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SUPERBE ARNAQUE!!

L'histoire de la Magie nous apprend que les deux tournées concurrentes de Theo Hardeen et d'Houdini n'étaient en fait qu'une façon d'alimenter la caisse commune des deux frères attirant un public attiré par la sulfureuse compétition installée par les deux complices.

Petitbonhomme a dans ses archives une photo montrant Sylvain et Gaetan partageant au cours d'un soupet au Villaret (excellent restaurant dont l'adresse n'est donné qu'aux possesseurs de lames d'acier coupe cartes) une somptueuse choucroute.

L'histoire est un eternel recommencement.

Ps je vends un pied de table à double fond hydraulique spécialement conçu par Yogano pour obtenir simplement le même effet.

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Ma petite pierre à l'édifice...

Puisque ce post aborde la création et les coincidences une petite annecdote qui concerne Gaetan...

En 1983 je pense avoir "inventé" un tour que je crois original:

Il s'agit d'une carte qui tient en "catalepsie" sur deux autres pliés en deux et puis on retire bien sur une des cartes qui soutient le tout....comme une catalepsie sur chaise en somme...

Tout content de ma trouvaille j'envoie un courrier à Gaetan car je le considerais -et le considère toujours - comme un des magiciens les plus créatifs (à l'époque les mails n'existaient pas... pour les plus jeunes...)

Quelque temps après je reçois une gentille lettre de Gaetan, 3 pleines pages, avec explication de sa version de une carte pour réaliser le tour, et une photo de ce même tour présenté par Ken Brook...

J'avais environ 5 ans de retard sur Gaetan et si l'effet était similaire sa méthode était bien plus pratique que la mienne....

Je pense que parfois certaines routines sont dans l'air du temps et que les "grands esprits se rencontrent"....

Dans mon cas je n'avais aucun doute sur l'antériorité, ni sur la bonne foi de Gaetan... Et je le remercie, d'avoir pris le temps de me répondre....

(Cette routine est décrite dans la vidéo fils indirects de Gaetan pour ceux que cela intéressent...)

Publié le (modifié)

5579138.jpg

PS1 : Prof Pouf Pouf, t'es casse pieds :

je m'étais juré de ne plus intervenir sur ce post

(au demeurant trés intéressant)

et de consacrer ma journée uniquement à ma trad !

Mais bon, ma pause café de 13h...

et ça a été plus fort que moi !

Je travaille sur mon ordi et le net, je peux quand meme

pas les éteindre !

PS2 : merci Prof pour ton excellente idée qui ne manquera pas

de réjouir ldes Vmistes et de consterner

certains autres, si lui s'y mets aussi !

Modifié par petitbonhomme
Publié le

Je pense que parfois certaines routines sont dans l'air du temps et que les "grands esprits se rencontrent"....

Si les grands esprits se rencontrent, les petits aussi!

D'ailleurs les petits esprits se rencontrent plus souvent que les grands... :D

Publié le

Dans l'entretien que Mirouf accorde à la revue l'Illusionniste, Sylvain explique que les marchands de trucs devraient être vigilants et avoir une déontologie en ce qui concerne la paternité des tours.

Je partage tout à fait cet avis. Est-il normal que la table volante soit fabriquée par des copistes opportunistes et vendue sans que jamais ne figure le nom de son créateur Losander. En voilà un qui a été pillé sans recours!

Dans les vidéos, figurent parfois les sources. La cassette de Christian Girard sur les chouchous en est un bel exemple.

Sur les pochettes des tours, pourraient aussi figurer les sources à l'image des dvd de variétés par exemple.

Il est quand même surprenant que soit stipulé à coté du titre du tour le nom du fabriquant ou du vendeur à la place de celui du créateur!

Aujourd'hui lorsque l'on achète un tour, on sait rarement de qui il est.

Un peu d'éthique que diable!

Publié le (modifié)

Dites moi si je trompe :

grosso modo, il existe 10-15-21 tours originaux,

des classiques pour chaque magie, close up, GI, momes etc...

Après, ce n'est plus qu'une couleur de chemise du magicien qui est porté bleue au lieu de jaune,

une assisyante qui se trémousse plutot qu'elle ne joue les potiches,

on modifie ou améliore un effet, le truc qui permet que...

On adapte, quoi !

Qu'en est-il aujourd'hui, c'est ma question,

des créateurs en magie...

Créée-t-on encore aujourd'hui en magie ?

Modifié par petitbonhomme
Publié le

Oui on créé encore. Regardez Jerôme Helfenstein qui a adapté les nouvelles technologie a la magie, bien sur il s'appui sur des bases connues mais l'effet général est fonciérement nouveau. Les d-lights sont aussi une création magique. Une adaptation de la magie a notre temps..

  • 7 années plus tard...

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    • Dans le même genre :  https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
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