Christian CHELMAN Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 L'artiste, dans un sens bien plus large que celui d'illusionniste ou de simple amuseur publique, peut avoir envie de confronter son audience à une réflexion à propos des tabous qui limitent notre vision des choses. Mapplethorpe a certainement choqué plus d'un spectateur dans son existence, il reste cependant un des plus grands photographes du XXème siècle. L'illusionniste doit-il se limiter au coussin péteur ? Citer
Jacques TRRN Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 Dans ce genre de "brise-tabous", le critère fondamental est le regard de l'artiste. Ce qu'il apporte avec son regard décalé. Dans l'exemple de Mapplethorpe, le spectateur choisi de le regarder. Son oeuvre est remarquable esthétiquement et "compréhensible" et légitime, au vu de son existence. Mapplethorpe était ainsi. Voir son oeuvre, c'est aller à sa rencontre. Dans le cas d'un spectacle de magie, quel artiste-magicien, illusionniste ou que sais-je peut prétendre avoir une telle cohérence dans son approche et dans son art? Dans le cas des "tabous" mentionnés, je ne vois pas d'utilisation "artistique" vraiment possible, c'est à dire partagée avec le public. Ou alors c'est un scénario exceptionnel qui réussit une empathie avec son public. La légitimité de ce thème, le magicien l'aura a partir de sa vie réelle. Par exemple, si il a perdu, lui, un être cher, qu'alors il a exploré des voies personnelles et qu'il veut partager cela, alors c'est ok. Le spectateur a son libre arbitre, il assiste à un témoignage indirect. Quand on cause de la mort, il faut savoir de quoi on cause, sinon on la ferme. Houdini qui voulait parler avec les morts était non seulement "barré" mais sincère, et ça on ne peut pas le critiquer. La question posée, cher CED, l'est, je trouve, d'une manière très commerciale, voire un peu p.... . Non? Citer
Christian CHELMAN Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 Ma question cherche à établir les limites entre les termes "art" et "performing art". Dans le cadre de la jonglerie, par exemple, le travail de Michael Moshen passe la frontière entre les deux mondes. Ce qui est également le cas de feu le mime Marceau dans son propre domaine. Sommes-nous limités qu'à être des singes savants ? Citer
Lawrens GODON Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 Ma question cherche à établir les limites entre les termes "art" et "performing art". Dans le cadre de la jonglerie, par exemple, le travail de Michael Moshen passe la frontière entre les deux mondes. Ce qui est également le cas de feu le mime Marceau dans son propre domaine. Sommes-nous limités qu'à être des singes savants ? Eh bien, apparemment cette limite est extrèmement ardue à définir, sinon à dépasser... En effet, et comme tu le soulignes justement, il y a UN Michael Moschen, UN mime Marceau...le travail de tous les autres est louable dans le sens où ils construisent sur les fondations posées par les maitres, mais on ne peut forcer personne à être un génie... Citer Lawrens Godon Rétronaute YouTube Page Facebook
Eric DUBS Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 L'illusionniste doit-il se limiter au coussin péteur ? Parce que ne pas exhiber des photos post mortem d'enfants c'est se limiter au coussin péteur? Si l'objectif est de choquer, gratuitement, autant monter sur le spectateur pour lui uriner dessus. Au moins c'est clair, même si certains vont y trouver une démarche artistique. Si la démarche artistique personnelle et réflechie n'a pas pour but de choquer, mais de proposer une vision, une lecture, le choc premier du spectateur aura des chances de déboucher sur autre chose. Dans le premier cas, je doute. Tout est une question d'intentions. Le reste c'est des moyens. L'illusionisme est il le moyen privilègié et pertinent pour traiter certains sujets? Citer Circulez !
Christian CHELMAN Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 L'illusionisme est il le moyen privilègié et pertinent pour traiter certains sujets? De par son éventuel rapport avec la magie, il le peut. Tout autant que le cinéma, la littérature, la peinture, la musique ou d'autres arts dits "majeurs". Dans ce cas précis, il peut traiter du sujet de la mort et de la vision qu'on en avait durant la période victorienne, ne fut-ce que pour mettre notre propre vision à l'épreuve. Citer
Christopher Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 une démarche de ce genre reste une prise de risque avec les conclusions qui s'en suivent , une partie du public encensera et une autre te poussera vers le bucher ! Quelle belle fin pour un sorcier moderne !!! Peut-être moins pour un magicien !! Citer Christopher
Eric DUBS Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 ne fut-ce que pour mettre notre propre vision à l'épreuve. Donc gratuit s'il ne propose pas une autre vision comme peuvent le faire les supports que tu as cité. Je reformule: L'illusionisme est il le moyen privilègié et pertinent pour traiter certains sujets à la manière d'un documentaire? Citer Circulez !
Eric DUBS Publié le 11 juillet 2010 Publié le 11 juillet 2010 Oui en effet, pourquoi pas. Mais alors pourquoi autant de condescendance avec le coussin péteur? Le coussin péteur est également un moyen de confronter son audience à une réflexion à propos des tabous qui limitent notre vision des choses. De l'antiquité à Rabelais le pet à inspiré (...!) de nombreux artistes. De la à supposer qu'il aient voulu mettre à l'epreuve notre propre vision, il n'y a qu'un p.. . Ou se trouve la limite? Citer Circulez !
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