Non Chris je ne suis pas désabusé. Là on ne parle que de la télé qui n'est qu'une partie de la réalité, et même qu'une partie de l'industrie du divertissement... alors... les propos que je tiens ici ne reflètent pas ma vision du monde, je veux dire de "tout" le monde.
Tu dis :
"la conscience d'être unis et soudé ne vient qu'en cas de guerre ou de coupe du monde de football gagnée par la france.... "
Ce n'est pas non plus de ce genre de NOUS dont je parle. Je ne soutiendrais pas que l'identification des masses à un drapeau ou à un maillot nous conduise à la liberté... dois-je réellement argumenté là dessus ?
Tu dis :
"Le désir collectif se quantifie par le nombre....et en termes politique cela s'appelle la démocratie."
Là on va aborder un sujet complexe...
D'abord je ne crois pas que la démocratie se résume à la quantification électorale.
Cela fait partie de la démocratie, cela en est un moment important, mais je dirais aussi que cela en est la limite.
C'est le moment ou concrètement il faut trancher entre telles visions de la société et telles autres.
Mais la vraie richesse de la démocratie, le moment vraiment important, c'est la période durant laquelle la société vas être capable d'imaginer son avenir, de se proposer différent projets.
Et là il s'agit de débat entre les citoyens, entre les représentants des citoyens, au seins des partis, des syndicats, de la démocratie sociale mais c'est aussi les propositions artistiques, les bouffons du roi ect... tout cela qui n'est pas le fait d'individus isolés mais d'individus en inter-actions plus ou moins directes.
Dans l'idéal la démocratie serait une institution ou tous les membre de la communauté pourrait décider "ensemble", dans le débat, des décisions qui concerne la société.
Évidement que formulé comme tel c'est une Utopie.
Mais notre monde balance sans cesse entre cette Utopie là et celle de masse d'individus isolés formant troupeau au grès des déterminismes ou des regroupements identitaires.
Partout ces deux visions s'affrontent et se complètent.
Comme tu l'auras compris je préfère quand la balance penche du côté de la démocratie et non du mouvement de masse.
Pour savoir de quel côté aller il faut déjà bien distinguer qu'il y a deux options.
Mais la mode en ce moment c'est le discours qui voudrais par exemple nous expliquer que si tout le monde arrêtait d'acheter des produits chinois, on pourrais exiger la libération du Tibet (j'exagère à peine... ).
Face aux grandes questions collectives on nous préfère "consom-acteurs" plutôt que citoyen... c'est juste un mensonge : une masse d'individu consommant à une réalité économique mais pas politique, elle n'est que très peu capable d'agir sur elle même et donc sur le monde.
Bises à tes ménagères en tout cas !
Cordialement