"Plagiat : Acceptable ou Révoltant ? ".
Je serais tenté de la jouer comme mon limonadier, c'est à dire à l'auvergnate : ça dépend. En effet, l'été, par exemple, je n'ai pas l'impression de choquer lorsque je fais du plagiat, ma serviette étendue sur le sable, le tube de crème solaire à portée de main. N'en déplaise aux pisse-vinaigres, avec un peu d'ombre et une petite brise, j'adore plagier au bord de mer et je ne me suis jamais poser la question de savoir si cela était acceptable ou révoltant. En tous cas, jamais avant d'être confronté, l'été dernier à une scène qui m'a mis mal à l'aise.
Un type d'une soixantaine d'années, en short de bain, s'approche et me demande s'il peut plagier à côté de moi. Lorsque je dis à coté j'exagère, entre le bonhomme et moi il y avait bien 2 ou 3 mètres. Bref, n'y voyant aucun inconvénient, je lui répond avec toute l'affabilité dont je suis capable, "Faites donc mon brave". L'impétrant étale sa serviette, sort sa crème solaire, un vieux San-A et s'allonge.
Je n'aurais rien remarqué si, quelques instants plus tard, je n'avais pas entendu autour de moi des cris de surprise effarouchés et des commentaires outrés, véritable expression de la désapprobation générale. Je relève la tête puis je m'assois sur ma serviette de plage un peu contrarié d'être ainsi dérangé dans ma séance de plagiat estival lorsque je constate, en tournant la tête du côté de mon voisin, que celui-ci s'était assoupi. Le pauvre, en remuant dans son sommeil et très certainement la faute à un short de bain trop grand pour lui, il nous avait fait une burne-out !
Alors plagiat acceptable ou révoltant, moi je dis, commençons d'abord par porter des maillots de bain à la bonne taille.
My2Cents
W.