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Danilsen je ne voudrai pas dire de bêtise mais il me semble qu'une expérience prouvée de plus de cinq dans le milieu du spectacle fait l'affaire

là était pas le problème ! il était que le père et le fils s’associe pour ouvrir cet établissement , le gérant est le fils qui n'a jamais bossé dans le spectacle ,alors que le père totalise 30 a dans le spectacle, Mais la License doit être au nom du gérant ! La DRAC refuse de la donner au Père malgré qu'il soit dans le spectacle et associé ! alors qu'ils sont prêt à la donner d'office au fils s'il a Bac + 3 et sans conditions ou questions, de même s'il avait été médecin ou avocat !

Modifié par Danilsen
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Voila pourquoi les parents disent toujours : passe ton BAC d'abord!!

Mais si le père est associé ça devrait le faire car pour les association il est prévu qu'un des membres doit posséder la licence il n'est pas obligatoire que ce soit le président de l'association donc il doit y avoir moyen non pas de contourner mais de faire comprendre au fonctionnaire le bien fondé de la demande

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Voila pourquoi les parents disent toujours : passe ton BAC d'abord!!

Mais si le père est associé ça devrait le faire car pour les association il est prévu qu'un des membres doit posséder la licence il n'est pas obligatoire que ce soit le président de l'association donc il doit y avoir moyen non pas de contourner mais de faire comprendre au fonctionnaire le bien fondé de la demande

pour les sociétés c'est comme ça

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Voila pourquoi de nombreuses personnes ne veulent plus s'em....... et trouvent des contournements plus ou moins légaux.

Perso j'ai voulu monter une crèperie-cabaret itinérante sous un chapiteau de cirque.

Je vous fait grace des détails,mais il me fallait etre inscrit(et cotiser)en tant que commerçant,artisant,artiste,producteur de spectacle (avec cette licence).

Sans oublier bien sur toutes les normes d'hygiene et de sécurité(formation incendie,CAP monteur de chapiteaux)

Malgré que je disposais de tout le matos et de toutes les qualifications requises,j'ai préféré lacher l'affaire et tout vendre.

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Sébastien Gayou a écrit un petit truc a ce propos sur Facebook:

Pour se déclarer, il n’y a rien de compliqué, et vous avez l’embarras du choix de statut.

- Association :

Si vous décidez d’être en association, il faut savoir que vous ne devez pas être dans le bureau de l’association. D’autre part, si vous faites plus de 3 spectacles par an, vous devez posséder les licences d’Entrepreneurs de Spectacles remises par la DRAC de votre région. L’association doit salarier l’ensemble des personnes qui interviennent sur les spectacles.

Je fais un aparté concernant les associations à but non lucratif. Nombreux sont les magiciens à choisir en toute bonne foi le statut associatif à but non lucratif. Sachez que sous ce statut, vous ne pouvez faire aucune publicité (ne pas avoir de site internet, ne pas distribuer de prospectus, ne pas vous présenter dans des salons, …). De plus, vous ne pouvez pas vous déplacer en dehors de votre académie de rattachement. Autre contrainte de taille, vous ne pouvez pas faire plus de 3 spectacles par an (les 3 spectacles pouvant même être fait en une seule journée). Enfin, si une structure commerciale exerce dans le même secteur que vous, vous ne pouvez pas faire plus de 10 représentations dans l’ensemble de la vie de l’association. On peut donc dire que la majeure partie des associations magiques en France n’est pas en règle vis à vis de la législation.

- Entreprises commerciales :

Vous pouvez choisir d’exercer de façon indépendante, en votre nom propre, en créant une Entreprise Individuelle. Vous devez exercer dans le cadre d’une activité commerciale, avec une immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Si vous faites appel à des personnes supplémentaires sur vos spectacles, vous devez les salarier et donc faire la demande de votre Licence d’Entrepreneurs de Spectacles.

Vous pouvez décider également de vous lancer dans la création d’une Société Commerciale (SARL, EURL, SAS, SASU, …). Chaque type de société a ses avantages et ses inconvénients. Dans tous les cas, vous serez, vous et l’ensemble des personnes intervenant sur votre spectacle, salariés de la société. A ce titre, vous devez faire la demande des Licences d’Entrepreneurs de Spectacles et fournir la justification de votre adhésion aux différentes caisses (Audiens, Congés Spectacles, CMB, …).

Concernant le statut d’autoentrepreneur, sachez que ce statut est formellement interdit pour un artiste. Par définition du Code du Travail, un artiste est soit salarié, soit en société avec une immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés.

- Salarié :

C’est la solution la plus évidente pour un artiste, la forme la plus originelle. L’organisateur occasionnel doit faire appel au GUSO pour vous déclarer. L’organisateur professionnel vous salariera directement et cotisera de son propre chef aux différentes caisses.

Pour simplifier la démarche auprès des organisateurs occasionnels, vous pouvez décider de passer par un producteur qui vous fournira un bulletin de paie et qui facturera à l’organisateur occasionnel.

Dans tous les cas, vous recevrez donc un bulletin de paie justifiant du paiement des cotisations aux différentes caisses et vous offrant une bonne couverture sociale.

Le spectacle, même s’il est associé à une notion de plaisir et de loisir, reste et doit rester un métier à part entière. Un entrepreneur de spectacle se doit d’avoir une certaine rigueur et une certaine éthique. Dans ce milieu, le plaisir peut tourner au drame. Un projecteur tombe et blesse un spectateur, il faut penser à souscrire une assurance qui couvre les risques. Un contrôle de l’inspection du travail ou de l’URSSAF et vous risquez de perdre très très gros. Certains ont perdu voiture et maison car ils abusaient ouvertement d’un système de manière illégale. Pire encore, les personnes qui vous donnent de l’argent alors que vous n’êtes pas en règle risquent une amende de 40000 Euros et de 3 ans de prison.

C’est pour informer tout le monde (artistes, amateurs, professionnels, organisateurs, collectivités, …) qu’une association nationale s’est créée, sous l’impulsion de Thierry Charvet, animateur professionnel originaire du Sud-Ouest : l’APA France (Association des Professionnels de l’Animation). Cette association a pour but également de fédérer l’ensemble des professionnels et d’expliquer aux non-déclarés la marche à suivre pour se mettre en règle. L’APA est désormais une association reconnue pour son sérieux et son engagement auprès de l’URSSAF. Ainsi, si après plusieurs appels, un « non-déclaré » ne veut pas se mettre en règle, une dénonciation sera faite.

Il est important de protéger notre métier, les artistes saltimbanques comme nous sommes désormais une espèce en voie de disparition. Nier ce fait serait faire preuve de mauvaise foi ou d’un manque évident de la connaissance de la réalité du milieu.

En guise de conclusion, j’invite donc l’ensemble des professionnels à venir grossir les rangs de l’APA (www.apafrance.fr). Nous devons passer le cap individualiste pour tous nous fédérer et nous battre contre ce mal qui ronge notre profession, notre gagne pain.

J’invite enfin tous les « non-déclarés » à se renseigner d’urgence sur la manière de se mettre en règle, il en va tout d’abord de la crédibilité et de l’image des magiciens, mais il en va aussi de votre propre tranquillité, car vous le savez maintenant, les contrôles contre la fraude vont de plus en plus se généraliser et vous ne pourrez pas dire « je n’étais pas au courant ».

Merci à toutes et à tous pour votre attention, votre confiance et longue vie à la magie…

Publié le (modifié)

Concernant les 10 représentation "durant toute la vie de l'association", il y a d'autres sons de cloches dans l'interprétation du texte:

Obligatoirement pratiqué dans le cadre d’une association loi 1901, le spectacle amateur n’est pas soumis

à la législation sur le spectacle professionnel(29). Les troupes de spectacle amateur ne peuvent produire

plus de trois spectacles par an. Chacun de ces spectacles ne peut comporter plus de dix représentations

par année s’ils sont donnés dans une agglomération fréquentée par des groupements professionnels.

Sont exclus de ces dispositions les « chorales, les sociétés populaires de musique et les groupes

folkloriques »(30).

source:

http://www.spectacle-vivant-bretagne.fr/ressources/legislation-reglementation

et

http://www.spectacle-vivant-bretagne.fr/wp-content/uploads/2011/04/guide_legislation.pdf

selon ces sources, pour les représentations amateurs, il s'agirait de monter 3 spectacles diférents par an, ne comportant pas plus de 10 représentations par spectacles (et par an)

cela semble plus cohérent avec un fonctionnement de troupe amateur:

aucun club de théatre, par exemple, ne pourrait suivre une limite de 10 représentation en tout et pour tout!

tiens, voila un autre lien qui semble donner le texte de loi complet:

http://www.culture.gouv.fr/culture/dts/reglement/decret53.html

voir article 5.

L'APA France ne vat-elle pas un peu vite en besogne, en ce qui concerne les associations? ;)

Gilbus.

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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