Les défenseurs de la cause animale utilisent pas mal d’arguments évoqués par Tanhouarn qui lui cadre sa réflexion sur l'humanité seule et non sur tous les êtres vivants sentients. Quelques extraits (c'est moi qui graisse certains passages) dans le but d’élargir la question (il ne s'agit pas d'une mise en cause du point de vue de Tan' que je comprends, ce qui ne veut pas dire que je le partage) :
Les humains organisent la mise à mort de milliards d'animaux chaque année, dans des conditions souvent abominables, estimant donc que leur vie n'a pas de sens, pas de valeur en soi.
La vie d'un animal vaut-elle d'être vécue jusqu'à son terme "naturel" ou est-ce un privilège dévolu aux humains ?
Cette question (et les suivantes) ne s’adresse pas pas à Tanhouarn, elle est d'ordre général.
Des milliards d'animaux sont actuellement privés de toute liberté individuelle depuis leur naissance jusqu'à leur mise à mort.
Les animaux ne devaient-ils pas avoir le droit de mourir dans la dignité et d'être respectés jusqu'au terme de leur fin naturelle ?
Les animaux quant à eux sont abattus sans même le moindre sentiment de compassion.
"L'autre" pouvant être un être vivant non humain. Argument récurrent des défenseurs des animaux.
Est-ce que le terme d’exécution ne serait pas également bien adapté pour définir ce qui se passe par exemple dans les abattoirs dans des proportions bien plus gigantesques ? À y bien réfléchir...
Il existe un beau film très touchant sur la fin de vie assistée, Quelques heures de printemps de Stéphane Brizé.
[video:youtube]
On ne peut qu'être d'accord avec Tanhouarn quand il met en garde contre les dérives d'une euthanasie (d'un état nazi ?) banalisée à l’extrême voire contrôlée dans des buts peu avouables. Par contre, permettre un "suicide propre" à des personnes qui hurlent de douleur sans espoir de rémission, qui vomissent jour après jour leurs propres excréments, qui ont perdu tout goût de vivre et qui veulent profiter du peu de dignité, de volonté ou de force qui semble leur rester pour abréger des souffrances inéluctables, durables, ne s'agit-il pas là d'euthanasie compassionnelle ?