Et moi j'ai beaucoup de mal à donner trop de crédit aux descriptions idylliques de T. A. Waters dans ce passage de Mind, Myth & Magick, même si ce dernier écrit "Les deux exemples que je viens de donner n'ont aucunement été exagérés ou modifiés de quelque manière que ce soit". On n'a absolument aucune preuve de ce qu'il avance, il faut le croire sur parole. À la lecture, ça peut paraître plausible dans un premier temps (on a tant envie de croire !) mais la description donne un côté "parfait" qui semble trop beau pour être honnête, c'est enjolivé a minima à l'écriture. De plus, comme je l'ai déjà écrit ailleurs, la taille de l'échantillon est ridiculement petite (un seul exemple personnel de Waters dans le cas de l'approche déductive liée aux lunettes et un autre avec un chapeau mais c'est un témoignage de seconde main, celui de son ami Randall Garrett) ; même en admettant qu'il y ait beaucoup de vrai dans la description donnée, combien y eut-il d’expériences ratées pour parvenir à un tel cas de figure ? Comment Waters peut-il se fier à l'infaillibilité supposée de sa mémoire pour prétendre ne rien exagérer de ce qu'il narre et comment peut-il se porter garant de la véracité du second exemple dont il n'a pas même été le témoin ? En tout cas ça fait rêver.
Le passage le plus "amusant" selon moi, page 182 de la version française, concerne "une autre manière de pratiquer la psychométrie" (c'est-à-dire pas selon la méthode à la Sherlock Holmes) consistant à dire tout se que dicte l'intuition. Bref, il suggère de pratiquer (avec une pointe d'ironie me semble-t-il), je cite, la "psychométrie authentique" !...
... ce qui nous ramène à Maud Kristen.