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Il y a 8 heures, Christian GIRARD a dit :

Sinon, je suis tombé sur cet article (pas encore lu en détail), qu'en penses-tu ? Extraits :

Le Bouddhisme et les femmes (...)
Le dalaï-lama actuel (...) se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d’esclaves

(...) Je vous laisse lire le reste de la charge qui est sévère, ici

 

Bon, alors là je dis, attention  ⚠️⚠️⚠️

Sauf erreur ces textes proviennent en fait d'un certain Maxime Vivas, qui a sorti un bouquin "La face cachée du Dalaï-Lama". Ces textes sont repris par des sites d'extrême gauche farouchement et idéologiquement pro-Chine (qui n'ont sans doute toujours pas compris que la Chine est maintenant ultra-capitaliste).

Il dit aussi des bêtises comme "le Tibet n’est pas un État ; il n’a jamais été indépendant ; il appartient à la Chine depuis le XIVe siècle", etc.

Maxime Vivas est avant tout administrateur du site legrandsoir.info qui lui aussi est en pointe pour relayer toute la propagande en faveur de la Chine et contre le Tibet. Il n'y a qu'à taper Chine ou Tibet dans le moteur de recherche de ce site pour en voir un florilège.

Bref, ces sites de propagande cherchent à dézinguer les Tibétains et le Bouddhisme, sans raison objective, et se font le relais de la désinformation du gouvernement chinois.
Comme si le fait que des ONG tibétaines ont bénéficié un jour de subventions de la NED (une fondation états-unienne promouvant la démocratie) suffisait à disqualifier la cause tibétaine.

Pour revenir au bouddhisme tibétain... je ne suis pas bouddhiste (mais sympathisant) mais je sais que celui-ci prône la compassion et l’amour des êtres vivants, que cet être soit un homme, une femme, un homosexuel, ou une mouche, pas de différence.

Ceci dit, il est possible que le bouddhisme, historiquement, n'ait pas mis les femmes en avant. Idem, le catholicisme, etc. Comparons ce qui est comparable, et il n'y a pas si longtemps, le droit des femmes en France n'était pas franchement enviable (droit de vote, IVG etc), et il reste encore pas mal de chemin à faire.

Notez aussi que le Tibet est un des seuls pays où se pratique traditionnellement la polyandrie, qui n'est pas franchement dans la ligne d'un modèle de société machiste.

 

Citation

"Mais pourquoi le Dalaï Lama veut-il être remplacé par une femme ? "


Notez que depuis l'invasion du Tibet, le régime chinois, pourtant officiellement athée, ne cesse de se mêler du bouddhisme tibétain. Il a mis en place un deuxième Panchen Lama et emprisonné le Panchen Lama reconnu par le Dalai Lama (on est toujours sans nouvelles, depuis 1995). Ce, pour pouvoir, à la mort du Dalai Lama, manipuler la découverte du prochain Dalai Lama.
Le Dalai Lama actuel fait régulièrement allusion à son successeur pour bien dire que celui-ci ne sera pas désigné par la Chine. Cela peut être une femme, un homme, en tous cas si le Tibet est toujours occupé, il sera en exil.

Modifié par Kristo (Christophe)
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Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

Ce serait quand même étrange qu'au lieu de « tissu de notre vie même sans parler de "renaissance" » sa main ait dérapé sur le papier (ou le clavier) pour écrire malencontreusement "continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être". Mais bon, c'est bien là le problème de l'interprétation, on peut faire dire ce qu'on veut à des phrases un peu nébuleuses. Mais enfin, soyons un peu bouddhiste et gageons que tout cela n'a finalement pas beaucoup d'importance

Christian,

Je pense que tu as une connaissance très partielle et caricaturale des enseignements bouddhistes sur la renaissance. 

Ces enseignements sont au coeur de la psychologie bouddhiste. La renaissance ou la naissance n'est pas à prendre au sens de transmigration d'une âme. La renaissance (comme la naissance), c'est simplement le phénomène d'un ego qui émerge sur la base de nos expériences perceptuelles et cognitives.

Cet excellent article ICI devrait éclairer ta lanterne.

Extrait :

Citation

-Tout ce qui semble expliqué sur la réincarnation pour un « après la mort physique » vaut déjà et surtout pour l’ici et maintenant !

En lançant cette phrase au moment de son départ, le Dalaï Lama entrouvrait une porte magique, je me propose de vous en exposer le sens, les conséquences et donc la puissance. Ce nouvel angle d’écoute des enseignements sur la réincarnation sera en particulier utile à tous ceux qui considèrent que la réincarnation est une superstition, un mensonge.
(...)

D’ordinaire, nous pensons que le terme réincarnation signifie la renaissance d’un esprit dans un nouveau corps physique après la mort. Ainsi nous pensons que tel individu a eu telle vie dans le passé, que celui-ci pourra renaître comme animal etc… Et nous nous questionnons sur nos vies passées, sur nos vies futures ; nous attribuons à l’esprit la capacité à ré-habiter un nouveau corps physique après la mort physique. Cette approche identifie un « principe » qui migrerait d’un corps physique à l’autre au fil des réincarnations.
(...)
En déclarant « Il est excellent d’écouter ces enseignements. Mais ils sont surtout à réaliser de notre vivant. » le Dalaï Lama nous invite à une autre lecture. Ce qui suit n’est quasiment jamais enseigné, et lorsque c’est enseigné les auditeurs ont une oreille encore plongée en la façon traditionnelle d’entendre.

Etes-vous prêt à découvrir un nouvel angle d’écoute ?

Le point central du premier enseignement du Bouddha est l’égo, la naissance de l’égo :

– A partir du moment où j’ai la sensation, la perception d’exister comme individu, je « nais ». Cette sensation viscérale, ce « centre », ce « moi » est appelée égo.

– Cet égo est le siège, le terrain, sur lequel se développent nos émotions perturbatrices grossières ou subtiles. C’est lui qui génère et endure les émotions perturbatrices.
(...)

Observons la naissance
Nous arrivons au point crucial de cet article.

Imaginons que nous nous trouvions assis dans un bus et qu’un individu vienne nous insulter subitement. Nos réactions pourront être très diverses ; il y a autant de réactions que d’individus. Considérons le cas de la personne qui va réagir avec colère, les autres émotions donnant lieu à des processus similaires, et analysons la succession des moments du processus réactionnel. Notez que le processus ci-dessous est décrit avec précision, nous n’avons que rarement conscience de toutes ces étapes. L’emploi du Je vise à nous mettre dans la peau du personnage :

– Je suis paisible

– Une situation (ici un individu agressif) se manifeste

– Je ressens une sensation qui « m’enserre à la gorge »

– J’ai chaud, ma respiration augmente, je deviens rouge

– Je suis énervé

– J’ai envie de cogner

– Je l’insulte et le frappe

– Etc…
(...)
Et nous en arrivons donc à l’essentiel :

La naissance est ce moment précis où mon égo émerge !

Cet agresseur dans le bus vient réveiller avec force mon égo et je tombe en un type d’émotion conforme à mon tempérament.

Je nais en une émotion conditionnée par mon tempérament.

Cette émotion me plonge en un état psychique personnel ; mes voisins auront leurs propres réactions, leurs propres états psychiques.

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il y a 17 heures, Christian GIRARD a dit :

Ah tu sors le joker « Mathieu Ricard ». Ce "continuum de conscience qui se poursuit d'état d'être en état d'être" dont il parle n'est pas étayé par des arguments scientifiques.

Je n’ai pas besoin d’un étayage scientifique pour constater que mon existence se caractérise par le fait d’être un continuum de conscience et que je passe, à chaque instant, d’un état d’être à un autre. Il me suffit de m’assoir dans un coin tranquille, de respirer calmement et d’observer mon expérience d’instant en instant.

Il me semble encore une fois que tu mets, implicitement, la science au sommet de la pyramide de tous les savoirs.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 3 heures, Patrick (Shiva) a dit :

Je n’ai pas besoin d’un étayage scientifique pour constater que mon existence se caractérise par le fait d’être un continuum de conscience et que je passe, à chaque instant, d’un état d’être à un autre. Il me suffit de m’assoir dans un coin tranquille, de respirer calmement et d’observer mon expérience d’instant en instant.

C'est le problème. Effectivement ne pas avoir d’étayage scientifique pour parler de "conscience", de "vie" etc. ne pourrait que décrédibiliser le propos. Ceci dit les neurosciences sont sans doute en mesure d'expliquer (ou de donner un début d'explication à) ces ressentis aussi "mystiques" puissent-ils devenir.

  Quand je lis que "la renaissance ou la naissance n'est pas à prendre au sens de transmigration d'une âme. La renaissance (comme la naissance), c'est simplement le phénomène d'un ego qui émerge sur la base de nos expériences perceptuelles et cognitives", je me dis que s'il faut jouer à l'interprétation sur le sens de chaque mot la porte est grande ouverte pour pouvoir développer sans fin des trucs biscornus (ce n'est pas loin de m'évoquer par exemple les discussions sur le concept de Trinité, tellement fascinant car tellement tiré par les cheveux ; ce qui me fascine c'est que certains puisent y croire !). Comment voudrais-tu qu'on adhère à un propos qui te dirait qu'une renaissance n'est pas une renaissance, qu'une naissance n'est pas une naissance, qu'une réincarnation n'est pas une réincarnation, qu'il faut tenir compte d'un  "phénomène d'un ego" (???) qui "émerge" (d'où ?) "sur la base nos expériences perceptuelles et cognitives" ? Euh... Réfléchissons. "nos expériences perceptuelles et cognitives" ce sont en gros nos perceptions, nos pensées, etc. OK. Notre "ego" est un "phénomène", c'est déjà plus abscons. Et ensuite avec tout ça il nous faut comprendre ce qu'est la réincarnation au sens bouddhique 🤪 ? Tu comprends qu'on s'y perde un peu 😉. Mais comme il faut devenir un expert en jusqu'au-bouddhisme 😁 pour accéder à de telles connaissances, la majorité d'entre nous n'y aura pas accès (pas plus qu'à la physique quantique ou au concept de Sainte Trinité, je te le concède). 

 

 

Il y a 3 heures, Patrick (Shiva) a dit :

Il me semble encore une fois que tu mets, implicitement, la science au sommet de la pyramide de tous les savoirs.

Je pense que la MÉTHODE permettant l'accès aux connaissances scientifiques est un outil remarquable, pas de faux procès en ce qui concerne la "connaissance" et les savoirs. Je suis bien conscient 😉 de ce que rester dans un état méditatif est une forme particulière de rapport au monde. Mais on passe notre temps dans ces différents sujets à mettre en lumière la difficulté à cerner les différents concepts (la "conscience", le "réel" etc.) et il est important de bien préciser le point de vue adopté lorsque l'on parle de quelque chose. Dès lors qu'on parle de poésie par exemple, la science n'a que peu de raison de s'implanter dans le débat. Mais si on parle de réincarnation (au sens de "phénomène d'un ego qui émerge sur la base de nos expériences perceptuelles et cognitives"), la science a son mot à dire car sauf preuve du contraire la science ne peut apporter son soutien à de telles assertions, donc pas d’étayage scientifique possible en effet. 

Voici la page Wiki sur la réincarnation (le "retour dans la chair") et il y est donné les éléments à prendre en compte (comme  le terme plus approprié de « renaissance ») liés au bouddhisme (lire par exemple l'analogie de la mangue) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Réincarnation

Et c'est là où ça se complique ! 😉 :

Citation

Le bouddhisme propose, à la place d'une âme et d'un corps, la distinction de cinq agrégats d'attachement, skandha. Agrégat décrit l'individu comme un ensemble de phénomènes différents 

 

Citation

Skandha ([...] « agrégat », « facteur constitutif de l'ego ». Dans le bouddhisme on compte cinq agrégats (pañcaskandhī) constitutifs de l'individu : la forme corporelle (rūpa), la sensation (vedanā), la perception (saṃjñā), la formation mentale (saṃskāra) et la conscience (vijñāna).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Skandha

Etc. Je vois en tout ça de fort jolies constructions philosophico-poétiques mais effectivement mon propre rapport au monde se satisfait plus des terminologies des sciences actuelles, question de culture sans doute. 

 

Citation

 

Christian,

Je pense que tu as une connaissance très partielle et caricaturale des enseignements bouddhistes sur la renaissance.

 

 Je suis on ne peut plus d’accord avec toi à ce propos, j'affirme même avoir une connaissance très partielle et donc forcément en partie caricaturale dans TOUS les domaines. Selon moi et bien d'autres m'ayant précédé l’augmentation des connaissances s’accompagne inéluctablement de la conscience de notre niveau d'ignorance (et de son élévation conjointe avec nos prétendues connaissances). Ceux qui croient en un Dieu par exemple ont une réponse à tout, moi j'ai bien peur de ne savoir que douter... Je n'ai pas de certitudes (si ce n'est peut-être celle de douter de tout, et encore ! ce n'est pas sûr 😉). 

 

Pour synthétiser un peu, je dirais qu'il y a certes de multiples façon d'aborder le "réel" ou certaines de ses parties (par la poésie, par la confrontation physique, par la méditation, ...) et que les outils de la science (qui ont fait leurs preuves)  permettent de façon souvent très efficace d’éliminer des hypothèses trop farfelues. La méthode procède des possibilités d'imaginer et de réaliser des expériences, des mesures, de les reproduire, de les remettre en cause en les confrontant avec de la contre-argumentation, d'autres expériences, etc. L'esprit sceptique y doit cadrer l'ouverture d'esprit. La science donne sa propre représentation du monde mais elle a l’avantage d'être perpétuellement en évolution, elle est plastique par nature. Je n'ai aucun problème avec ceux qui croient en un paradis, un dieu juge, un enfer, etc. et je me permets juste de ne pas adhérer à de telles représentations qui ne rencontrent aucun écho en moi. 

Quand Shiva écrit (c'est moi qui graisse) :

Citation

Il ne s'agit pas de théorie scientifique. C'est juste une compréhension disons phénoménologique de nos états de conscience.

 ... je pense que cela recadre parfaitement le sujet car il est bon de rappeler quand le débat s'écarte complètement du cadre scientifique. 

En toute assertion il faut être prudent, c'est pourquoi j'ai demandé explicitement votre avis pour ce qui concernait les liens que j'ai proposés, merci de vos retours et de la mise en garde de Christophe. 👍

 

 

 

 

Modifié par Christian GIRARD
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Publié le


Merci Christian pour ce long message d'explicitation de ton propos.


Tu vois quand tu formules les choses comme ça (en parlant de tes difficultés à saisir tel ou tel mode de pensée ou de tes doutes légitimes sur tel ou tel dogme ou théorie) je ne peux que te comprendre voire te rejoindre sur certains points. Cette façon de formuler les choses permet un débat constructif et ouvre des portes.


Je ne manquerais pas de rebondir sur tel ou tel thème présent dans ton propos. Pas trop le temps aujourd'hui.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 1 heure, Christian GIRARD a dit :

je me dis que s'il faut jouer à l'interprétation sur le sens de chaque mot la porte est grande ouverte pour pouvoir développer sans fin des trucs biscornus (ce n'est pas loin de m'évoquer par exemple les discussions sur le concept de Trinité, tellement fascinant car tellement tiré par les cheveux ; ce qui me fascine c'est que certains puisent y croire !).

J’ai participé un jour à un colloque très intéressant sur le thème de « Quelle rencontre possible entre christianisme et bouddhisme ? »

Une des questions explorées était de savoir : quelle anthropologie et quelle vision de l’existence respectivement chez les bouddhistes et les chrétiens.

Pour le dire autrement, la question était : Quelle est l’expérience la plus essentielle qui nous fait vraiment humain ?

Il est apparu que, pour un chrétien, la réponse tournait autour du thème de la relation interpersonnelle et de la vision de l’être humain comme un être foncièrement relationnel.

Pour un bouddhiste ce serait plutôt l’expérience de la sensation d’être (la conscience d’être) qui est au coeur de ce qui constitue fondamentalement un être humain.

Je dois dire que ce colloque m’a fait comprendre beaucoup mieux ce concept de la trinité où la nature de Dieu est d’être, lui même, un être de relation.

Il m’a aussi beaucoup mieux fait comprendre certaines critiques du bouddhisme qui peut être vu, parfois, comme une sorte de philosophie très individualiste voire même comme une négation de l’altérité : (Tout est un, tout est moi !).

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

pour accéder à de telles connaissances, la majorité d'entre nous n'y aura pas accès (pas plus qu'à la physique quantique ou au concept de Sainte Trinité, je te le concède). 


Ah ça, la Sainte trinité, ça m'a toujours amusé. On a l'impression, comme avec certaines notions bouddhistes d'ailleurs, que souvent les religions ont inventé des dogmes hermétiques uniquement pour paraître savantes, pour impressionner le chaland.

 

Citation

Mais si on parle de réincarnation (au sens de "phénomène d'un ego qui émerge sur la base de nos expériences perceptuelles et cognitives")


Superbe phénomène que la réincarnation.

On l'étudie d'ailleurs dans les écoles françaises dès le plus jeune âge, preuve en est que j'avais en terminale un prof d'anglais qui nous disait régulièrement qu'il voulait être réincarné en casserole : le cul au chaud, la queue dans la main.

Chichi, devenu icône nationale depuis hier, se retrouvera t-il en tête de veau nageant dans la Seine ?

J'ai tweeté il y a 15 jours (ah zut, était-ce une prémonition??) cette citation du grand homme (par la taille), ça m'avait amusé :

"On greffe de tout aujourd'hui, des reins, des bras, un coeur. Sauf les co-ui-ll-es. Par manque de donneur". Jacques Chirac
(j'ai mis des tirets, sinon c'est censuré par le script du forum)

Chichi.jpg.43c17bddb4c68262186e7ead7638cf22.jpg

 

Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

La fiche Wiki de cet  écrivain, "essayiste et cyber-journaliste français " :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Vivas


Oui et en lisant entre les lignes, on comprend bien. Dès le début où il parle du Tibet, se voulant prétendûment objectif, il se goure : il parle de "Région autonome du Tibet", qui est le nom que donne la Chine à une partie du Tibet occupé. Mais le Tibet n'a plus rien d'autonome.

Sa comparaison avec la Bretagne et autres régions de France reprend là aussi la propagande chinoise. Même si la France est critiquable par ailleurs, ça n'a rien de comparable : elle n'a jamais envoyé un Breton en prison pour avoir brandi un drapeau breton ou pour demander l'indépendance.

Les autres chevaux de bataille de ce Vivas sont liés. Par exemple quand il écrit contre RSF (à une époque où Ménard n'était pas encore parti en vrille), l'argument est le même qu'avec le Tibet : RSF a été soutenu par les Zuessas, ce qui le disqualifie d'emblée. RSF critique Cuba, etc.
Notre Mélenchon national reprend les critiques de Vivas (sur le Tibet comme sur RSF), ce qui est certainement l'une de ses plus grosses erreurs.

 

il y a une heure, Patrick (Shiva) a dit :

Il m’a aussi beaucoup mieux fait comprendre certaines critiques du bouddhisme qui peut être vu, parfois, comme une sorte de philosophie très individualiste voire même comme une négation de l’altérité : (Tout est un, tout est moi !).


C'est sans doute la grande différence entre le bouddhisme des Tibétains et celui qui est pratiqué en occident. Chez les Tibétains il est fondamentalement altruiste, alors qu'en occident beaucoup le pratiquent en pensant d'abord à leur propre bien-être...

 

Modifié par Kristo (Christophe)
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Publié le (modifié)
Il y a 4 heures, Christian GIRARD a dit :

les outils de la science (qui ont fait leurs preuves) 

La science a montré son efficacité à concevoir commodément les phénomènes et à faire des prévisions.

La technologie a montré son efficacité pour nous proposer des outils extrêmement puissants pour décupler nos possibilités et nous simplifier la vie.

La philosophie a montré son efficacité à réfléchir sur les questions les plus fondamentales et à débusquer, aussi,  tous les à-priori qui peuvent se cacher derrière ces questions.

L'art a montré son efficacité a toucher profondément les sens et l'émotion de l'être humain.

La religion a montré son efficacité à donner un sens à la vie à des millions d'êtres humains ainsi que de leur proposer une forme de transcendance (ce qui correspond, à mon avis, à un besoin tout à fait vital chez certains hommes).

Chaque chose est à sa place. Bien sûr je pourrais aussi épiloguer sur les effets négatifs de la science, de la technologie, de la religion, de la philosophie etc... Mais là je préfère rester sur un mode constructif et optimiste. ☺️

Modifié par Patrick (Shiva)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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