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[Spectacle] Close-Up Monthly - Masters of Magic aux Caves le 160107


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A tel point que je me ferais un plaisir de vous accueillir en tant qu'invité sur une prochaine soirée afin que vous m'exposiez votre point de vue autour d'un verre après le spectacle...

Cordialement,

John FIKS

je crois que je pourrais être encore plus bête et méchant pour avoir le bonheur de boire un verre en votre compagnie!

à bientôt j'espère

:blush:

patrick

Publié le

A tel point que je me ferais un plaisir de vous accueillir en tant qu'invité sur une prochaine soirée afin que vous m'exposiez votre point de vue autour d'un verre après le spectacle...

Cordialement,

John FIKS

je crois que je pourrais être encore plus bête et méchant pour avoir le bonheur de boire un verre en votre compagnie!

à bientôt j'espère

:blush:

Bonheur qui sera partagé ! Plus qu'à trouver une date...

;)

Le plus beau sentiment qu'on puisse eprouver est le sens du mystere... (A. Einstein)

Publié le (modifié)
La critique encore la critique...

La critique est facile et ne sert à rien :

(...)

Plutôt que de critiquer en bien ou en mal, donnez des suggestions d'améliorations, portez vous volontaires, soyez actif sur le terrain...

Il y a de quoi s'étrangler face à cette paradoxale critique de la critique.

Des siècles d'écrits critiques sur la littérature, la peinture, le cinéma, expédiés d'un lapidaire : "La critique est facile et ne sert à rien".

En magie, brûlons vite les écrits de FITZKEE, NELMS, WONDER, et ASCANIO (dont l'ouvrage "Les Jours Noirs" constitue le summum à mon sens du travail critique en magie) qui ne servent donc à rien.

Pour paraphraser Max MAVEN : "Critic is easy. The bad one".

Ce n'est pas parce que 90% de ce qui se fait appeler "critique" n'est précisément pas de la critique mais tient plus du vague billet d'humeur que de la véritable critique, que la critique serait aisée.

"La critique ne sert à rien...": là encore, énoncer un tel non sens sidère !

Surtout quand on lit plus loin : " donnez des suggestions d'améliorations"... euh.... mais...n'est-ce pas là ce que l'on appelle précisément ...faire un travail critique ?!?! N'est-ce pas précisément ce à quoi sert la critique : une compréhension profonde de l'essence du travail de création qui amènera à produire des oeuvres de plus haute valeur artistique encore.

Il est vrai qu'aucun critique de cinéma, mettons, n'a réalisé d'oeuvre conséquente.

Truffaut, Rhomer, Chabrol et Godard n'existent pas. Godard qui (oh l'impudent !) ose dire qu'écrire une critique c'était déjà faire du cinéma.

Et on n'est pas sans ignorer que l'un des plus grands artistes du siècle passé, A.HITCHCOCK (qui était, rappelons-le, ultra "commercial") n'avait que mépris -si j'ose dire- pour les critiques pré-cités.

De même est-il bien connu qu'en peinture, au nom de ce que la critique "ne sert à rien", aucun grand maître ne s'est jamais livré à quelconque travail critique sur les oeuvres passées -allant jusqu'à la copie que l'on interpréterait naïvement que comme le seul apprentissage technique du geste, hors toute réflexion critique précisément.

Et là encore on n'est pas s'en ignorer que par exemple Francis BACON, peintre majeur de la seconde moitié du XXième, n'avait que dédain pour David SYLVESTER, éminement citique d'art - au point de s'entretenir avec lui sur des centaines de page pour ce qui constitue L'ouvrage critique essentiel sur la peinture de la fin du siècle dernier.

En lisant ce post je me disais il ne manquait plus qu'une "tarte à la crème" du type "Des goûts et des couleurs" (summun de la pensée petite-bourgeoise -au sens où BARTHES l'entendait- sûr éteignoir à toute critique, proclamant haut et fort un imbécile prétendu individualisme du goût comme alibi à une incapacité critique réelle) ; ou bien encore cette rengaine répétée à l'envi : "ne critiquez pas : faites". Comme si la pratique seule légitimait l'acte critique, comme si on dégnait au critique, parfois lucide de ses propres insuffisances justement, le droit d'appliquer cette même lucidité aux travaux d'autrui.

Je me disais donc : manquerait plus qu'un bon petit lieu commun de derrière les fagots du genre : "La critique est facile, l'art est difficile".

Et vlan ! Pas manqué : la re'vla "La critique est facile, l'art est difficile". Superbe. Imparable. Ressassée tant et tant que cette rengaine même l'absout de toute discussion : sa répétition lui assure sa véracité de facto ; le nombre fait foi, le récurrence proverbiale en fait une vérité d'airain, inattaquable - sur le mode si toute le monde le dit et de tout temps c'est que c'est vrai, car "naturel" en somme.

On pourrait pas voter un petit moratoire, hein des fois, sur l'emploi de cette citation : ca nous ferait des vacances.

On rappelera que cette citation, oh combien bien "pensée" (!), est signée du bien connu Philippe Néricault DESTOUCHES qui en matière d'art s'y entendait : il n'y a qu'à voir combien son oeuvre magistrale "encombre" littéralement les théâtres parisiens encore aujourd'hui.

Il est vrai que la postérité n'a pas plus retenu le nom de François Marie Arouet qui était le très obscur critique contemporain de DESTOUCHES.

Par avance toutes mes excuses à Eric CONSTANT qui je l'espère aura compris que je n'en ai pas après lui particulièrement mais plus après une certaine attitude en vogue qui consiste à jeter le haro sur la critique au profit d'un certain poujadisme "artistique" (dont par exemple Luc BESSON en cinéma est le meilleur avatar), manière de véhicule d'une forme d'obscurantisme qui ne dit pas son nom. Il s'agit de substituer à la véritable critique une forme de loi du marché : sur le mode, en cinéma par exemple, : si respectivement 10 et 5 millions de gens vont voir Les Bronzés 3 et Camping ceux-ci représentent le summum de la création artistique. En magie, l'artiste qui a assuré 100 représentations aurait nécessairement plus de poids critique que celui qui n'en a assurées que 99.

N'est-ce pas tout au contraire parce que la critique, noble, humble, est si difficile et indispensable que trop échouent à la pratiquer sérieusement et ne sont dès lors pas à même d'améliorer substantiellement leur pratique magique ?

Modifié par Domi
Publié le (modifié)

Je pense être honnête et rendre service en vous disant qu'un numéro entier de 5 min basé sur un comptage Emsley, ou rater un simple contrôle de cartes, ou faire les 3 cordes inégales (je cite "10,50€, Très facile à faire http://www.cmagique.fr/cmagique/magie/cordes/tours_cordes.htm), ce n'est PAS de la grande magie, et ce n'est PAS "incontournable dans la capitale"!

Alors là je ne suis pas d'accord. Certains effets qui ne coûtent trois fois rien et qui sont trés facile à faire peuvent avoir un trés gros impact émotionnel. Ce n'est pas le prix d'un tour, ni sa difficulté qui en fait sa qualité...

Je me suis fait bluffer dernièrement par une disparition de foulard archi classique (mais détournée) par les flicking fingers, et ben c'est facile, c'est pas cher, et bien présenté ça déchire !!! Et ne vient pas dire que les flicking ne font pas de la grande magie ...

Modifié par Spiouf
Publié le
On rappelera que cette citation, oh combien bien "pensée" (!), est signée du bien connu Philippe Néricault DESTOUCHES qui en matière d'art s'y entendait : il n'y a qu'à voir combien son oeuvre magistrale "encombre" littéralement les théâtres parisiens encore aujourd'hui.

Il est vrai que la postérité n'a pas plus retenu le nom de François Marie Arouet qui était le très obscur critique contemporain de DESTOUCHES.

:grin: :grin: :grin: :grin: :grin:
Publié le

Merci Domi pour cet exposé savamment argumenté. j'ai l'impression de n'avoir' aucune culture artistique aprés t'avoir lu.

Je pense également que je vais prendre tous les ouvrages que tu as cité et me mettre à la lecture, histoire de bosser la matière.

Merci encore, tu ne m'as pas ouvert les yeux, tu as simplement développé mon ouverture

Nouveau texte : "Je suis un bout de papier"

http://matt-et-le-blog.over-blog.com

http://www.abfjm.blogspot.de/

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    • https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/ils-ont-change-le-monde/les-pyramides-sont-des-centrales-electriques-8090250  
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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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