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Exercer son art en micro-entreprise, c'est possible. Après plusieurs recherches en me basant sur le code du travail, les circulaires éditées par le ministère de la culture, et quelques jurisprudences, il m'a semblé utile de résumer cela dans une vidéo. Le sujet principal est de confirmer que l'on peut exercer son métier de Magicien en auto Entreprise. En aucun cas, cette vidéo s'adresse aux intermittents du spectacle inscrits comme tel à france travail. Elle est plutôt destinée à ceux qui pratiquent la magie en complément d'une autre profession, ou qui ont fait le choix de renoncer à l'intermittence ou encore pour les retraités qui cherchent une activité complémentaire. En résumé, et vous pourrez trouver les détails et les textes de loi dans cette vidéo, pour exercer la magie en micro-entreprise, il ne faut pas être intermittent du spectacle et il faut s'inscrire par l'intermédiaire de https://formalites.entreprises.gouv.fr/ au registre du commerce et faire une demande de récépissé d'entrepreneur de spectacle, auprès de https://mesdemarches.culture.gouv.fr/. Cette vidéo résume donc simplement les conditions d'exercice de son art de Magicien, en créant une entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise. Elle ne détaille pas les étapes de création de la micro-entreprise ni les étapes d'obtention du récépissé d'Entrepreneur du spectacle. Ces sujets pourront faire l'objet d'autres vidéos dans le futur, si vous le souhaitez…2 points
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@Woody (Philippe): Alors je dirais en essayant d'être le plus objectif possible et moins sabreur que Véritax... Je peux comprendre que pour ne pas trop en dévoiler on ne montre pas de démo en live non coupée, cependant le fonctionnement de la routine implique un tour de cartes "classique", et pour du mentalisme il aurait à mon sens été bien de le signaler au moins, car cela peut être rédhibitoire pour certains (le fameux débat des cartes en mentalisme). Bref sans rentrer dans les détails une meilleure description s'imposait à mes yeux (Même si dans l'absolu on peut remplacer ce passage "cartes" par un tour avec des cartes ESP ou des chiffres mais bon je trouve que cela aurait bien de le préciser dans la description, et de donner des pistes en ce sens dans l'explication...). Est-ce que le principe est nouveau? Non il est connu mais son usage ici fonctionne plutôt bien. Je ne rentrerais pas dans les détails mais je trouve les contraintes (gimmicks) trop importantes pour un usage dans un set en conditions professionnelles. Bref pour la gestion des poches je ne suis personnellement pas fan. Je trouve aussi un peu long le temps le temps qui s'écoule entre le choix du spectateur et la révélation finale, ce qui à mon sens (mais c'est très subjectif et personnel) amoindrit le climax.. Le script est plutôt bien pensé pour un magicien classique qui veut introduire un peu de magie mentale. Le rapport matériel fournis/prix me parait un peu cher mais bon c'est assez fréquent en ce moment. La routine expliquée dans un ouvrage aurait été un bon compromis à mes yeux. L'idée de base est bonne, cela fonctionne, mais pour répondre à ta question si j'avais vu une démo en live je ne l'aurais pas acheté.2 points
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Puisque j'ai commencé à en parler sur un autre sujet et que nous étions plusieurs à être d'accord, je propose que nous en parlions ici : Les traductions horribles des descriptifs de tours sur les sites des boutiques de magie (par IA, a priori) On pourra même y inclure les perles quand il y en a. Comme ici : Et pour répondre aux deux : non, ça ne coûte pas cher et il n'y a pas de copier/coller, à mon avis. Je pense qu'ils font comme beaucoup de monde aujourd'hui, malheureusement : ils passent par DeepL (ou ChatGPT... mais ce serait bête) Histoire d'expliquer un peu (je suis traducteur, je connais assez bien le domaine et les problèmes dont on parle), DeepL, c'est un outil de TAO (traduction assistée par ordinateur) et non de traduction automatique (la nuance est très importante). Pour résumer, c'est une immense base de données couplée à une IA qui va trouver comment telle expression, tel mot, etc. ont été traduits auparavant par de vrais gens et qui vous propose plusieurs solutions. À l'origine, c'est destiné à être employé par des pros ou au moins des gens qui connaissent la langue : on balance le texte dans le bouzin, on regarde ce que ça donne et, SURTOUT, on le corrige et le remanie (quand vous cliquez sur chaque mot dans DeepL, il vous déroule une looongue liste de propositions alternatives et ce ne sont pas toujours les premières les bonnes... parfois, il n'y a même pas de bonne solution. Mais aussi, parfois, ça peut donner une solution à laquelle on n'avait pas pensée.) Or, ce n'est pas comme ça que l'utilisent la plupart des gens (et donc, j'imagine, les boutiques). Ils l'utilisent comme un traducteur automatique. Et la traduction automatique (même par IA), c'est de la m... Disons que c'est du Canada Dry de traduction : ça a la couleur d'une traduction, ça a le goût d'une traduction, mais ce n'est pas une traduction. Quand on regarde le texte vite fait en le lisant en diagonale, la syntaxe semble correcte et quand on ne connaît pas trop les langues, on pense qu'un mot ou une expression n'a qu'une traduction et que, c'est bon, ça va être compréhensible. Et on se dit "Wow ! C'est super efficace !". Et là, c'est le drame, puisqu'on se retrouve avec des routines de coupe de cheveux, des yeux qui brûlent les micromouvements, des tours sans force pour la promenade (ou le parloir) qui vont faire friser les esprits, des emballages petits qui jouent gros, des effets avec une intrigue en forme de fossette (dimple plot, y'a eu une coquille en anglais ), etc. (exemples véridiques) Après, c'est loin d'être réservé aux sites de magie (si on voulait aller plus loin, on peut redouter que, les IA s'alimentant des textes qu'elles génèrent elles-mêmes, la qualité des textes générés ne va aller qu'en s'amenuisant et, ces textes ayant une influence sur la langue que l'on parle, la langue va s'appauvrir, mais là, je vais devenir carrément barbant et catastrophiste et ce serait plutôt pour "chemins de traverse")1 point
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Je découvre ton CR Thierry, et je t'en remercie ! J'ai encore la version "ancienne", avec le jeu "spécial". En fait ici, si je regarde bien ton exposé ou même le trailer, il s'agit d'un véritable miracle : le jeu normal (juste collector) est mélangé puis coupé par un spectateur et bim ! Sept de trèfle ! Incroyable !!!!1 point
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Petit disclaimer : je suis un "hater" de l'IA ( @Nestor DEEpourra confirmer) et .. pourtant je l'utilise... Je m'explique... Le problème, à mon sens ce n'est pas l'IA, c'est l'utilisation (donc.. l'utilisateur...) et le fait que les 3/4 du temps il se repose sur "l'IA fait tout"... Le livre de Basil Horwitz que j'ai publié j'ai payé un traducteur pro (et je le re-paierai pour la suite)... Le livre sur Anderson, j'avais du temps libre, j'ai donc utilisé l'outil IA pour traduire et j'ai relu et corrigé/humanisé/rendu plus naturel (yeah, le problème est là : beaucoup de gens qui utilisent l'IA ne vérifient pas/ne corrigent pas) et je fais pareil avec des articles de ma revue Singularium... Après, je parle dans le cas d'un livre technique de magie. Si on parle poésie, roman, etc, là il y a un style littéraire et si c'était ce genre de livre que je publie, je passerai clairement par un traducteur pro... Clairement, comme il a été dit, pour une pub traduite pour un produit qui effectivement aura une durée de vie d'un mois (et encore, maaaaximum), yep, on peut comprendre que ca fait cher le traducteur pro...... MAIS effectivement, une relecture prend quelques minutes et permettrait d'éviter des trucs... Rigolos.1 point
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À propos d'un effet d'un créateur français sur des sites français : Donc, on l'aura compris : ils ont traduit (enfin, une machine a traduit pour eux et ils n'ont pas relu) "free" par "gratuit" au lieu de "libre". C'est un tour français (je me répète). Je crois que, pour les anglophones, même la vidéo explicative est en français, sous-titrée en anglais. Comment se fait-il que l'argumentaire de vente n'ait pas été rédigé en français au départ ?1 point
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Hello, Comme tu as raison @Ali NOUIRA un gros problème français qui se nomme taxes, un domaine dans lequel la France est championne Faute de tracteurs peut-être avec des baguettes magiques si seulement..... En tout cas @Ali NOUIRA je suis depuis peu adhérent à VM mais je peux te dire que depuis des années je me régale avec ton Wormhole (entre autres) une routine dont je ne me lasse pas et qui ne peut pas tomber en panne ou casser, tant que j'ai des jeux de cartes1 point
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Perso, mon ENORME coup de coeur va à Twix from Purse the Steve MYERS ! C'est sa version du cigare sorti du porte-monnaie et... je le fais tous les jours depuis que j'l'ai... j'ai même trouvé une subtilité super sympa (mais qui ne se prête QUE à cette version)... Si vous êtes à Blackpool, je l'aurai avec moi n'hésitez pas à me demander de vous montrer ce petit bijou ! Eglament In-Yo de @Jonathan RENOUX... Certes, c'est un Out of This World, mais les cartes et accessoires sont de toute beauté ! Et côté livre, ÉVIDEMMENT les livres de Conover par Eric MEAD que j'attendais depuis des aaaannées.1 point
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Merci Stéphane, je ne connaissais pas ce syndrome de La Havane, qui pourtant devrait faire un tabac ! Il existe une page Wiki en français sur le sujet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_La_Havane1 point
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J’ai trouvé cette video de KASSAGI sur internet. http://video.google.fr/videoplay?docid=-2478672228962056908&q=KASSAGI C’est intéressant, car nous avons très peu de documents sur cet artiste. Il y a 5 ou 6 ans j’avais écrit un article sur lui dans la « Revue de la prestidigitation ». Je vous le remets là pour que l’on n’oublie pas cet artiste exceptionnel : KASSAGI : UN ARTISTE Dans les années 70 les stars magiques de la télévision étaient : Majax, Garcimore, Delord, Webb et Kassagi. Ce dernier est, peut-être, le plus oublié pourtant il était à mon avis un très grand artiste. Bien sûr, dans sa grande époque il avait réussi à énerver presque tout le monde avec son caractère un peu spécial, mais quel homme de scène ! Il était d’origine tunisienne et était arrivé en France, bien avant, avec un numéro de Pickpocket d’une haute technicité (on peut découvrir son incroyable présence animale dans le film « Pickpocket de Robert Bresson – les premiers plans où on le voit de loin sont extraordinaires), puis il avait monté un numéro d’apparitions d’oiseaux qu’il présentait en se faisant passer pour un espagnol (C’était la guerre d’Algérie et il essayait de dissimuler ainsi le fait qu’il soit arabe). Finalement il s’était lancé dans le spectacle complet avec des grandes illusions. J’ai eu la chance de bien le connaître. Plusieurs fois j’ai logé chez lui. Il m’a toujours accueilli avec une grande gentillesse, mais en jouant toujours un peu son rôle de Magicien. Il me disait : « Si je joue la star ce n’est pas par prétention, c’est pour être respecté. Et si je veux être respecté c’est pour avoir de bonnes conditions de travail. C’est pour pouvoir présenter de la bonne magie dans de bonnes conditions ». Il avait une immense connaissance sur les éclairages de scène. Je l’ai vu répéter son show de scène. De 9 H du matin à 18 H il a répété ses lumières. L’après-midi j’avais vu dans les coulisses le matériel pour sa lévitation : un vieux chariot rouillé roulant sur des rails cloués dans le sol. Un matériel astucieux mais complètement vétuste. Le soir il faisait flotter une femme en plein milieu de scène, lui se tenant là, un rictus sur le visage, au milieu des éclairs, de la fumée et du tonnerre. C’était Méphistophélès en personne. Le public avait la chair de poule. Je crois que c’est une des plus belle lévitation que je n’ai jamais vue. Il a finalement voulu aller au bout de son rêve en risquant tout ce qu’il avait pour la construction d’un grand établissement à Hammamet où il allait pouvoir présenter la magie dans des conditions idéales. La chance n’était pas avec lui. Il avait joué, il a tout perdu. Cela l’a brisé, lui et sa famille. Il m’avait dit : « Si j’échoue, je ne reviendrais pas en France, car je ne supporterais pas les regards ironiques des confrères ». Il a fini par revenir discrètement – « La France me manque trop » - et mourir plus discrètement encore. Mais finissons par le commencement. Aux alentour de mes 16 ans j’avais déjà entendu parler de Kassagi par des articles mais ne l’avais jamais vu. Or, un jour, dans le Progrès de Lyon je vois une publicité indiquant que Kassagi était programmé pour le réveillon de fin d’année du Casino de Charbonnières les bains. Je tarabuste mes parents et obtiens une place pour cette soirée en guise de cadeau de Noël. Le jour dit je me pointe là-bas. Le plus jeune des spectateurs devait avoir 65 ans. Le Maître d’hôtel me demande si je ne me suis pas égaré, puis comprenant que c’est par passion de la Magie que je suis ici il me donne une place au premier rang sur la droite de ce qui était en fait une piste de cabaret. Au fond un orchestre joue des musiques suaves. Je mange mon repas au milieu de tous ces gens qui se demandent bien ce que je fous ici. Sans importance : je vais voir Kassagi au dessert. Et enfin le moment arrive : Une courte annonce, une fanfare, et Kassagi rentre. Quand je dis rentre je devrais plutôt dire surgit. Il bondit en effet sur scène vêtu en Espagnol. Il fait la plus courte canne volante que je n’ai jamais vu : un aller retour puis un geste à l’espagnol à gauche – un bouquet de fleurs plumes se plante par terre – un geste à droite et un deuxième bouquet se plante à 10 cm de mes pieds. Ensuite il se met à genoux, tord ses mains et son visage et d’entre ses doigts naît une perruche. Je dis bien naître car c’est d’un véritable accouchement qu’il s’agit. Vont suivre dans le même style de nombreuses apparitions de colombes et de perruche. Le tout entrecoupé de pas de danse espagnols. Quand il ne danse pas, il marche comme un félin. Le public est tétanisé par l’artiste. A un moment donné il prend un journal et tourne les pages une par une, une des pages fait 20 cm d’épaisseur, ce n’est pas une page c’est un édredon – personne ne voit rien il regarde le visage de l’artiste qu’on ne peut pas ne pas regarder. Ensuite il crève le journal et produit des foulards. Une musique rock enchaîne. Kassagi continue de produire ses foulards en se jetant par terre. Fascinant ! Depuis l’élégant Channing Pollock les numéros de colombes ont fleuri en grande quantité, mais c’est la première fois qu’un artiste en présente un de façon entièrement nouvelle. Le show se termine me laissant estomaqué. Je demande l’addition. Le Maître d’hôtel, décidément très gentil me demande si je veux qu’il demande à Kassagi de venir me voir à ma table. Et là je m’entends répondre, à ma grande horreur, non non surtout ne le dérangez pas. Deux secondes après je me dis que je suis vraiment trop con. En fait je suis en train de mourir d’envie qu’il vienne à ma table. Bon je rentre chez moi avec deux choses que j’ai découvertes sur moi : je suis un crétin et deuxièmement je laisse tomber la magie car je suis un nul. Ce spectacle après m’avoir causé une courte déprime de quelques heures devait finalement me motiver et deux jours après je me jetais par terre, dans ma chambre, en jetant des foulards en l’air. Cependant fait curieux je ne retrouvai pas le même effet avec moi que celui que j’avais vu avec Kassagi. En fait j’étais ridicule ! Un an ou deux plus tard je travaillais comme vendeur – démonstrateur chez M. Séraphin, le marchand de trucs lyonnais. Et un beau jour qui vois-je arriver : Kassagi.Il est sapé comme un milord et se comporte en star. Il me demande en relevant un sourcil et avec un petit sourire ironique ce que nous avons comme nouveauté. Pas grand chose qui puisse l’intéresser. Puis il me demande, si par hasard, je ne connaîtrais pas quelqu’un, sur Lyon, qui aurait des affiches de Magie à vendre. Mon cœur bondit. Je connais M. Letellier, président de l’Amicale Robert-Houdin de Lyon qui a des affiches. Je demande ma journée à Seraphin et je propose à Kassagi de l’emmener avec ma voiture qui n'est garé pas très loin. Il me regarde m’agiter fébrilement, toujours le sourcil relevé et le sourire virant sur l’amusé puis me dit qu’il en serait enchanté. Je cours chercher ma voiture, et là je ne sais pas quelle idée me traverse la tête – sans doute la terreur de tomber en panne avec la star – je vérifie l’huile. J’amène la voiture devant le magasin et j’emmène mon passager à la Croix-Rousse (Pour ceux qui ne connaissent pas Lyon c’est en haut d’une colline et ça grimpe sec pour y aller) A un feu rouge Kassagi me demande : « C’est normal cette fumée » et là je vois effectivement une fumée épaisse sortir du capot. Je me rue dehors, ouvre le capot et reçoit une bonne giclée d’huile sur la figure et sur ma chemise. J’avais mal refermé le bouchon quelques instants auparavant et il a sauté. Je colmate avec des bouts de chiffon et remonte dans la voiture couvert d’huile de la tête aux pieds. « Un problème ? » interroge mon passager. « Non non c’est rien ». Finalement nous sommes arrivés chez M. Letellier. Il a eu ses affiches et je l’ai ramené à son hôtel. Et là, pour me remercier, il me demande si je veux bien accepter une invitation à dîner avec lui. Je montre mes vêtements avec un geste désespéré. « Aucune importance » répond-il à ma muette remarque. Et nous rentrons dans le 4 étoiles où il loge. Il demande au Maître d’hôtel s’il n’est pas trop tard pour manger. Celui- ci me regarde, parfaitement dégoûté, se tourne vers mon hôte arabe puis lâche le oui très très résigné d’un homme qui est en train d’assister à la décadence d’une civilisation. Pendant tout le repas il est assez désagréable et au moment du dessert quand Kassagi lui demande s’il serait possible d’avoir la carte il va la chercher, la balance sur la table et part dans la cuisine. Je vois Kassagi pâlir, puis réfléchir, puis bondir. Il va dans la cuisine et se met à hurler après le Maître d'hôtel. Il lui dit qu’il est là pour obéir et sourire. Que s’il y avait un problème il avait qu’à le dire au début. Il le prend par les revers de la veste et le traîne au milieu de la salle à manger en continuant de crier : « Vous êtes payé pour sourire – souriez ! » Il crie tellement fort que des clients sortent de leurs chambres pour venir voir ce qui se passe. Un scandale – Et moi dans mon coin, toujours couvert d’huile ! Finalement les choses font ce qu’elles sont bien obligées de faire : elles se tassent. On se donne rendez-vous pour le lendemain 10 H pour se revoir. Le lendemain j’arrive (propre), je frappe à la porte de la chambre. Un magistral « Entrez » me répond, je m’exécute et découvre le Maître assis en tailleur sur son lit avec ses chiens tout autour de lui batifolant dans les draps. A peine le temps d’échanger trois mots et quelqu’un frappe à la porte. C’est le Maître d’hôtel avec un plateau d’amuse-gueule. Je n’oublierai jamais le dialogue qui suivit : • « Bonjour M. Kassagi, j’espère que vous avez bien dormi M. Kassagi, il nous reste quelques biscuits d’apéritifs et j’ai pensé qu’ils pourraient faire plaisir à vos chiens M. Kassagi »* • « C’est très gentil de votre part posez-les par terre. » • « Voilà c’est fait – Surtout si vous désirez quoi que ce soit n’hésitez pas à m’appeler personnellement M. Kassagi » Et la porte se referma. « Tu vois ! » me dit mon nouvel ami. Voilà, si d’autres artistes avaient des anecdotes sur KASSAGI, ce serait intéressant de nous les faire partager.1 point
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