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Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

Hum... Existe-t-il des études scientifiques qui valident ceci ? Un sondage effectué sur le ressenti des fœtus  peut-être ? 

Il y a ça qui est, peut être, un peu daté mais qui semble encore faire autorité :

 

La-representation-du-monde-chez-l-enfant.jpg

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Il y a 16 heures, Christian GIRARD a dit :

Hum... Existe-t-il des études scientifiques qui valident ceci ? Un sondage effectué sur le ressenti des fœtus  peut-être ? 🤣

 

Il y a 14 heures, Patrick (Shiva) a dit :

Il y a ça qui est, peut être, un peu daté mais qui semble encore faire autorité :

 

La-representation-du-monde-chez-l-enfant.jpg

A ma connaissance, cet ouvrage de Piaget ne concerne pas les bébés, mais les enfants âgés de 4 à 8 ans, c'est-à-dire en âge de répondre aux questions qui leur sont posées : la méthodologie employée par Piaget ici est assez proche de celle utilisée pour tester le développement cognitif.

L'important, c'est que ça valide !

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Le 17/09/2019 à 10:20, Patrick (Shiva) a dit :

😂😂😂

Tu as raison Kristo, c’est d’ailleurs dit dans la version longue de la vidéo à 29’50 « Toute théorie de l’esprit est forcément folle ! »
(ça s’appelle le crazyism)

(Et pour ceux qui ne n’auraient pas envie de se taper l’heure de vidéo mais qui sont, quand même, intéressés de savoir ce qu’est l’illusionnisme en philosophie de l’esprit, il est possible de visionner uniquement la vidéo de la 26e à la 30e minute).

 

Merci Patrick pour cette vidéo qui est très intéressante, je recommande sans hésitation et absolument la version longue. « L' illusionnisme » dont il est question (au sens philosophie de l'esprit) me rappelle fortement ce que j'ai écrit précédemment dans ce sujet ou ailleurs à savoir que je n'avais aucune certitude quand à la conscience elle-même que je n'ai aucun problème de fond à mettre en doute et à présenter comme une sorte d'illusion, c'est une approche séduisante pourquoi la conscience n'aurait-elle pas ses failles comme tout ce qui nous a construits via la sélection naturelle, comme Kamerrer en parle dans l’entretien, pourquoi la conscience elle-même ne serait-elle pas trompeuse, pourquoi n'aurions nous pas simplement l'illusion d'avoir conscience 😉 ? ). 

 

Pour le crazyism, j'ai trouvé cette vidéo, pas encore regardée ni écoutée dans le détail :

 

 

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Il y a 18 heures, Patrick (Shiva) a dit :

D'ailleurs dans l'histoire du développement de l'individu (l'ontogénèse) c'est plutôt l'inverse qui se passe : Il semble que le bébé baigne dans un océan de sensations et de perceptions et que chaque phénomène est perçu comme un prolongement de lui même. Ce n’est que plus tard qu’il va poser le monde comme extérieur à lui et indépendant de lui.

Je pense que c'est trop compliqué que cela soit possible pour un bebé de développer une pensée idéaliste. D'un côté, il est possible que le bébé puisse avoir certaines perceptions cognitives mais qui ne peuvent même pas être appliquées dans son esprit puisque, à mon avis, il faut que l'enfant commence à développer la pensée abstraite pour qu'il puisse appliquer son imaginaire à "sa réalité" et avant cette étape, la pensée concrète est plus proche du réalisme 🙂 .    

Publié le
il y a 38 minutes, Christian GIRARD a dit :

comme Kamerrer en parle dans l’entretien, pourquoi la conscience elle-même ne serait-elle pas trompeuse, pourquoi n'aurions nous pas simplement l'illusion d'avoir conscience 😉 ? ). 

Et du coup comme l'indique une personne dans les commentaires de la vidéo, on déplace un peu la question :

Ce n'est plus le problème difficile de la conscience

ça devient :

le problème ultra-difficile de l'illusion de la conscience !

 

index.jpg

  • Haha 2
Publié le
il y a 41 minutes, Maria A. a dit :

Je pense que c'est trop compliqué que cela soit possible pour un bebé de développer une pensée idéaliste.

Je suis d'accord avec toi, ça n'a pas beaucoup de sens de parler de pensée "idéaliste" chez le bébé.

Pour revenir à Jean Piaget, il pose la question un peu autrement dans l'ouvrage dont nous parlions plus haut :

Citation

Dans quelle mesure l'enfant distingue-t-il le monde extérieur d'un monde interne ou subjectif, et quelles coupures fait-il entre le moi et la réalité objectives ?

Du coup, nous pourrions être tenté de poser la question, l'enfant est-il "moniste" mais ça n'aurait pas grand sens non plus...

Publié le

En fait la position illusionniste en philosophie de l'esprit c'est un peu comme la position immatérialiste en ontologie : Des théories complètement folles et totalement à l'opposé du sens commun mais qui, toutes les deux, posent des p*****s de bonnes questions !

Reste à savoir qui est le plus "fou" :

- Celui qui considère que la matière et l'univers tout entier sont, peut être, une illusion (une sorte "d'hologramme" comme le suggèrent certains philosophes et scientifiques).

... ou bien :

- Celui qui envisage que l'expérience consciente (la plus intime des évidences pour certains) pourrait bien être une illusion.

Publié le
il y a 48 minutes, Patrick (Shiva) a dit :

- Celui qui considère que la matière et l'univers tout entier sont, peut être, une illusion (une sorte "d'hologramme" comme le suggèrent certains philosophes et scientifiques).

... ou bien :

- Celui qui envisage que l'expérience consciente (la plus intime des évidences pour certains) pourrait bien être une illusion.

Il y a sans doute plus "fou" encore c'est d'allier un peu des deux approches.

 

1/ L'univers EST une sorte d'illusion, en tout cas il est clair (et ce sujet contribue à guider dans la compréhension de cela ceux qui en douteraient encore) que nous ne pouvons du Monde que nous faire une représentation (mentale évidemment) faites des capacités propres à notre cerveau (avec sans doute des différences entre les individus car "l'outil" cerveau n'est pas un modèle qui se clonerait à l'identique d'un individu à l'autre, mais néanmoins il y a également des structures communes). Ce cerveau-machine est malléable, élastique, il...

(Oups, pas le temps de développer.)

Publié le

La philosophie n’est pas un domaine ou l’on aboutit à des solutions définitives, et ce qui caractérise le travail du philosophe quand il est bien fait, c’est de découvrir que la toute dernière thèse ne dissipe toujours pas le mystère.
(…)
Une question philosophique n’est donc pas sans réponse, mais au contraire donne lieu à une multiplicité de réponses.

C. Allamel-Raffin et JL Gangloff - La Raison et le Réel

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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