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Le 04/12/2020 à 18:55, Thomas a dit :

Bonjour à tous,

Je ne publie plus sur VM mais je suis obligé de répondre aussi car certains colportent des rumeurs infondées.

J’ai lancé cette phrase durant le live comme une blague et Max a cru que j’étais certain ce que j’avançais, chose complètement fausse car je suis autant dans le flou que vous.

Je fais cette réponse publique par rapport à David Stone qui est en un ami et je n’aimerais pas qu’il tombe sur ces bêtises colportées par des personnes ne sachant pas interpréter les vannes.

J’ai même dû supprimer des commentaires car je ne voulais pas, encore une fois, que David crois que j’ai une quelconque information.

Je suis aussi dans le flou que vous.

J’ai d'ailleurs envoyé plusieurs messages à Stone à cause de mes suspicions mais il a toujours nié en bloc.

Ne pensez pas que je détiens toutes les vérités du monde magique et ne sortez pas des phrases de leur contexte.

Cela m'oblige à passer les 5 minutes d’après à « désamorcer » ce que certains prennent pour une révélation

J'ai attendu la révélation finale avant de répondre à ce message d'Alexis.

Bravo Alexis, tu es le meilleur car tu l'avais dit que c'était DS !!! Tout ça sans aucune info bien sur, tu es vraiment le meilleur et malgré ce que tu dis ci-dessus tu détiens bien toutes les vérités du monde magique !!! 😋

Pour être un peu plus sérieux, nous savons tous que tu avais l'info et que tu as fait une bourde lors d'un live Facebook en le disant puis en ajoutant "on a pas le droit" et si on ajoute à ça la tête de Max, tout y est.

Ce qui m'a gêné dans tout ça c'est ce message ci-dessus quasi accusateur envers la communauté et limite agressif. Quand on fait une bêtise, on assume. Là tu as voulu te dédouaner de ta bêtise de façon extrêmement maladroite et pas crédible pour 2 sous en remettant la faute sur les gens qui n'ont fait que t'écouter (ce que tu aimes d'habitude) et analyser des images criantes de vérité.

Pour conclure, il n'y a évidemment rien de bien grave la dedans mais ton comportement après ta bêtise révèle certainement ton manque d'expérience car le silence aurait été bien plus crédible que les accusations maladroites que tu as portées.

Même si tu ne publies plus sur VM, au plaisir de lire ton prochain petit mot d'excuse... ou pas.

Modifié par Jonathan BIGAYON
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Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)

Bonjour,
Juste pour information, parce que je n'ai bizarrement vu cela mentionné nulle-part :
Le personnage de Klek Entos est largement inspiré (jusque dans le nom) du personnage de Rorsach, de l'excellent "roman graphique" Watchmen, d'Alan Moore (qui a donné lieu à un film que je déconseille, puis à une série que je recommande chaudement si vous avez lu la bd).

image.thumb.png.c1ba6f7b73a29bc7ba83b7273210bb4b.png

Rorsach (le personnage de Watchmen) tire son nom de Hermann Rorsach (qui a inventé le célèbre test avec les taches), dont le surnom était, comme cela a été expliqué par David Stone, "Klek".

Quant aux résultats... je me demande à quel point le jeu sur les communautarismes a été prévu/voulu par la production.

Personnellement, je retiens surtout que David Stone et JB Dumas ont tapé fort, que l'écriture du numéro à l'oiseau était particulièrement bonne et que ça fait du bien de voir des trucs qui changent comme ça (c'était tellement meilleur que ce qu'a fait Marc Spelmann, qui, personnellement, me met mal à l'aise à force de surjouer l'émotion, de mettre en scène la chimio de sa femme, la naissance prématurée de sa fille, etc.)

Modifié par Yann CPN
Précisions.
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Publié le

Hé bien quant à moi, je réitère mes propos d'il y a plusieurs pages... Un grand bravo à David Stone. Passer d'un personnage excentrique pendant 25 ans (et encore 🙂), qui crie, joute, vanne, fait semblant de sniffer de la coke, ou de se moucher dans les rideaux, à un personnage comme Klek Entos, c'était une sacrée prise de risque. La qualité d'écriture de JB alliée à ton talent de comédien/magicien ont fait de ce personnage une vraie réussite et un super challenge relevé haut la main.

Bravo et mille merci pour tout ça.

 

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Nouveau texte : "Je suis un bout de papier"

http://matt-et-le-blog.over-blog.com

http://www.abfjm.blogspot.de/

Publié le
il y a 11 minutes, Yann CPN a dit :

Rorsach (le personnage de Watchmen) tire son nom de Hermann Rorsach (qui a inventé le célèbre test avec les taches), dont le surnom était "Klek".

Cela a été mentionné dans l'article posté  sur ce même fil.
Par contre, pour Watchmen, effectivement, pas mentionné.

Publié le (modifié)
il y a 11 minutes, Bruno RBLS a dit :

Cela a été mentionné dans l'article posté  sur ce même fil.
Par contre, pour Watchmen, effectivement, pas mentionné.

Oui, ça, j'avais vu. Je parlais de Watchmen (parce que l'on ne pouvait pas ne pas y penser en voyant le look de Klek Entos).
J'ai édité pour que ce soit plus clair.

Modifié par Yann CPN
Publié le
il y a 13 minutes, Mathieu a dit :

Hé bien quant à moi, je réitère mes propos d'il y a plusieurs pages... Un grand bravo à David Stone. Passer d'un personnage excentrique pendant 25 ans (et encore 🙂), qui crie, joute, vanne, fait semblant de sniffer de la coke, ou de se moucher dans les rideaux, à un personnage comme Klek Entos, c'était une sacrée prise de risque. La qualité d'écriture de JB alliée à ton talent de comédien/magicien ont fait de ce personnage une vraie réussite et un super challenge relevé haut la main.

Bravo et mille merci pour tout ça.

 

Tu veux dire le message ou tu nous explique que c'est pas David et qu'on est tous mauvais car on veux savoir qui se cache derrière KLEK ... 🙂

  • J'aime 1
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Keep cool & pense a un objet du quotidien mais pas une maison ... un soleil ou un bonhomme ;) 

Publié le
il y a 24 minutes, Yann CPN a dit :

Marc Spelmann, qui, personnellement, me met mal à l'aise à force de surjouer l'émotion, de mettre en scène la chimio de sa femme, la naissance prématurée de sa fille, etc.

Ça devient gavant tous ces numéros avec des histoires à faire pleurer.

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il y a 13 minutes, Antony RBLLR a dit :

Ça devient gavant tous ces numéros avec des histoires à faire pleurer.

Mais grave ça en devient gravement pénible 🙂 

  • J'aime 1

Keep cool & pense a un objet du quotidien mais pas une maison ... un soleil ou un bonhomme ;) 

Publié le (modifié)
il y a 58 minutes, Antony RBLLR a dit :

Ça devient gavant tous ces numéros avec des histoires à faire pleurer.

 

il y a 45 minutes, Gaetan DELORIS a dit :

Mais grave ça en devient gravement pénible 🙂 

 

il y a une heure, Yann CPN a dit :

Marc Spelmann, qui, personnellement, me met mal à l'aise à force de surjouer l'émotion, de mettre en scène la chimio de sa femme, la naissance prématurée de sa fille, etc.)

 

Modifié par SébastienO
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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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