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Merci encore pour ce petit bijou...

P.-S : on pourrait, en Chambre des secrets, ouvrir un fil de discussions recensant nos expériences avec cet effet. En effet, j'ai quelques idées et j'aimerais les partager avec vous... ou alors c'est trop et il faudrait un endroit spécialement dédié aux détenteurs du livre ?

Continuons donc publiquement et avec réserve...

Une question : même si j'ai conscience de ce que le public des plus jeunes n'est pas une "cible" spécialement pertinente pour Télépathie Raël Réelle, auriez-vous un retour d'expérience (de préférence d'orientation statistique) pour ce qui est des dessins que proposent non pas des enfants mais disons plutôt des pré-ados (9 - 13 ans par exemple) ? Il me semble (mais je n'en suis qu'au stade des supputations actuellement) que les propositions de ces jeunes devraient avoir des orientations différentes de celles des adultes,d'où une nécessité de recadrage de la méthode, mais laquelle ?, pour l'instant je ne sais pas. Des avis constructifs à ce sujet ? Merci d'avance.

Publié le

Christian,

Le problème avec les 9-12 ans sera le fait d'admettre la chose, car en finalité........... (à toi de complèter histoire de ne pas faire de débinage)

Etant donné qu'a cet ages il faut vraiment prouver que nous n'avons pas de FP après chaque apparition et disparition de foulards...

Carl Valentin

Publié le
Christian,

Le problème avec les 9-12 ans sera le fait d'admettre la chose, car en finalité........... (à toi de complèter histoire de ne pas faire de débinage)

Etant donné qu'a cet ages il faut vraiment prouver que nous n'avons pas de FP après chaque apparition et disparition de foulards...

Carl Valentin

Je ne suis pas tout à fait d'accord...

Avec les jeunes, je pense même que l'effet est plus facile à réaliser, et l'impact peut en être que meilleur ;) Je m'arrête là pour ne pas m'aventurer sur les routes du débinage.

Publié le

Un des enjeux dés le début du développement de « Télépathie Réelle » a été, effectivement, le recensement statistique des dessins couramment effectués par un spectateur.

A ma connaissance (mais je ne connais pas tout) cet axe là de recherche n’a rien donné de probant.

J’ignore si certains se sont lancés dans cette aventure en faisant, en plus, une segmentation par type de population. ..

Ce que je sais c’est que quand on demande à une personne de faire un dessin quelconque le « top 3 » est le suivant (l'ordre que je donne est aléatoire) :

- Bonhomme (ou smiley)

- Maison

- Arbre (ou fleur)

Comme tu le sais ces trois exemples sont hors de propos dans mon expérience.

Il me semble qu'il y a le « top 15 » dans un livre de Kenton Knepper (Kenton dont nous parlions ici hier justement). Je pourrais donner les sources à ceux que ça intéresse (quel livre, quel numéro de page etc - faut juste me laisser le temps de faire quelques recherches dans ma bibliothèque).

Toutes les recherches sont intéressantes à mener en l'espèce mais, à mon avis, les axes d’amélioration de l’effet ne se situent pas là mais dans les techniques de gestion du spectateur.

Publié le (modifié)

Merci, c'est clair et précis. :)

les axes d’amélioration de l’effet ne se situent pas là mais dans les techniques de gestion du spectateur.

D'où en partie ma question. La gestion commence avec le choix d'un spectateur. Je me demande à partir de quel âge (ou dans quelle tranche d'âge) T.R. a une probabilité de succès maximale. As-tu tenté l'expérience avec des enfants ou des ados ou les exclus-tu d'emblée du cadre des possibles car difficiles (ou impossible) à gérer ?

Merci également à Carl pour sa réponse.

Patrick, jette un œil ici, c'est pour toi ! :

http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php/topics/298412#Post298412

Modifié par Christian Girard
Publié le

En réponse à Friboudi "Je ne suis pas tout à fait d'accord...

Avec les jeunes, je pense même que l'effet est plus facile à réaliser, et l'impact peut en être que meilleur"

"L'impact peut en être que meilleur",

vraiment ! du mentaliste - Télépathie avec des enfants de 9 ans sachant que le finale ne sera pas montrée ! avec un impact meilleur ! alors la je ne demande qu'a voir, car sincèrement si il y a bien une magie que je connais et pratique depuis 15 ans c'est bien la magie pour enfants.

La magie pour des enfants pré-ados est totalement différentes de la magie pour enfants et adultes.

As-tu vraiment essayé cela sur des enfants de 9 ans ! et ils ce sont contentés de ne rien dire ???? pas envie de ........

Carl Valentin

Publié le (modifié)
vraiment ! du mentalisme - télépathie avec des enfants de 9 ans sachant que le final ne sera pas montré ! avec un impact meilleur ! alors là je ne demande qu'à voir

Moi aussi, je suis très dubitatif mais je ne demande qu'à apprendre... Friboudi, des précisions ?

Modifié par Christian Girard
Publié le (modifié)

Mon petit cousin de 9 ans (sur lequel j'ai fait un petit test le week-end dernier) avait dessiné un pot de fleurs.

J'ai fait le scénario classique et le petit plus de la page 69: retourné à 180°, ça donnait quasiment son dessin. Il a été très impressionné car j'étais parti dans le jardin le temps qu'il dessine et il avait caché le dessin dans sa poche. Pour lui, j'avais vraiment visualisé son dessin, mais de façon un peu floue.

Bon, un cas particulier ne fait pas la règle, mais il faut avouer que là ça a bien fonctionné.

Je reconnais m'être peut être un peu avancé en englobant tous les "jeunes" en général (un ado ne va pas réagir comme mon petit cousin j'imagine).

Modifié par friboudi
Publié le
D'où en partie ma question. La gestion commence avec le choix d'un spectateur.

OUI ! Assurément !

Je me demande à partir de quel âge T.R. a une probabilité de succès maximale. As-tu tenté l'expérience avec des enfants ou des ados ou les exclus-tu d'emblée du cadre des possibles car difficiles (ou impossible) à gérer ?

En mentalisme et particulèrement avec ce genre d'effet je travaille essentiellement pour des adultes.

Après, plus que l'âge, je pense que le succès de l'expérience tient, pour beaucoup, dans la dynamique de relation que tu instaures avec ton public.

Je m'explique : Pour que T.R. fonctionne il faut faire entrer ton spectateur dans une dynamique de coopération et non pas une dynamique de puissance ou de défi. Ce n'est pas : "Eh regardez comme je suis fort et ce que je suis capable de faire".

C'est plutôt : "Tentons une expérience ensemble, vous êtes l'émetteur, je suis le récepteur, si ça marche NOUS aurons accompli quelque chose d'extraordinaire... une forme de contact à un niveau très subtil... Essayons".

A mon avis c'est ainsi que devrait être présentée toute expérience de télépathie (mais cela est particulièrement vrai pour T.R.) comme une "communion intime" et non pas une performance individuelle.

Rappelle toi Uri Geller (je suis sûr que tu vas apprécier la référence mdr ) : Il impliquait fortement les spectateurs. Lors de la torsion d'une cuillère, il demandait fréquemment à une spectatrice de toucher la cuillère... tout induisait que la prouesse était accomplie AVEC la spectatrice.

En psychothérapie et en psychanalyse on parle d'alliance thérapeutique, terme qui a été utilisé, pour la première fois par Freud en 1913, et qui veut dire que le succès d'une psychothérapie ou une psychanalyse tient, avant tout, à la qualité de relation qui s'instaure entre le thérapeute et le patient (à savoir une relation de confiance et une dynamique collaborative). C'est cette alliance que le thérapeute recherche dés les premières séances. Et à mon sens, le mentaliste doit tendre vers le même type d'alliance avec son spectateur.

Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point j'affectionne les effets de mentalisme où c'est le spectateur qui accomplit le miracle (et non pas le mentaliste).

Bref... je pourrais en parler longtemps... on va garder ça pour un prochain livre :D

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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