Clément D'UZER
Membre-
Compteur de contenus
738 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Trophée
1
Tout ce qui a été publié par Clément D'UZER
-
Et bien tu as élu le gars pour un programme: tu peux donc ouvrir ta gueule s'il ne le respecte pas. Ou bien tu n'as pas voté pour le gars qui a été élu: tu peux lui rappeler qu'il n'a été élu qu'à une majorité proportionnelle, et donc, qu'il ne doit pas oublier la partie conséquente des électeurs qui n'étaient pas d'accords avec ces idées et proposaient d'autres solutions. Enfin, tu as élu une personne pour qu'elle te représente: si tu estimes qu'à un moment, elle ne te représente plus, tu as le droit d'exprimer ton désaccord. Même si tu n'avais pas voté pour elle, en votant, tu as exprimé cette idée que le vainqueur du scrutin te représenterait. Si tu n'as pas participé au vote, tu as refusé que cette personne te représente. Il est difficile de reprocher à quelqu'un qui ne te représente pas de ne pas être en accord avec tes idées et de ne pas les appliquer.
-
Peut-être parce que Tanhouarn a écrit en long, en large et en travers qu'il ne voterait pas blanc. Et que, quitte à choisir entre 2 maux, il vaut mieux prendre le moindre à ses yeux. Voter pour quelqu'un ne veut pas dire lui signer un chèque en blanc.
-
En effet, lorsque tu as voté blanc ou nul, dans notre démocratie, cela a peu d'impact: si plus de 50% des électeurs votaient blanc ou nul, il faudrait qu'aucun candidat ne puisse accéder à la fonction (voire, tant qu'aucun candidat n'aurait atteint 50% des suffrages exprimés, les votes blancs étant inclus dedans). Cependant, tu as donné ton avis. Tu as alors une légitimité à critiquer le pouvoir mis en place puisque dès le début, tu as donné ton avis. Dans le cas de l'abstention, tu dis à tes concitoyens: "démerdez-vous entre vous", puis, une fois qu'ils se sont démerdés (plus ou moins bien), tu arrives la bouche en fleur en disant: "non, mais en fait, c'est pas ça que je voulais!". Sans même tenir compte de la fierté personnelle et la continuité des idées, il me semble qu'il y a là un hiatus important. Un peu comme de se laisser pisser sur les pieds puis de se plaindre ensuite qu'on a les pieds mouillés. Ou de laisser les autres discuter pour savoir qui sera mangé, puis de s'étonner d'avoir été choisi comme repas. [edit: donc Christophe, tu confirmes bien ce que je dis: "tu ne te sens pas concerné par la mise en place du pouvoir". C'est un sacré retournement de veste que d'aller par la suite critiquer ce qui, quelques instants auparavant, ne te concernait pas.] Quant à ma définition de l'anarchisme, elle est certes rapide, mais si on va à l'origine philosophique de la chose, ontologiquement, on en arrive là. Une pensée anarchique pure ne peut se vivre que seul. Ensuite, je veux bien que les différents courants anarchistes s'éloignent de ce concept, mais ils ne font que s'écarter de la conception de base pour essayer de coller un peu mieux au monde réel. Un anarchisme édulcoré, finalement. Et c'est bien pour ça que l'anarchisme, comme le marxisme-communisme ou même l'ultra-libéralisme, sont des utopies qui ne collent pas au réel. Et je n'ai pas encore évoqué les conceptions sur l'origine du monde qui permettent de penser un système anarchiste.
-
L'absolu de l'anarchiste, c'est pourtant bien de vivre tout seul. Puisqu'il n'admet pas de règles de vie communes. (Quand bien même ils vivraient à plusieurs avec pour seule règle: "pas de règle", ils se trahiraient eux-même). Ensuite et surtout, il ne s'agit pas d'un devoir constitutionnel mais d'un devoir moral. Comme tu le dis, c'est un choix en âme et conscience. Tout comme aider le plus pauvre que soit, sourire à ton voisin dans la rue, participer à l'évolution de la connaissance, à la transmission des savoirs. Ce n'est pas inscrit dans la loi, tu peux ne pas le faire. Reste qu'il s'agit là d'un devoir moral, un truc que tu choisis en ton âme et conscience. Et que tu peux ne pas faire. Quant à voter pour de la merde, il te reste la possibilité de voter blanc ou nul, de choisir cependant la merde la moins merdique, et de te présenter toi-même à l'élection si tu estimes que tes idées sont meilleures. Si tu ne veux pas choisir, ne veux pas utiliser les moyens légaux mis en place pour t'exprimer librement, ne veux pas te présenter, tu as choisi librement de fermer ta gueule et, par ta passivité, d'acquiescer au résultat du vote. En refusant de t'opposer par les moyens prévus, tu participes à la mise en place d'un système que tu ne veux pas. Ce qui me semble fondamentalement absurde.
-
Le vote est un droit ET un devoir: chaque citoyen a le devoir de participer à la vie politique de sa cité (ou de son état). La République, c'est bien la chose publique, celle qui est gérée par tous les concitoyens. Si tu ne tiens pas à participer à la vie commune, tu peux alors te séparer de ta nationalité et t'interdire de vivre dans une communauté de personnes en profitant des avantages que cela te donne. Que le vrai anarchiste ne paye ni ses impôts ni aucune taxe, qu'il n'aille pas voter, mais alors qu'il ne profite ni de la sécu, ni de la retraite, ni des infrastructures publiques (route, école, trains, réseau d'acheminement des eaux, de l'électricité, etc.).. Si on veut mener son combat, il faut le faire réellement, sinon, on a autant d'impact et de poids qu'une poule sur un mur: on caquète. Enfin, on te donne le droit de voter: tu as donc les moyens de choisir les personnes qui te représenterons pour prendre les décision qui touchent la Communauté. Si tu ne prends pas la peine de donner ton avis, il est difficile d'aller ensuite critiquer les élus que tu as laissé s'installer au pouvoir. Si on te sert la soupe et que tu la refuses, il semble tout à fait malsain d'aller ensuite se plaindre de la famine!
-
Tu fournis toi-même la réponse à ta question: ces mesures n'ont pas été choisies librement par ceux qu'elles concernent. Je ne crois pas qu'on puisse donc classer cela dans un système libéral. Par contre, il existe aujourd'hui, de façon claire, une dictature de l'argent et des financiers. Dénoncer cela et chercher ds solutions puis tenter de les mettre en place, ça me paraît être la solution. Mais pousser à la haine et proposer de remplacer une dictature par une autre sous prétexte "d'inverser les rôles" ou de donner "enfin aux pauvres ce qu'ils n'ont pas eu" tout en "punissant les riches" qui leur bouffent sur le dos, c'est à mon avis une folie, une voix sans issue. Enfin, la question pourrait être intéressante: combien ici se disent pour une meilleure répartition des richesses et seraient prêts à mettre la main à la poche? J'exclus les procrastinateurs geignards qui vont me répondre: "mais avant moi il y a des gens beaucoup plus riches, c'est à eux qu'il faut prendre d'abord".
-
La pauvreté existait bien avant le libéralisme... Et, que je sache, la pauvreté n'est pas plus importante avec le libéralisme. Dire que la pauvreté et la misère sont les fruits du libéralisme, c'est quand même vachement résumer 7,5 millions d'années! Des pauvres, il y en a toujours eu, des riches aussi. Croire en la possibilité d'un système sans pauvre, c'est quand même totalement utopiste, c'est vivre hors du monde réel, se fabriquer un univers rêvé. Parce que même dans le système le plus égalitaire que tu pourras trouver, tu ne pourras empêcher que quelqu'un commet une dérive et s'enrichisse un peu plus que son voisin, recréant alors la distinction riche/pauvre. C'est assez bien expliqué dans "Le schtroumpf financier" (on passera sur l'aspect enfantin du sujet pour essayer de comprendre la portée de l'histoire racontée. Mais il s'agit d'un exemple pour illustrer, pas d'une preuve scientifique que j'apporterai). La seule solution serait d'avoir un état si puissant et si fort qu'il empêche toute dérive... ce qui s'appelle un état totalitaire, ce qui est une dérive en soi. Et qui, tout en pouvant (mais il faudrait alors l'existence d'un ordre mondial) tenir un égalitarisme absolu en terme de redistribution des richesses, empêcherait toute liberté individuelle. L'Homme élevé au rang de machine!L'Etant réifié! Ô gloire! Ô Évolution! Alors qu'il me semble que le libéralisme est la condition naturelle de l'Homme: "Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits". Après, il existe des dérives du libéralisme. Croire que ces dérives sont la preuve que le système d'origine est pourri, c'est encore une erreur: cela prouve seulement que l'Homme n'est pas parfait. Il est évident pour moi qu'être libre, ça ne signifie pas l'anarchie ou la liberté comme absolu: certains, à force de ne pas choisir pour rester libres, deviennent esclaves de ce non-choix. Être libre, c'est justement être libre de choisir. J'ai suffisamment foi en l'humanité pour croire que librement, celle-ci tend à désirer le bien commun. Le libéralisme est alors le système qui permet à chacun de travailler librement à l'établissement du bien commun. Et cela passe par des lois qui vont encadrer notre liberté (mais des lois choisies démocratiquement, approuvées par le peuple) afin justement d'assurer à chacun cette liberté. Pour être libre, il faut notamment des conditions de vie descentes. La lutte contre la pauvreté devrait donc être un cheval de bataille quotidien du libéralisme. Tout en évitant un interventionnisme d'état grossier qui rendrait alors les citoyens dépendant de la machinerie d'état, et non plus libres. Ça, c'est la dérive que subissent actuellement nos agriculteurs, nos pêcheurs, et pas mal de nos artistes. La pauvreté reste insupportable.C'est un combat, un aiguillon quotidien. Mais elle doit avant tout être l'affaire de chacun, individuellement, avant d'être prise en main par l'état. Et là, la liberté individuelle permet justement à chacun de s'offusquer ou non de la pauvreté et de la misère. Et ça, ça reste une liberté inaliénable de l'Homme.
-
Christophe, notre affreux monde libéral existe encore, avec ses erreurs, ses manques, ses excès, mais il fonctionne. Alors que le communisme n'a tenu que 70 ans et s'est écroulé après avoir accouché de résultats bien pires et d'un totalitarisme indécent. Alors on pourra toujours m'expliquer que l'URSS, la Chine, la Corée ou le Cambodge, ce sont des dérives du communisme, de grossières imitations, n'empêche que les faits sont là: la realité et qu'on n'a jamais su mettre en place un régime communiste viable. Un tien vaut mieux que deux tu l'auras (je n'ai jamais su ce qu'était un "tulora"), je préfère donc améliorer le système existant et le réformer chaque jour, plutôt que de courir au néant. Sans compter que des systèmes marxistes sont à mon sens extrêmement destructeurs pour la liberté individuelle, la conscience personnelle. Et là, seul un libéralisme maîtrisé peut permettre une réelle liberté de l'individu, que ce soit dans la liberté de penser, d'entreprendre ou tout autre aspect.
-
pardon, mais ceci s'applique au capitalisme ou effectivement une partie du peuple vit sur le dos des autres. un modèle de socialisme serait une société ou tout le monde travaille. Tout à fait. Comme en URSS il y a quelques années... Où, d'abord, il a fallu inventer des modèles (stakhanov et ses copins/copines) pour donner aux ouvriers le goût du dépassement de soi, puis, après quelques années, il a bien fallu se rendre compte d'une chose: la majorité de la population ne foutait plus rien, puisque quoi qu'ils fassent, ils recevaient la même chose. Et on voit bien la qualité des productions de l'URSS dans les années 70, 80 et 90. Du prêt à jeter. Si le système fonctionne bien sur le papier, il ne faut pas oublier la réalité du terrain: les gens ne sont pas parfaits de nature, certains vont donc dès que possible exploiter les failles du système. Et seront suivis par la majorité bêlante. On a donc toujours besoin de la carotte. C'est d'ailleurs quelque chose de très étudié en sciences, avec le système de punition/récompense qui fonctionne chez l'animal et chez l'Homme. Un truc naturel, en quelques sortes.
-
Peut-être justement que dans les bidonvilles, ils ont des libertés que nous n'avons pas: -aucune obligation d'avoir le dernier Ipad à la mode -aucune obligation de répondre à un email en moins de 24h -personne ne les juge sur la taille de leur écran plat -pas besoin d'avoir des baskets à la mode qu'il faut changer tous les 3 mois -pas besoin d'être "au courant" des dernières infos people -pas obligés de suivre la pensée "tolérante" unique qui sévit chez nous -libres de donner naissance à un enfant handicapé sans se faire traiter de bourreaux -libres de sourire à un enfant sans se faire traiter de pédophiles -libres de partager le peu qu'ils ont et de donner lorsqu'ils veulent faire plaisir, et pas quand les grands magasins le leur imposent -... Je ne suis pas en train de faire l'éloge de la misère, loin s'en faut. Mais il y a encore des gens qui nous montrent que lorsqu'on se bat pour la vie, on a l'essentiel. Et que nous sommes prompts à nous rajouter de nouvelles chaînes. Qui aujourd'hui en France peut vivre avec ses parents, ses grands-parents, jusqu'au bout, et profiter de la transmission des savoirs ancestraux, du soutien d'une famille unie? Qui peut choisir de vivre comme il l'entend, de poser sa tente sur un matelas d'herbe fraiche et de vivre de petits services, en trouvant sa richesse dans l'échange avec les personnes? Qui peut se permettre de passer son temps à n'être qu'une présence affectueuse au milieu des autres et vivre décemment ainsi? C'est pourtant pas le besoin qui manque. Alors que l'accès au savoir devrait être hyper-facile, qui aujourd'hui a accès à la connaissance réelle, aux découvertes scientifiques et philosophiques récentes, sans passer par le filtre de média qui cherche,t à imposer l'une ou l'autre vision des choses? Qui peut se démarquer de la logique de consommation qui l'entoure? D'ailleurs, qu'est-ce qui a empêché les Etats-Unis et l'URSS de donner chacun le prix d'un seul de leurs bombardier pour éradiquer la lèpre dans le monde? Qu'est-ce qui nous empêche de développer une économie plus juste, qui permet à chacun de vivre décemment et de recevoir la juste rémunération de son travail? Non, clairement, des libertés fondamentales, nous en avons perdu un grand-nombre. Et le pire, c'est que nous avons aussi perdu la liberté de nous en rendre compte.
-
Dub, tu ne vois qu'une partie des choses ... extrêmement matérielle! Mais c'est sans doute ici aussi la preuve d'autres libertés perdues. Et en premier la liberté de penser librement.
-
[Lecture] Black Stone, Tome 1 : Les magiciens
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Ludovic EPTING dans Les Étagères Magiques
Depuis 4-5 ans, la bande-annonce de BD est très courante chez les grands éditeurs (Dargaud, Dupuis, Lombard, Soleil, Glenat, Casterman, Delcourt). Au début réservé aux hits et aux grands classiques, elle s'est depuis 1-2 ans étendue à pratiquement toutes les parutions de nouveautés. Certaines sont vraiment très bien faites avec un vrai travail de l'image. D'autres sont des pages de BD collées sur une bande son. Un peu à l'image des spectacles de magie qui font le tour des numéros "classiques". -
[Lecture] Black Stone, Tome 1 : Les magiciens
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Ludovic EPTING dans Les Étagères Magiques
Ou pas... Corbeyran publiant 30 nouveautés par en environ, je trouve que ces scénarii sont parfois trop cousus de fil blanc, peuvent manquer de cohérence et, fondamentalement, se ressemblent tous. Et ces séries traînent un peu trop en longueur tout en n'atteignant jamais la vigueur espérée. Maintenant, en effet, ça reste une valeur sûre et les dessins sont attrayants. -
[Réflexion] Témoignage sur l'Utilisation de la Magie pour Sortir d'une Situation
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Melvin (Jean-Claude) dans Forum Général
La réponse est (en partie) là: c'est ici Et sans oublier qu'une seule étude ne peut prétendre apporter LA vérité scientifique (il faut un critère de reproductibilité, ou alors, ce ne sont plus des sciences). Par exemple: la neurotoxicité "nulle" du cannabis, indiquée dans la tableau, c'est de la pure magie! Ne serait-ce que parce que la consommation de cannabis est un facteur favorisant d'épilepsie... Un tableau magique n'a hélas qu'un effet de spectacle, mais ne protège pas de la réalité (ça, c'est pour recoller tant bien que mal au sujet initial). -
Gambler de Julien LABIGNE
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Ludovic MIGNON dans Les Étagères Magiques
En musique on joue "La Truite" de Schubert, En poésie on récite "Demain dès l'aube" de Victor Hugo En littérature on cite "Timeo Danaos et dona ferentes" de Virgile Au théâtre on joue "l'Aiglon" d'Edmond Rostand A la télé on passe "Des Racines et des ailes" avec un générique complet de 2 minutes, Mais en magie il faudrait présenter "le tour sur un casino" qui coute 27€ chez le vendeur d'à côté? -
[Réflexion] Témoignage sur l'Utilisation de la Magie pour Sortir d'une Situation
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Melvin (Jean-Claude) dans Forum Général
Désolé, mais là, il est difficile de laisser passer un tel message sans réagir. Parce que d'une part, comparer des drogues aux effets néfastes connus pour savoir laquelle est la moins dangereuse, c'est carrément dangereux! Et même "moins pire" qu'une autre, une ordure reste une ordure. D'autre part, parce que si l'alcool et le tabac ont de plus graves effets que le cannabis dans la population générale, c'est principalement (si ce n'est exclusivement) que leur usage est plus répandu et en quantités non comparables. Ainsi, aujourd'hui, il y a plus de victimes de la route qui portaient une ceinture de sécurité au moment des faits que de victimes qui n'en avaient pas. Est-ce à dire que la ceinture de sécurité est un facteur de risque d'accident ou que la porter est plus dangereux que ne pas la mettre? -
[Réflexion] Spectacle de magie doit-il toujours être Drôle
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Romain VILLOTEAU dans Forum Général
Sans doute. Un spectacle de magie raté ou de peu de goût amène chez moi une émotion triste, teintée de déception profonde. Tout comme une symphonie de Beethoven jouée par l'orchestre philharmonique du coin d'à côté qui se réunit tus les 2 mois pour répéter, ou comme certaines adaptations modernes de grands opéras. -
[Image] La classification périodique des magiciens
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Dorian CAUDAL dans Forum Général
Les Maîtres en pièces seraient donc des gaz parfaits? -
[Réflexion] De la magie à la prestidigitation
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Romée DELABIGNE dans Forum Général
Plus de 1000 ans avant JC (l'existence du roi David vers -1000 est historiquement reconnue), les juifs voient dans le soleil et la lune 2 astres, 2 luminaires. En 300 APRÈS JC, le philosophe Plotin, néoplatonicien, continue d'affirmer que Soleil et Lune sont 2 divinités... Et des exemples comme cela, RÉELS, il en existe à la pelle. Alors oui, sortons de la cour de récré et parlons sérieusement de choses réelles, pas de ces légendes urbaines qui peuplent l'imagination des enfants sans esprit critique. -
[Réflexion] De la magie à la prestidigitation
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Romée DELABIGNE dans Forum Général
Évidemment, si tu reprochés à l'Eglise de ne pas avoir su avant l'heure que la Terre était ronde et non plate... Et que cependant tu mets en avant les philosophes grecs qui furent à l'origine de l'expansion de cette erreur... Tu n'as plus besoin de personne pour te discréditer! À propos, les juifs, puis l'Eglise, furent les premiers à proclamer un monde ayant une création et une fin à venir, contre les savants grecs et romains et orientaux qui défendaient l'universalité et l'immuabilité du Cosmos. Le Cosmos étant pour eux le principe suréminent. -
[Réflexion] De la magie à la prestidigitation
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Romée DELABIGNE dans Forum Général
c'est faux. il est indéniable que l'église a plongé l'occident dans l'obscurantisme. que les moines copistes aient relayé des oeuvres importantes, certes. mais ce n'est pas pour autant que le peuple y a eu accès. copier et sauvegarder, ce n'est pas propager le savoir, c'est simplement ne pas le détruire. C'est que le peuple ne savait pas lire! À cause des moines, certainement. À moins que ce soit les moines et le clergé qui aient mis en place les écoles permettant à ce peuple d'apprendre à lire et à écrire, à compter, etc. On peut avoir une idéologie, mais elle n'excuse pas la mauvaise foi ni l'erreur d'interprétation historique. Pour en revenir à la magie, l'Eglise a, dans certains procès en sorcellerie, demandé à faire reconnaître la nature des faits incriminés: que le prestidigitateur justifie de l'usage de moyens naturels et humains, afin que le peuple (comme tu dis) ne soit pas mystifié au point de croire à l'existence de pouvoirs surnaturels qui n'en étaient pas. -
[Réflexion] De la magie à la prestidigitation
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Romée DELABIGNE dans Forum Général
"Au temps de l'obscurantisme", l'Eglise à tout de même permis la copie et la sauvegarde de tous les grand auteurs antiques. Cet ainsi (grâce au travail des moines de Cluny en particulier" que nous sont parvenus Aristotélisme, Virgile, Ovide, Sénèque, etc. Qui n'étaient pourtant pas particulièrement favorables à la doctrine dominante. Étrangement, c'est au temps des Lumières que l'on a détruit tout ça. C'est encore au temps des Lumières que le problème de les lavage s'est posé de manière concrète. Entre autres choses. L'obscurantisme, c'est un grand mot qui arrive par magie à se cacher derrière lui-même. Et toujours à ce propos, écouter le podcast de l'émission sur l'Histoire d'Eirope 1, il y a récemment eu une émission très intéressant sur Galilée. -
[Réflexion] De la magie à la prestidigitation
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Romée DELABIGNE dans Forum Général
Quant aux oracles actuels, ils n'ont pas disparus. Demande à Miterrand, à de nombreux hommes politiques ou hommes d'affaire, et à tous ceux qui ne peuvent sortir de chez eux sans lire l'horoscope. Il y a enfin beaucoup d'agences de notation et autres agences de conseil qui ont trouvé la formule magique actuelle pour réciter l'avenir. Sans compter les rebouteux, médecines parallèles, philosophies new age, quand ce ne sont pas les progrès miraculeux de la médecine moderne. Aujourd'hui comme hier, on te promet le bébé parfait pour quelques euro. -
Koincidence : 1001 usages d'un Khanar
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Christian CHELMAN dans Forum Général
Mais les versions que j'ai pu trouver sur internet sont catastrophiques (en terme d'interprétation). Si vous voulez passer discrètement la chanson en musique de fond, il faudra donc chanter vous-même ou engager 3-4 copains/copines. Pour le bonneteau du début, je suis en train de réaliser les 3 cartes "canards" nécessaires. Dès que je peux, je transmets ça ici en image partagée. [img:left]http://img38.imageshack.us/img38/8134/cartecanardb.jpg[/img] [img:right]http://img138.imageshack.us/img138/2352/cartecanardn.jpg[/img] -
Koincidence : 1001 usages d'un Khanar
Clément D'UZER a répondu à un sujet de Christian CHELMAN dans Forum Général
Parce qu'à ce rythme-là, nous sommes encore loin des 1001, voici un nouvel usage d'un khanar blanc: Au delà des mers, il y a bien longtemps, un roi était père d'une bonne cinquantaine d'enfants. Près de sa cité, la plus puissante de la région, se trouvait un petit lac. Un jour, au pied des imposantes murailles de la ville, un groupe de jeunes hommes organisa un banquet avec, pour met principal, un canard noir. Celui qui devait chasser et rapporter ce canard noir fut tiré au sort parmi les fils du Roi. C'est ainsi qu'il parti vers l'étant tout proche et vit 3 canards: 2 blancs et un noir. Armé de son arc, il visa le noir, tira, tua le blanc. Sans doute la déesse Athéna avait-elle modifiée la trajectoire de sa flèche, car la suite fut terrible. Touché sous l'aile, le canard blanc expira, son bec crachant de l'or et de l'argent quand ses yeux pleuraient des diamants. Cependant, notre chasseur revint vers ses amis et l'on fit le banquet, faute de mieux, autour du canard blanc, au milieu des railleries des convives. Les cris et les danses perdurèrent jusque tard dans la nuit. A l'apogée de la fête, les fêtards se partagèrent la petite fortune versée par le canard blanc dans son dernier soupir. Le lendemain, c'était l'effervescence au palais: une jeune femme, veuve et mère de 6 enfants hurlait dans toute la ville, marchant jusqu'au trône. Elle courut se jeter aux pieds du roi en réclamant vengeance! «Votre altesse, j'avais 3 canards pour seule richesse. Deux que j'engraissais pour nourrir mes fils, et un troisième, merveilleux don des dieux, qui m'offrait chaque jour un peu d'or et d'argent, et chaque semaine un diamant. C'était, depuis la mort de mon mari à votre service, ma seule source de revenus, l'unique chance de survie de mes 6 enfants. Je demande justice pour le tort qui m'a été fait!». Le Roi, qui était sage, fut ému par le récit de la courageuse femme, et lui jura que le coupable serait retrouvé et qu'elle en aurait compensation. Il fit diligenter une enquête dans toute la ville, et la conclusion le chagrina fortement: il semblait bien que ce fût un de ses propres fils qui avait tué le malheureux volatile, par maladresse. Cependant, le nom de l'agresseur, personne ne pouvait le révéler. Le Roi, tenu par sa promesse, fit venir les devins du royaume. Sa fille s'opposa fermement à ce qu'on retrouve le coupable, arguant qu'un tel acte amènerai la fin de la Cité. Il fallait arrêter les recherches dès maintenant. Las, sous la pression du public, on ne l'écouta pas. Les prêtres d’Apollon prirent donc l'animal décédé et fouillèrent ses entrailles, afin de lui faire révéler le nom du coupable. On mit devant le canard une représentation de chacun des enfants du roi, et celui-ci désigna son assassin de manière irréfutable. Zeus souhaitait que la justice règne parmi ses sujets et Héra l'avait pressé de guider le bec du canard. L'auguste monarque, apprenant le nom du coupable, fut bien mari de la situation. Il tenta d'étouffer l'affaire le plus sagement possible. La veuve fut comblée de présents afin de calmer ses souffrances financières, mais non son amertume. Le souverain fit appeler son fils, coupable, en grand secret dans son alcôve privée: «Mon fils, par imprudence, tu as commis une lourde faute. Afin de ne pas agiter le peuple, je vais t'envoyer par delà la mer en ambassade, du côté des Achéens. Tu y resteras le temps que le souvenir de ta bévue s'estompe. Tu emmènera avec toi ton jeune frère Pâris. Il a besoin de connaître le monde.» «Bien Père, dit Hector. Qu'il en soit fait comme tu le souhaites. Je pars sur l'heure.»
-
Qui est en ligne (en orange les membres du Cercle VM) - 1 membre, 0 anonyme, 41 invités Afficher la liste
