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Publié le (modifié)
il y a une heure, Marc Page a dit :

Alors que cherches-tu comme réponse à qu'est-ce qu'une table ? Je crains que tu ne te sois posé une question trop philosophique (à laquelle personne ne peut répondre puisqu'il n'y a pas de réponse, pas qui te satisfasse en tout cas).

Non tu ne me soûles pas 🙂, il se trouve que je n'ai juste pas trop de temps pour développer mes idées ici ces temps-ci, sorry. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je suis comme toi finalement, à la recherche d'une définition "ultime" de ce qu'est une "table" car on se doit de reconnaître que toi comme moi, quand on parle d'une table, on a quand même l'impression de savoir ce que ça veut dire et que l'autre n'est pas loin de penser la même chose. Pas de problème à ce niveau de réflexion, c'est le principe de la doxa, une sorte de savoir commun et consensuel, principe auquel se rajoute celui que j'associe aux fameuses "lignes K" en reprenant les termes de Marvin Minsky . J'ajoute, s'il était besoin de le préciser, que "table" n'était qu'un exemple et que, sans doute, de mon point de vue, aucune définition de quelque mot que ce soit n'est entièrement satisfaisante (une "satisfaction" qui n'a rien à voir avec un mal-être hein, il s'agit d'une insatisfaction purement intellectuelle).

 

Citation

Dans La Société de l'Esprit, Marvin Minsky présente l'esprit comme une architecture d'agents élémentaires, indépendants, mais surtout hiérarchisés. Les agents les plus courants sont les lignes (K-lines), agents de mémoire à court terme servant à activer un ensemble d'agents donné. L'activation de lignes K peut par exemple permettre de retrouver une configuration particulière d'agents qui s'est avérée efficace.

81Odimf9coL.jpg

 

Pour faire court : un cerf-volant (c'est de mémoire l'un des exemples du livre de Minsky) évoque à chacun un "truc" commun (c'est ce truc que j'ai du mal à définir, Marc) mais qu'il est différent (via le réseau de lignes K propre à chacun) celui de X qui n'en a jamais manipulé un seul et n'en a vu que des images à la télévision de celui de Y complètement lié à ses souvenirs d'enfance, à ses jeux sur la plage avec son grand-père et aux émotions qui allaient avec).

Filialement (et là on recolle parfaitement avec le sujet en cours !), ce noyau dur plus dense  que j'évoquais plus haut et qui fait penser à Télépathie réelle de Patrick Froment) est celui que je cherche à mieux comprendre et qui doit effectivement se ramener une notion de "une table c'est un truc sur lequel on peut poser des bidules" (oui, parce qu'une table, c'est aussi voire surtout une fonction, notre propre giron peut faire office de table, des palettes peuvent faire office de table, etc.) Ensuite, l'art (ou l'esprit, la philosophie, la sémantique, ...) creuse la définition pour en montrer les limites (une table à l'envers, ça reste une table même si on ne sait pas trop pourquoi). Je pense à la suite de Douglas Hofstadter que l'esprit fonctionne fondamentalement par analogie(s), ainsi doit exister quelque part en nous une notion élémentaire qui, à coups d'analogies multiples et d’empilement d'idées, d’émotions et de souvenirs (façon lignes K) structure l'idée d'une table mais il faut comprendre que c'est un acte de création, qu'il n'y a peut-être pas de table en soi. 😉

 

Modifié par Christian Girard
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Publié le
il y a 17 minutes, Christian Girard a dit :

je suis comme toi finalement, à la recherche d'une définition "ultime" de ce qu'est une "table"

Une table c'est un truc contre lequel on peut s'attabler...

  • Haha 1

Circulez !

Publié le
Il y a 2 heures, Christian Girard a dit :

Non tu ne me soûles pas 🙂, il se trouve que je n'ai juste pas trop de temps pour développer mes idées ici ces temps-ci, sorry. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je suis comme toi finalement, à la recherche d'une définition "ultime" de ce qu'est une "table" car on se doit de reconnaître que toi comme moi, quand on parle d'une table, on a quand même l'impression de savoir ce que ça veut dire et que l'autre n'est pas loin de penser la même chose. Pas de problème à ce niveau de réflexion, c'est le principe de la doxa, une sorte de savoir commun et consensuel, principe auquel se rajoute celui que j'associe aux fameuses "lignes K" en reprenant les termes de Marvin Minsky . J'ajoute, s'il était besoin de le préciser, que "table" n'était qu'un exemple et que, sans doute, de mon point de vue, aucune définition de quelque mot que ce soit n'est entièrement satisfaisante (une "satisfaction" qui n'a rien à voir avec un mal-être hein, il s'agit d'une insatisfaction purement intellectuelle).

Justement, je ne la cherche pas cette définition ultime. Tant que par les mots, un visuel ou tout outils de ce genre, j'arrive à me faire comprendre, à distinguer les choses, ça me va (ça me suffit).

Je ne cherche pas de définition ultime d'une table parce que je sens que je ne la trouverai pas et que cela ne sert à rien que je passe des heures là dessus.

En revanche, j'aimerais bien savoir comment un thermomètre permet de mesurer une température compte-tenu de ce que je sais (ou crois savoir) déjà. Au lycée comme à la fac, je n'ai jamais eu un prof qui nous a parlé précisément de ça. Je n'ai jamais posé la question mais je me la pose aujourd'hui parce que je suis curieux de savoir et puis parce qu'un élève pourrait me la poser. Et je sens que c'est une question à laquelle j'arriverai à trouver une réponse un jour ou l'autre.

Notre différence est là : c'est une question de ressenti. Les définitions données par le dictionnaire me satisfont dans la mesure ou elles me suffisent à comprendre dans la plupart des cas les mots que je ne comprend pas ou me permettent de faire comprendre à la plupart des gens ce qu'ils ne comprennent pas ou découvrent.

En revanche, il arrive, dans des cas bien précis (ceux pour lesquels j'ai un intérêt de trouver une réponse plus poussée) que je trouve ces définitions (du dictionnaire) insatisfaisantes.

Pour la question de la table, la définition du dictionnaire me satisfait. Je n'éprouve pas le besoin d'aller plus loin (pas de malaise) puisque fasse à une exception, je peux préciser ce qu'il en est par les mots (sans pied, suspendue, etc...), un visuel (photo, vidéo,...) ou autre (mathématiques, manipulation, etc...).

Pour la question de la mesure de la température (par rapport à une mesure de pression), le dictionnaire ne m'est d'aucune aide. Je rentre dans un sujet trop précis. J'éprouve le besoin d'aller plus loin parce que j'y vois un intérêt (pour moi) : pouvoir répondre à un élève si cela arrivait. Après, aussi complexe soit la réponse qu'on me donnera ou que je trouverai moi-même, j'essaierai de la rendre simple, quitte à ce qu'elle soit plus longue. Mon second objectif sera de rendre l'explication compréhensible par un élève de 1ère ou de Terminale disons.

Ma recherche est donc assez bien encadrée. Je me donne les moyens d'accéder à une réponse.

Le problème de tes questions, c'est qu'à mon sens, tu ne te donnes pas les moyens d'accéder à une réponse qui te satisfasse.

J'ai choisi de ne pas être un éternel insatisfait. Ce qui ne veut pas dire que je suis toujours satisfait. Juste que mes insatisfactions sont limitées dans le temps.

L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

Publié le
Le 24/09/2018 à 21:40, Marc Page a dit :

Une durée désigne le temps qui s'est écoulé entre deux dates ou la différence entre deux dates.

Je te laisse libre de penser que le temps s'écoule. Je n'ai aucun problème avec cette idée poétique et c'est même une expression que je peux utiliser au quotidien. Quant à affirmer qu'il s'agit d'une réalité scientifique rien n'est moins sûr. Le temps est plus probablement le "moteur" qui participe à la succession des événements. Le sable dans un sablier s'écoule, pas le temps lui-même.

Chose marrante, je viens juste de tomber sur ceci dans la BD Prométhée :

IMG_8678.thumb.JPG.35f5694d979e3d1c07bbfa4e11d450c3.JPG

 

IMG_8679.thumb.JPG.a59cb535e74af82954735056c86c3c62.JPG

 

Voir ici pour les sources :

https://virtualmagie.com/forum/sujet/23595-lhomme-sur-la-lune-canular-ou-réalité/?do=findComment&comment=594947

 

Les vignettes ne sont pas là pour donner du crédit à mes propos, ça reste de la BD, c'est juste que c'est amusant de tomber là-dessus alors qu'on en discute dans ce sujet. 

  • J'aime 1
Publié le
Le 26/09/2018 à 01:46, Marc Page a dit :

Pour définir, il faut bien souvent se baser sur ce que les gens connaissent bien. Tout le monde a une montre ou une horloge chez soit. Je choisi donc de me baser dessus pour définir le temps.

Selon moi c'est très insuffisant pour comprendre ce qu'est le temps. Sur une montre, on peut observer une aiguille à une certaine position, la même aiguille à une autre, ce qui nous dévoile un déplacement dans l'espace de l'aiguille, ça ne nous montre pas le temps

 

Publié le

Faut-il déjà débattre des questions psysico-philosophiques alors que vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord sur la définition d'éléments très prosaïques comme le mobilier ?

Avoue que c'est un peu prématuré ! Avoue-le ! Mais tu vas passer à table, oui ?...

il y a 7 minutes, Christian Girard a dit :

Selon moi c'est très insuffisant pour comprendre ce qu'est le temps. Sur une montre, on peut observer une aiguille à une certaine position, la même aiguille à une autre, ce qui nous dévoile un déplacement dans l'espace de l'aiguille, ça ne nous montre pas le temps

 

Ça donne quand même une indication... 

Dire qu'un chemin ne chemine pas, c'est comme dire qu'un thermomètre ne chauffe pas : je ne sais pas exactement ce qu'est le temps, mais les instruments en question me permettent de mesurer, sinon le temps écoulé, du moins l'importance de l'exposition des choses au moteur : au bout de 3 minutes, mon œuf deviendra un œuf à la coque, au bout de 10 un œuf dur.

De la même manière, Marc ne peut pas (encore) expliquer concrètement les mécanismes moléculaires qui font monter le mercure dans le thermomètre, mais il peut quand même utiliser l'instrument pour mesurer le phénomène.

 

L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)
Le 26/09/2018 à 03:03, Marc Page a dit :

Je ne sais pas à quel moment dans ma vie j'ai utilisé pour la première fois le mot "temps" mais je devais être en maternelle. Comme quoi, le mot comme le concept se comprend assez vite. On comprend vite que c'est pour organiser les moments d'une journée, d'une semaine, etc... on associe vite le mot à ce que l'on perçoit (des choses qui se répètent, des choses qui ont lieu quand une pendule sonne, etc...).

Il se peut qu'à la maternelle tu aies utilisé le mot temps, par contre ça m'épate que tu puisses considérer que tu aies pu alors en saisir le concept dans toute sa complexité. Einstein a réfléchi une bonne partie de sa vie là-dessus.

"On comprend vite que c'est pour organiser les moments d'une journée, d'une semaine, etc." C'est une vision très utilitariste du temps ("c'est pour organiser") mais ce n'est pas pour autant le comprendre. Je peux également organiser le planning de ma journée sur mon ordinateur, ça ne me donne pas l'impression de "comprendre" tout ce qui est à l’œuvre dans la machine pour parvenir à ce résultat. Quant aux "choses qui ont lieu quand une pendule sonne" c'est très exactement l'un des problèmes sur lequel s'est penché Einstein, à savoir celui des événements qui semblent simultanés. Je suis persuadé que tu sais que c'est loin d'être aussi simple que ça. Pour ceux qui ne connaissent pas, je renvoie par exemple à cet article sur "la synchronisation d'Einstein ou la synchronisation d'Einstein-Poincaré" :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Synchronisation_d'Einstein

Non, franchement Marc, le temps c'est un concept vraiment complexe à saisir. 

 

Modifié par Christian Girard

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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