus de vieillissement. Imaginez alors qu’au sein de votre cerveau on change, chaque jour de votre vie, un neurone par un autre de composition physico-chimique strictement identique. La permutation opérée ne pénaliserait pas le fonctionnement de votre cerveau, ce dernier n’ayant, via l’opération, pas changé de structure. Au bout d'environ 275 millions d’années, tous vos neurones d’origine finiraient par être remplacés.
Qui serait alors cet individu qui existerait dans ce cerveau ? Serait-ce encore vous ou serait-ce quelqu’un d’autre ? Et si à présent on reconstituait avec vos anciens neurones votre cerveau d’origine, qui existerait dans ce cerveau reconstitué ? Serait-ce vous ou serait-ce quelqu’un d’autre ?

Je vous renvoie à...

Citation

 ... cet ouvrage antérieur et traitant lui-aussi de "cerveaux séparés du corps", Vues de l'esprit, "une compilation de textes de différents auteurs, contenant en particulier une réfutation du dualisme par une expérience de pensée ingénieuse", cosigné Daniel Dennett et Douglas Hofstadter.

C'était en 2012... Source : CLIC

 

Autre élément de réflexion

Le 28/07/2018 à 11:13, Christian GIRARD a dit :

Une expérience de pensée n'est pas la réalité elle non plus 😉. Pour ma part (choix métaphysique), il existe un monde "réel" en partie matériel (avec toutes les pincettes qu'il faut prendre avec ce terme) et la pensée se construit dans un cerveau ayant un potentiel propre (avec ses limites) mais en interaction avec un corps (un corps dont finalement tu nies l'existence Shiva ?). Je ne connais pas d'exemple de pensée qui serait apparue sans cerveau (mais avec les IA ça peut changer), ni de cerveau qui se serait développé sans interaction avec le monde extérieur via un corps. Et toi ? Mettre un cerveau dans une cuve et espérer pouvoir le stimuler pour qu'une pensée s'y développe finalement ça doit nécessiter un univers entier tout autour ! Peut-être qu'il est intrinsèquement IMPOSSIBLE de produire l'équivalent d'un corps avec un câblage électrique produisant des stimulations dans un cerveau, l'expérience est peut-être fautive dès ses prémisses. 

CLIC

Bref l'expérience de pensée consistant à "changer chaque jour de notre vie, un neurone par un autre de composition physico-chimique strictement identique" reste... une expérience de pensée, mais celle-ci est dégagée de toute application possible dans la réalité  😉 car quand on lit la suite ("La permutation opérée ne pénaliserait pas le fonctionnement de votre cerveau, ce dernier n’ayant, via l’opération, pas changé de structure") on voit bien que cela repose sur une impossibilité notoire : on ne peut pas réaliser une opération de la sorte, on ne peut changer un neurone sans s'attaquer un tant soit peu à l'intégrité de l'individu (pour autant qu'il existe 😉). Toute action sur le sujet modifie le sujet, même de façon infinitésimale,  et donc invalide la pertinence de l'expérience. Un neurone est dynamique, en interaction, il n'est pas une sorte de brique de Lego qu'on peut remplacer par une autre (qui de toute façon serait forcément différente). 

Comme je l'ai écrit plus haut, tous les jours des transformations importantes s'effectuent dans notre cerveau, elles affectent peu à peu notre esprit et la disparition quotidienne de plus de 80000 neurones fait penser à ce que j'ai déjà évoqué via cette analogie avec le vol de l'oiseau (qui est une propriété émergente) : si chaque jour on enlève une plume à un oiseau, on n'altère pas immédiatement sa capacité à voler mais à l'évidence il adviendra un moment où le vol deviendra impossible (remplacez "vol" par "conscience" pour saisir la portée de mon analogie sur l'émergence). Il en est de même pour les différentes capacités psychiques, elles s'étiolent jusqu'à disparaître, pas toutes en même temps, pas toutes au même tempo, mais jusqu'à preuve du contraire il n'y aura aucun gain en fin de parcours pour l'esprit et la cognition, juste une terrible et inéluctable pente descendante. Du coup je conçois que cette peur de disparaître puisse donner à beaucoup un irrépressible besoin de se créer des bouées (Dieu, une conscience indépendante du corps, une vie après la mort, ...) pour lutter contre l'angoisse de la disparition, mais j'ai peur pour eux que cela ne soit que du vent...

(Et qu'on me pardonne de me focaliser de façon éminemment réductrice sur les neurones sans même évoquer les synapses, les influx nerveux, les transferts d'informations, etc. : c'est un message dans un forum de magie, pas une thèse universitaire 😉.) 

Modifié par Christian GIRARD
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Publié le

Attention c'est du très lourd ! 😀

L'Institut des questions fondamentales, dénommé FQXi, est une organisation qui accorde des subventions pour «catalyser, soutenir et diffuser la recherche sur des questions à la base de la physique et de la cosmologie». Il a été fondé en 2005 par les cosmologistes Max Tegmark et Anthony Aguirre, qui occupent les postes de directeurs scientifiques.

Foundational Questions Institute

Autant dire que les questions de métaphysique, d'épistémologie et d'ontologie sont au cœur des travaux promus par cet institut. Au passage, il a déjà été question de Max Tegmark par ici et de ses théories sur "l’univers mathématique".

Sinon ce FXQI organise des colloques et des conférences fort intéressantes. Certaines sont visibles sur le net (en anglais).

Je vous propose celle ci qui est complètement dans le sujet de ce fil : Markus Müller - Mind before matter: why and how consider "idealist" worldviews ? (qu’on peut traduire par L’esprit avant la matière : Comment et pourquoi considérer les visions idéaliste du monde ?)

 

 

Markus Muller est chercheur au Institute for quantum optics and quantum information Vienna, membre de l'Académie autrichienne des sciences.

... Il n’y a pas que les scientifiques indiens ou Michel Bitbol qui considèrent que le physicalisme ou le matérialisme ne sont pas des valeurs de la science. 😋

Extrait d'une présentation de la vidéo sur le site du FXQI (source) :

Citation

Comme l'a écrit un auteur anonyme dans Philosophical Magazine (qui, malgré son nom, est en fait une revue de physique), la science est la "corrélation rationnelle de l'expérience". Autrement dit, si nous considérons la science comme découvrant les parties du monde qui peuvent être connues "objectivement", alors cette connaissance est nécessairement corrélative et donc relationnelle.

Pour être clair, cela ne signifie pas qu'il n'existe pas une réalité en dehors de cette expérience corrélative. Simplement, cela veut dire que cette expérience est ce qui constitue une réalité objective puisqu'elle suppose que l'objectivité est une expérience commune qui peut être convenue rationnellement.

(...)

Ceci suggère un certain nombre de choses : Premièrement, la réalité objective est émergente (même si, encore une fois, on ne nie pas une réalité plus fondamentale et non émergente). Mais cela suggère également que le concept même d'objectivité nécessite des observateurs d'une certaine manière. Pour le dire autrement, si la science est la corrélation rationnelle de l'expérience, alors il doit y avoir des observateurs dont l'expérience est rationnellement corrélée.

Dans son discours à la 6e conférence internationale FQXi, Markus Müller a souligné que cela suggère que peut-être les lois de la physique elles-mêmes ne s'appliquent qu'au niveau de l'observateur. Le monde extérieur décrit par ces lois serait donc émergent. Plus précisément, ce que Müller suggère, c'est que ce monde extérieur objectif doit être une approximation émergente de quelque chose de plus fondamental mais potentiellement inaccessible.
(…)
Müller ne prétend pas nécessairement que c'est ainsi que le monde fonctionne. Il essaie simplement de montrer qu'on peut concevoir une théorie auto-cohérente qui commence par une perspective à la première personne et qui mène ensuite à une perspective émergente à la troisième personne. Comme pour la plupart des théories physiques, le but est de réduire notre compréhension du monde. Dans le cas de Müller, c’est pour dire que nous devrions peut-être reconsidérer la façon dont nous formulons nos théories, qui adoptent massivement une perspective à la troisième personne.
(…)
Dans son discours de conférence FQXi, Müller a employé l'expression «l'esprit avant la matière» pour souligner le fait que, dans son modèle, l'état d'observateur est fondamental et donne naissance à un monde extérieur objectif.
(…)
En tout cas, je pense que le modèle de Müller est très prometteur pour expliquer le contraste quantique / classique. Peut-être que le monde est vraiment fondamentalement quantique et que la réalité objective de la physique classique est un phénomène émergent.

 

"La réalité objective de la physique classique est un phénomène émergent"... C'est pas beau ça ? ... En principe c'est la conscience qui est un phénomène émergent pas la "réalité objective" ! Encore une fois, tout est affaire de point de vue (et de retournement de point de vue) !

 

Capture d’écran 2020-08-03 à 18.09.43.png

  • Merci 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)

Un petit article très intéressant sur les théories de Markus Müller (là aussi c'est en anglais mais c'est assez simple à lire et avec les outils de traduction....) :

Can the mind fake the universe ?

 

L'esprit peut-il simuler l'univers?


La réalité objective et les lois de la physique elles-mêmes découlent de nos perceptions conformément à un nouveau concept, qui bouleverse ce que nous considérons comme fondamental.

Marcus Müller pourrait être accusé à tort d'être le plus grand individualiste du monde. La vision radicalement nouvelle de la physique quantique sur la réalité, qu'il propose, semble conduire au fait que le monde que nous percevons découle de nos perceptions. Il admet que c'est une idée très difficile à comprendre. "Personne n'a encore inventé une histoire de science-fiction qui l'ait au moins illustrée d'une manière ou d'une autre", dit Müller, "il découle de notre théorie que seules les perceptions sont fondamentalement réelles."

(note PF : Remarquez la similitude très profonde avec la philosophie de Berkeley et la sempiternelle accusation de solipsisme quand on se met à soutenir ce genre de vues (qu’on soit scientifique, philosophe ou simple VMiste 🤣)

 

Le CV de Marcus Müller sur le site de UQOQI Vienna

L'équipe de recherche de Markus Müller et les thèmes de leurs travaux de recherche

 

On attend l'interview et l’émission spéciale de la Tronche en Biais mais apparemment ils sont plus enclins, en cet été 2020, à aller interviewer Richard Dawkins et à promouvoir l'athéisme ! 🤣🤣🤣

 

 

 

Modifié par Patrick FROMENT

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 8 heures, Patrick FROMENT a dit :

"La réalité objective de la physique classique est un phénomène émergent"... C'est pas beau ça ?

Il ne faut pas oublier le début de la phrase (car hélas tronquée ci-dessus) :

Citation

 Peut-être que le monde est vraiment fondamentalement quantique et que la réalité objective de la physique classique est un phénomène émergent.

L'article du blogueur Ian Durham est très prudent (des "si", des "peut-être" etc.), et ceci :

Il y a 8 heures, Patrick FROMENT a dit :

Pour être clair, cela ne signifie pas qu'il n'existe pas une réalité en dehors de cette expérience corrélative.

 

Il y a 8 heures, Patrick FROMENT a dit :

Ceci suggère un certain nombre de choses : Premièrement, la réalité objective est émergente (même si, encore une fois, on ne nie pas une réalité plus fondamentale et non émergente).

 

Il y a 8 heures, Patrick FROMENT a dit :

Müller ne prétend pas nécessairement que c'est ainsi que le monde fonctionne.

...

En tout cas difficile de débattre, avec cette vidéo en anglais qui n'est pas dans notre langue ou cette traduction automatique d'un article d'un blogueur, le tout sur des thèmes portant sur la "réalité objective" dont il conviendrait qu'on soit d'accord sur le sens à donner à  cette formulation, etc. Par ailleurs, il y a pas mal de liens avec des approches non scientifiques (« Le financement de démarrage [de l'institut des questions fondamentales , dénommé FQXi] de 6,2 millions de dollars a été donné par la Fondation John Templeton, dont le but est de réconcilier science et religion. » ; « le programme appelé Science for Monks and Nuns qui vise à apporter la science aux communautés monastiques bouddhistes tibétaines » ; etc.).

Je vais me permettre de relever d'autres passages de l'article de Durham (dans un pur soucis d'équilibre et pour bien éclairer ses propos, bien évidemment 😉:

Citation

les participants ont reçu un marqueur et ont été invités à écrire quelque chose sur leur badge de conférence [...], j'ai écrit « la réalité objective existe » sur la mienne.

 

Citation

Je crois toujours fermement que la réalité objective existe sous une forme ou une autre, mais au cours des dernières années, j'ai commencé à penser que l'histoire pourrait être un peu plus compliquée que je ne le pensais au départ.

 

Citation

Comme je l'ai déjà mentionné, bien que je soutienne fermement que la réalité objective existe sous une forme ou une autre, j'en suis venu à réaliser qu'elle peut ne pas se présenter sous une forme aussi simple que je l'avais initialement pensé.

Etc.

 

Et puis il y a les commentaires qu'il faut lire également, extraits :

Citation

Il n'y a aucune raison de douter que la réalité objective existe . Il ne fait aucun doute non plus que le royaume classique émerge du royaume quantique. Il ne le fait simplement d'aucune des manières supposées.

 

Citation

Nous avons besoin d'une vision objective du monde afin de ne pas tomber dans une vision absurde du monde.

Un point de vue objectif est un modèle mental du monde qui tente de décrire ce qui existe dans le monde. Un modèle mental quelque peu valable du monde a toujours été essentiel à la survie des êtres vivants. La difficulté est qu'un point de vue objectif doit être construit à partir d'informations subjectives. [...]

 

Citation

Vraisemblablement, nous n'aurions pas besoin de nos sens, nous n'aurions besoin que d'un cerveau, s'il n'y avait pas de monde en dehors de notre corps.

Etc. 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le

Et désolé Patrick : plusieurs citations se sont automatiquement signalées comme provenant de ton propre message alors qu'elles viennent en réalité (si je puis dire) de l'article qui était en lien. Il y a un bug informatique qui me dépasse...

Publié le

Merci d’équilibrer Christian. 🙂

En tout cas je ne vois rien dans le propos de Ian Durham qui puisse me froisser.

Qu’il existe une "réalité fondamentale" qui se présente à nous par le biais d’une illusion cosmique, d'un phénomène émergent ou d’une vue de l’esprit (euh… je résume et simplifie les choses à l’extrême volontairement) c’est, au fond, l’hypothèse à laquelle ce fil est consacré depuis le début (c'est, d'ailleurs, déjà l'hypothèse de George Berkeley et il appelait cette "réalité fondamentale" Dieu).

 

Sinon, il a l’air intéressant aussi ce Ian Durham...

https://www.anselm.edu/faculty-directory/ian-durham

 

Que des gens ait envie de réconcilier science, philosophie et religion et que des scientifiques de haut niveau participent à ça, cela me semble plutôt intéressant à condition que le résultat ne soit pas une soupe indigeste ce qui ne me semble pas être le cas du FXQI.

Dans le même article Ian Durham fait, d’ailleurs, référence au bouddhisme et à ses deux grandes écoles philosophiques le Cittamatra et le Madhyamaka dont il a déjà été question par ici plusieurs fois :

Citation

La philosophie bouddhiste, comme la science, n'a pas une vision unique et établie de la réalité. Elle est plutôt divisé en diverses écoles de pensée. L'une de ces écoles de pensée, connue sous le nom de Cittamātra ou Yogācāra, parfois appelée école de «l'esprit seulement», nie catégoriquement l'existence d'un monde extérieur objectif. En revanche,  le Madhyamaka, également connu sous le nom de «Voie du Milieu», postule que le monde extérieur est essentiellement un monde d'origine co-dépendante. Autrement dit, il postule que rien n'a sa propre nature intrinsèque. En d'autres termes, rien n'a de sens sans référence à autre chose.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

En tout cas difficile de débattre, avec cette vidéo en anglais qui n'est pas dans notre langue ou cette traduction automatique d'un article d'un blogueur, le tout sur des thèmes portant sur la "réalité objective" dont il conviendrait qu'on soit d'accord sur le sens à donner à  cette formulation, etc.

Effectivement il faudrait s'entendre sur le sens de "réalité objective".

J'aime bien le propos de Michel Bitbol sur "réalité indépendante" (synonyme de "réalité objective ?" dans un échange avec feu Bernard d'Espagnat :

Citation

« Pourrais-je introduire le thème de la conscience en disant ce à quoi me fait penser la notion de réalité indépendante. Souvent, M. d'Espagnat, vous parlez de la réalité indépendante en sous-entendant par là une réalité indépendante de nos esprits. En même temps, la réalité indépendante de nos esprits n'est pensable que par un esprit. Lorsque nous évoquons une réalité indépendante, nous faisons une opération d'auto-abstraction, nous nous abstrayons de cette réalité que nous voudrions penser comme indépendante de nous. Mais nous ne devrions pas oublier que cette opération d'abstraction n'est elle-même qu'un mouvement de notre esprit! Dès lors, nous sommes forcés de reconnaître que toute réalité à laquelle nous avons affaire ne se présente jamais que comme objet... d'un acte conscient.... Au total, la réalité ne se donne jamais que comme corrélat, immédiat ou médiat d'une conscience ».

source (désolé c'est encore sur un site qui essaie de concilier science et religion 😀 mais bon ça n'enlève absolument rien à la qualité du propos rapporté)

Finalement, on peut proposer la définition suivante : la "réalité objective" c'est ce qui s'impose à nous et ce qui nous résiste. Une fois qu'on a dit ça, on ne sait rien de cette "réalité extérieure" (quelle est sa nature profonde ? est-elle "extérieure" ou "intérieure" à nous ? Cette question d''intérieur" et d'"extérieur" a-t-elle seulement un sens ? Cette "réalité extérieure" peut-elle être assimilée à un rêve, un mirage ou une illusion ? (la question n'est pas absurde... des rêves, des mirages et des illusions qui s'imposent à nous on en connait plein 😁)).

  • Merci 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

  • 5 weeks plus tard...
Publié le
Le 28/07/2017 à 02:33, Christian GIRARD a dit :

Le "vous" s'adresse à nous tous j'imagine, car tu peux me tutoyer hein. Pour ma part, oui j'ai vu Prédestination, il est vraiment très bien et, chose rare, je sais que je le reverrai encore avec plaisir car même en connaissant la fin (assez imprédictible), je sais que je trouverai un intérêt nouveau à bien comprendre toutes ces pistes temporelles qui jalonnent le film. Du coup, je suis tenté de te conseiller le film Triangle de Christopher Smith si tu ne l'as pas vu, ça devrait te plaire. Je te conseille de ne rien lire au sujet du film pour le découvrir avec un regard complètement vierge.  

  

Le 03/08/2019 à 01:17, Christian GIRARD a dit :

La page Wiki de Triangle :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_(film,_2009)

 

Un autre film (espagnol) plutôt bien sur ce genre de thème (la boucle temporelle), actuellement sur NetFlix, Mirage.

C'est avec le Professeur (non ! pas Dai Vernon, mais le « cerveau » dans la série « La casa de papel ») :

 

 

Finalement, TENET de Christopher Nolan me rappelle Triangle....

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    • # Collaboration LLM : Développement d'une présentation de tour de magie *Exemple de co-création itérative entre un magicien et Claude pour affiner une routine* --- ## 🎯 Contexte initial ### 👤 Jrbc (Prompt initial) > Je souhaiterai discuter sur differentes approches, autour d'un tour de magie, et principalement etudier differentes pistes de presentation. L'effet en resume est tres simple. Le spectacteur coupe le jeu librement, regarde la carte du dessous. Puis il melange le paquet. Il le rend au magicien. Celui ci presente les cartes une par une au spectateur sans jamais les regarder. Et au final il ne reste que la carte choisie. Aujourd'hui je presente cela comme un test de connexion telepathique sans beaucoup de mot pendant la realisation. Pourrais tu me proposer 2 ou 3 approches differentes. --- ## 🔄 Première exploration : Trois approches alternatives ### 🤖 Claude (Réponse) Excellent effet ! C'est effectivement un tour puissant par sa simplicité apparente. Voici 3 approches de présentation très différentes : #### 1. **L'approche "Micro-expressions et lecture corporelle"** Tu te positionnes comme un observateur du langage corporel plutôt que télépathie pure : *"Je vais vous montrer quelque chose sur la communication non-verbale. Quand vous voyez votre carte parmi les autres, même si vous essayez de rester neutre, votre corps réagit imperceptiblement. Pas de télépathie, juste de l'observation."* Pendant l'élimination, tu commentes occasionnellement : *"Celle-ci... non, aucune réaction"* ou *"Intéressant, un micro-changement là..."*. Cela crée une tension narrative différente et rend le spectateur hyper-conscient de lui-même, ce qui paradoxalement le met plus à l'aise car il "comprend" le principe (enfin, il croit...). #### 2. **L'approche "Mémoire photographique inversée"** Tu retournes complètement la logique apparente : *"La plupart des magiciens mémorisent l'ordre du jeu. Moi, je fais l'inverse : je mémorise ce que VOUS oubliez. Mélangez bien... Parfait. Maintenant, pendant que je montre chaque carte, vous allez naturellement 'oublier' celles qui ne sont pas la vôtre. Mon travail est de détecter cet oubli."* Cette approche est intrigante car elle implique le spectateur activement dans un processus mental ("oubliez les mauvaises cartes"), ce qui détourne l'attention du vrai mécanisme. #### 3. **L'approche "Décision inconsciente"** La plus subtile, inspirée des présentations de Derren Brown : *"Vous avez pris une décision tout à l'heure, en coupant là plutôt qu'ailleurs. Mais était-ce vraiment votre décision consciente ? Je vais refaire le chemin inverse de vos micros-décisions..."* Tu élimines alors les cartes en créant une narration : *"Ici, vous auriez hésité..."*, *"Celle-ci, vous l'auriez ignorée immédiatement..."*. Tu construis l'histoire d'un choix qui était prédestiné, ce qui donne une dimension psychologique plus profonde. --- **Question pour affiner** : Cherches-tu plutôt une présentation qui renforce le mystère (approche 3), qui rassure le spectateur en lui donnant une "explication" rationnelle (approche 1), ou qui crée une participation active (approche 2) ? --- ## 🎯 Sélection et approfondissement ### 👤 Jrbc > Je n'aime pas trop l'approche 1, trop vu et revu. Echangeons sur l'approche 2. Je ne suis pas sur de comprendre le pitch de départ sur oubli ou mémorisation. Peux t on voir plus en détails les implications psychologiques et autres --- ### 🤖 Claude (Analyse détaillée) Excellent, l'approche 2 est effectivement la plus originale. Décortiquons-la : #### Le pitch psychologique de base L'idée repose sur un phénomène réel : **l'oubli sélectif actif**. Quand tu demandes à quelqu'un de "se souvenir" de quelque chose, ça crée du stress. Mais quand tu lui demandes "d'oublier activement ce qui ne compte pas", tu inverses la charge mentale. **Reformulation plus claire du pitch** : *"Quand vous avez vu votre carte, votre cerveau a fait deux choses simultanément : mémoriser CELLE-CI, et automatiquement dé-prioriser toutes les autres. C'est un mécanisme de filtrage naturel. Mon travail n'est pas de deviner laquelle vous gardez en mémoire, mais de détecter celles que votre cerveau a déjà classées comme 'non pertinentes'."* #### Les implications psychologiques puissantes ##### 1. **Transfert de responsabilité** Au lieu que le spectateur se sente "lu" ou "deviné" (ce qui peut être inconfortable), il devient **acteur du processus**. Tu ne fais que "détecter" ce que LUI fait mentalement. C'est moins intrusif. ##### 2. **Validation progressive** Chaque carte éliminée devient une "preuve" que le système fonctionne : - *"Celle-ci, zéro résonance mémorielle... confirmé, vous l'aviez déjà oubliée"* - Le spectateur pense alors : *"C'est vrai, je n'y pensais plus du tout !"* - Ça crée un **effet de confirmation biaisé** très puissant ##### 3. **Paradoxe de l'oubli conscient** C'est le point le plus subtil : en demandant à quelqu'un "d'oublier activement", tu crées un **double-lien** : - S'il essaie d'oublier, il doit d'abord penser aux cartes → ça crée des micro-réactions - S'il n'essaie pas, tu peux dire que "l'oubli s'est fait naturellement" - Dans tous les cas, tu justifies le processus #### Variante de présentation encore plus forte Tu peux ajouter une **phase de calibration** au début : *"Avant de commencer, je vais vous montrer quelques cartes au hasard. Ne réagissez pas, laissez juste votre cerveau décider si elles sont 'importantes' ou pas pour vous."* Tu montres 3-4 cartes aléatoires, tu fais semblant d'observer, puis : *"Parfait. J'ai maintenant votre 'signature d'oubli'. C'est propre à chacun, comme une empreinte digitale mentale."* **Pourquoi c'est puissant** : Ça n'apporte rien techniquement, mais psychologiquement : - Ça donne une "raison scientifique" à la réussite - Ça implique le spectateur dès le départ - Ça crée l'illusion d'un processus personnalisé #### Narration pendant l'élimination Au lieu de rester silencieux, tu peux commenter de manière selective : - Carte 5-6 : *"Ces deux-là, déjà effacées de votre mémoire immédiate..."* - Carte 15 : *"Intéressant, celle-ci a créé une micro-hésitation... mais non, oubliée aussi."* - Carte 30 : *"On arrive dans une zone où votre cerveau hésite moins... l'oubli devient plus franc."* **L'astuce** : Tu ne commentes que sporadiquement, ce qui maintient l'attention sans systématiser (et donc sans créer de pattern détectable). #### Le finale Quand il reste 2-3 cartes, tu changes de ton : *"Maintenant, il ne reste que celles que votre cerveau n'a PAS oubliées. Mais il y en a une que vous n'avez jamais pu oublier... celle que vous avez vue en premier."* Tu élimines les dernières, et : *"Celle-ci. Pas parce que vous vous en souveniez... mais parce que vous n'avez jamais réussi à l'oublier. Nuance."* --- **Question** : Est-ce que cette approche te semble naturelle pour ta personnalité de performer ? Ou faut-il encore simplifier/adapter le vocabulaire ? --- ## 🔧 Développement de la phase de calibration ### 👤 Jrbc > J'aime bien l'idée de la phase de calibration sur un oubli, si nous détaillons un peu plus cette partie. je verrai bien une phase comme ceci "avant de commencer notre expérience, essayons d'aligner nos émotions, je vais vous montrer quelques cartes au hasard. Le but est d'être sans réaction et laisser votre cerveau decider si elles importantes pour vous et surtout laquelle vous devez retenir." On lui présente quelques cartes, Après quelques instants, on lui demande quelles cartes elle a éliminé. et on reprend ta proposition "Parfait. J'ai maintenant votre 'signature d'oubli'. C'est propre à chacun, comme une empreinte digitale mentale." > Peux tu me lister les pour et contres de cette première phase. --- ### 🤖 Claude (Analyse critique) Excellente adaptation ! Analysons cette phase de calibration en détail : #### **Les POUR (avantages)** ##### 1. **Engagement actif immédiat** Le spectateur n'est pas passif dès le début. Il devient co-créateur de l'expérience, ce qui augmente son investissement émotionnel. ##### 2. **Validation du concept avant l'effet principal** En lui demandant quelles cartes il a éliminées, tu prouves que : - Le mécanisme d'oubli sélectif existe vraiment - Il a effectivement oublié certaines cartes (ou hésite) - Ça crée une **preuve sociale interne** : "Ça marche sur moi, donc la suite va marcher aussi" ##### 3. **Ambiguïté sur l'objectif réel** Le spectateur ne sait plus trop si l'expérience porte sur : - Sa capacité à retenir ? - Sa capacité à oublier ? - Tes capacités à détecter l'un ou l'autre ? Cette **confusion productive** est stratégiquement puissante. ##### 4. **Désamorçage de la suspicion** Si tu passes directement à l'effet, les gens cherchent le "truc". Avec la calibration, tu réponds à leur suspicion AVANT qu'elle n'émerge : "Ah, il calibre d'abord, donc c'est personnalisé, pas un truc mécanique". ##### 5. **Flexibilité narrative** Peu importe ce qu'il répond sur les cartes éliminées : - S'il se souvient bien → "Excellente mémoire de travail, ça va rendre l'expérience plus nette" - S'il hésite → "Parfait, c'est exactement cette zone floue qui m'intéresse" - S'il a tout oublié → "Signature d'oubli très rapide, intéressant" Tu ne peux **pas perdre**, la réponse valide toujours le processus. --- #### **Les CONTRE (risques)** ##### 1. **Allongement de la présentation** Tu ajoutes 30-45 secondes avant l'effet. Risque : - Perte d'attention si le groupe est nombreux - Dilution de l'impact si l'effet tarde trop **Contre-mesure possible** : Limiter à 3-4 cartes max pendant la calibration. ##### 2. **Sur-intellectualisation** En expliquant trop le mécanisme, tu risques de : - Rendre l'effet "scientifique" plutôt que magique - Faire entrer le spectateur dans une posture analytique (mode "je vais comprendre le truc") **Contre-mesure** : Garder le ton léger, presque ludique : "C'est juste pour qu'on soit sur la même longueur d'onde". ##### 3. **Piège de la question "Quelles cartes avez-vous éliminées ?"** **Scénario problématique** : - Tu montres 4 cartes : 7♠, Dame♥, 3♣, Valet♦ - Tu demandes : "Lesquelles avez-vous éliminées ?" - Le spectateur : "Euh... je ne sais plus, c'était quoi les cartes déjà ?" **Problème** : Si tu dois RE-montrer les cartes pour qu'il réponde, tu perds la spontanéité et ça devient lourd. **Solutions** : - Option A : Laisser les cartes visibles pendant la question (face en l'air sur la table) - Option B : Reformuler : *"Sans réfléchir, il y en a une qui vous reste en tête ?"* (question positive plutôt que négative) - Option C : Ne pas poser de question, juste observer et commenter : *"Je vois, deux oubliées immédiatement, deux qui persistent..."* ##### 4. **Risque de comparaison directe** Si le spectateur est très attentif, il pourrait penser : *"Mais attendez, pendant la calibration il m'a MONTRÉ les cartes, maintenant il me les montre aussi... où est la différence avec la 'vraie' expérience ?"* **Contre-mesure** : Différencier clairement les deux phases : - Calibration : Cartes montrées face visible, rythme lent - Expérience : Cartes présentées rapidement, une par une, "maintenant on applique votre signature" ##### 5. **Mémoire résiduelle de la calibration** Si par malchance, la carte choisie ressemble à une des cartes de calibration (même couleur, même valeur proche), le spectateur pourrait confondre : *"Attendez, c'est pas celle que vous m'aviez montrée au début ?"* **Contre-mesure** : Utiliser des cartes très différentes visuellement pendant la calibration (ex : figures + as + petites valeurs). --- #### **Recommandation de structure optimale** Pour maximiser les POUR et minimiser les CONTRE : **Phase 1 - Calibration (20-30 sec max)** : *"Avant de commencer, alignons-nous. Je vais vous montrer 3 cartes, laissez votre cerveau décider naturellement laquelle retenir."* Tu étales 3 cartes face visible → pause 3 secondes → tu les retournes : *"Sans réfléchir : une vous reste en tête ?"* Quelle que soit la réponse : *"Parfait, j'ai votre empreinte mémorielle. Maintenant l'expérience réelle."* **Phase 2 - Transition** : *"Cette fois, vous choisissez UNE carte, vous la mémorisez vraiment, vous mélangez. Et je vais détecter non pas celle que vous retenez, mais toutes celles que vous oubliez automatiquement."* --- **Question pour affiner** : Préfères-tu laisser les 3-4 cartes de calibration visibles pendant que tu poses la question, ou préfères-tu les retourner pour créer un mini-test de mémoire en soi ? --- ## 🎬 Conception du pitch final ### 👤 Jrbc > Je préfère laisser les cartes visibles, voire de les cacher au fur et à mesure de la calibration comme dans l'expérience. Peux tu me proposer un pitch pour cette phase --- ### 🤖 Claude (Propositions de pitch) Parfait ! Cacher au fur et à mesure est brillant car ça **préfigure exactement** le mécanisme de l'effet principal. Voici quelques propositions de pitch : --- #### **Option 1 - Le pitch "Alignement" (ton neutre, scientifique léger)** *"Avant de commencer notre expérience, je dois calibrer votre manière d'oublier. Chacun a sa propre 'signature d'oubli', un peu comme une empreinte digitale mentale.* *Je vais vous montrer quelques cartes, une par une. Laissez simplement votre cerveau décider : laquelle est importante, laquelle vous pouvez laisser partir. Pas besoin de forcer, c'est automatique.* *[Tu montres les cartes une à une, en les cachant progressivement]* *Voilà. Maintenant, parmi ces cartes que je viens de vous montrer... laquelle votre cerveau a-t-il décidé de garder ? Sans réfléchir.* *[Réponse du spectateur]* *Parfait. J'ai maintenant votre signature d'oubli. Ça va me servir pour la suite."* --- #### **Option 2 - Le pitch "Filtre mental" (plus imagé, accessible)** *"Notre cerveau est une machine à filtrer. À chaque instant, il décide : ça, je garde ; ça, j'oublie. C'est automatique, on ne s'en rend même pas compte.* *Je vais vous montrer quelques cartes rapidement. Ne réfléchissez pas, laissez juste votre cerveau faire son tri naturel.* *[Tu montres les cartes une à une, en les cachant]* *Ces cartes ont déjà disparu de votre mémoire immédiate... sauf une. Laquelle votre cerveau a-t-il décidé de garder ?* *[Réponse]* *Intéressant. Votre cerveau filtre de manière [rapide/sélective/intuitive]. C'est exactement ce qu'il me fallait. Passons à l'expérience réelle."* --- #### **Option 3 - Le pitch "Échauffement" (plus ludique, décontracté)** *"Comme un sportif s'échauffe avant un match, on va échauffer votre mémoire. Je vais vous montrer quelques cartes, juste pour que votre cerveau se mette en mode 'rétention sélective'.* *Regardez-les tranquillement, et laissez votre instinct décider laquelle compte.* *[Cartes montrées et cachées]* *Alors... une vous est restée en tête ?* *[Réponse]* *Excellent. Votre cerveau est maintenant en mode 'oubli actif'. On y va pour de vrai."* --- #### **Option 4 - Le pitch "Test de connexion" (le plus mystérieux)** *"Pour que cette expérience fonctionne, je dois d'abord comprendre comment VOTRE esprit communique. Chaque personne a son propre langage mental.* *Je vais vous montrer quelques cartes. Ne cherchez pas à les retenir toutes, laissez simplement votre attention se poser naturellement.* *[Cartes montrées et cachées]* *Parmi ces cartes... il y en a une que votre esprit n'a pas lâchée. Laquelle ?* *[Réponse]* *Parfait. Je capte maintenant votre fréquence. On peut commencer."* --- #### **Mon conseil personnel** Je pencherais pour une **fusion entre Option 1 et Option 2** : *"Avant de commencer, je dois calibrer votre manière de filtrer l'information. Notre cerveau fait ça en permanence : il garde ce qui compte, il laisse partir le reste.* *Je vais vous montrer quelques cartes, une par une. Ne forcez rien, laissez juste votre cerveau faire son tri naturel.* *[Tu montres 3-4 cartes, en les cachant au fur et à mesure, rythme modéré]* *Ces cartes commencent déjà à s'effacer de votre mémoire... mais il y en a une que votre cerveau a décidé de garder. Laquelle ?* *[Réponse du spectateur]* *Parfait. J'ai maintenant votre signature d'oubli. C'est très personnel, ça fonctionne différemment pour chacun. Passons à l'expérience réelle."* --- #### **Détails techniques pour maximiser l'impact** ##### Combien de cartes montrer ? **3 cartes = optimal** - Moins de 3 : trop court, pas assez crédible - Plus de 4 : trop long, risque de dilution ##### Rythme de présentation ? **2 secondes par carte** - Assez rapide pour créer du mouvement - Assez lent pour que le cerveau traite l'info ##### Que faire si le spectateur dit "Aucune, je les ai toutes oubliées" ? Tu souris et tu dis : *"C'est justement ça, votre signature : un oubli très rapide. Parfait, ça va rendre la suite encore plus nette."* ##### Que faire si le spectateur dit "Je les ai toutes retenues" ? *"Intéressant, vous avez une mémoire de travail très active. Ça va créer un contraste fort avec l'oubli automatique. Parfait."* --- **Question** : Quel ton te correspond le mieux ? Le scientifique léger (Option 1-2), le ludique (Option 3), ou le mystérieux (Option 4) ? --- ## 📝 Conclusion Cette conversation illustre comment un LLM peut servir de **partenaire de réflexion créative** dans un domaine spécialisé (ici, la magie). Le processus démontre : 1. **Exploration divergente** : Génération de multiples approches créatives 2. **Approfondissement itératif** : Zoom progressif sur l'option la plus prometteuse 3. **Analyse critique** : Évaluation systématique des pour/contre 4. **Raffinement collaboratif** : Co-construction d'une solution finale personnalisée L'utilisateur guide la direction, l'IA apporte structure analytique et variations créatives.
    • Bonjour à tous,  Vous vous en êtes surement rendu compte l'IA (en tout cas les grands modèles de langage LLM type ChatGPT et autres) ont envahi une grande part de l'espace. J'écris peu sur ce forum, mais je lis beaucoup de sujets, et régulièrement on voit ChatGPT a dit que mais c'est nul, faux ou pas complet.  A mon humble avis, je pense que limiter l'usage de ces outils à uniquement poser des questions tels à un Google sous stéroïdes via un ChatBot, et de "copier" la réponse cela n'est pas forcément le plus pertinent.  Je me permets de partager avec vous un retour d'expérience basé sur mon métier et mon quotidien.  Je suis Data Scientist dans un grand groupe international dans le monde du transport où je travaille entre autre sur l'analyse de flottes de véhicules électriques. Mon quotidien : transformer des données brutes de télématique en informations et propositions d'action pour optimiser les opérations de nos clients. Au-delà de la technique pure , je suis particulièrement impliqué dans **l'adoption de l'IA au sein de notre organisation**, notamment dans les bureaux d'études en ingénierie. Mon objectif : faire passer les équipes d'une **utilisation passive à une utilisation active des LLMs**. --- ## 🔄 Usage Passif vs Usage Actif de l'IA ### Ce que j'entends par là : **Usage passif** : - Poser une question → Recevoir une réponse → Copier-coller - Le LLM comme "moteur de recherche amélioré" - Interaction ponctuelle, sans construction progressive **Usage actif** : - Itération collaborative avec l'IA - Co-construction d'une solution par raffinements successifs - Le LLM comme **partenaire de réflexion**, pas seulement comme source d'information - Questionnement mutuel : l'humain guide, l'IA structure et propose des variations   Dans mon travail, cette approche transforme la manière dont nous concevons des solutions ou même la documentation technique. **L'IA devient un outil de "pensée", pas juste un générateur de contenu.** --- ## 🎩 Et si on appliquait ça... à la magie ? Je pratique la magie depuis plusieurs années, et récemment je me suis demandé : **peut-on utiliser cette approche "active" de l'IA dans un domaine créatif comme la magie ?** Pas pour "tricher" ou inventer des tours (la magie nécessite du travail technique réel), mais pour : - Explorer des **angles de présentation** différents - Analyser les **implications psychologiques** d'une routine - Structurer une **narration** cohérente - Concevoir différentes **tonalités** de discours --- J'avoue que je me sers de ce type d'approche pour m'aider à structurer ma pensée dans le cadre de présentation professionnelle. Même si je suis reconnu comme un bon présentateur depuis des années (mon compliment préféré que j'ai reçu, "t'es un des rares à présenter des sujets chiants ou pointus, et à rendre ça intéressant et passionnant). Les LLMs dans ce cas ne m'ont pas appris à faire des présentations, mais m'aide dans ma réflexion et aussi à me challenger. Mais revenons à nos moutons --- ## 📖 L'exemple concret : Développer une présentation de tour, J'ai récemment travaillé avec Claude (Anthropic) pour repenser ma présentation d'un tour merveilleux de @Boris WILD (télépathie réelle dispo dans le livre des 10 ans de VM 😉 ). Même si bien sur sa présentation est à des années lumières de ce que je fais. **Le processus** : 1. ✅ Description de l'effet de base 2. ✅ Génération de 3 approches différentes 3. ✅ Sélection et approfondissement de l'une d'entre elle 4. ✅ Analyse critique (pour/contre) d'une phase spécifique 5. ✅ Raffinement du pitch de cette phase avec plusieurs variantes de ton Pour l'exemple on s'arrêtera là car je pense que vous comprendrez l'intérêt ou le côté honteux d'utiliser une machine pour ça (je m'attends à tout). Le but est d'illustrer comment **le LLM n'a pas "inventé" la solution finale**. Mais plutôt comment il a : Structuré ma réflexion Proposé des variations auxquelles je n'aurais pas pensé Analysé méthodiquement les implications psychologiques Formalisé des intuitions que j'avais de manière floue Rebondit sur mes questions **Exactement comme dans mon travail d'ingénierie.** --- ## 💡 Pourquoi je partage ça ici ? Parce que je pense que beaucoup de magiciens (comme beaucoup de professionnels) sous-utilisent l'IA en restant dans une logique "question → réponse". **L'intérêt n'est pas de remplacer la créativité humaine**, mais de : Accélérer l'exploration d'idées Structurer une pensée créative parfois désordonnée Obtenir des retours critiques immédiats sur une approche Formaliser des concepts difficiles à verbaliser Je vous partage ci-dessous la transcription complète de notre échange. Vous verrez comment, en 5-6 itérations, on passe d'une idée vague à un pitch structuré et réfléchi. **Mon objectif** : Montrer qu'utiliser un LLM de manière "active" peut être un outil précieux dans un processus créatif, y compris dans des domaines aussi subjectifs que la magie. Et faisons preuve de nuance, ce n'est pas parce que j'utilise une IA sur cette partie là que je vais arréter d'échanger avec des IR (Intelligence Réelle) --- ## 🤝 Invitation au dialogue Si certains d'entre vous expérimentent déjà l'IA dans leurs processus créatifs (routines, boniments, construction de spectacles...), je serais ravi d'échanger sur vos approches. Et si vous êtes sceptiques (ce qui est parfaitement légitime), j'espère que cet exemple concret vous donnera une idée de ce qu'une collaboration homme-IA peut apporter. Bonne lecture ! 🎩✨ --- *Note : La conversation qui suit est reproduite intégralement, sans édition, pour montrer la nature itérative du processus. Et bien entendu le processus n'est pas terminé. *
    • Il y a des sites en France pour changer de dé (je dis ça je dis rien) 😉
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