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Bonsoir !

Je ne sais si la révélation qui suit a été évoquée

dans le cadre d'un autre post,

et si même ce paradoxe a été étudié par notre ami Gardner,

mais toujours est-il que l'on sait désormais

qui de la poule et de l'œuf était le prem's !

En effet, le docteur Colin Freeman, de l’Université de Sheffield,

et son équipe seraient enfin parvenus à résoudre

le mystère du qui est arrivé le premier « l’œuf ou la poule »:

les études du bon professeur ont révélé

que parmi les composants de la coquille d’œuf

se trouve une protéine du nom de ovocledidin-17

présente que dans les ovaires de la poule.

Ce qui serrait la preuve une bonne fois pour toute

que la poule a bien grillé la politesse à l’œuf.

Bon, peut être, mais vous ne m'ôterez pas de la tête,

qui ressemble d'ailleurs étrangement à une tête... d'œuf,

que ça n’explique pas, que je sache,

comment la toute première poule est arrivée

et comment elle a produit le tout premier œuf.

On fait déjà moins les malins !

Petitbonhomme qui va s'offrir qques uns des bouquins

de ce monsieur Gardner, vous m'en avez donné très envie.

Publié le

il en va de même de la cellule (humaine ou autre, vivante en tout cas) qui a besoin d'enzyme pour répliquer le code ADN et se reproduire, ces enzymes étant produites par la cellule grâce au code ADN répliqué... comment tout cela a-t-il commencé? (notez qu'il y a actuellement des débuts de réponses qui semblent prometteurs, notamment les notions d'"hypercycle"), voir à ce sujet les bouquins de Richard Dawkins relatifs à l'évolution. Je suis persuadé que Martin Gardner devait suivre ces questions de près, tant elles sont proches de ses préoccupations.

Publié le

Pourquoi un miroir inverse-t-il la droite et la gauche - et pas le haut et le bas ?

Christian a répondu en partie à cette question toutefois ne perdez pas de vue que, lorsque vous vous regardez dans un miroir, la personne que vous voyez n'est pas vous. La preuve, elle a le coeur à droite...(1)

My2Cents

:cool:

Woody

Publié le
La preuve, elle a le coeur à droite...(1)

My2Cents

:cool:

Woody

Bonsoir Woody...

et puisque nous parlons cœur,

du cœur :

contrairement à ce que le péquin moyen croit,

j'en suis, en était pour le cas présent,

le cœur ne se trouve pas à gauche dans notre poitrine...

Non, sa pointe pointe, si j'ose écrire, ose écrire, écrire,

pointe vers la gauche, et c'est pour ça

que l'ont dit que le cœur se trouve à gauche.

On peut penser que je m'égare de notre ami Gardner

et ses préoccupations, les notres ici,

pas sûr, voire bien au contraire.

Petitbonhomme

Publié le

Heart-and-lungs.jpg

Dans le corps humain, le cœur se situe dans le médiastin, 2/3 à gauche et 1/3 à droite de la ligne médiane.

Cela ne change rien à la question: Pointe-t-il de l'autre côté lorsqu'il est vu dans un miroir (du point de vue de la personne réfléch_ie bien sûr, qui est... virtuelle?).

Publié le

noter que la photo du message précédent est l'envers de l'image qu'on obtiendrait avec un miroir.

noter que la photo d'un visage est la symétrique de l'image obtenue dans un miroir. Les autres nous voient tel qu'on peut se voir sur une photo et non tel qu'on se voit dans un miroir. Ou alors tel qu'en prenant une photo de sa photo réfléch_ie dans un miroir.

Je me permets de joindre un extrait relatif à l'utilisation du miroir que je viens de scanner du tome 1 de l'encyclopédie de la magie impromptue de Martin Gardner, qui aimait parfois ne pas se prendre trop au sérieux.

levit.jpg

Publié le (modifié)

Malgré l’émoticône « clin d’œil » qui en soulignait le ton, ma phrase en réaction au post de Popnorges a pu être perçue, de par sa brièveté, comme un peu « expéditive », ça me change : le plus souvent on m’a fait la remarque que je postais des pavés mdr ! Il se trouve que j’ai un profond respect pour Popnorges :) qui a toujours fait preuve d’un esprit aiguisé et qui étincelle souvent d’un humour dont je ne me lasse pas :D . Par courriel, j’ai eu confirmation que, de son côté, il n’avait pas tiré de conclusion particulière à la suite de mon intervention plus maladroite que malagauche. Tous deux sommes depuis longtemps sur une même longueur d’onde relativement à de nombreux sujets et c’est certainement ces affinités qui m’ont semblé pouvoir m’autoriser à être direct (trop pour certains semble-t-il) comme on l’est parfois avec un bon copain. Mille excuses.

Pour ce qui concerne la question de ce qu’inverse (ou pas) un miroir, L’Univers ambidextre de Gardner vous donnera les réponses mieux que je ne pourrais le faire dans le cadre de ce forum, je confirme ainsi qu’indubitablement, « la lecture du livre est plus intéressante, fournie et stimulante que la réponse en une phrase » que j’ai faite, le contraire eut été étonnant.

Pour autant, je vais me permettre de pointer ceci : s’il est admis comme une évidence par quiconque que le miroir n’inverse pas le haut et le bas, on se sent vite troublé dès lors qu’on évoque la question de la « gauche et la droite ». La manière la plus simple de comprendre qu’il n’y a pas d’inversion des directions, c’est de formuler autrement le problème et surtout lesdites directions. Supposez que vous tendiez le bras droit en direction de votre droite et que cette direction soit le nord, le personnage qui vous fait face dans le miroir tendra lui-aussi le bras dans la même direction, le nord. Le « sens » n’a pas été inversé par le miroir. Il en sera de même pour le sud (situé à votre gauche). Le miroir inverse bien « quelque chose », mais pas ça. ;)

Une autre façon de comprendre cette notion consiste à s’allonger sur le sol, sur le côté, face à son miroir : si votre tête est à droite du miroir, alors le personnage qui s’y reflète a la tête orientée pareillement (alors qu’une « inversion de la droite et de la gauche » l’aurait placée face à vos pieds).

Maintenant, j’aurais aimé aborder le problème l’œuf et la poule qui me passionne pour mettre en évidence le fait que la question est loin d’être aussi tranchée que Petibonhomme nous l’écrit, pour des raisons multiples qu’hélas je ne n’ai pas le temps de développer, (les réponses dépendent si l'on aborde le problème selon l’angle de la biologie ou celui de la sémantique par exemple), j’espère avoir un peu plus d’indulgence sur ce coup-là.

Pour ce qui est du décès de Martin Gardner, j’ai écrit ceci à un VMiste en MP : « […] je trouve la réaction de la communauté magique de VM extrêmement minime au regard de l’importance du grand homme […] ». Je crois que le plus bel hommage qu’on puisse faire à Gardner, c’est de continuer à débattre de ces sujets (les mathématiques, la magie, les paradoxes, etc.) qui l’ont tant passionné toute sa vie. Parlons et débattons – sans esprit de polémique infantile – de miroirs, de relativité, de topologie, de magie impromptue, de scepticisme, de flexagones, de cosmos, de casse-tête, de jeux d’esprit, d’Alice et de Carroll Lewis, comme Gardner a su le faire avec un émerveillement constant et un talent indéniable pour la vulgarisation intelligente et le divertissement.

Mon ami Alain Zalmanski dit de Gardner qu’il est « sans nul doute un des plus grands ludologues de tous les temps », il lui rend hommage en page d’accueil de son site Fatrazie par ces mots :

Le monde des jeux de l'esprit est en deuil

Martin Gardner est passé de l'autre côté de miroir le 22 mai, après une courte maladie, à l'Hôpital régional de Norman (Oklahoma).

Le monde de la magie comme celui des puzzles et des jeux de l'esprit perdent un guide et Fatrazie un mentor et un ami.

Dans la page consacrée à Gardner, on lit : "La bibliographie des ouvrages ou contributions de Gardner, humaniste, infatigable chercheur, journaliste et écrivain prolixe, est un monument, comportant plus de huit cents références et couvrant tous les domaines de sa grande créativité." La suite ici :

http://www.fatrazie.com/gardner.html

Christian Girard

Modifié par Christian Girard

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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